Partagez | 
 
 
 

 Le burger de 5 heures du mat ft Feather

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
 
avatar
bananabread
Féminin MESSAGES : 62
INSCRIPTION : 06/06/2018
ÂGE : 25
RÉGION : paca
CRÉDITS : flotsam

UNIVERS FÉTICHE : réel, mutant et hp (mais open à tout)
PRÉFÉRENCE DE JEU : Les deux

Voir le profil de l'utilisateur http://www.letempsdunrp.com/t1810-garde-la-banane
Tortue


Le contexte du RP
Mise en situation

La situation
Fin du printemps 2018, dans la ville qui ne dort jamais. Reagan et Scott ne se connaissent pas et pourtant, leurs destins sont liés et ils vont être amenés à se croiser.

La nuit est déjà bien avancée et le Bob Café est fermé depuis de nombreuses heures. Scott a regagné son domicile après une longue journée de travail et compte bien profiter de quelques instants de sommeil pour récupérer. C'était sans compter cette demande loufoque d'un client d'un des hôtels huppés de vouloir déguster un burger à cinq heures du matin. Et pas n'importe quel burger, celui du Bob Café, précisément. Rien de mieux pour mener à bien cette mission que de mettre à l'épreuve la petite nouvelle de la conciergerie.

Contexte provenant de cette recherche
Revenir en haut Aller en bas
 
avatar
bananabread
Féminin MESSAGES : 62
INSCRIPTION : 06/06/2018
ÂGE : 25
RÉGION : paca
CRÉDITS : flotsam

UNIVERS FÉTICHE : réel, mutant et hp (mais open à tout)
PRÉFÉRENCE DE JEU : Les deux

Voir le profil de l'utilisateur http://www.letempsdunrp.com/t1810-garde-la-banane
Tortue



Scott Hopkins
J'ai 41 ans et je vis à New York, USA. Dans la vie, je suis propriétaire du Bob Café et cuistot à mes heures perdues et je m'en sors pas trop mal. Sinon, grâce à ma malchance, je suis veuf depuis un an et je le vis plutôt mal.



+ d'infos:
 



tom hardy ©️ delusion angel

Le jour s'est fait la malle il y a un moment déjà, et pourtant, ce n'est que maintenant qu'il quitte le café. Les lumières sont éteintes, les tables et chaises dépareillées ne portent plus les stigmates de la soirée animée qui a fait tirer les horaires habituels du Bob Café. Un groupe de jeunes, pas de ceux qui fréquentent le bar généralement, ceux qui sont un peu paumés et qui n'ont nul part d'autre où aller. Ceux-là fêtaient la fin de leurs examens, faisaient trop de bruit au goût de Scott mais pas suffisamment pour qu'il puisse se décider à les mettre dehors. A l'extérieur, un vent frais s'engouffre dans la rue. Dans le ciel, pas une étoile, toutes planquées derrière d'épais nuages couleur d'encre. La pluie ne va pas tarder à s'inviter. Il tire le store, laissant Bob, l'épais Saint Bernard faire un tour dans la rue déserte pour soulager ses pattes ankylosées d'avoir trop longtemps roupillé sous le comptoir. Le silence de la ville n'est que subjectif. Au loin, quelques sirènes. Pompiers ou police, peu importe. Il sort une clope du paquet coincé dans la poche arrière de son jean. La flamme éclaire brièvement ses traits tirés et sa barbe trop longue. Anna aurait détesté mais elle n'est plus là pour critiquer sa façon de se raser. Première pause de la journée, Scott s'adosse au store métallique baissé, tagué par des jeunes du quartier pour faire honneur au nouveau nom du bar qu'il a racheté il y a maintenant presque deux ans, expirant la fumée blanche. Le Saint Bernard est revenu s'asseoir près de lui et l'observe de ses grands yeux mélancoliques. "Ouais c'est bon j'ai compris. Tu vas pouvoir aller te pieuter mon vieux."

Il n'a pas à faire un long chemin pour rejoindre son appartement. Le petit deux pièces est situé juste au-dessus du bar. Plutôt modeste, certainement trop petit pour la majorité des familles américaines, mais ça leur suffisait largement, après avoir vécu pendant tant d'années dans un camping car. La seule chambre de l'appartement a été attribuée à Mad, histoire de contenir ses états d'âme d'ado et de lui offrir la pudeur nécessaire à son âge. Pas un bruit dans les 40 m² meublés principalement avec de la récup. Bob a déjà trouvé son chemin jusqu'au canapé convertible et s'y est étalé de tout son long. Réflexe de papa poule ou simple intuition, Scott toque timidement à la porte sur laquelle s'étale en lettres noires "Don't open, dead inside" en référence à la célèbre série de zombie que Mad affectionne tant. Il y a bien longtemps qu'il ne lui fait plus de réflexion sur ce genre de provocations. Comme la fois où elle a décidé de se teindre les cheveux en bleu, ou de se faire percer le nombril. Il n'aurait même pas été contre mais à croire qu'il appartient aux ados de devoir s'opposer à leurs parents un jour ou l'autre. Dans la chambre, il choisit de ne pas prêter attention au bordel sur le sol, ni aux peintures improvisées sur le mur. Ses sourcils se froncent. Lui aussi a été un ado, et de loin pas le plus sage. Scott soulève la couverture. Une pile de coussins formait l'illusion d'un corps endormi. Il soupire, jetant un coup d'oeil à son vieux portable. Le thème de Dark Vador résonne dans la chambre, la lumière de l'écran filtrant entre le matelas et le mur. "Super Mad. Penser à prendre son portable quand on fait le mur, c'est quand même le B.A-BA."

Impossible de trouver le sommeil en sachant son ado dans les rues de la Grand Pomme et sans nouvelle. Il a choisi de ne pas lui faire l'affront de contacter une de ses copines mais Scott ne peut s'empêcher de laisser l'inquiétude monter en lui. Quatre heures trente, c'est l'heure à laquelle la porte d'entrée s'ouvre avec précaution. Chaussures à la main, le vieux parquet craque sous les pieds nus de Mad. Les lumières du séjour sont éteintes. Des rires lui font comprendre qu'elle n'est pas seule. Au fond, il ne peut pas lui en vouloir. Elle a hérité de ses gênes de la rébellion et de l'insubordination de sa mère. "T'inquiète, j'te dis qu'il dort comme une souche à cette heure-là." "La souche t'entend Mad." Les rires s'interrompent brusquement et plus personne n'est d'humeur joyeuse. Le jeune homme, bonnet enfoncé sur ses cheveux longs, skate sous le bras, regarde le bout de ses chaussures. Les yeux de Mad lancent des éclairs mais il ne peut pas s'écraser. Pas cette fois. "Tu raccompagnes ton ami Mad. Pas de pyjama party ce soir." Elle tourne les talons et le garçon avec elle. Scott a horreur de devoir jouer au mauvais flic mais il n'a pas le choix que d'endosser les deux casquettes depuis le décès de Anna. "Tu m'as foutu la honte, merci beaucoup." Elle fonce déjà comme une furie vers sa chambre. "Je crois que les bons moments auraient dû être "Désolée d'être sortie sans prévenir et d'avoir tenté de ramener un garçon en douce, je ne recommencerai pas"." Mais elle a déjà cessé de lui accorder la moindre attention. Il est fautif. De tout de rien. C'est sur lui que se cristallise la douleur d'avoir perdu une mère et toutes ses peines d'ado. "Et tu vas au lycée demain, hors de question que tu manques les cours à cause de ta virée nocturne." La porte claque et il se sent minable. Minable de n'avoir rien eu d'autre à lui dire que des reproches, de ne pas savoir comment lui offrir un véritable espace de discussion. Finalement, Scott se laisse tomber dans le canapé, poussant Bob qui lui répond avec un ronflement. Les paupières closes, pieds sur la table basse, il se laisse enfin aller à un semblant de détente. "Et que plus personne vienne me faire chier maintenant."
Revenir en haut Aller en bas
 
avatar
Feather
MESSAGES : 9
INSCRIPTION : 06/05/2018
CRÉDITS : Folded Pages Distillery

UNIVERS FÉTICHE : Réel
PRÉFÉRENCE DE JEU : Femme

Voir le profil de l'utilisateur
Limace



Reagan Flynn
J'ai 37 ans et je vis à New-York, USA. Dans la vie, je suis concierge dans un luxueux hôtel et je m'en sors plutôt bien. Sinon, grâce à ma malchance, je suis mariée et je le vis plutôt pas bien.

+ est mariée à Jack Flynn, un homme d'affaire qui ne comprend pas pourquoi elle souhaite travailler
+ a un petit garçon qui est toute sa vie
+ n'est plus heureuse en couple mais se soucie bien trop des convenances et des "on dit" (ou alors elle n'ose pas vraiment le quitter)
+ a retrouvé sa meilleure amie du lycée des années après pour la reperdre presqu'aussitôt des suites de son cancer
+ en son honneur, elle a décidé de reprendre sa vie en main et de ne plus se laisser dicter sa conduite
+ rêve d'ouvrir son propre salon de thé
+ adore tout ce qui a trait à la pâtisserie et aux danses de salon
+ vient de prendre un poste de concierge dans un hôtel


jessica alba ©️inspire


- Je ne comprends pas pourquoi tu t’obstines à travailler. C’est une décision idiote.
- Oui et c’est la mienne.  

Avant elle ne disait rien. Comme si la flamme qui brillait en elle s’était éteinte, comme si elle était abattue, résignée. Elle se contentait de mettre de côté, voir d’oublier. La chose était plutôt rare mais au fur et à mesure que le temps passait, que le soleil continuait son avancé dans le ciel, elle oubliait les petites remarques, les réflexions presque anodines qui ne cessaient de mettre le doigt sur ces imperfections « Je n’aime pas trop ce pull sur toi » ; « Pourquoi tu ne cherches pas à aider plus à l’école de Hayden ? » ; « Tu ne devrais pas reprendre un emploi »
Et puis Anna était revenue dans sa vie, comme un bol d’air frais,  leur complicité jamais perdue. Anna n’avait pas changé, loin de là. C’était plutôt elle, Reagan qui n’était plus qu’une pâle copie d’elle même, comme si un bout d’elle-même lui avait été volée de force. Elles ont passé de longs moment à se retrouver, à se redécouvrir, à discuter. Reagan a eut honte de s’épancher à ce point alors que son amie était malade. Mais cette dernière ne cessait de l’encourager dans ce sens, se rendant surement compte à quel point son amie en avait gros sur le coeur. Le monde à l’envers.

Avant elle ne disait rien, oui. Mais un jour le monde a cessé de tourner normalement. Anna n’en faisait plus partie et Reagan n’a même pas pu lui dire adieu ou merci. Elle n’a pu que pleurer, comprenant à quel point la vie pouvait être courte et injuste. Alors elle préfère la vivre à fond, elle s’exprime, prend des décision « idiote » ou insensée. Elle respire de nouveau en somme.

Son nouveau boulot lui plait. Ce n’est rien de faramineux mais ses horaires lui permettent de passer du temps avec son fils tout en évitant un maximum son mari. Que demander de plus ? La voilà concierge, ele qui ne rêvait que d’une chose, un salon de thé avec livres et pâtisserie à gogo. Mais rien ne presse. C’est son mantra. Il faut qu’elle économise, qu’elle reprenne le rythme aussi et ensuite elle avisera. Rien ne sert de courir…

22h30. L’heure de prendre son service et d’être libérée de sa cage dorée. Reagan s’empresse d’aller jeter un dernier coup d’oeil à son ange endormi avant de saluer son mari au loin. Est-ce qu’il sent le vent venir ? Est-il trop occupé à s’admirer pour remarquer les changements ? Ou alors considère-t-il que la crise de la quarantaine arrive un peu avant l’heure chez sa femme. Peut-être pense-t-il, sans doute à juste titre, qu’elle n’osera jamais franchir la limite de la séparation ?
Peu importe, ce n’est pas le plus important.

23h et la jeune femme est à l’hôtel, souriante comme toujours, prête à faire ce qu’il faut pour répondre aux exigences des clients. La nuit s’annonce plutôt calme, ce qui lui permet de surfer sur le web, de s’inspirer de choses et d’autres, de rêvasser à ses projets d’avenir. Oui, elle glande mais promis lorsqu’il fait un peu plus jours, elle s’active à en perdre la raison. Le temps défile sans qu’aucun de ses clients ne demandent une couverture en soie bleu lagon du Pacifique (parait-il que ce bleu là est différent du bleu marine océan Atlantique…) ou des gants en poil de lama du Pérou.

- Reagan j’ai quelque chose pour vous.
- Ah ?

Oui, aussitôt que Logan Benson, l’homme de 57 ans qui lui a donné sa chance, est apparu, Reagan s’est redressée à la vitesse de la lumière.

- Il me faudrait un hamburger de chez Bob Café.
- Pardon ?

Un coup d’oeil à sa montre qui lui indique qu’il est 4h43 du matin et que par conséquent Bob et son café doivent être fermés puis un autre coup d’oeil à Monsieur Benson, le sourcil levé, le regard interrogateur. Peut-on être sénile à cet âge là ?

- Monsieur Benson, il n’est même pas 5h du matin…
- Je sais quelle heure il est mais l’un de nos gros poissons vient d’arriver et il veut son hamburger.  Voici l’adresse. Il l’aimerait avant d’aller se coucher. Oh et n’hésite pas à sonner et à proposer le double voir le triple pour le burger.

Reagan garde ses commentaires pour elle. Son « je peux lui en faire un moi si vous me payer » reste dans sa tête. Logan Benson a beau être un très gentil monsieur, il trouve qu’elle discute un peu trop ses ordres. Aussi la jeune femme se contente d’acquiescer, de prendre l’adresse, son manteau et son parapluie. Dix minutes plus tard, mouillée comme si elle avait pris une douche toute habillée, Reagan arrive à destination pour trouver porte close. Normal. Bob dort comme elle l’avait imaginée.

- Tu peux le faire Reagan ! Tu peux réveiller Bob et lui demander un hamburger tout en lui promettant de le payer grassement pour les minutes de sommeil qu’il va perdre à cause de toi !

Aussitôt dit, aussitôt fait, elle sonne, priant pour que Bob soit du genre conciliant.
Revenir en haut Aller en bas
 
avatar
bananabread
Féminin MESSAGES : 62
INSCRIPTION : 06/06/2018
ÂGE : 25
RÉGION : paca
CRÉDITS : flotsam

UNIVERS FÉTICHE : réel, mutant et hp (mais open à tout)
PRÉFÉRENCE DE JEU : Les deux

Voir le profil de l'utilisateur http://www.letempsdunrp.com/t1810-garde-la-banane
Tortue



Scott Hopkins
J'ai 41 ans et je vis à New York, USA. Dans la vie, je suis propriétaire du Bob Café et cuistot à mes heures perdues et je m'en sors pas trop mal. Sinon, grâce à ma malchance, je suis veuf depuis un an et je le vis plutôt mal.



+ d'infos:
 



tom hardy ©️ delusion angel

Il fait chaud. Le soleil caresse ses traits. La rosée du matin rafraîchit sa nuque alors qu'il s'étire, au milieu de l'herbe du square. Les cheveux noir de jais sont éparpillés sur son torse et la tête assoupie se soulève lentement à chacune de ses inspirations. Il sourit, faisant jouer ses doigts parmi les mèches folles, jusqu'à lui arracher un petit rire. "Tu me chatouilles, gros bêta." "Gros bêta, vraiment ? Est-ce que j'ai épousé une vieille qui n'a que des expressions désuètes à la bouche ?" Elle tourne son visage vers lui, lui souriant. Ses yeux rieurs le fixent. L'instant semble se figer. Le soleil contourne la masse de ses cheveux. La lumière semble irréelle. "Désuète ? Vraiment ?" Il rit, approche sa main de sa joue mais Anna se relève lentement, lui échappant déjà. Elle déploie ses longues jambes, le surplombant de toute sa grandeur. Sa jupe multicolore joue avec les premiers rayons du soleil. "Tu vas où ?" Mais elle ne répond pas. Son visage disparaît derrière ses cheveux noirs. Elle s'éloigne, tournant les talons. Ses pieds nus semblent flotter au-dessus de l'herbe humide. "Anna ? Anna reviens." Mais les mots sont suspendus dans sa bouche. Aucun son n'en sort. Bientôt, elle n'est plus qu'une silhouette lointaine. Le paysage se dissipe. Le son des oiseaux se transforme, devenant un sifflement désagréable qui lui hérisse le poil. Et il n'y a plus que ce son, encore et encore. Un son monotone, aigu.

Scott fronce les sourcils, entrouvrant les paupières. La tête de Bob repose sur ses cuisses, bavant allègrement sur son jogging qu'il a enfilé à la va vite en revenant du bar, profondément endormi, rêvant sûrement qu'il nage dans une piscine de croquettes ou d'os à mâcher. Le son strident retentit encore, à rythme régulier. "Mad ! Bouge toi le cul et éteints ce réveil !" Le silence  s'étire un moment. Aussitôt interrompu par le bruit strident. Exaspéré, Scott pousse le St-Bernard, se levant difficilement du canapé, la tête encore dans le brouillard. Il entrouvre la porte de l'unique chambre avant une nouvelle manifestation du son inconnu. Qui ne vient de toute évidence pas de la chambre bordélique de l'adolescente qui dort à poing fermé. Une chance qu'elle ait été élevée à l'orée de leur food truck toujours animé et qu'elle ait appris à s'endormir, peu importe le bruit ambiant. Scott fait demi-tour, restant un moment interdit avant d'enfin comprendre. La porte d'entrée. La sonnette de la porte d'entrée, qu'il n'a jamais entendu depuis qu'il vit ici. La plupart de ses amis passe pendant les heures d'ouverture du bar, personne ne monte ici à part lui et sa fille. Il jette un coup d'oeil à son vieux portable. Cinq heures du matin. L'anxiété monte en lui. La seule raison pour qu'on vienne le déranger à une heure pareille serait pour lui annoncer une très mauvaise nouvelle. La dernière qu'il avait reçu l'avait anéanti et continuait à le hanter aujourd'hui.

Les traits tirés, clairement de mauvaise humeur, Scott enfile ses Doc Martens. Avec son vieux jogging et son tee-shirt à l'effigie d'un groupe de hard rock, il a clairement l'air d'un ado métalleux coincé dans le corps d'un quarantenaire. Bob sur les talons dans l'escalier étroit menant à la porte d'entrée, il râle dans sa barbe. "C'est bon, j'arrive. Peuvent pas appeler comme les gens normaux ?" Peu importe lequel de ses amis se trouve devant la porte, il a intérêt à avoir une bonne raison de le déranger. La porte est encore fermée et il entend déjà la pluie qui tombe drue. Sa mauvaise humeur se radoucit déjà, en imaginant un de ses potes complètement trempé le doigt coincé sur sa sonnette. Mais ce n'est pas avec un ami qu'il tombe nez à nez. La femme semble clairement sortir de la douche, avec ses cheveux et ses vêtements trempés. Une chose est sûre, c'est que c'est bien la première fois qu'il la voit. "C'est pour quoi ? Vous êtes qui ?" Retour de la mauvaise humeur immédiat et pourtant il s'écarte un peu, suffisamment pour permettre à l'inconnue de s'abriter le temps qu'elle s'explique et qu'il la renvoie de là d'où elle est venue pour finir sa nuit. Bob s'est assis tout près de lui, ne le lâchant pas d'un pouce depuis qu'il a eu cette idée folle de le sortir de sa minuscule cage de refuge. Elle a intérêt à avoir une bonne raison d'avoir sorti l'ours de sa taverne à une telle heure sous peine de s'attirer ses foudres.
Revenir en haut Aller en bas
 
avatar
Feather
MESSAGES : 9
INSCRIPTION : 06/05/2018
CRÉDITS : Folded Pages Distillery

UNIVERS FÉTICHE : Réel
PRÉFÉRENCE DE JEU : Femme

Voir le profil de l'utilisateur
Limace



Reagan Flynn
J'ai 37 ans et je vis à New-York, USA. Dans la vie, je suis concierge dans un luxueux hôtel et je m'en sors plutôt bien. Sinon, grâce à ma malchance, je suis mariée et je le vis plutôt pas bien.

+ est mariée à Jack Flynn, un homme d'affaire qui ne comprend pas pourquoi elle souhaite travailler
+ a un petit garçon qui est toute sa vie
+ n'est plus heureuse en couple mais se soucie bien trop des convenances et des "on dit" (ou alors elle n'ose pas vraiment le quitter)
+ a retrouvé sa meilleure amie du lycée des années après pour la reperdre presqu'aussitôt des suites de son cancer
+ en son honneur, elle a décidé de reprendre sa vie en main et de ne plus se laisser dicter sa conduite
+ rêve d'ouvrir son propre salon de thé
+ adore tout ce qui a trait à la pâtisserie et aux danses de salon
+ vient de prendre un poste de concierge dans un hôtel


jessica alba ©️inspire

Et elle sonne, encore et encore. Bob doit être vieux et un peu dur de la feuille car il n'entend rien. Reagan n'a qu'une envie, abandonner mais une petite voix, étrangement semblable à celle d'Anna, lui dit de ne pas le faire. Sournoisement, elle lui rappelle que ces dernières années, elle a trop souvent abandonné.

- Mais c'est juste un ****** d'hamburgeur ! se dit-elle à elle-même

Un ****** d'hamburger oui mais qui peut faire la différence, du moins du point de vue de la petite voix moralisatrice. Alors elle insiste, trempée, presque grelottante et priant qui veut l'entendre d'être un minimum sympa avec elle. C'est après un temps que Reagan qualifierait de relativement long que sa prière est enfin entendue. La porte s'ouvre enfin sur un homme pas si vieux que ça et un chien.

- Euh...

Oui, un peu désarçonnée par la légitime et mauvaise humeur de son interlocuteur, il faut quelques secondes à Reagan pour se ressaisir.

- Bonjour, je suis Reagan Flynn, se présente-t-elle avec un sourire. Après tout il a au moins pris la peine de se décaler quelque peu pour lui permettre de s'abriter un minimum. Je travaille pour l'hôtel Kingston. L'un de nos clients veut le meilleur burger de la ville, celui du Bob Café alors on m'a envoyée ici. Au Bob Café. Pour l'hamburgeur.

Le dire à voix haute rend la chose encore plus dingue qu'il n'y parait mais Reagan garde le sourire, histoire de convaincre Bob qu'elle est en total adéquation avec l'idée de réveiller un homme à 5h du matin pour un burger.

- Je vous payerai un pourboire bien conséquent bien sûr. Votre montant sera le mien

Presqu'aussitôt elle regrette ce qu'elle vient de dire. Si Bob demande mille dollars, elle n'est pas certaine que Monsieur Benson sautera de joie.

- Enfin dans la mesure du possible... Ecoutez Monsieur Bob, je sais que c'est dingue mais lorsqu'un gros client veut quelque chose, mon job c'est de lui donner. Je lui aurais bien fait un burger moi-même mais ils ne sont pas aussi bon que les vôtres. Alors je vous supplie, à genoux, de me faire ce burger.

Revenir en haut Aller en bas
 
avatar
bananabread
Féminin MESSAGES : 62
INSCRIPTION : 06/06/2018
ÂGE : 25
RÉGION : paca
CRÉDITS : flotsam

UNIVERS FÉTICHE : réel, mutant et hp (mais open à tout)
PRÉFÉRENCE DE JEU : Les deux

Voir le profil de l'utilisateur http://www.letempsdunrp.com/t1810-garde-la-banane
Tortue



Scott Hopkins
J'ai 41 ans et je vis à New York, USA. Dans la vie, je suis propriétaire du Bob Café et cuistot à mes heures perdues et je m'en sors pas trop mal. Sinon, grâce à ma malchance, je suis veuf depuis un an et je le vis plutôt mal.



+ d'infos:
 



tom hardy ©️ delusion angel

Il y a parfois des situations qui sont trop étranges que pour qu'on ait vraiment la sensation qu'elles soient vraies. Et c'est ce qui se passe actuellement dans la tête de Scott, alors qu'il se tient là, face à une parfaite inconnue, à 5 heures du mat, à se pousser pour lui faire de la place. Anna lui a toujours dit que c'est ce qui la faisait craquer chez lui. Cette manie d'avoir toujours un geste gentil, caché sous sa montagne de mauvaise humeur. Comme si la grosse barbe et la voix grave n'était rien d'autre qu'une vague tentative de protection entre son coeur de chamallow et le monde trop violent dans lequel il évolue. Et ce qu'elle lui annonce le laisse pantois. Il doit avoir l'air d'un poisson rouge tout droit sorti de son bocal, incapable de prononcer le moindre mot. Au fond, il ne sait pas trop ce qui le choque dans ce que Reagan, puisque c'est comme ça que s'appelle l'inconnue, vient de lui dire. Qu'on considère ses burgers, qui ne sont même pas sur la carte officielle du café, comme les meilleurs de la ville. Qu'on ait envie d'un putain de burger à 5 heures de mat. Ou qu'on choisisse d'envoyer une employée sous le pire orage de la fin du printemps pour une demande aussi absurde. "Vous avez pas des chefs et toutes ces conneries dans votre super hôtel de luxe ?" La question est sincère, même si il peut donner l'air de vouloir seulement l'envoyer sur les roses. Pourquoi est-ce que quelqu'un s'entêterait à lui commander un burger quand il pourrait en avoir un dans la minute en appelant le room service ? Enfin, c'est ce que Scott s'imagine d'un room service dans ce genre d'établissement, n'y ayant jamais mis un seul orteil. Leur voyage de famille, ça c'était toujours résumé à leur caravane.

Il lève un sourcil de plus en plus surpris par la proposition de Reagan. Un pourboire conséquent, voilà qu'en plus, elle était prête à le payer autant qu'il le souhaitait pour un vulgaire burger. De toute façon, sa décision est déjà prise. Il ne va pas laisser quelqu'un avec une telle détermination partir les mains vides. Et pas sûr qu'il laisse quiconque repartir sous l'orage qui gronde, mais inutile d'évoquer ce point pour le moment. Il s'apprête à lui répliquer que le prix qu'il propose d'habitude à ses clients sera largement suffisant mais il n'a pas le temps d'ouvrir la bouche qu'elle poursuit déjà. Dans ses yeux s'illumine une lueur franchement amusée et il a du mal à contenir le sourire qui lui mange déjà les joues. Scott se tourne vers son chien, gentiment assis aux pieds de son maître. "Alors monsieur Bob, que décidez-vous ? Tu vas aider la demoiselle ou retourner pioncer dans un coin ?" Monsieur Bob, celle-là, on lui avait jamais fait. Il secoue la tête lentement avant de tourner les talons et de contourner les escaliers qui mènent à son appartement. Une porte donne derrière le bar, bien plus pratique que d'avoir à tirer le rideau métallique à chaque fois qu'il a besoin de récupérer quelque chose dans son établissement. "Comment vous pouvez dire que mes burgers sont meilleurs que les vôtres ? Vous êtes déjà venue manger chez moi ? J'pense pas, votre visage me dit rien." Et des têtes, il en voit passer tous les jours, souvent des habitués. Un nouveau visage ne passe jamais inaperçu dans ce coin du Queens.

Scott pénètre dans le café. La lumière timide matinal s'invite dans les hautes fenêtres à carreaux mais pas assez pour y voir clair. Les ampoules semblent hésiter un instant avant de se décider à éclairer l'endroit. Il n'y a pas une chaise qui aille ensemble. Tout semble avoir été récupéré au coin de la rue, assemblé dans un espèce de chaos. Entre les arrangements éclectiques autour des tables en bois et les canapés bricolés en palettes, l'endroit a définitivement quelque chose de peu commun. Il pose les clés sur le bar. Bob est déjà parti se coucher sur un des canapés de fortune, observant d'un oeil fatigué les deux humains, se demandant sûrement à quoi rime tout ça, lui qui n'avait qu'une envie, dormir, dormir, dormir. "Alors c'est qui ce client mystère ? J'le connais forcément, si il a déjà mis les pieds ici." Et pourtant, aucun de ses habitués ne lui vient à l'esprit. Personne n'a les moyens de s'offrir une nuit dans un hôtel de luxe dans ce coin de la ville. "Il le veut à quoi son burger votre gars ?" Scott ouvre une nouvelle porte, donnant sur une minuscule cuisine qui n'a rien des cuisines professionnelles conventionnelles. On a l'impression d'atterrir dans la cuisine de la ménagère, bricolée ici et là d'améliorations toutes personnelles et artisanales. Il jette un coup d'oeil à la femme. Mignonne, il ne peut pas le nier. Et sûrement frigorifiée. "J'vais vous chercher de quoi vous sécher." Il disparaît quelques minutes avant de revenir avec une serviette éponge et un de ces larges tee-shirts à l'effigie d'un groupe de rock. "J'ai rien de mieux désolé." Il y a bien les affaires d'Anna mais si il n'est pas sûr de grand chose ces derniers temps, il est certain de ne pas être prêt à voir quelqu'un d'autre porter ses vêtements. "Bon, allez vous sécher dans les chiottes, à gauche après le flipper. Après vous enfilerez ça, j'vais pas me taper tout le boulot tout seul non plus." Il pose un tablier noir sur un plan de travail vide, encourageant Reagan du regard de s'exécuter. Seul, il a le temps de lancer une vieille compil d'Anna qu'il passe toujours en cuisinant. De vieux groupes de rock, des grands classiques, surtout du Johnny Cash. Ca lui arrache un sourire, en repensant à ses longues heures de route à fredonner ces mélodies. Il se met au boulot tranquillement, se mettant à éplucher les patates pour l'accompagnement en attendant le retour de Reagan.
Revenir en haut Aller en bas
 
Contenu sponsorisé



Revenir en haut Aller en bas
 
 
Le burger de 5 heures du mat ft Feather
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» "Ô temps ! suspends ton vol, et vous, heures propices ! ..."{Frédérick & Milena}
» sonnet de felix arvers ( mes heures perdues)
» Sacrements, Pastorale, Confessions à toute heures, Bureau de Gwendoline Von Wittelsbach.
» L'arnaque des heures supps défiscalisées
» [UPTOBOX] 48 heures par jour [DVDRiP]

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
 
 
LE TEMPS D'UN RP :: Place des artistes :: Univers réel :: Amérique du Nord-
Sauter vers: