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 Nul ami tel un frère, nul ennemi comme un frère (Moriarty)

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Le contexte du RP
Mise en situation

La situation
Regulus a découvert le plan du Seigneur des Ténèbres. Désabusé par la politique barbare du Lord, il a décidé de tout faire pour l'affaiblir. Quelques heures avant de se rendre dans la caverne, où il finira par trouver la mort, il a voulu revoir son frère. Il lui a donc donné rendez-vous, par le biais de Kreattur, dans une auberge de l'allée des embrumes. Les deux Black ne se sont pas parlé depuis que Sirius est parti vivre chez James Potter, à seize ans, et ne se sont pas revu depuis qu'il a quitté Poudlard. Partagé entre l'inquiétude qu'il ressent pour son frère et l'amertume qu'il garde à son égard, Regulus ignore ce que leur réserve ce tête-à-tête.

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Regulus
Black1

J'ai 18 ansxx ans et je vis à Londres, 12 Square Grimmaurd, Angleterre. Dans la vie, je suis un Mangemort et je m'en sors mal. Sinon, grâce à ma malchance, je suis fiancé et je le vis plutôt pas bien.

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La vieille horloge héritée d’il ne savait quel ancêtre sonna d’une manière tout à fait lugubre. Oh, elle avait toujours eu l’air lugubre mais, en ce soir de juin, elle semblait plus macabre que jamais. Les huit coups avaient retentis. Il était l’heure. Regulus lança un regard noir à l’horloge, comme si elle était responsable, d’une manière ou d’une autre, de la situation actuelle et, poussant un soupir long comme la mort, transplana.

Il se matérialisa dans un coin de l’allée des embrumes. Il ajusta sa capuche devant ses yeux, s’assurant de laisser son visage dans l’ombre. Regulus lança un regard autour de lui, mal-à-l’aise. L’endroit était un vrai coupe-gorge mais, pour la rencontre qu’il s’apprêtait à faire, c’était le lieu le plus discret. Ici, chacun était bien trop occupé avec ses propres secrets, ses propres problèmes, ses propres démons, pour aller s’intéresser à ceux des voisins. Ça avait été un peu moins vrai quelques temps auparavant. L’appât du gain avait rendu les habitants de l’allée des embrumes plus curieux, cherchant à repérer un né-moldu qui tenterait de se fondre dans la masse, pour s’empresser de vendre l’information aux mangemorts. Mais ils avaient rapidement compris que les mangemorts n’avaient aucun intérêt pour la populace de bas étage qui s’amassait dans les ruelles crasseuses et ils avaient cessés de chercher leurs bonnes grâces, désormais. L’allées des embrumes, c’était une zone de non droit, où Regulus, tout mangemort et tout sang-pur qu’il était, n’était pas plus protégé que le plus misérable moldu.

Regulus pris une grande inspiration, et se décolla du mur, avançant d’un air aussi assuré que possible. Il savait que, s’il avait l’air d’hésiter ne serait-ce qu’une seconde, il deviendrait une cible de choix pour les voleurs et les égorgeurs. Heureusement, il arriva sans encombre à l’auberge des Trolls enchainés. Il poussa la porte et ne put retenir une grimace dégoûtée devant l’odeur qui lui agressa les narines. Un mélange de sueur et d’alcool qui semblait incrusté jusqu’au plus profond des murs noircis par la crasse. Charmant décors, songea-t-il.

Il avait une grande envie de tourner les talons, transplaner et retrouver sa chambre aux couleurs de Serpentard. Il se força à avancer, cependant, laissant la porte se refermer derrière lui. La petite salle obscure était pleine à craquer. Regulus se força à ne pas dévisager les clients, mais il repéra avec certitude une harpie et un groupe de vampires. La plupart des clients étaient de toute façon comme lui, planqués sous leur capuche.

Il fendit la foule, rejoignant tant bien que mal le bar.

« Qu’est-ce que tu veux ? » Demanda le barman d’une voix bourrue.

Regulus dégluti. C’était la partie la plus incertaine de son plan. Il sortit sa main de sa cape, tenant une bourse qu’il présenta au barman. Ce dernier écarquilla les yeux de surprise en voyant les gallions contenus dans le petit sachet en cuir de dragon. Regulus ne lui laissa le loisir de l’observer qu’une demie seconde, avant de la faire disparaitre à nouveau sous sa cape.

«  Je vais te prendre une chambre. A vingt heure trente, un homme doit me retrouver ici. Tu l’accompagneras discrètement jusqu’à cette chambre. Si tu fais simplement cette petite chose, le contenu de cette bourse est à toi. Evidemment, je compte sur ta discrétion absolue. » Regulus avait tenté de prendre son ton le plus ferme, presque effrayant, comme Rabastan le lui avait appris. Mais il n’était pas réellement doué, pour ça. Il espérait, malgré tout, que l’appât du gain suffirait à acheter la coopération et la discrétion de l’employé.

« Si tout se passe bien, tu auras une deuxième bourse, aussi garnie que celle-ci. Qu’en dis-tu ? »

L’homme acquiesça, en silence, l’air un peu sonné. En se levant ce matin-là, il n’avait surement pas imaginé qu’un inconnu lui proposerait deux bourses pleines de galions. Toujours en silence, il contourna son bar, faisant signe à Regulus de le suivre. Il l’emmena dans un escalier en bois qui sentait le moisi, traversa un couloir à la tapisserie défraichie et finalement, lui indiqua une chambre dans laquelle Regulus se glissa, gardant toujours son visage masqué.

« Comment je saurais que c’est bien lui … ton gars ? » Demanda l’homme de sa même voix grasse.

Regulus y avait pensé, évidemment. Pas question que l’aubergiste se plante et lui ramène un mec qu’il ne connaissait pas.

« On l’appelle Patmol. » Répondit-il simplement

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Canis Major
Canis Major
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Lou

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Sirius Black
J'ai 21 ans et je vis à Londres, Angleterre. Dans la vie, je suis membre de l'Ordre du Phénix et je m'en sors très bien. Sinon, grâce à ma malchance, je suis célibataire et je le vis plutôt bien.

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AVAN JOGIA ©️NEBULA
« Celle-là, j’m’y attendais pas. » c’est la seule réaction dont tu es capable quand Kreattur se présente devant toi. Cet elfe de maison, tu le connais bien, mais tu ne l’as pas vu depuis ce qui semble être une éternité. Quand t’y repenses, tu as dû mal à te dire que tu n’es partie de la demeure familiale que depuis six ans. T’as l’impression que toute une vie est passé depuis. Pourtant, ça ne fait que cinq ans que tu as claqué la porte du Square Grimmault pour rejoindre la demeure des Potter. Cinq ans que tu as dû laisser ton frère entre les griffes de l’affreuse mégère qui vous servez de mère. C’est peut-être l’un de tes plus gros regrets. Souvent, tu te dis que tu n’aurais pas dû le laisser, que t’aurais dû l’embarquer avec toi, mais il était si jeune à l’époque et surtout déjà bien embrigadé par les idées débiles de ta génitrice. Ça n’empêche pas que tu regrettes. Tu ne t’attendais pas à avoir de ses nouvelles. Pour toi, Regulus avait tiré un trait sur ton existence au moment où Walburga t’a effacé de l’arbre généalogique qui trône dans son salon. Pourtant, Kreattur est bel est bien devant toi. « Maître Regulus souhaite que vous le retrouviez à cette adresse » il te tend un morceau de parchemin. Tu grimaces, sans trop savoir si c’est à cause de l’adresse ou de l’elfe qui te la tend. Tu n’as jamais apprécié Kreattur ou du moins, si tu l’as fait tu ne t’en souviens plus. Toujours prêt à cafter à ta génitrice, il t’insupportais à l’époque. Tu hésites un instant en posant les yeux sur l’écriture fine de ton frère. L’adresse, elle se trouve dans l’allée des embrumes. Autant dire que ce n’est pas l’endroit que tu préfères dans Londres. Tu ne sais pas trop si c’est une bonne idée que d’aller là-bas et si c’était un piège ?

L’Ordre du Phénix est devenue une seconde famille pour toi et tu as fini par te faire remarquer parmi ses rangs. Peut-être que l’autre taré se sert de ton frère pour t’attirer dans un piège. Cette idée te fait froid dans le dos. Tu soupires et tu ne te rends même pas compte que l’elfe a disparu. Tu te demandes si c’est une bonne idée de te pointer là-bas. L’idée tourne dans ta tête. Tu n’as pas eu l’occasion de voir Regulus depuis des années. Ton petit frère te manque. Ça vaut le coup de prendre le risque, non ? Tu tournes encore un petit moment, avant de finalement prendre ta décision. T’attrapes ta cape et la jette sur tes épaules. Quelques secondes plus tard, tu te retrouves à la limite entre l’allée des embrumes et le chemin de traverse. « Bon, quand il faut y aller, faut y aller. » ça ne sert à rien de repousser l’échéance. Tes doigts se saisissent de ta capuche et tu la remontes sur ton visage. Tu ne tiens pas à ce que l’on te voit ici. Tu traverses l’allée mal famée. Tu t’arranges pour ne pas attirer les regards, avant de t’arrêter devant l’adresse que l’elfe t’a laissé. L’auberge semble dans un état... précaire. L’odeur t’agresses les narines. L’hygiène, tu doutes qu’ils connaissent le mot ici. Tu te présentes au gars qui semble être le gérant de ce bouiboui. « On m’attend. » il te détaille un instant « Patmol ? » t’acquiesces, surpris que ce surnom ressorte ici. Il sort de derrière son comptoir et te fais signe de le suivre. Tu regardes autour de toi, un peu méfiant, mais tu acceptes de le suivre. Une fois devant la porte, tu frappes et t’attends qu’on vienne t’ouvrir. Tu te sens étrangement nerveux, à l’idée de revoir ton petit frère. T’espères que ça se passera bien.
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Regulus
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La porte se referma derrière le barman, et Regulus se trouva seul dans cette chambre misérable. Il laissa tomber sa capuche et, parcouru la pièce des yeux, à la recherche d’un endroit propre où déposer sa cape. Mais partout où son regard se posait, il ne voyait que crasse et poussière. Regulus soupira, et opta pour un dossier de chaise. De toute façon, vu la façon dont il comptait occuper la fin de sa soirée, cette cape risquait de connaitre pire traitement.

Débarrassé de sa cape, il porta un œil à sa montre. Il était en avance, Sirius ne devrait pas arriver avant vingt heures trente. Il avait donc encore quinze bonnes minutes devant lui. Regulus était nerveux. Il ne savait pas comment son frère allait réagir à son invitation. Après tout, Sirius était un membre actif de l’ordre du Phénix, particulièrement haït dans les rangs des mangemorts pour sa trahison envers sa famille. Regulus se doutait de ce que son frère pensait de lui. Il avait très certainement fait une croix sur lui, en même temps que sur le reste. Désormais, ils n’étaient plus que des étrangers. Des ennemis, amenés à se battre l’un contre l’autre. Sirius avait-il anéanti tout lien familial au point de profiter de cette invitation pour piéger son frère ? Regulus espérait que, malgré toute la haine et la rancœur de Sirius envers les Black, il aurait encore un minimum d’affection fraternelle. Suffisamment pour ne pas participer à l’assassinat de son propre frère.

Mais, Sirius allait peut-être tout simplement ne pas venir. Après tout, pour quelle raison se donnerait-il la peine de se déplacer ? Une simple invitation de son frère n’était surement pas une motivation suffisante pour qu’il sorte ainsi seul dans l’allée des embrumes, au risque de se faire intercepter par les mangemorts, ou de se faire attaquer par n’importe quel scélérat dans cette ruelle mal famée.

Et quand bien même il viendrait ? Regulus n’avait pas vraiment prémédité cette rencontre. Il avait décidé de lancer cette invitation à Sirius seulement quelques heures auparavant, lorsqu’il avait pris la décision de se rendre dans la caverne. Il avait bien essayé de réfléchir à ce qu’il allait bien pouvoir lui dire, mais, chaque fois, il imaginait le regard déçu et dégouté de son frère, ce regard qu’il avait toujours lorsqu’il bravait l’autorité de leurs parents. Et chaque fois, son cœur se serrait un peu plus.
Trois coups.

Regulus sursauta, perdu dans ses pensées, occupé à faire les cents pas, il n’avait pas vu l’heure passer. Il dégluti une nouvelle fois, regardant la porte avec un air effrayé. Il s’en approcha lentement, s’attendant à ce qu’un sortilège la fasse exploser et que des membres de l’ordre se jettent sur lui. Mais la porte resta parfaitement close jusqu’à ce que Regulus pose sa main sur la poignée. Il s’obligea à reprendre contenance, dessinant sur son visage le masque froid et sévère qu’il avait façonné au fil des années. Le visage d’un Black digne de ce nom.

Il ouvrit la porte. Pas d’armée de l’ordre du Phénix. Seulement son frère, qui se tenait devant lui. Sirius avait bien changé depuis la dernière fois que Regulus l’avait vu, quittant pour la dernière fois la voie neuf trois quart, ignorant ostensiblement ses parents venu accueillir le plus jeune de leur fils, s’éloignant en compagnie de James Potter, Remus Lupin et Peter Pettigrow. Regulus se souvenait l’avoir regardé traverser le mur en pierre, riant à gorge déployé. Il se souvenait s’être demandé si, un jour, le destin rassemblerait à nouveau les frères Black. Il n’aurait jamais, au grand jamais, imaginé que cela se passerait dans de telles conditions.

Sirius avait l’air d’avoir encore grandit. En tout cas, Regulus se sentait petit, face à lui. Il avait gagné en assurance, sans aucun doute. Là où Regulus s’était assombri au sein des mangemorts, comme grignoté petit à petit par le mal, l’incertitude et la peur, Sirius semblait s’être accompli au sein de l’Ordre au Phénix. Regulus avait vu partir un adolescent, il retrouvait un homme, sans doute blessé par la vie et la guerre mais plus épanoui que jamais.

Le jeune homme se racla la gorge, un peu déstabilisé par la vue de son frère ainé.

« Salut. » Marmonna-t-il simplement.

Il s’effaça pour le laisser entrer et referma la porte derrière lui. Tout à coup, il ne savait plus très bien pourquoi il avait voulu cette rencontre.

« Je suis … content. Que tu aies pu venir. »

Il s’adossa contre la porte, incapable, soudainement, d’avancer d’avantage dans la pièce. Il n’était pas réellement sûr que ces retrouvailles soient une bonne idée.


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Canis Major
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AVAN JOGIA ©️NEBULA
Tu as parfois des idées folles et tu es sûr que si tu en avais parlé aux autres maraudeurs, ils t’auraient dit que celle-ci en était une. Rejoindre un membre des mangemorts la tête baissée, ce n’est certainement pas une bonne idée, mais c’est ton frère. Ton petit frère. Tu ne peux pas lui tourner le dos une nouvelle fois et tu ne peux pas croire qu’il puisse te trahir. C’est peut-être totalement naïf et tu risques de tomber de haut si tu te trompes, mais tu ne peux pas lui faire ça. Tu ne peux pas remettre ça en cause. Alors, t’y vas à ce rendez-vous et advienne que pourra. De toute façon, il paraît que ça fait partie de ton caractère, de foncer et de réfléchir après, alors pourquoi pas leur donner raison pour une fois ? Puis, si c’est vraiment un piège, tu ne veux pas impliquer d’autres personnes. Tu ne veux pas être la cause de la mort ou des blessures de tes camarades, simplement parce que t’as eu envie de revoir ton petit frère. Non, tu ne peux pas porter ce fardeau. Alors, tu préfères y aller seul. Comme ça, au pire si tu te fais tuer,  tu ne pourras t’en vouloir qu’à toi-même. Sur le chemin, tu ne peux t’empêcher de repenser aux derniers moments que tu as partagé avec Regulus. Quand vous étiez plus jeunes, vous étiez toujours ensemble. Les inséparables Black. Il faut dire que tu l’avais attendu l’arrivée de ton petit frère. Tu n’as jamais bien supporté d’être l’unique enfant de tes parents. Trop de pression - même si au final, le fait d’avoir un frère n’a pas vraiment arrangé ce point. Seulement, avec Regulus, tu avais quelqu’un avec qui jouer, avec qui rêver. Tu ne comptes plus le nombre de fois où tu t’es interposé entre ta mère et lui, prenant les maléfices à sa place. Tu te souviens aussi des fois où il se glissait dans ta chambre, certainement grâce à sa complicité avec l’elfe de maison pour te tenir compagnie alors que tu étais enfermé entre ces 4 murs aux couleurs de rouges et ors. À une période, on peut dire que vous avez été complice. Puis les choses ont changé. Ta génitrice a réussi à enfoncer ses griffes infâmes dans le cerveau et l’âme de ton petit frère et tu as eu beau t’acharner pour tenter de le récupérer, tu as perdu. Tu lui as tendu la maison quand tu as quitté le square grimmault et tu as espéré de toutes tes forces qu’il l’accepte, que vous puissiez partir tous les deux et recommencer une vie loin de cette tyrannie que l’on vous a imposé depuis la naissance. Seulement, il s’est contenté de te regarder avec ce dégoût dans le regard, celui qui t’a filé la nausée. Ce souvenir te fait frissonner et tu tires un peu plus sur ta capuche, pour t’assurer que personne ne peut voir qui tu es.

Une fois à l’intérieur de ce bouge qu’a choisi Regulus pour te donner rendez-vous, tu restes sur tes gardes. Tu ne tiens pas à te faire avoir par surprise. Le mec te laisse dans le couloir et tu frappes à la porte. Là encore, tu espères de toutes tes forces de ne pas t’être trompé, il ne faut pas que ce soit un piège. Il ne peut pas te décevoir encore une fois. La porte s’ouvre et imperceptiblement tes doigts se resserrent autour de ta baguette, prêt à dégainer à la moindre suspicion. Dans l’encadrement de la porte, il n’y a qu’une personne. Regulus. Il n’est plus le petit frère que tu as laissé. Il a grandi, sa peau semble avoir pâli, accentuant encore plus le contraste avec toi et ta peau hâlée. Tu te surprends à l’observer, à enregistrer tout ça quelque part dans ton esprit. Tu essayes de calmer les battements de ton coeur, il va beaucoup trop vite, tiraillé à la fois par l’adrénaline et la joie de revoir ton cadet. La seule ombre au tableau, quand tu y regardes de plus près, tu peux voir qu’il y a quelque chose qui ne va pas chez ton vis-à-vis. Il est cerné et malgré l’air qu’il veut se donner il semble ratatiné sur lui-même. Qu’est-ce qui t’arrives, Reggie ? ce surnom, il le déteste alors tu le gardes pour toi, mais l’inquiétude continue de faire son chemin dans ton petit crâne. Tu ne peux pas effacer les liens du sang qui vous uni et il est peut-être le seul Black avec qui tu n’as pas envie de les effacer de toute façon. Tu lui accordes un signe de la main en guise de bonjour et tu entres dans la pièce quand il s’efface de l’encadrement de la porte. Tu inspectes rapidement les lieux. Il semble être seul. Peut-être ne t’es-tu pas trompé finalement. Ton rythme cardiaque accélère d’avantage. S’il continue comme ça, tu risques de voir ton palpitant sortir de ta poitrine.

Il parle de nouveau et attire ton attention. Tu le regardes appuyé contre la porte et t’as l’impression de revenir des années en arrière, sans avoir besoin d’un retourneur de temps. Il ressemble de nouveau à ce gamin qui se faufilait dans ta chambre, alors que votre mère le lui avait interdit, simplement pour s’asseoir près de toi, pour te montrer qu’il était là. L’émotion t’étreint l’espace d’une seconde et avant même que tu n’es pu te retenir, tu t’avançais vers lui pour le serrer dans tes bras. Tu sais très bien que ce n’est pas dans les habitudes des Black de se serrer dans leurs bras, mais tu n’es plus tout à fait un Black désormais. Les Potter ont terminé ton éducation et tu sais très bien que c’est grâce à eux que tu es devenu l’homme que tu es aujourd’hui. Et chez les Potter, il n’est pas rare de montrer son affection. Il n’y a pas de raison que tu ne puisses pas le faire, là, tout de suite. Tu as besoin d’extérioriser tout ça. Tu finis quand même par t’éloigner, faisant un ou deux pas en arrière pour de nouveau laisser une certaine distance entre vous. « C’était un peu soudain, désolé. »  tu ne l’es pas vraiment, désolé, mais tu as dû le surprendre, alors tu préfères t’excuser pour ne pas le froisser.  « Je suis moi aussi content de te revoir. J’pensais que ça n’arriverai jamais... » du moins pas comme ça. L’idée d’un jour rencontrer Regulus lors d’une bataille t’a déjà traversé l’esprit, mais tu t’es toujours arrangé pour l’éloigner le plus possible de ton esprit. Tu ne sais pas vraiment comment tu réagirais si un jour tu devais vraiment te battre contre lui. Car, autant tu serais ravi de te retrouver nez-à-nez avec Bellatrix, que tu aurais du mal à accepter de te battre face à ton petit frère. Peut-être parce qu’au fond de toi, tu as toujours l’espoir qu’il se rende compte un jour qu’il n’est pas dans le bon camp. « Tu es seul ? » la question est d’apparence anodine, mais elle ne l’est pas vraiment en réalité. Même si tu doutes qu’il t’avoue de son plein grès qu’il t’a tendu un piège, si c’était vraiment le cas.  
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Regulus
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Regulus n’était pas habitué aux effusions d’émotion. Chez les Black, les sentiments étaient synonymes de faiblesse et l’étiquette imposait de les garder pour soi. Chez les mangemorts, la plus petite marque d’affection pouvait être interprétée comme un aveu de vulnérabilité. Regulus avait appris à faire comme eux. C’était la seule option, à vrai dire. Tout autre comportement finissait, inexorablement, à pousser vers la mort.

Mais, finalement, n’était-ce pas exactement là où il se rendait ? Droit vers la mort ? Quel gâchis.

Le jeune homme sentit tout son corps se tendre lorsque Sirius s’approcha de lui, un peu trop vivement, et le prit dans ses bras, un peu trop étroitement. Il y avait bien longtemps que plus personne ne l’avait pris dans ses bras. A vrai dire, Sirius avait toujours été le seul à se livrer à ce genre de démonstration d’affection. Ni Orion, ni Walburga n’avaient jamais ressenti le besoin de serrer leurs fils contre eux.  Dans cette étreinte, Regulus retrouva le sentiment de protection que lui apportait son frère, étant gosse. Des souvenirs lui revinrent en tête, explosant comme un feu d’artifice. Il se revoyait, ayant malencontreusement détruit un bibelot, héritage précieux de la famille Black. Il revoyait le petit garçon qu’il était, tétanisé devant les vestiges de ce qui avait été un objet d’une valeur inestimable. Il avait toujours eu si peur du courroux de ses parents. Il revoyait Sirius rire aux éclats. Il l’entendait encore : « Ce truc était immonde, de toute façon. ». Et il le revoyait, s’accusant à sa place, écopant d’une énième punition, sauvant la mise à son cadet.

Regulus n’était même pas sûr de l’avoir déjà remercier.

Cette fois-ci pourtant, l’étreinte avait quelque chose de plus grave, de plus formelle. Etait-ce parce qu’ils étaient devenus adultes, et que l’innocence de l’enfance s’était fait piétinée par la guerre ? Ou simplement parce que Regulus savait que, très certainement, ce serait la dernière étreinte qu’il recevrait. Il sentit les larmes lui monter aux yeux. Cependant, bien entraîné, il réussit à les ravaler avant que Sirius ne s’écarte, ne lui offrant que l’éternel masque froid et sombre qu’il portait.

« C’était un peu soudain, admit Sirius, désolé.  »

Il n’a pas l’air désolé pour un sou. Regulus hausse les épaules. Comme si ce qu’il venait de se passer n’avait aucune importance. Si seulement Sirius avait su, à quel point ce geste avait fait trembler le cœur de son frère.

« Je suis moi aussi content de te revoir, poursuivit Sirius. J’pensais que ça n’arriverai jamais...  »

Regulus sentit sa mâchoire se crisper à ces mots. Le regret qu’il entendait dans la voix de son frère faisait remonter un ressentiment et une tristesse dont il n’avait jamais su se débarrasser. Ce sentiment d’abandon, lorsque Sirius était parti … Il y avait tout un tas de choses que Regulus aurait aimé dire à son frère à ce sujet. Cependant, il n’avait pas envie de se disputer avec son frère. Pas déjà. Et puis, aujourd’hui, il n’était plus si sûr de devoir en vouloir à son frère. Après tout … n’était-ce pas lui qui avait eu raison, depuis le début ? Regulus aurait pu le suivre, à l’époque, il en avait eu la possibilité. Mais il était jeune et n’avait pas encore conscience de toute la violence à laquelle il allait devoir prendre part. Il avait préféré tourner le dos à Sirius.

« Tu es seul ?  » Demanda Sirius, lançant mécaniquement un regard circulaire.

Evidemment. L’un comme l’autre, malgré le plaisir qu’ils avaient à se retrouver, restaient sur leurs gardes. Car, malgré les liens du sang, ils n’oubliaient pas à quel camp ils appartenaient.

« Je suis seul, confirma Regulus, sans être certain que son frère serait rassuré par sa seule parole. Personne ne sait que je suis ici. »

Voilà qui était dit. Regulus, en donnant ce rendez-vous à Sirius, avait fait la chose la plus stupide de sa vie. Sirius pouvait très bien le faire prisonnier … l’ordre aurait le temps de le torturer des heures durant avant que quiconque ne se rende compte de l’absence du jeune Black.

Il finit par se décoller de la porter, s’asseyant sur une chaise poussiéreuse et relevant le regard vers son frère.

« Comment vas-tu ? demanda-t-il. Tu as l’air … en forme. »


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Sirius Black
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AVAN JOGIA ©️NEBULA
Face à toi, il y a ton petit frère. Vous vous ressembliez tellement étant enfant et maintenant quand tu le regardes, tu ne te reconnais plus. Vous avez l’air tellement différent. Sa peau est devenue bien plus pâle que la tienne, il semble beaucoup moins extraverti que toi. Les frères Black sont devenus les opposés. Il est l’incarnation de ce que votre génitrice attendait de toi. Malgré tout, tu es ravi de le retrouver. Tu ne pensais pas pouvoir le revoir un de ces jours ou du moins, jamais dans une situation aussi calme. L’une de tes plus grandes craintes est d’un jour te retrouver face à lui lors d’un combat. Tu n’oublies pas que vous vous battez dans deux camps différents et qu’un face-à-face est donc une éventualité. Tu ne sais toujours pas comment tu réagirais dans le cas échéant. Tu ne sais pas si tu serais capable de blesser ton petit frère. Sans réfléchir, tu le sers contre toi. Tu laisses tes émotions te guider. T’avais besoin de le sentir près de toi, t’assurer qu’il est en un seul morceau. Peut-être que t’as juste besoin de le serrer dans tes bras. Tu peux sentir Regulus se tendre. Tu ne doutes pas qu’il n’est pas habitué à ce genre d’effusion. Tu as beau fouiller ton esprit, tu ne te souviens pas d’une seule fois où tes parents ont daigné te prendre dans leurs bras. Tu en profites, le peu de temps que ça dure. Tu as soudainement l’impression d’être projeté des années en arrière, quand vous viviez encore sous le même toi et que Regulus venait se réfugier dans tes bras les nuits d’orage ou quand Walburgia l’avait puni. L’espace d’un instant, tu retrouves cette pièce que tu as perdu il y a bien des années : ton petit frère. Tu ne saurais décrire l’émotion qui t’étreint à ce moment même. Tu as envie de rire et de pleurer à la fois. Mélange étrange d’émotions contradictoires. Tu t’excuses à la hâte, pas que tu regrettes vraiment ton geste. Juste que tu connais l’éducation qu’a reçu ton cadet, pour avoir reçu la même - quoi qu’un peu différente puisque les Potter y ont mis leur grain de sel par la suite - tu sais que ce genre de choses n’est pas dans ses habitudes et tu ne veux pas le brusquer à peine retrouvé. Tu lui avoues par la suite que tu es content de le revoir, tu ne caches pas le fait que tu ne pensais pas que ce soit possible. Pourtant, il est bel et bien devant toi. Tu doutes que quoique ce soit puisse altérer la joie que tu ressens à ce moment même. Voldemort pourrait débarquer à cet instant même dans cette chambre que tu ne pourrais t’empêcher de lui rire au nez, d’un éclat de rire qui t’es propre.

Tes épaules se détendent, imperceptiblement quand il t’avoue être seul. Bien entendu, il pourrait mentir, essayer de t’endormir pour mieux t’avoir, mais une part de toi veut de toutes ses forces lui faire confiance. Alors, tu acceptes de le croire. Tu acquiesces tranquillement. Personne ne sait qu’il est ici. Toi non plus, quand tu y penses. Tu n’as pas vraiment pensé bon d’avertir qui que ce soit de ta petite virée. Tu ne préfères pas. Tu considères James comme ton frère, mais tu sais aussi que s’il savait que tu te trouves actuellement face à ton cadet, il n’hésiterait pas à débarquer dans la pièce pour le tuer et ça, tu ne peux l’accepter. Malgré les choix qu’il a fait, Regulus reste ton petit frère. Celui que tu as tenté de protéger pendant des années, celui que tu as voulu emmener avec toi quand tu es parti de cet enfer qu’il continue d’appeler maison. Un rire spontanée s’échappe de ta gorge quand il te demande comment tu vas, en ajoutant que tu avais l’air en forme. Elle est bonne celle-là. Tu te laisses tomber sur le lit, soulevant au passage une couche de poussière, peu avenante. « C’est tout ce que tu as trouvé à me dire après toutes ses années, que j’ai l’air en forme ? » ton regard croise le sien « Tu voulais plutôt dire que j’avais l’air fabuleux, n’est-ce pas ? » vieille habitude que tu ne veux pas perdre. Parfois dans ce genre de climats, il est utile de garder quelque chose à quoi s’accrocher. Toi, tu as décidé de garder ton apparente arrogance. Cette assurance qui transpire par chaque pore de ta peau. Ce n’est peut-être qu’une apparence dans certains cas, mais c’est toujours déroutant pour la personne que tu as en face de toi. C’est souvent suffisant pour prendre l’avantage et c’est tout ce qui compte. « Toi, en revanche, tu n’as pas l’air dans ton assiette. » vous avez peut-être été séparé pendant des années, mais tu sais encore lire le visage de ton petit frère, malgré le masque qu’il s’obstine à porter. Ce masque, tu as longtemps eu le même, tu sais comment passer outre. Son visage semble fatigué, des tâches violaces habitent sous ses yeux. Tu scrutes son visage un instant avant de plonger ton regard dans le sien, l’air plus sérieux. « Qu’est-ce qui t’arrives, Reggie ? » parce que maintenant, tu ne doutes plus qu’il lui arrive quelque chose. Il ne t’aurait pas fait venir ici sans ça. Il n’aurait pas pris le risque de faire face à l’Ordre du Phenix, sans une bonne raison.


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Regulus
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La remarque de Regulus arracha un rire à Sirius. Ce rire qui, une fois encore, ramena le jeune Black des années en arrière. Regulus n’était plus capable de rire ainsi, de manière spontanée. Il y avait bien longtemps qu’il avait oublié la notion même de spontanéité, à vrai dire. Chaque attitude, chaque parole, chaque geste devait être contrôlé. C’était ainsi qu’il avait été élevé et, depuis l’avènement des mangemorts, c’était le seul moyen de rester en vie. L’amusement ne s’exprimait plus que par un sourire en coin ou un ricanement méprisant. Qu’il aurait aimé, Regulus, être à nouveau ce gamin, préservé encore par l’innocence et la fraicheur de l’enfance. Mais il était devenu adulte, et n’avait pas eu le choix de se comporter en tant que tel.

« C’est tout ce que tu as trouvé à me dire après toutes ses années, que j’ai l’air en forme ? lança Sirius, sourire aux lèvres. Tu voulais plutôt dire que j’avais l’air fabuleux, n’est-ce pas ? »

Regulus leva les yeux au ciel. Il n’avait pas oublié la célèbre arrogance de son frère. Il avait été si souvent agacé, horripilé par cette façon qu’il avait, adolescent, de bomber le torse et de se pavaner entre les murs du château. Regulus l’était aussi, arrogant. Mais c’était différent. Sirius avait une assurance qui plaisait aux gens, un charisme charmant qui faisait de lui un personnage peut-être exaspérant par moment, mais avec une aura si positive qu’il finissait toujours par trouver grâce aux yeux des autres. Il était simplement populaire. Regulus, en revanche, avec une arrogance mesquine, il traînait avec lui ce regard méprisant qu’il posait sur tout un chacun. C’était une arrogance déplacée, pas vraiment bien servie par sa froideur et sa sociabilité très sélective. Il était un véritable sang-pur, tout simplement.

« Toi, en revanche, tu n’as pas l’air dans ton assiette. » commenta Sirius, quittant son air mutin pour reprendre une mine sérieuse.

Regulus savait qu’il devait faire peine à voir. Autrefois, il avait une certaine prestance, dans sa froideur méprisante. Autrefois, il inspirait la crainte, le respect. Désormais, il inspirait plutôt la pitié. Il faisait pourtant tout pour garder contenance, pour avoir l’air d’être ce qu’il n’était pas. Mais il était comme un oisillon tombé du nid, un gamin trop vite bousculé dans le monde des adultes. Il avait fait et vu trop de choses et, désormais, il n’était plus que l’ombre du petit prince qu’il se targuait d’être chez les Serpentards.

« Qu’est-ce qui t’arrives, Reggie ? »

La question fit tressaillir Regulus. Il aurait voulu pouvoir soutenir le regard de son frère et lui assurer que tout allait bien. Mais le mensonge était trop gros. Alors, il détourna les yeux, gêné de l’inquiétude qu’il lisait sur le visage de son frère. Il ne la méritait pas. Si Sirius savait la moitié de ce que son frère avait fait, les meurtres et les tortures … Le jeune Black ravala sa salive, laissant le silence s’installer. Il ne savait pas quoi répondre. Non, il n’était pas dans son assiette. Comment aurait-il pu l’être, alors que, dans quelques heures, il serait au bord d’un lac maudit pour tenter de récupérer un fragment de l’âme du plus grand mage noir de tous les temps ? Mais il ne pouvait pas dire ça à son frère. Sirius aurait voulu l’accompagner et Regulus ne voulait surtout pas impliquer son frère. Il ne voulait pas le mettre en danger. Il n’était pas stupide et savait parfaitement que les chances qu’il revienne vivant de cette mission étaient d’une faiblesse ridicule. Et puis, il y avait une raison un peu plus égoïste. Regulus voulait accomplir ça tout seul. Sans son frère pour lui sauver la mise. Sans personne pour lui dire ce qu’il devait faire. Pour une fois, Regulus voulait accomplir quelque chose, de lui-même, pas parce qu’on le lui avait demandé ni parce que c’était ce qu’il était bien de faire aux yeux des mangemorts, mais parce que c’était ce que lui estimait bon et juste.

Finalement, après ce qui lui sembla de très longues minutes, il releva les yeux vers son frère, incapable cette fois de cacher les fantômes qui semblaient briller dans ses yeux.

« Tu sais, cette guerre … ce n’est facile pour personne, je suppose. » répondit-il, d’un air faussement détaché, sans s’aventurer dans des détails déplaisants.

C’était faux bien sûr. La guerre était très simple pour Bellatrix, Rabastan, Rodolphus … La plupart des mangemorts se complaisait dans ce climat de violence gratuite, d’atrocité et d’injustices.

« Oncle Cygnus est mort la semaine dernière. » annonça-t-il d’une voix blanche, comme si la nouvelle ne lui faisait ni chaud ni froid.

Regulus avait vu tant de morts, il avait même été responsable d’un certain nombre d’entre elles. Il avait si souffert de toute cette violence, au début. Il se souvenait avoir vomi trippes et boyaux, à l’abri des regards, après une séance de torture que Bellatrix l’avait obligé à mener. Il se souvenait les cauchemars qui ne lui avaient laissé aucun répit pendant des semaines entières. Il se souvenait les larmes qui lui étaient si souvent montées aux yeux devant l’assassinat cruel des enfants devant leurs parents. Mais, désormais, il semblait comme détaché de tout cela. Comme si son esprit, tant de fois broyé et brisé, ne parvenait plus à prendre la mesure des horreurs qui se produisait. Comme s’il était déjà un peu mort.
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Canis Major
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Sirius Black
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AVAN JOGIA ©️NEBULA
Revoir Regulus rallume quelque chose en toi. Tu dois bien avouer que tu avais fini par bannir cette idée de ton esprit. Pendant des années, tu avais nourris l'envie de retrouver ton petit frère, mais les choses étant ce qu'elles sont, tu as fini par lâcher l'affaire. Vous ne faites pas partie du même camps. Vous êtes sensés vous détester, ne serait-ce que par vos idéaux et pourtant, tu ne peux t'empêcher de l'aimer. C'est ton petit frère, c'est le gamin qui venait se glisser dans ton lit, quand tu te faisais punir, alors qu'elle lui avait expressément interdit, juste pour ne pas que tu sois seul. Pour lui, tu aurais abattu des montagnes, subit de nombreuses punitions sans sourcilier. Ça t'a toujours semblé normal. Regulus a toujours été la seule personne que tu voulais sauver dans cette famille, sauver de toutes cette noirceur, de cette folie et tu n'as pas réussi. C'est et ça restera certainement le plus gros de tes regrets. Tu donnerais cher pour pouvoir revenir en arrière et retenter ta chance. Peut-être que cette fois-ci, tu ne lui laisserai pas le choix. Tu l'embarquerai avec toi, peu importe ce qu'il pourrait te dire, il finirai certainement par comprendre que c'est pour son bien... non, tu ne pourrais pas faire ça, tu ne voudrais pas bien plus que votre génitrice, si tu en arrivais là.

Il lève les yeux au ciel quand tu parles d'être fabuleux et ça te fait sourire. Tu sais très bien que ce genre de comportements l'agace. Ça n'a pas toujours été le cas, mais une fois encore il a été modelé à l'image de ta mère. Elle non plus n'aimait pas t'entendre te venter de la sorte, c'est peut-être pour cela que tu le fais aussi souvent. Un peu comme si tu levais le majeur en sa direction, à chaque fois. Ta façon de lui signaler qu'elle n'a plus aucune emprise sur toi. Pourtant, tu ne t'attardes pas là-dessus et tu te contentes de soulever le fait qu'il a une mine à faire peur. Le côté obscur ne semble pas être très bon pour le teint. Tu ne peux t'empêcher de lui demander ce qu'il te cache. Parce qu'il te cache quelque chose, tu peux le lire dans son regard. Il a beau se planquer derrière ce masque d'impassibilité que l'on vous a appris à porter dès votre plus jeune âge, ses yeux ne te mentent pas et tu vois bien que quelque chose ne va pas. T'as presque l'impression de pouvoir le voir hurler derrière ses paupières et ça t'inquiète. Comme une réponse silencieuse, Regulus détourne le regard. T'empêchant de lire les cris silencieux qu'il cache derrière ses longs cils. Patiemment, tu attends une réponse. Tu t'es redressé entre temps, assis en tailleur sur le matelas poussiéreux, tu attends que ton petit frère se décide à te répondre. Il fait durer le plaisir et tu commences à te demander s'il a l'intention de te répondre un jour. Tu arques un sourcil quand il te parle de la guerre. « Tu as décidé d'enfoncer des portes ouvertes aujourd'hui ou tu te contentes de généralités pour ne pas me dire ce qui se passe vraiment ? » tu t'impatienterai presque. Tu ne comprends pas vraiment ce qu'il lui prend; parce que tu sais tout aussi bien que lui, qu'il ne t'aurai pas fait venir ici, juste pour te dire que la guerre c'est dure. Okay, merci captain obvious. Bien entendu que la guerre c'est dur, si ça n'avait pas été le cas, ça ne serait pas une guerre.

Tu te figes un instant quand il te dit que Cygnus est mort. Il t'annonce ça comme s'il te parlait des fleurs qui poussent dans le jardin. Tu te demandes si Andromeda est au courant. Tu te mords l'intérieur de la joue. On ne peut pas vraiment dire que cette nouvelle t'attriste, tu étais loin de porter ce vieux réac' dans ton coeur, mais tu penses à ta cousine et tu te demandes comment elle réagira en apprenant la mort de son père. « Toutefois, que sa mort n'évoque rien chez moi, c'est plutôt normal, puisque je ne l'ai jamais vraiment apprécié, mais toi. Pourquoi est-ce que tu ne réagis pas un tant soit peu à cette nouvelle ? » tes yeux scrutent son visage. Il est trop lisse. Ça n'évoque rien de bon. Le Regulus dont tu te souviens n'a jamais été sans coeur. Loin de là, il était parfois trop sensible, mais tu n'as jamais pris ça comme un défaut, bien au contraire. Peut-être que le souvenir que tu as de lui remonte à trop loin. Peut-être que ce n'est simplement plus le petit garçon que tu as connu. Peut-être qu'il n'y a plus rien qui appartient à ton frère dans la coquille vide qui lui sert de corps. Cette pensée sert ton coeur, bien plus que l'annonce de la mort de celui qui devait être ton oncle. Et si ton petit frère était déjà mort ?


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Il aurait peut-être dû le suivre, à l’époque. Il aurait peut-être dû écouter son frère et quitter la maison des Black. Mais il était déjà trop vieux, lorsque Sirius s’était enfui. La complicité que leur avait accordée l’enfance s’était déjà trop effritée. Ils étaient déjà des étrangers. Sirius s’était donné un mal de chien pour ne surtout pas rentrer dans le cadre qu’on lui imposait. Sauf que leurs parents avaient fini par comprendre qu’ils ne tireraient rien de satisfaisant de leur ainé. La pression était donc tout naturellement retombée sur Regulus. Il n’était pas comme Sirius. Il n’avait pas cet esprit de rébellion, n’était pas capable de prendre assez de recul pour remettre en question ce qu’on lui inculquait. Il avait fallu une guerre, pour comprendre que les idéaux dont on lui bourrait le crâne depuis l’enfance pouvaient être dangereux. Il avait fallu tant de morts, pour qu’il accepte de se dire que, s’il avait suivi son frère quand il en avait eu l’occasion, il aurait peut-être pu sauver son âme.

C’était trop tard, désormais.

Mais comment pouvait-il avouer tout cela à son frère ? Il n’était pas sûr de la vision que son frère avait de lui. Elle ne devait pas être fameuse. Sirius lui avait reproché tant de fois sa naïveté, son manque de jugement, sa crédulité. Il le prenait surement pour un gosse apeuré et manipulable, dénué de courage et de discernement. Avait-il la moindre idée qu’il n’était plus seulement cela ? Il avait été forcé de devenir un tueur, un tortionnaire, un geôlier, dénué de cœur et de sensibilité. Une coquille vide au service du Lord. Une âme rongée par la magie noire et les cauchemars.

Mais Sirius n’était pas dupe. S’il n’avait pas conscience de toute l’horreur de la situation, il se rendait compte que le jeune homme qui se trouvait face à lui n’avait plus grand-chose à voir avec le gamin qu’il avait abandonné des années auparavant.

« Toutefois, que sa mort n'évoque rien chez moi, c'est plutôt normal, puisque je ne l'ai jamais vraiment apprécié, mais toi. Pourquoi est-ce que tu ne réagis pas un tant soit peu à cette nouvelle ? » s’interrogea Sirius.

Regulus haussa les épaules, détournant une nouvelle fois le regard.

« Tu voudrais que j’éclate en sanglots ? Je suis plus un gamin, Sirius. La mort est partout, tout autour de nous, elle frappe sans cesse. On n’a pas le temps de pleurer chaque vie perdue. »

Ce ton-là, il y avait bien longtemps qu’il ne l’avait plus utilisé. C’était celui qu’il réservait à son frère, lorsqu’il voulait lui faire la morale, lorsqu’il voulait, malgré son jeune âge, lui faire comprendre qu’il était beaucoup plus mature et responsable que lui. Lorsque Sirius était parti de la maison, il s’était souvent défendu ainsi, persuadé que Sirius n’était qu’un lâche, abandonnant sa famille sans scrupule. Il y avait réellement cru, à cette période. Il était aveuglé alors. Par la colère de voir son frère, son seul pilier, s’enfuir avec autant de facilité. La tristesse de se voir remplacer par les amis de Sirius. La peur de ne pas être à la hauteur, parce qu’on attendait désormais de lui qu’il lave la honte que représentait son frère. Et l’esprit lessivé par tout ce qu’on lui avait appris, ordonné, expliqué maintes et maintes fois.

« Il avait déçu le Seigneur des Ténèbres, expliqua-t-il, perdant l’assurance qu’il essayait de mettre dans sa voix. Il n’a pas eu de seconde chance. »

Il ne savait pas pourquoi il avouait cela à Sirius. Peut-être pour lui expliquer qu’ils ne vivaient pas la même guerre. Regulus était plus effrayé par son propre camp que par le camp adverse. Un camp dont il ne partageait pas la folie meurtrière, dont il ne supportait plus le sadisme.

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