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 Waiting for the one. The day that never comes. ~ ♠ (Feat. El Mapartche)

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Dracoola
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Le contexte du RP
Mise en situation

La situation


Mattias rentre épuisé d’une de ses séances d’exorcisme. Sur le chemin du retour, il heurte accidentellement quelqu’un avec sa voiture. Il s’agit de Rafael le gentil garçon qu’il avait rencontré après une messe dans son église. Toutefois, quelque chose cloche... Mère-grand, dites-moi pourquoi vous avez d’aussi grandes dents ?

Contexte via mp.


LA MORT DES AMANTS


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Dracoola
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Mattias Ortiz
J'ai 31 ans et je vis en Nouvelle-Orléans, Louisiane. Dans la vie, je suis prêtre et exorciste le soir et je m'en sors très bien/pas bien ça dépend de mon humeur. Sinon, grâce à mon voeu de célibat, je suis célibataire et je le vis plutôt bien.




Alfonso Herrera ©️ Naomi13




—« Born to push you around, better just stay down. You pull away, he hits the flesh. You hit the ground, tend to black your eyes. Just keep them closed, keep praying. Just keep waiting. The day that never comes. When you stand up and feel the warmth.»


Le volume à fond la caisse. Mes doigts pianotaient nerveusement sur le volant. J’avais attendu quelques secondes avant de démarrer le moteur. Je me trouvais devant le 1422 Sixth Street, c’était là qu’habitait Johnny Cage mon dernier client. Juste en face du cimetière de Lafayette comme si ce n’était pas déjà assez glauque. Il s’était tellement débattu que j’avais dû le menotter au lit. J’avais retiré mon veston et mon col romain, mon corps en entier était recouvert de sueur. J’avais baissé un peu la fenêtre, pas que cela ne changeait grand-chose nous étions au mois de mai et le climat de la Louisiane était subtropical dans cette période, c’est-à-dire infiniment chaud et humide. Ce n’était pas nécessairement le moment le plus agréable de l'année. Sans parler des moustiques et mouches noires qui vous harcelaient sans arrêt. Ahh, les petits plaisirs du bayou. Une fois, remis de l’adrénaline, j’avais poussé les clés dans le contact de ma vieille Honda CIVIC 2003, couleur gris taupe qui poussait à l’occasion des cris de harpies. C’était un don que ma grande tante Fanny m’avait fait, il y a de cela plusieurs années. Je l’avais d’ailleurs secrètement nommé « La vieille Fanny » en son honneur. Je m’étais engagé sur l’autoroute et j’essayais tant bien que mal de noyer toute pensée négative dans la voix rugueuse de James Hetfield. La première fois que j’avais entendu cette chanson, j’avais 21 ans, mon père venait de crever et je ne savais pas quoi faire de ma peau. Puis cette chanson de Metallica était débarquée dans ma vie. J’avais eu l’impression que les paroles me parlaient. Qu’elles me décrivaient. J’avais acheté leur album et je l’avais toujours gardé près de moi. Cependant, depuis que j’avais commencé ma carrière d’exorciste, j’avais ressenti le besoin de me reconnecter avec moi-même, de retrouver mes racines. Alors, j’avais ressortie mon vieux disque de sa boîte et je m’étais mis à fredonner chaque fois que je descendais le long de l’Avenue Napoleon. Les routes étaient pratiquement désertes. Il devait être aux alentours d’une ou deux heures du matin. C’était étrange de voir une ville comme La Nouvelle-Orléans au petit matin, comme si les fêtards avaient décidé de prendre congé, que l’alcool avait cessé de couler et que les bars étaient fermés. On aurait eu dit un gros chat endormi qui attendait patiemment le levé du jour pour recommencer à festoyer. Je m’étais engagé sur South Claiborne Avenue et j’avais roulé pendant 5 minutes à peine lorsque je dus freiner brusquement aux abords de Audubon Blvd. Une grande et mince silhouette s’était jetée sur ma trajectoire. Horrifié, j’avais figé pendant quelques secondes croyant avoir renversé quelqu’un. Puis j’avais garé rapidement mon véhicule sur le côté avant de sortir la chemise à moitié déboutonnée le front encore humide de sueur. Je devais sembler fou le torse à moitié exposé, les cheveux en batailles et l'air hagard. J’avais davantage l’allure de quelqu'un qui avait vécu une torride nuit d’amour que d’un prêtre. Or, ça m’était complètement égal, la seule chose qui me préoccupait c’était de m’assurer que cette personne allait bien et que je ne l’avais pas blessée par inadvertance. Sans perdre une minute de plus je m’étais avancée en plein milieu de la route et j’avais empoigné le corps en dessous des bras pour le mettre en sécurité. Il faisait tellement noir que j’avais été incapable de déterminer s’il s’agissait d’un homme ou d’une femme. Toutefois, après l’avoir trainé jusqu’au trottoir je penchais pour un monsieur vu le poids. Sous la lumière jaunâtre du lampadaire, je m’étais d’abord assuré qu’il n’y avait pas de blessure. Étrangement, il ne semblait pas y avoir d’impact grave ni même de blessure mineure d’ailleurs. Détrompez-vous ! J’étais soulagé, seulement un tel incident laissait normalement quelques égratignures non ? Ce n’était qu’une fois rassuré du bien-être de ma victime involontaire que j’avais remarqué de qui il s’agissait. Des cheveux bruns coiffés à la va-vite, des vêtements comme s’il se préparait à monter le mont Everest et une moue d’éternel adolescent ? Ça ne pouvait être que le garçon qui s’était glissé dans une de mes messes quelques semaines auparavant. Rafael. J’avais eu une discussion très enrichissante avec ce garçon sur la foi et sur le Ciel.

–« Rafael ? Est-ce que tu m’entends ? »

Avec précaution, j’avais déposé sa tête sur mes genoux afin qu’elle ne heurte pas le sol. Ce n’est que lorsque je vis que le jeune homme était actuellement conscient que je m’étais laissé respirer.

Puis, j’avais vu ses yeux. Et de nouveau, j’eus le souffle coupé.

– «  ¡Dios mío! »

Deux grands cercles ambrés. Ressemblant davantage à ceux d’une bête que d’un homme.

Alors, une légende que ma vieille abuela nous racontait enfants m’était revenue en tête. C’était l’histoire du Rougarou. Homme durant le jour. Créature assoiffée durant la nuit. Si quelqu’un apercevait un Rougarou, il devait se taire sous peine d’être lui-même victime du sort. Seule la mort pouvait délivrer le Rougarou de sa malédiction. Il était même dit que pour se protéger du Rougarou il suffisait de mettre treize objets devant sa porte, la créature ne sachant compter qu’à douze serait alors bloquée. Les yeux écarquillés j’avais passé ma main sur mon front mouillé. Cette chose n’était pas un démon. Les démons étaient plus verbaux et ne ressemblaient pas à des bêtes. Qu’est-ce que c’était ? S’agissait-il de cette fameuse maladie à laquelle il faisait allusion lors de notre dernière rencontre ? Juste Ciel !




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Rafael
Peterson

J'ai 25 ans et je vis en Nouvelle-Orléans, Lousiane. Dans la vie, je suis un hybride détraqué et je m'en sors avec l'humour. Sinon, grâce à ma malchance, je suis célibataire et je le vis plutôt bien.

Rafael est un hybride (mélange entre un vampire et un loup-garou) qui a été victime d'un accident rendant son état de créature fantastique complètement détraqué. Il doit se nourrir de sang mais, lorsqu'il le fait, il entre dans une transe de torture psychologique puis physique. Son corps est complètement marqué par des cicatrices qui témoignent de la douleur qu'il ressent à chaque fois qu'il boit une goutte de sang.  



Mathis Lauridsen ©️ Morrigan
C’était la première fois qu’il essayait. Rafael s’était interdit d’approcher des femmes depuis bien trop longtemps. Huit semaines, pour être plus précis. Ce mardi-là, il s’était rendu en ville en ayant comme seule intention d’observer la gente féminine sans perversité. Il pensait qu’il savait bien assez contrôler son état et qu’il méritait enfin de réapprendre à déguster les plaisirs qu’on ne pouvait se procurer qu'à deux. Le jeune homme avait une stratégie bien étrange; il s’était assit dans un café, s’était acheté une boisson chaude et avait patienté en épiant les allées et les venues de la foule. Son attention s’était posée sur une jeune femme qui semblait être venue étudier. Elle semblait avoir le même âge que lui, peut-être un peu plus jeune. Alors, c’était d’un pas gêné qu’il l’avait rejoint et lui avait offert de « payer » pour ce qu’elle allait consommer. Il n’avait pas plus d’argent qu’avant. C’était si facile de contrôler les actions des autres par un simple ordre et un regard profond. L’étudiante avait souri timidement et avait accepté son offre. La soirée même ils se rencontrèrent à nouveau chez sa compagne, une jolie petite maison bien située sur le boulevard Audubon. Ils étaient accompagnés par une bouteille de vin à moitié vide.

La température commençait à monter. C’était Alysha qui avait entamé le premier baiser. Leurs corps étaient collés dans le fond du sofa. Rafael était en dessous, ses mains commençant à se glisser sous le chandail de sa partenaire. Leurs cœurs battaient en harmonie alors que les baisers devenaient de plus en plus frénétiques. Sous l’emprise du désir, l’hybride avait complètement laissé ses sens prendre le dessus. Par réflexe, il vint mordiller la délicieuse lèvre inférieure d’Alysha. Jamais il n’avait été aussi proche d’un être humain. Sa gorge commençait à s’assécher comme si elle réclamait qu’on vienne la baigner dans l’eau. Sa mâchoire était de plus en plus crispée, tellement qu’il en perdit le contrôle. Ses dents devenues crocs se plantèrent dans la chair juteuse qui s’offrait à lui. En un instant, il réalisa : une coulée de sang glissait le long de sa langue. Son cœur fit un bond dans sa poitrine : il avait dépassé la limite, franchi la ligne d’arrivée. Rafael repoussa violemment la jeune femme et tenta de cracher tout ce qu’il avait en bouche. Il enfonça même ses doigts dans sa gorge dans le but de vomir ce qu’il avait ingéré. Ses efforts ne furent pas récompensés. Il le sentait, la bête en lui avait savouré chacune des gouttes de sang qu’il avait avalées. En lançant des jurons, l’hybride se mis à paniquer. Il regarda autour de lui, ignorant complètement Alysha qui ne comprenait absolument pas ce qu’il se passait, bien que ses lèvres étaient couvertes de sang. Non. Il ne pouvait pas rester là. Le pire qu’il craignait allait arriver : il tuerait des gens à son propre insu. En dernier espoir, il couru hors de la maison. Sa vision commençait à se brouiller. Un sifflement aigu agressait ses tympans. Les mains sur les oreilles, le garçon se laissa tomber à genoux dans l’herbe devant la maison en maudissant son existence. Lorsqu’il releva la tête quelques secondes plus tard, il n’était plus le même. Sa respiration était bruyante, comme si ses cordes vocales s’étaient déchirées. Ses pupilles brillaient comme de l’or. La bête se releva en guettant les alentours. Elle restait assez faible. Elle n’avait pas bu assez de sang pour reprendre complètement ses forces. Alors, elle se mit à flairer l’air, à la recherche d’une odeur et d’un mouvement dans la noirceur. Ses pas boiteux et dépistés la guidèrent vers la prochaine rue : South Claiborne Avenue. Le quartier était calme. À cette heure, toutes les têtes étaient couchées et les rêves entamés. Rafael se planta à côté d’un bel arbre sur le trottoir. Il entendait un bruit mécanique qui se rapprochait de plus en plus. Bientôt, il pu apercevoir deux phares lumineux plus haut dans la rue. Il attendit que le véhicule soit assez proche. Il savait qu’un humain se trouvait derrière le volant. Les voitures ne se conduisaient pas toutes seules, du moins, pas celle-là. Elle grinçait comme un grand-père qui tente de manger ses céréales sans faire de dégâts. Une fois l’automobile à sa hauteur, il se jeta devant, se disant que le conducteur allait freiner. Ou pas.

Le choc fut violent. L’hybride s’était écrasé à quelques mètres du capot. Il s’était frappé l’arrière de la tête contre le béton solide lors de la chute. Il n’était pas inconscient mais son cerveau prit son temps avant de reprendre toutes ses idées. Son corps se faisait maintenant trainer par une force inconnue. Une voix qu’il n’entendit que comme un écho vint lui redonner ses esprits. Il avait saisi son nom parmi quelques mots. Une odeur d’essence et de sueur se fraya un chemin jusqu’à ses narines, lui faisant enfin ouvrir les paupières. Le nom de dieu en espagnol fut ensuite prononcé. Est-ce que l’accident avait été tellement brutal que Rafael avait été projeté jusqu’au Mexique ? Le garçon tâta la jambe sous sa tête, toujours en fixant le vide. Sa vision était floue, il discernait un visage devant une forte lumière mais aucun trait ne lui était familier. Alors, il cligna des paupières pour ajuster sa vision. Mattias. C’était lui. Merde. En dernier recourt, il prit appui sur la jambe de son ami et se projeta loin de lui, espérant qu’il allait comprendre qu’il devait partir. Il se releva maladroitement, encore étourdi et jeta un dernier regard doré au brun qui était encore agenouillé. Dans un souffle court, dévoilant ses crocs qui lui brûlaient les gencives, il murmura :

- Je suis désolé, père.

Il pensait l’avoir blessé. Mattias avait les cheveux en bataille et son torse était presque dénudé, comme s’il avait lutté pour se défendre. Il ne sentait que la sueur et la crasse. La douce odeur de chandelles de l’Église avait disparue. Il n’était plus un prêtre; il était un combattant. Alors, dans le remord et la honte, Rafael s’éloigna de son ami dans le but de disparaitre pour la nuit. Il ne pu franchir que quelques mètres avant que sa colonne vertébrale ne se casse dans un craquement sonore. Il se retrouva à nouveau cloué au sol, un cri de douleur déchirant sa gorge. Incapable de bouger, il ferma les yeux en se mordant la langue, priant Dieu pour que son disciple, Mattias, ne se rapproche plus de lui. Il en avait bien assez vu.        

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Dracoola
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Mattias Ortiz
J'ai 31 ans et je vis en Nouvelle-Orléans, Louisiane. Dans la vie, je suis prêtre et exorciste le soir et je m'en sors très bien/pas bien ça dépend de mon humeur. Sinon, grâce à mon voeu de célibat, je suis célibataire et je le vis plutôt bien.




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Une minute, je me trouvais là, devant cette chose, mi-homme mi - bête, et la suivante cette même créature me repoussait sauvagement. Tout en dévoilant des crocs semblables à celle d’un gros chien, elle s’était levée et avait cherché à mettre une distance entre nous deux. Or, aussi timbré que cela pouvait sonner je n’étais pas prêt à laisser Rafael filer. Surtout pas après l’avoir écouté s’excuser alors que j’étais celui qui l’avait renversé en premier lieu. À peine avait-il fait quelques pas qu’il était déjà à terre se tortillant de douleur. J’avais entendu un horrible son semblable à plusieurs os qui se brisent. Sans hésiter, j’avais accouru vers le jeune homme. Je me fichais bien de ce qu’il pouvait être. J’avais déjà accepté l’existence des démons, qu’est-ce que ça pouvait bien faire si j’ajoutais quelques noms aux bestiaires ? Je m’étais mis à envier la caissière et le facteur parce qu’ils vivaient encore dans l’ignorance. Le savoir à un prix. Et à ce rythme-là, je devais avoir une jolie dette. Je m’étais agenouillé près du plus jeune. Après avoir retiré ma chemise et déchiré un pan pour éponger la sueur et le sang sur le coin des lèvres du jeune homme. J’avais dit d’un ton rassurant :

–« Rafael ? Écoute-moi. Je ne peux pas te laisser dans cet état-là en pleine nuit. Tu vas devoir venir chez moi d’accord ? J’ai des menottes dans la vieille Fanny si tu sens que tu ne peux pas te contrôler. »

Sans attendre sa réponse, j’avais empoigné le garçon en faisant bien attention à son dos. J’avais d’abord eu de la difficulté à balancer son poids, mais après quelques secondes je m’étais habitué. Lentement, mais surement, j’avais progressé jusqu’à ma voiture avec Rafael sur le dos. Puis, j’avais ouvert la portière arrière et déposé le brun sur la banquette. Je ne comprenais pas vraiment ce qui se passait, mais j’avais l’intention de procéder comme je le faisais habituellement avec un exorcisme. Sans les cérémonies et l’exorcisme bien entendu. Je me doutais que quelques versets bibliques et de l’encens ne suffiraient pas à guérir le petit. J’avais de nouveau mis les clés dans le contact et avait repris la route vers le quartier St Leonidas où je résidais. Une fois arrivé dans Belfast St, devant un immeuble à deux étages je m’étais empressé de me garer et de sortir mon matériel. Puis j’avais contourné le véhicule et avais une fois de plus ouvert la porte arrière. Sans perdre une minute, j’avais passé des menottes aux poignets du garçon.

–« Excuse-moi mon pote, c’est que je tiens quand même à ma peau tu comprends ? »


J’étais nerveux. Cette situation en entier me rendait nerveux. J’avais de nouveau pris le jeune homme dans mes bras et avait monté péniblement les marches jusqu’au deuxième étage. À force d’essais et d’erreurs, j’avais réussi à déverrouiller la porte de mon appartement et je m’étais empressé de déposer le jeune homme sur le sofa. Puis, j’avais verrouillé ma voiture et la porte d’entrée. Sans un mot, j’étais allé chercher une pile de serviettes que j’avais par la suite étendues sur le lit dans ma chambre. J’avais changé les draps pour des plus vieux et avait fermé les rideaux. Finalement, j’étais retourné auprès du garçon.

– « Toi et moi on a des choses à se dire. Mais avant tout, je vais m’assurer que tu passes la nuit et t’amener dans un endroit plus confortable. »

Sur ces mots, j’avais de nouveau agrippé la créature, et ce pour la troisième fois de la soirée. D’ailleurs, mes bras et mon dos me faisaient savoir qu’ils n’appréciaient pas trop ce troisième effort. Une fois dans ma chambre, je l’avais déposé sur le lit et j’avais allumé la lampe de chevet. Puis je m’étais effondré dans une chaise à proximité, complètement exténué. Ce n’est que lorsqu’il était trop tard que je m’étais rappelé que les murs de ma chambre étaient tapissés de journaux, de notes, de dessins que j’avais réalisés durant les six mois précédents. Je n’avais pas vu l’utilité des dissimulés, je ne recevais jamais de visiteur. Et puis avec mon vœu de célibat, j’avais fait une croix sur tout ce qui était charnel de toute manière. J’avais passé une main sur mon front avant d’aller chercher la bassine au fond de la pièce et un torchon. Je m’étais accroupis près du lit et avec délicatesse avait trempé le torchon dans l’eau glacée puis l’avait pressée doucement sur le visage du plus jeune. Je voulais de nouveau croiser son regard. Je voulais analyser, je voulais comprendre. Mais avant tout, je me devais d’être honnête :

— « Si tu fais le moindre mouvement pour te lever je n’hésiterais pas à t’attacher à la base du lit, bien que je doute que tu en sois capable dans ton état. Si tu as besoin de quoi que ce soit, demande et je te l’offrirais. »

Je n’avais pas peur d’agir. La dernière fois, que j’avais été trop gentil avec le paranormal il m’avait ouvert la tempe. On ne m’y prenait pas deux fois. D’un ton plus doux j’avais ajouté :

- « Qu’est-ce que tu es ? Tu n’es pas un démon. Tu ne ressembles aucunement à ceux que j’ai vus. Est-ce que tu souffres toujours autant quand ça t’arrive ? »

J’avais un tas d’autres questions en tête, mais je savais que le jeune avait avant tout besoin de repos. Avec un soupir, je m’étais laissé tombé contre le dossier seulement pour me rappeler que j’étais encore torse nu. Bah merde ce n’était pas ma soirée !









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J'ai 25 ans et je vis en Nouvelle-Orléans, Lousiane. Dans la vie, je suis un hybride détraqué et je m'en sors avec l'humour. Sinon, grâce à ma malchance, je suis célibataire et je le vis plutôt bien.

Rafael est un hybride (mélange entre un vampire et un loup-garou) qui a été victime d'un accident rendant son état de créature fantastique complètement détraqué. Il doit se nourrir de sang mais, lorsqu'il le fait, il entre dans une transe de torture psychologique puis physique. Son corps est complètement marqué par des cicatrices qui témoignent de la douleur qu'il ressent à chaque fois qu'il boit une goutte de sang.  



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C’était la forte curiosité des humains qui allait les mener à leur propre perte. Les gens ne sont pas faits pour suivre les ordres. Leurs gènes les ont conçus comme des êtres fouinards qui cherchent des réponses à toutes leurs questions, même à celles qu’il vaudrait mieux ne pas se poser. Qu’est-ce que la mort ? Quel sera le futur de la civilisation humaine ? Devrais-je manger ce steak dont la date de péremption est passée de plusieurs semaines ? C’est quoi ces crocs, monsieur le loup ? Mattias ne faisait pas exception à la règle. Il était un humain comme tous les autres. Comment Rafael a pu croire une seconde qu’il allait simplement retourner dans sa voiture et conduire jusqu’à ce qu’il oublie les événements de la soirée. Au contraire, le prêtre avait eu l’audace -ou il était suicidaire- de s’approcher de l’abomination qui se tortillait de douleur devant lui, comme s’il était le meilleur ami du danger. En entendant à nouveau le son de la voix chaude de son ami, il se crispa. Il était vraiment proche de lui. Il ne gardait aucune distance sécuritaire avec le méconnu. Quel idiot aurait pris le temps de retirer sa chemise devant une espèce prédatrice qu’il n’avait jamais croisée. N’importe quel psychologue aurait conclu qu’il était fou.

- Qu’est-ce que tu…

Le déboitement de son épaule l’arrêta net. Il n’avait pas crié cette fois. Il avait ravalé sa douleur en se retournant pour être sur le dos. Ses cheveux trempés par la sueur collaient sur son front, son teint était blême comme s’il avait vu la mort. Ses yeux étaient redevenus bleus et ses dents pouvaient apprécier de nouveau le régime herbivore. Après tout ce temps à côtoyer ses démons, ces derniers le terrorisaient toujours autant le moment venu. Il inspira profondément en fermant les yeux puis il les rouvrit rapidement, un air interrogateur dans le regard.

- La vieille Fanny..? Et quel prêtre se promène avec des menottes ? Laisse tomber.

Comme si son instinct naturel avait repris le contrôle, Rafael tenta un sourire léger. Il était content de le revoir, ce gars. Il aurait préféré lui reparler dans de meilleures circonstances mais c’était probablement le meilleur candidat pour lui rentrer dedans avec une bagnole. Il ne manquait plus que des ballons et des confettis ne sortent du capot pour fêter la coïncidence. Avant même que la discussion ne continue, le prêtre s’était mis à l’idée de le transporter jusqu’à sa voiture. En chemin, l’hybride loucha dans le vide, ne comprenant pas comment un simple prêtre pouvait le soulever ainsi. Il était maigre, oui, mais pas si léger. Le garçon avait l’impression de voler sur le dos d’un ange. La douleur le sortit à nouveau de ses pensées alors que son épaule s’était de nouveau agitée comme si elle était possédée. Il maintenu son bras contre son torse pour diminuer les peines causées par le déboitement et il gémit lors de la manœuvre pour l’installer sur la banquette arrière. La voiture sentait la poussière et les restants de nourriture. Un véritable accueil. Une fois le moteur démarré, Rafael préféra garder le silence. Il n’avait absolument pas envie de parler. C’était la première fois qu’il était accompagné lors de son numéro de cirque et il y avait bien une raison pour cela. Le trajet fut mouvementé. Mattias conduisait bien mais le corps de Rafael ne coopérait pas. La malédiction s’en était prise une fois de plus à son dos, faisait craquer vertèbre après vertèbre comme si elle s’amusait à jouer du piano avec ces petits os. La douleur était insupportable, Mattias dû endurer des hurlements déchirants à plusieurs reprises tout au long de la route qui semblait interminable. À l’écoute des sons qui sortaient disgracieusement de cette voiture, Rafael comprit que Mattias lui faisait référence en l’appelant la vieille Fanny. Les vickings avaient probablement mis le pied sur ses pédales. Le tas de ferraille devait avoir au moins deux milles ans. Merci, Dieu ! La voiture s’arrêta finalement à destination. L’hybride fut accueilli par une paire de menottes qu’il dévisagea un bon moment. Mattias n’avait pas menti. Il trimbalait des menottes sur lui. C’était un fou bien équipé. Rafael avait simplement hoché la tête, compréhensif, tandis que son ami lui enfermait les mains dans des petits anneaux métalliques inconfortables. Au moins, il prenait des précautions. Elles étaient inutiles, mais il les avait prises. Un point pour Gryffondor.

L’attente sur le sofa fut reposante. Enfin, son ami l’avait laissé seul pour un moment. L’hybride avait honte. Très honte. Il aurait payé des milliers pour que cette situation n’arrive jamais. Le monstre en lui s’était présenté à un homme de Dieu. Même si ce dernier ne semblait pas le moindrement surpris par les événements, Rafael était terrassé par l’humiliation. Jamais personne ne l’avait vu à un niveau si bas, lui qui faisait toujours en sorte de garder la tête haute et d’avoir fière allure. L’appartement de son ami était confortable. Il n’était pas bien grand, ni très luxueux. Le prêtre semblait vivre avec le minimum, c’était une bonne qualité. Il ne fallait pas oublier que son salaire ne devait pas être très impressionnant. Mais c’était déjà ça, il avait quatre murs et un sofa, sans oublier la vieille Fanny. FUCK. Ses poignets avaient décidé d’entrer dans la danse. Leurs os s’étaient complètement fracturés, un morceau pointu était venu déchirer la peau, faisant couler la première goutte de sang au travers des menottes. Par réflexe et par respect, Rafael avait déplacé sa nouvelle blessure au-dessus du plancher pour faire en sorte qu’il ne tache pas le tissu du sofa. S’il était pour gâcher la nuit de son ami, il n’allait pas en faire plus en gâchant ses meubles. Très dommage qu’il n’ait pas remarqué que sa colonne vertébrale avait aussi coupé sa peau à plusieurs endroits dans son dos et que le canapé était déjà souillé. Comme s’il avait oublié qu’il avait de la compagnie, le garçon sursauta légèrement en voyant le prêtre se rapprocher de lui. Il serra les dents en comprenant qu’il allait encore une fois le soulever. Il se laissa transporter vers la chambre sans un mot, n’ayant absolument pas le désir de s’expliquer. Il souffrait déjà bien assez physiquement.

Ce ne fut pas long avant que Rafael ne remarque l’étrange décoration sur les murs, lorsque la lampe de chevet fut allumée. Tous ces dessins, ces schémas et ces journaux ne provenaient probablement pas d’un magasin de tapisserie. Les yeux du garçon se mirent à scruter chaque papier tandis qu’il se repositionnait plus confortablement dans lit, sur le dos. C’était la meilleure position pour oublier la douleur, même si cette dernière le forçait très souvent à se replier sur lui-même. Mattias n’était pas un prêtre normal et cette chambre le prouvait. Il semblait en connaître beaucoup sur un monde dont même Rafael ignorait l’existence. Ces dessins ne représentaient rien de naturel. Alors que son regard déviait vers l’autre mur, il pu remarquer, au passage, que le prêtre était torse nu. Il fronça les sourcils en observant ses muscles bien sculptés, muscles qu'il ne partageait probablement pas avec ses confrères religieux. Ses bras étaient larges, puissants. Il avait une carrure de guerrier. Quelque chose donnait l’impression à Rafael qu’il ne faisait pas que tremper son doigt dans l’eau bénite et manger des hosties dans ses temps libres. Son attention se tourna à nouveau vers sa douleur qui avait recommencée de plus bel. Ses phalanges se cassaient, ce n’était pas un beau spectacle à voir. Bientôt, les cicatrices qu’il avait toujours cachées sous des gants épais se rouvrirent, laissant apparaître des os coupants trempés de sang. Un juron se glissa hors de ses lèvres tandis qu’il utilisait toutes ses forces pour retenir ses cris.  L’appartement n’était clairement pas bien isolé, il ne voulait pas alerter les voisins. À plusieurs reprises, lorsque la douleur était trop forte, ses yeux se coloriaient à nouveau de ce doré mystérieux. Rafael faisait de son mieux pour garder son apparence humaine, n’appréciant pas que son ami puisse voir la bête qui se cachait derrière un masque. La serviette humide que Mattias pressa contre son front le fit soupirer. Il le remercia d’un simple regard qui semblait en dire beaucoup.

- Je n’ai besoin de rien. Je suis habitué. Ça arrête en quelques… heures. Mais sache que je ne suis plus dange…

FUUUUUUUUUUCK ! Le mal s’attaquait à sa cage thoracique. Jamais Rafael ne s’en était jamais sorti sans qu’une ou deux côtes ne transpercent légèrement son torse. Il avait des cicatrices en forme d’ailes d’ange sur sa poitrine. À ce moment précis, il sentait ses os se broyer sans éviter de perforer un de ses poumons. Son souffle devin saccadé, il peinait à respirer. Le jeune homme tenta de se calmer tandis que l’avant de son t-shirt se tachait progressivement d’un liquide rouge, comme une tache d’encre. Il regarda le plafond un moment en se concentrant sur son poumon intact. Il allait perdre conscience si le deuxième prenait aussi cher que le premier. Lorsque la souffrance offrit une pause au martyr, ce dernier rabaissa sa tête et observa à nouveau celui qui l’accompagnait contre son gré. Il avait l’impression de se faire regarder par une divinité. Une question trottait dans sa tête : le voyait-il comme un monstre ou comme une victime? Lors de leur discussion durant leur première rencontre, Mattias lui avait donné l’impression qu’il se souciait également de tout le monde. Ce souvenir lui fit un baume sur le cœur. Son ami était sûrement là pour l’aider et non pour le juger pour des pêchés qu’il n’aura jamais volontairement commis.      
   
- « Qu’est-ce que tu es ? Tu n’es pas un démon. Tu ne ressembles aucunement à ceux que j’ai vus. Est-ce que tu souffres toujours autant quand ça t’arrive ? »


Sa première réponse fut de grimacer en détournant son attention. Il n’avait plus aucun doute : le prêtre avait côtoyé un monde inconnu à ce jour. Il avait parlé de démons. Rafael n’en était pas un. Du moins, il ne pensait pas en être un. Par défaut, un démon, dans le sens religieux du terme, est un ange déchu. L’hybride n’était pas tombé du ciel après s’être révolté contre Dieu. Il n’était victime que d’un simple accident qui l’aura placé dans une mauvaise situation. Il répondit d’un ton calme et asséché :

- Je ne pense pas être un démon, en effet.

Il marqua une pause tandis qu’une quinte de toux le bousculait. Il se reprit sur lui-même puis continua :

- Tu insinues que cela m’arrive souvent. Que ça fait partie de ma vie. Je serais étonné de savoir ce qui fait partie de ta vie, à toi.

Il pointa du menton les murs ensevelis de papiers, de recherches. Le prêtre possédait un secret. Peut-être que les deux amis avaient beaucoup plus de points en commun qu’ils ne l’auraient imaginé. Cette chambre le prouvait.

- Mon petit doigt me dit que ce ne sont pas que tes valeurs qui diffèrent de celles des autres prêtres. Tu sembles avoir des loisirs intéressants.

Le garçon gloussa avant de laisser sa tête tomber sur le côté. Il observa ses mains qui étaient dans un triste état. Ces dernières lui rappelaient à quel point la vie était fragile, même lorsque nous avons le cadeau de l’immortalité, aussi erroné que cela puisse paraître. Un prochain craquement au niveau de son cou fut si brutal que Rafael fut forcé à se dresser. Ses crocs se déployèrent en même temps. Il était maintenant assis dans le lit, les mains menottées posées contre son torse. Avec un poumon perforé, le sang s’était mis à envahir sa gorge. Il toussa violemment, crachant plusieurs gouttes de sang sur les serviettes. Sa toux était devenue incontrôlable. Ses poumons semblaient vouloir assassiner leur propriétaire.  
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Ouais, ok ce n’était peut-être pas le scénario que je m’imaginais pour mon vendredi soir. On oublie le football après l’exorcisme, hein ? Putainnn… Et puis ses cris quoi. Loué soit le ciel pour l’invention des murs insonoriser. Sans quoi ma voisine aurait pu penser que je faisais partie d’un club BDSM. Je ne savais pas trop comment agir. J’étais tétanisé devant ce spectacle qui semblait venir tout droit d’un film d’horreur.

- « C’est bien que tu ne sois pas un démon. On peut laisser aller les menottes dans ce cas.»

Des sons. Des craquements. C’était une vision des plus troublantes que de voir les côtes d’une personne sortir de leur propre gré de sa cage thoracique. J’ignorais combien de temps s’était écoulé depuis le début de sa transformation et le retour à la maison. Tout ce que je savais c’est que j’étais crevé et que cette nuit était loin d’être terminée. Finalement, le jeune garçon avait profité d’un moment de répit pour me répondre. Je l’avais vu grimacer à ma question comme si elle lui laissait un drôle d’arrière-goût dans la bouche. J’avais arqué un sourcil pas du tout impressionné, la stratégie de l’évitement ? Ça marchait peut-être quand vous étiez politicien, mais avec moi ce n’était pas du tout ça.  

- « Je ne pense pas que c’est ta première fois. Alors t’es quoi au juste ? Une sorte de Rougarou moderne ? »

Oui parce que passé 1 h du matin j’étais perspicace aussi. J’avais toussé, un peu gêné, bravo Mattias, hein, pour la discrétion c’était foutu. En même temps, je me trouvai quand même devant un type dont les organes essayaient de reproduire Prison Break et qui avait les yeux aussi dorés que les petites lucioles qu’on apercevait parfois près des marais. J’avais jeté un vague coup d’œil autour de nous avant de hausser les épaules avec nonchalance.

- « En effet. Je suis exorciste. Je botte des fesses de démons pour vivre. Bon maintenant que c’est dit on peut se concentrer sur toi, mon garçon. »

À peine avais-je prononcé ces mots que le jeune homme se mit à tousser violemment. Inquiet je m’étais approché du lit et avait tracé des cercles dans le dos (tout en faisant gaffe à sa colonne) du brun pour essayer de soulager ses souffrances. Pas très utile, mais c’était tout ce que je pouvais faire pour l’aider. Puis une fois qu’il avait cessé sa quinte de toux, je m’étais empressé d’aller chercher une serviette d’eau froide pour nettoyer le sang sur son visage. Une fois dans la salle de bain j’avais croisé mon regard dans la glace et j’avais figé. Des poches immenses en dessous des yeux, des cheveux en batailles et un air las. Terriblement las. J’avais envie de dormir et de ne plus jamais me réveiller. J’avais ouvert le robinet en songeant que j’étais chanceux que ma mère avait bien voulu me donner ses horribles rideaux pourpres. Sans quoi tout le quartier aurait pu croire que je m’adonnais à des ébats nocturnes avec mon jeune amant qui aimait bien crier. Chassant ses pensées d’un revers de la main j’étais retourné dans la chambre. Sans préavis, je m’étais assis sur le lit et m’étais penché afin d’éponger délicatement son visage tout en évitant de passer trop près de sa bouche. J’avais vu quel genre de canine Rafael possédait et je n’étais pas très chaud à l’idée de m’y frotter. Chacun de mes mouvements était court et précis. Je ne comptais plus le nombre de fois où j’avais dû faire la toilette d’un de mes patients. Une fois certain que le brun n’était plus couvert de son propre sang je m’étais de nouveau levé au plus grand damn de mon dos qui avait commencé à me faire regretter le jour de ma naissance. Avec difficulté, je m’étais dirigé vers ma commode pour en sortir un t-shirt que je mettais souvent. Sur le devant, il était écrit : « J’ai plus de poils que Chewie ». C’était un paroissien qui m’avait offert ce t-shirt le jour de mon anniversaire sachant à quel point j’affectionnais particulièrement Star Wars. Puis j’étais retourné au chevet du brun pour lui ôter ses menottes.

- « Je vais t’aider à retirer ton chandail d’accord ? Je ne veux pas que tu bouges tu pourrais te faire plus mal.»

J’avais agrippé le rebord de son t-shirt et avec douceur avait commencé à le tirer vers le haut. Toutefois, je m’étais arrêté à mi-chemin les yeux fixés sur le torse mutilé du jeunot. Des balafres, du sang qui ruisselait à profusion. J’avais l’impression de voir un champ de bataille de la Deuxième Guerre mondiale gravée sur la poitrine d’un homme. J’avais lancé un juron dans ma langue maternelle avant de lever un regard horrifié vers Rafael.

- « Bordel, comment fais-tu ? Dis-moi que ce n’est pas toujours comme ça ?»


Quel genre d’existence avait menée le jeune homme pour être couturés ainsi ? Quel genre de personne arrivait à traverser autant de souffrances tout en gardant la raison ? Qui ?! Je m’étais dépêché de lui retirer ses vêtements et avait accouru chercher ma trousse de premiers soins. J’avais sorti les bandelettes de tissus. Je ne possédais pas d’expertise médicale, mais je savais que perds autant de liquide vital n’était pas très bon. Même si on était un Rougarou ou autre créature sordide. J’avais jeté un regard interrogateur vers le garçon, avant de découper des bandes. Après de nouveau avoir passé la serviette d’eau froide, je m’étais mis à emballer le brun dans les bandages. J’essayais de toucher le moins possible le plus jeune sachant qu’il n’était pas super confortable avec les contacts physiques. C’est quand mes doigts effleurèrent accidentellement sa peau que je remarquai qu’elle était glacée.








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Rafael
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J'ai 25 ans et je vis en Nouvelle-Orléans, Lousiane. Dans la vie, je suis un hybride détraqué et je m'en sors avec l'humour. Sinon, grâce à ma malchance, je suis célibataire et je le vis plutôt bien.

Rafael est un hybride (mélange entre un vampire et un loup-garou) qui a été victime d'un accident rendant son état de créature fantastique complètement détraqué. Il doit se nourrir de sang mais, lorsqu'il le fait, il entre dans une transe de torture psychologique puis physique. Son corps est complètement marqué par des cicatrices qui témoignent de la douleur qu'il ressent à chaque fois qu'il boit une goutte de sang.  



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Si seulement tout s’était passé comme prévu. À cette heure précise, s’il n’avait pas dérapé, il serait confortablement couché dans son lit, accompagné d’une belle fille qui aurait la tête posée contre son épaule. Il pourrait jouer dans ses cheveux et humer leur odeur de framboise. Il pourrait expérimenter ce que n’importe quel homme dans la vingtaine espérait faire de ses journées libres : se réveiller aux côtés d’un rayon de soleil. Malheureusement, sa bêtise l’avait conduit vers le lit d’un prêtre. Il y avait probablement un meilleur moyen de profiter de son vendredi. En comprenant qu’il n’allait pas réussir à éviter de parler de son cas, il soupira et se contenta de fixer le plafond. Il était coincé là. Mais il en devait bien une à Mattias; il l’avait caché chez lui, loin des yeux curieux qui auraient préféré appeler la police. Si le prêtre n’avait pas le conducteur de Fanny, Rafael serait déjà rendu la vedette d’un cirque.

- Un Rougarou ? Je ne sais pas ce que c’est.

Pourtant, il en connaissait des créatures mythiques. Ce Rougarou n’éclairait aucune de ses lanternes. Il inspira profondément pour reprendre son souffle et il fit claquer sa langue contre son palet, comme s’il désirait s’empêcher de rouvrir la bouche. Toutefois, le prêtre allait bien l’apprendre un jour ou l’autre. Il valait mieux que ce soit maintenant.

- Voilà quelques semaines, j’étais un loup-garou.


Il marqua une pause en observant sa réaction. Cette créature nourrissait tant d’histoires, il n’avait aucun doute : Mattias connaissait ce serviteur de la pleine lune.

- Puis, je suis mort. Une balle en plein crâne.


Il imita le flingue contre son front avec sa main. Il avala, se crispa en se rappelant le choc de la balle puis toussa légèrement pour balayer son malaise. Ce qu’il allait lui dire allait complètement changer sa vision du monde. Mais bon, sa vision avait bien été changée depuis qu’il avait vu un homme encore respirer après s’être fait casser la colonne vertébrale en deux.

- Je me suis réveillé plus tard. J’avais du sang plein la bouche. Un vampire m’avait réanimé. Et, dans ce monde de fou, je me suis relevé comme si jamais on ne m’avait assassiné (Il se mordit la lèvre inférieure). Je ne sais pas ce que je suis, Mattias. Tout ce que je sais c’est que je dois boire du sang pour pas crever. Et quand je le fais… Tada !

Il ouvrit les bras, comme pour se présenter. Il regretta rapidement ce geste qui ralluma sa douleur à l’épaule. Le choc l’obligea à se crisper à nouveau dans un gémissement. Lorsque le prêtre avoua sa vocation, le jeune homme ne put s’empêcher de le dévisager longuement. Un exorciste ? Il savait qu’un exorciste avait la tâche de libérer les corps de démons parasites. Mais les démons n’existaient pas, non ? Ses yeux se mirent à balayer les murs recouverts de paperasses. Il souffla puis regarda à nouveau Mattias.

- Hé bien. On a des points en commun, c’est génial, ça. C’est pour ça, les menottes.

Il réfléchit un instant, les paupières plissées. Puis, comme s’il eut un éclair de génie, il s’exclama :

- La blessure à ton front. J’étais sûr que tu savais te battre. Si j’étais toi, je trouverais une autre raison qu’une attaque de meuble pour expliquer tes bandages.  

Il sourit honnêtement, laissa un petit rire s’échapper de sa gorge puis reposa sa tête contre l’oreiller en soupirant. Il avait tant d’autres questions mais ce n’était pas le meilleur moment de les poser. Sa gorge lui brûlait énormément depuis qu’il avait commencé à discuter. Mattias s’était rapproché de lui pour venir le consoler en caressant son dos. Ce contact lui fit l’effet d’un baume sur ses plaies. D’un simple regard, il remercia l’homme, n’en croyant pas ses yeux. Jamais il n’aurait pensé que la première personne qui découvrirait son état soit aussi courageux. Il n’avait aucune peur dans les yeux, signe qu’il avait vu beaucoup de choses horribles tout au long de sa vie. Rafael n’était pas son premier patient. Lorsque le prêtre sorti de la pièce, le garçon en profita pour fermer les yeux et se reposer un peu, en essayant d’oublier la douleur. Il resta assis sur le lit, le dos courbé vers l’avant, les bras croisés sur ses genoux et le front collé contre eux. Il serrait les dents pour s’empêcher de faire le moindre son. Il releva sa tête en entendant le son des pas qui se rapprochaient de lui à nouveau. Il laissa son ami laver son visage sans rien dire, mais en le fixant. Il avait envie de lui parler à nouveau mais aucun mot ne pu se formuler. Il se laissa faire comme un enfant à qui on enfilait un pyjama. Lorsqu’il fut libéré des menottes, il se massa les poignets avec le peu de doigts qu’il lui restait. Devant le juron que le prêtre venait de lancer, Rafael gloussa.

- Ça ne doit pas être très beau si j’ai réussi à te faire sacrer. Tu es un prêtre modèle, je ne vais plus jamais l’oublier. Mais, voilà huit semaines que j’essaye d’éviter de passer par cette souffrance. Je n’ai pas encore trouvé de solution. Si tu en as une, vas-y, je suis tout ouïs.

Puis, le regard vide, il se mit à songer à quelque chose tandis que Mattias s’occupait de ses coupures. Il le laissa l’enrouler dans les bandages; il allait devoir les retirer pour se coudre lorsque tout cela serait fini mais, si ça lui faisait plaisir, pourquoi pas. D’une voix très faible, comme s’il était honteux, l’hybride tenta :

- Il y a une chose que je n’ai pas pu essayer… (Il attendit que le prêtre le regarde dans les yeux pour continuer) Je n’ai jamais… bu de sang pendant cette transition…

Il interrogea son ami du regard en se mordant la lèvre. Il avait du mal à y croire : il venait réellement de demander à un prêtre s’il pouvait avoir un peu de sang. Il ajouta, sans le laisser répondre :

- Tu n’as qu’à m’attacher au lit comme tu as dit. Je ne pourrai rien te faire si ça ne fonctionne pas comme prévu…

Un puissant craquement lui fit dresser le dos à nouveau. Il envoya violemment son coude dans les dents du prêtre. Aussitôt, il surpassa sa douleur et se tourna vers sa victime avant de dire à répétition, en ne sachant pas quoi faire de ses mains :

- Désolé, désolé, désolé !
 

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J’avais envie de pieuter. De m’écrouler dans mon lit et de ne plus jamais le quitter. Seulement, il y avait un léger souci. Sur mes vieux draps maintenant recouverts de sang se trouvait le tout dernier pokémon que j’avais capturé. J’ai nommé : Rafael. Qui apparemment ne savait pas ce qu’était un Rougarou. J’avais froncé les sourcils confus avant de me rappeler que le jeune homme n’était pas originaire de la Louisiane.

- « Selon le mythe le plus courant, le Rougarou est humain durant la journée où il fait bien attention de ne pas révéler sa malédiction de crainte d’être tué. La nuit, il se transforme en humanoïde avec la tête d’un loup et sa malédiction ne se termine que lorsqu’il verse le sang d’une victime humaine. Selon certaines versions, une telle créature chasserait les catholiques qui briseraient le carême et quiconque brise le carême sept ans d’affilée se voit transformé en rougarou. »

Et voilà que ce même jeune homme me confiait avoir été un loup-garou il y a peu. Au passé... Il n’était donc plus un loup-garou ? Cette histoire me laissait franchement dubitatif et je m’étais inconsciemment avancé pour écouter son récit de plus près. Il fit une pause, semblant jauger ma réaction. J’étais rendu à ce stade de ma vie, où la réalité me paraissait tellement dérisoire, que je ne lui accordais plus autant d’importance qu’avant. Le manque de sommeil ne devait pas vraiment aider non plus. Il aurait très bien pu m’annoncer qu’il était un gnome farceur et je l’aurais cru. Un ancien loup-garou, était-ce à l’origine de ces terribles pupilles fauves que j’avais pu apercevoir plus tôt dans la soirée ? Et puis voilà qu’il me disait qu’il était mort. Un loup-garou, mort vivant ? De mieux en mieux. Je préférais l’idée du gnome. On aurait dit un mauvais film. Suite à cela, j’eus droit à une longue explication concernant sa réanimation. Un loup-garou, mort-vivant, vampire ? Woah Jackpot. J’étais presque sûr qu’avec tout ça je me faisais excommunier. Oh et puis bon, de toute manière j’étais déjà dans la merde jusqu’au cou. Qu’est-ce que ça changeait ? Dans un mouvement extravagant, il avait ouvert les bras pour se présenter, seulement pour se mettre à gémir de douleur après. Un peu inquiet, mais aussi un brin exaspéré j’avais demandé :

— « Donc, le sang est ton unique source d’alimentation ? Et ce sang doit absolument être d’origine humaine n’est-ce pas ? Dû à ta moitié vampirique sans aucun doute. »

Dommage, le voisin d’en dessous, pratiquait le satanisme et gardait régulièrement du sang de porc dans son frigo. Cela aurait pu s’avérer utile.

- « Quand, tu te nourris, ton corps se rebelle contre ce que tu avales ? Qu’est-ce qui peut expliquer cela ? Les loups-garous peuvent se nourrir de la chair humaine non ? »

J’avais passé ma main sur mon front. Le manque de sommeil, le stress, mais surtout l’impuissance avait commencé à se manifester de manière physique. Des creux qui n’étaient pas là auparavant, l’apparition de nouveaux cheveux blancs. J’avais l’impression d’avoir pris 10 ans en l’espace de quelques mois seulement. L’hybride avait fait une expression ahurie face à ma déclaration et j’avais haussé un sourcil.

- « C’est quoi cette tête ? Ce n’est pas moi qui suis un ex-loup-garou devenu vampire hein ! »

En le voyant balayer la pièce du regard j’avais souri amuser :

– « Tu aimes la déco ? »


J’avais acquiescé avant de plonger mes yeux dans les siens et de dire d’un ton pince-sans-rire :

–« Non, les menottes c’est pour mon club BDSM. »

J’étais crevé et j’avais envie de faire des vannes pour détendre l’atmosphère. J’avais éclaté de rire en l’entendant faire allusion à mon excuse bidon pour expliquer la blessure sur mon front.

–« Haha. Pourtant mes paroissiens n’y ont vu que du feu. Mais je prends en note ta suggestion ! »

Je m’activais autour du garçon ne perdant pas une minute. J’avais froncé les sourcils, j’étais navré d’apprendre toutes les souffrances qu’il devait traverser quotidiennement, seulement pour vivre. Alors que je continuais d’enrouler le jeune de bandages, celui-ci se remit à me parler. J’avais levé ma tête vers lui et j’étais resté bouche bée devant cette suggestion. Mon sang ? Il voulait que je lui offre mon sang.

– « Je — je…. »

Puis ces horribles craquements avaient recommencé. Et j’avais reçu le coude du garçon en pleine gueule. J’avais reculé de quelques pas et agrippé les rideaux pour éviter de tomber à la renverse. Aussitôt, ma main s’était portée à ma bouche. Ma lèvre avait fendu sous la force de l’impact. Du sang. Il y avait du sang. Ignorant les excuses du plus jeune j’avais attrapé les menottes sur la table de chevet, avant de les lancer dans sa direction.

–« Menotte-toi au lit. On va essayer. J’espère seulement que ça calmera tes souffrances. »

Une fois certain le garçon était bien menotté au lit. Je m’étais approché de celui-ci et m’étais assis sur le lit. Ne sachant pas trop comment procéder j’avais regardé le brun complètement pris au dépourvu. Ma main avait caressé ma lèvre endolorie et j’avais fait bien gaffe à ne pas laisser s’échapper une seule goutte de sang.

– « Je ne suis pas certain de savoir comment faire… »

Au mieux, c’était gênant. Au pire, c’était dangereux. Dans les deux cas je me trouvais dans une situation inconnue et possiblement risquée. Je ne voulais pas empirer le cas de Rafael... Toutefois, une découverte signifiait que celui-ci pourrait vivre une vie normale. Du moins, aussi normale que la vie d’un loup-garou/vampire pouvait l’être.



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Rafael est un hybride (mélange entre un vampire et un loup-garou) qui a été victime d'un accident rendant son état de créature fantastique complètement détraqué. Il doit se nourrir de sang mais, lorsqu'il le fait, il entre dans une transe de torture psychologique puis physique. Son corps est complètement marqué par des cicatrices qui témoignent de la douleur qu'il ressent à chaque fois qu'il boit une goutte de sang.  



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La Nouvelle-Orléans avait sa propre version du loup-garou. On ne pouvait pas le nier : le rougarou et le loup-garou étaient similaires. Seulement, l’un d’eux prenait naissance dans la religion. Ce n’était alors plus une surprise pour Rafael de savoir que Mattias connaissait cette légende. L’hybride ne pu s’empêcher de sourire un peu bêtement avant de marmonner :

- C’est une chance que je ne sois pas catholique, alors.  

Impressionnant, ce prêtre. Il écoutait parler une créature surnaturelle sans broncher le moindrement. Il s’était même rapproché, comme s’il se faisait raconter une histoire par un conteur talentueux. À ce point, il n’était plus surpris. Il savait bien se défendre contre des démons. Du moins, il faisait de son mieux. Toutefois, il ne pouvait s’empêcher de déduire que les démons étaient probablement des créatures moins puissantes que les vampires. La blessure qui décorait le front de Mattias quelques semaines plus tôt aurait été fatale si elle avait été administrée par un vampire. Non ? À ce moment, Rafael ignorait la douleur. Il était bien trop familier avec elle.

- Il m’arrive de boire du vin, aussi. Mais je ne pense pas que c’est très nourrissant…

Un sourire moqueur se dessina sur ses lèvres puis il haussa simplement les épaules, un peu perdu. Il n’avait jamais essayé de boire du sang animal. À ses yeux, le sang était du sang. Simplement, il secoua la tête, symbole de négation :

- J’aime tes déductions, Père. On dirait que tu as étudié le surnaturel à l’école. Je ne serais pas surpris si tu m’affirmais que c’était le cas. Je ne veux pas te décevoir mais je ne sais vraiment pas ce qui pousse mon corps à réagir ainsi. Ma seule théorie, c’est la balle coincée dans mon crâne. Elle m’empêcherait de fonctionner normalement. Ça voudrait dire que je peux stationner ma voiture sur les places réservées aux personnes handicapées.

La suite de la conversation le fit sourire. Ils étaient là, deux hommes vivant dans un monde qui ne leur appartenait pas mais qui arrivaient tout de même à en faire des blagues. Rafael n’aurait pas pu tomber sur un meilleur prêtre. Finalement, il ne regrettait pas d’avoir de la compagnie pour passer cette épreuve hebdomadaire. Même si ses os se brisaient et que sa peau se déchirait lentement, il passait un bon moment. Probablement l’un des meilleurs qu’il avait passés depuis son arrivée forcée en ville. Il secoua la tête, amusé, lorsqu’il lui demanda son avis sur sa décoration. Non, il n’aimait pas ça. Il resta tout à fait sérieux lorsque le mot BDSM fut prononcé. Il hocha la tête d’un air compréhensif puis déclara, dans le plus grand des sérieux :

- Je comprends parfaitement. Chacun ses goûts. Je ne dirai rien à la paroisse. Promis.

Il répondit à ses dernières paroles par un simple clin d’œil complice. L’hybride n’était pas plus à l’aise que Mattias de lui demander un peu de son essence de vie (je te laisse avoir des idées louches). Bien évidemment qu’il préférerait ne pas le blesser davantage. Il venait déjà de lui fendre la lèvre avec un simple coup de coude incontrôlé. Sa véritable force, il ne lui avait jamais dévoilé. Il savait qu’une simple paire de menottes n’allait pas tenir longtemps si jamais l’expérience tourne mal. Mais, il savait se contrôler de mieux en mieux, il ne craignait pas pour le prêtre. Dans le pire des cas, l’absorption de sang allait simplement recommencer le cycle de souffrance. Dans le meilleur, tout allait redevenir comme avant et, en bonus, Rafael se sentirait mieux que jamais. Il n’avait jamais but de sang à la source, mis à part pendant le début de la soirée. Mais, à ce moment, la quantité avait été infime. Il attrapa les menottes qu’on venait de lui lancer puis, en s’excusant à nouveau du regard, il remercia Mattias pour sa bravoure. Vraiment, il était impressionné. L’hybride se coinça le poignet droit dans la première menotte puis, en gémissant faiblement, il accrocha la deuxième au pied du lit. Le moindre effort faisait craqueler ses os. Il avait l’impression qu’un petit feu crépitait en dessous de ses muscles. Une fois bien sécurisé, le jeune homme tenta de se redresser pour s’adosser à la tête du lit. Il jeta un regard discret à Mattias qui essayait de cacher le sang à ses lèvres. C’était complètement inutile : il le sentait. Alors, pour détendre l’atmosphère, il ne pu s’empêcher de prendre un air innocent et de dire :

- Tu as deux choix. Soit je suce ta lèvre, soit tu me donnes ton avant-bras. Si j’étais toi, je prendrais la première option.

Il marqua une pause puis reprit exactement les mêmes paroles qu’il avait dites plus tôt :

- Je ne dirai rien à la paroisse. Promis.

Alors, pour montrer qu’il blaguait, il pointa son poignet sur son propre bras afin de lui montrer là où c’était le plus facile de planter des crocs sans faire trop de dégâts. Et sans que ça ne créer trop de gêne entre les garçons.                  
           
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Dracoola
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Mattias Ortiz
J'ai 31 ans et je vis en Nouvelle-Orléans, Louisiane. Dans la vie, je suis prêtre et exorciste le soir et je m'en sors très bien/pas bien ça dépend de mon humeur. Sinon, grâce à mon voeu de célibat, je suis célibataire et je le vis plutôt bien.




Alfonso Herrera ©️ Naomi13




Dire que j’avais chaud était un euphémisme. Des mèches de cheveux étaient plaquées sur mon front et de la sueur ruisselait le long de mes tempes. De mon dos. De mes bras. Les chutes du Niagara version humaine et hispanique. À ce moment-là, l’expression : volaille dorée et cuite à point aurait été nettement plus appropriée. J’avais souri faiblement à la boutade du plus jeune. Étrange qu’un athée se lie d’amitié avec un prêtre. Comme quoi c’était nos différences qui nous rassemblaient. Et puis j’avais toujours eu la côte avec les plus jeunes, j’étais un grand adepte de la méthode : Jesus is your best bro. On faisait difficilement plus cool que moi comme prêtre. Le Rougarou, quand j’étais petit j’en avais terriblement peur. Évidemment, la légende du Rougarou avait surtout été utilisée pour envoyer les petits garçons désobéissants à la messe. Comme quoi dans le bayou les histoires n’étaient pas très éloignées de la réalité.
J’avais envie de me rouler en boule et de dormir sur le plancher. De ne plus jamais me réveiller.

- « Ce n’est peut-être pas nourrissant, mais ça fait du bien. Là, tu vois, je ne dirais pas non à une coupe de vin si seulement j’y avais le droit. »


Ah ouais, l’alcool. En dehors du vin de messe, c’était défendu. Ça et le sexe. Au moins, j’avais toujours la permission de jouer au ping-pong, c’était déjà bien.
Un rictus moqueur avait frayé son chemin sur le visage du brun et j’avais arqué un sourcil, curieux d’entendre ce qu’il avait à dire. Il avait haussé les épaules. Comme s’il s’en fichait. Comme si ça lui passait par-dessus la tête. Mais, c’était faux. Cela ne pouvait être que de la frime. Une mascarade. Une allure désinvolte qu’il aimait se donner. Parce que c’est bien mieux de souffrir en silence et de faire semblant qu’on a la situation en main que d’admettre que l’on souffre et que l’on a besoin d’aide. Il enchaina avec des blagues sur comment il pensait que j’avais étudié le surnaturel et tout ça. Je l’écoutais à peine, j’étais resté bloqué sur « ma seule théorie ». Le jeune homme devait avoir essayé quelques trucs pour améliorer sa situation… Non ? N’importe qui voudrait réduire leurs souffrances, trouver une solution pour rendre leur existence moins pénible. Est-ce que Rafael avait épluché toutes ses théories ? Avait-il baissé les bras et accepté bêtement son sort ? Songeur, j’avais lancé :

– « J’aimerais te rappeler que c’est nouveau pour moi tout ça. »

J’avais fait un geste vers lui pour appuyer mes paroles.

- « Il y a quelques années, je pensais que les monstres, les créatures de films d’horreur, les démons, c’était de la fiction. Et là, tu vois, j’ai 31 ans et j’apprends que Twilight en fait c’était vrai ? Que le monstre dans mon placard, il était vraiment là, en vrai. Donc tu m’excuseras si j’essaie de gérer mon choc en concentrant mon attention sur comment éviter que tu souffres autant pour vivre. »

Un soupir, une main pour essuyer mon front. J’avais envie de prendre une douche froide et de ne plus jamais en sortir. Putain de climatiseur pourri.

- « Alors, c’est la balle le problème ? Qu’est-ce qui arriverait selon toi, si tu parvenais à la retirer ? Et puis il y en a d’autres comme toi ? Question stupide pardon, tu es probablement le seul. Bon si jamais tu veux tenter le coup avec le sang de porc, mon voisin d’en bas se fera un plaisir de t’en donner. »

On plaisantait. Il devait être autour de deux heures du matin, mais on trouvait quand même le moyen de rire. Alors qu’en vrai ce n’était pas drôle. C’était loin d’être amusant. De toutes les situations possibles, j’étais tombé sur celle-là. J’avais envie de pleurer et de demander au seigneur pourquoi il aimait jouer avec mes émotions de plus en plus conflictuelles. D’un côté, j’avais envie de tout foutre en l’air et de prendre un ticket pour n’importe où sauf ici. D’un autre, j’avais envie de rester, d’aider ce garçon étendu sur mes draps. J’étais tellement crevé…
Puis, j’avais repris la situation en main. Comme à chaque fois que ça tournait mal. J’avais lancé les menottes vers Rafael. Puis j’étais venu m’asseoir sur le lit complètement obnubilé par la pensée qu’un loup-garou/vampire allait me sucer le sang. Complètement pris au dépourvu par la vanne du garçon j’avais éclater de rire. Puis, une fois de nouveau sérieux je lui avais tendu mon poignet. En plus d’être contre ma religion, c’était terriblement mal et pourtant je me fichais bien des répercussions. Mon altruisme serait probablement ma perte un jour. Enfin si ce jour n’était pas celui-là évidemment. La voix un peu chancelante j’avais lancé :

– « Vas-y amuse-toi si ça te chante. Par contre, tu vas devoir m’aider à trouver une excuse pour celle-là. »

Je ne savais plus trop quoi penser, en vrai je préférais ne penser à rien et espérer que ça marche. Je n’étais pas sûr de pouvoir sauver Rafael et je ne pensais pas que quiconque en serait capable à part lui-même. Mais si je pouvais adoucir son quotidien alors il pouvait bien me faire des tests de sang mensuels. Ça m’éviterait d’aller à l’hôpital. J’avais levé la tête vers le plafond de ma chambre ne désirant pas particulièrement voir le moment où le garçon allait planter ses crocs dans ma chair. Inconsciemment, je me mis de nouveau à fredonner ma chanson de Metallica. Ça me calmait. Qu’est-ce qui ne faut pas faire pour ses fidèles, pas vrai Mattias ?



LA MORT DES AMANTS


Usant à l'envie leurs chaleurs dernières | Nos deux cœurs seront deux vastes flambeaux | Qui réfléchiront leurs doubles lumières | Dans nos deux esprits, ces miroirs jumeaux. | FRIMELDA

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Waiting for the one. The day that never comes. ~ ♠ (Feat. El Mapartche)
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