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 Seul comme un traître [speedy gonzales]

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Cédric Diggory
J'ai 17 ans et je vis à jesaispas, jesaispas. Dans la vie, je suis apprenti sorcier et je m'en sors très mal. Sinon, grâce à ma malchance, je suis aux yeux de tous un traître et je le vis très mal.

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Robert Pattinson ©️ Hysteriatic
Quelques jours après la fin des cours, Cédric s’était réveillé en pleine nuit, trempé par la sueur. Il aurait pu dire qu’il nageait dans ses draps. Sa gorge était tellement sèche; il avait l’impression d’avoir avalé d’un coup sec une énorme gorgée de jus de citron. Son cœur palpitait dans sa poitrine et une douleur abominable se frayait un chemin dans la peau de son torse. Il avait rapidement soulevé son chandail pour examiner la marque en forme d’anneau au-dessus de ses pectoraux. Il n’avait pas simplement rêvé : cette cicatrice était plus rouge que jamais. Alors, il s’était levé pour rejoindre la salle de bain dans le but de reprendre ses esprits et de profiter d’un air plus frais que l’air pourri et noir qui flottait dans sa chambre. Devant le miroir qu’il brisera dans les jours à venir, il avait observé son teint blanc et cadavérique. Ses yeux avaient ensuite dévié vers une forme vague qui se formait progressivement à ses côtés. Il avait cru apercevoir la forme d’un serpent aux yeux jaunes et ronds comme des draguées. À nouveau, une voix s’était mise à siffler dans ses oreilles. Une voix qu’il s’était mis à écouter pour la deuxième fois. Il n’était pas si niais : il le savait, maintenant, que cette présence constante dans sa tête était nulle autre qu’une part du prince des ténèbres. Il reconnaissait le ton de sa voix menaçante. Il avait bien eu le temps de l’écouter le jour où ils s’étaient rencontrés dans le cimetière. Et ce n’était pas une voix qu’il pouvait oublier ; son propriétaire avait tué son ami comme s’il ne s’agissait que d’une simple brebis. La tête coincée entre ses mains, Cédric avait murmuré : « Qu’est-ce que vous me voulez. Je ne suis pas un meurtrier. » C’était à ce moment précis que Voldemort lui avait fait une offre qu’il avait refusée pour une première fois. Il n’avait plus dormi de la nuit ni des mois à venir.

Les histoires ne disaient pas faux : l’ambiance à Azkaban était étouffante. L’air qu’on y respirait sentait un mélange de tous les meurtres qu’avaient commis les sorciers emprisonnés dans ces murs de pierre. Le visage des gardes qui travaillaient dans cette prison était caché, comme si ces hommes ne souhaitaient pas être reconnus par les meurtriers. Dans la même année, Bellatrix Lestrange avait réussi l’impossible : elle s’était évadée d’Azkaban. La garde avait été obligée de multiplier ses ressources pour éviter que d’autres incidents de la sorte ne se reproduisent. L’usage de détraqueurs avait recommencé même si certains affirmaient haut et fort que cette méthode était inhumaine. Ces monstres avaient quand même la capacité d’aspirer toute trace de bonheur dans l’esprit de leurs proies. Les temps à Azkaban étaient durs. Le nombre de prisonniers se multipliait de jour en jour en raison du retour de Voldemort. Ses fidèles, toujours plus nombreux, commettaient plus de crimes que jamais.

La cellule de Cédric n’était pas plus accueillante que le reste de la prison. Elle était sale, étroite et nauséabonde. Le sol était parsemé de déchets pourris. Le garçon pu notamment remarquer des pelures de courges ou de concombres entassées dans un coin. À droite de la pièce se trouvait un modeste matelas baignant dans la poussière. C’était le seul meuble auquel il avait droit. Bientôt remis de sa crise de colère, Cédric fut dérangé par une voix provenant de l’extérieur des barreaux. Il garda le silence un moment en fixant la silhouette sombre qui venait de lui adresser la parole. Seul le son de sa respiration saccadée vint répondre aux premières paroles de l’inconnus. Jamais il n’aurait pu se douter que l’homme qu’il allait côtoyer pour le reste de sa vie était celui avec qui il avait entretenu une correspondance épistolaire les semaines après le tournoi des Trois Sorciers. « Alors, c’était chouette expérimenter ? » Le Poufsouffle posa son front sur l’un des barreaux, scrutant la noirceur. Il faisait nuit. Il aura plus de chance de découvrir le visage de son voisin au matin. Alors, il abandonna simplement, se disant que le soleil allait lui donner la réponse le temps voulu. Cédric se mis à examiner plus en profondeur sa cellule avant de marmonner, pensant que de la compagnie n’allait pas lui faire de mal :

- Je ne sais pas de quoi vous voulez parler.

Il s’abaissa vers le tas de pelures avariées au sol et fit la moue. Il allait avoir la compagnie de mouches, aussi, on dirait bien.

- N’êtes-vous pas sensé dormir ? Ma venue vous a tenu réveillé, je le prends comme un compliment.

Il pivota sa tête vers l’autre homme, le laissant découvrir un sourire mesquin et un regard malicieux. Très honnêtement, il avait envie de se laisser tomber au sol et de pleurer sa rage et sa détresse. Néanmoins, son orgueil l’empêchait de paraître faible devant les autres. Sa colère s’était dissipée, laissant place à un sentiment de crainte qu’il cachait derrière des traits faciaux moqueurs. Il n’avait pas et n’avait jamais eu la personnalité d’un mangemort. Son arrivée à Azkaban n’était que le résultat d’une suite d’événements malchanceux.          


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Gary Oldman ©️ avengedinchains
La poussière et le monde avaient peut-être oublié ton existence. Peut-être que tu ignorais même qui tu étais devenu, à force d’essayer les autres prisonniers à cesser de se chercher. Devenir une sorte de guide spirituel pour aider les autres à s’en sortir était devenu un passe-temps. En réalité, le fait de prendre le blâme pour un autre crime que tu n’avais pas commis n’était pas une si mauvaise chose quand tu y repensais. Ça t’avait donné l’occasion de réfléchir à bien des affaires auxquelles tu n’aurais probablement jamais fait attention par le passé par manque de temps ou d’énergie pour le faire. Après la mort de ton filleul, tu étais tellement obsédé par le fait d’arrêter Voldemort qu’il n’y avait que ça qui pouvait envahir ton esprit. La vengeance, la tourmente. Mais toi, dans tout ça ? Qu’est-ce que tu voulais vraiment ? La mort d’Harry avait été dévastatrice pour tout le monde sorcier et les disciples du Seigneur des Ténèbres étaient en liberté à présent. Mais après tout, peut-être était-ce l’issue de toute cette histoire et qu’il fallait l’accepter ainsi ? Tu ne savais plus où donner de la tête parce que toi-même, tu étais parfois perdu dans tes propres conseils à donner ou à te faire une idée fixe. La paix avec cette série d’événements était-elle vraiment accomplie comme tu voulais bien le faire paraître ou y avait-il quelque chose de plus profond, au final ? Il y avait encore tellement de question auxquelles tu n’avais pas de réponses.

Retrouver ton correspondant dans cette situation, ça ne t’étonnait pas vraiment. Au contraire. Tu étais plutôt heureux de voir qu’il pouvait peut-être apprendre. Peut-être pas avec toi et avec un délai raisonnable, mais quand même. Son enfermement était une bonne nouvelle. Cédric pouvait bien dire ce qu’il voulait, mais tu ne trouvais pas que c’était une si mauvaise idée de l’avoir pris la main dans le sac, vrai ou non. Vous alliez pouvoir vous parler face à face, sans la prétention ou le secret des lettres. Même s’il avait en quelque chose salit ta réputation, après tout ce temps de réflexion dans ta cellule, ça ne servait pas à grand-chose de lui faire la morale maintenant, hein. Et puis, toute cette haine que tu ressentais, c’était probablement à cause de la mort d’Harry et rien d’autre. Le fait que t’aies pris un blâme pour un meurtre que t’avais pas commis n’avait rien avoir là-dedans. Ce n’était même pas une question. En fait, t’étais pas si malheureux dans ces conditions. Nourri et social, un peu. Tu ressentais aucune pitié ou aucun sentiment envers Cédric. Le détachement s’était fait il y a des semaines, voire même des mois. C’était ses choix à lui, après tout. Tu avais bien prédit qu’il était sur une corde raide qui pouvait balancer des deux côtés. Un peu comme au tarot avec la balance ou la roue de fortune.

Bref, tu avais parié avec d’autres prisonniers sur le moment où ils le chopperaient. Même si tu avais perdu, ils auraient pu le mettre avec n’importe qui, mais pas avec toi. T’étais quand même heureux de voir qu’il était là, même si c’était assez ironique. T’aurais dû lui cracher dessus au lieu de l’accueillir comme un frère. Mais après tout, une partie de toi te disait que ce n’était pas le meilleur moyen d’accueillir un nouveau prisonnier et qu’il allait fort probablement être arrogant au tout début. « Je ne dormais pas, je méditais. » Il ne te reconnaissait pas. Même si ce n’était pas très difficile, surtout en pleine noirceur. « Et si tu crois que tu peux te permettre de penser que t’es si important à cause de ta tenue, tu t’es trompé de prison. Celle pour les gosses de riches pourris et gâtés, c’était une autre. »


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Robert Pattinson ©️ Hysteriatic
Alors à peine âgé de onze ans, le jeune garçon écarquilla les yeux lorsque son nom fut prononcé. Il reçut une tape derrière la tête, comme si son ami essayait de le réveiller. C’était à son tour et son cœur pompait son sang à des vitesse record. Le petit retira ses mains de ses poches et grimpa les quelques marches, la tête baissée, nerveux. Il s’assit sur la chaise qui l’attendait patiemment puis son regard se perdit parmi les yeux de tous les autres élèves qui le fixaient sans s’en rendre compte. C’était le grand jour et tous les enfants avaient une boule dans l’estomac. Et si ça ne se passait pas comme prévu ? Et s’ils ne suivaient pas les traces de leurs parents ? Le jeune qui était maintenant le centre de l’attention ferma ses yeux et serra les points, le dos courbé vers l’avant. La professeure posa un couvre-chef magique sur sa tignasse dorée puis le silence s’éternisa jusqu’à ce qu’une voix grincheuse n’intervienne :

- Poufsouffle !

Le soulagement fut immédiat. Cédric avait toujours si qu’il méritait une place dans la maison des jaunes. Il se savait loyal, sincère et juste. Il s’était toujours très bien occupé de son chien et il partageait toujours sa part de gâteau avec son père, même lorsque c’était son anniversaire. Son dévouement n’avait d’égal que son désir de réussir. Là était son moindre défaut; sa loyauté pouvait s’exercer sur n’importe qui lui offrant deux bras ouverts. Asseulé par les événements qui s’étaient passés plus tôt dans l’année, seul le seigneur des ténèbres s’était présenté à lui comme un ami. Il lui avait offert une réponse dans ce monde de silence. Du moins, c’est ce qu’il pensait. Cédric ne connaissait pas les effets de la cicatrice circulaire sur sa poitrine. Loin de lui était l’idée que Voldemort l’ait marqué au fer rouge en assassinant Harry-Potter d’une simple formule magique à l’allure verdâtre. Aucun élève, pas même ceux en dernière année, n’avait entendu parler des Horcruxes. Ce sujet de magie noir n’était pas enseigné pour des raisons évidentes. Il ne fallait pas défier la nature en divisant son âme. Même si le prince des ténèbres avait pris possession d’une partie de son être, Cédric ressentait encore jour et nuit une sensation d’inconfort, de regret et de honte. Une part de lui fantasmait à l’idée de faire couler le sang tandis que l’autre, moins forte, criait sans bruit sa douleur. Il se sentait tellement minuscule à côté du pouvoir qui s’était emparé de ses propres mains. Et de sa baguette.

Le sentiment d’écrasement et d’étouffement que Cédric ressentait était plus fort que jamais depuis que les barreaux s’étaient fermés devant ses yeux. Il avait décidé de faire les cents pas dans sa cellule, se disant peut-être qu’à chaque cercle complété une année se serait écoulée. Il n’avait pas envie de connaître les sorciers autour de lui. À force de côtoyer la solitude, il avait appris à l’apprécier. Mais cet homme qui lui faisait face ne semblait pas avoir la même idée que lui. D’autres prisonniers avaient ri à sa réplique concernant les gosses de riche. Cédric scruta à nouveau la noirceur à la recherche d’autres visages mais ce fut en vain. La nuit était noire comme le chant d’un corbeau. Il se contenta alors de fixer la silhouette de l’autre côté. Il avait envie de causer ? Très bien, Cédric allait causer. Le jeune sorcier s’arrêta à nouveau devant la grille puis il souffla entre ses dents, la voix presque tremblante :  

- Je n’ai rien à dire à un sale homme qui pourri ici depuis des années. J’ai pitié de vous. Sachez qu’on ne se méfie jamais assez des fuites d’eau : un jour ou l’autre elles apportent la catastrophe. Continuez à me prendre de haut et vous mourrez bien avant que la faim ne vous arrache les tripes.

Quelques rires moqueurs provenant d’ici et là s’élevèrent dans la prison. Cédric n’y répondit que par un silence plombant. Il ne regardait que l’homme caché par la noirceur. Son visage se crispa alors qu’il tentait de ne pas craquer sous la peur et le regret de ses actes. Il détourna les yeux et murmura :

- Vous faites bien de vous cacher pour le moment. Mais sachez qu’au petit matin je mettrai enfin un visage sur mon prochain crime.

Cette menace de mort lui fit l’effet d’un coup dans l’estomac. Cédric se posa contre le mur et se laissa glisser jusqu’au sol en retenant du mieux qu’il pouvait ses hoquets de peur. Ses lèvres étaient gercées et sa salive pâteuse. Il souleva la manche de son pull, juste assez pour regarder la marque prenant la forme d’un crâne humain sur son avant-bras. Le sorcier se mordit la langue jusqu’au sang puis gratta le tatouage avec ses ongles, comme s’il allait réussir à s’en débarrasser avec une simple friction.  
 


@Worsethings et voilà, c'est un peu boiteux mais bon :mdr: :mdr:
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Gary Oldman ©️ avengedinchains
Cédric s’était fait une sacrée réputation depuis que tu lui avais écrit et que tu étais maintenant entré à Azkaban en prenant son blâme. C’était étrange, mais tu aimais bien cette vie, finalement. Personne ne venait te dérangeait et tu aidais naturellement les autres à essayer de changer, même si c’était parfois difficile. Les détenus ne savaient plus ce que la liberté signifiait. Tu y avais goûté que très peu de temps et pourtant, ça ne t’avait pas ravi puisqu’on t’avait à nouveau poignardé dans le dos. Même si tu ne connaissais pas personnellement ce jeune Poufsouffle, vous aviez eu des discussions assez profondes dans vos lettres, assez pour essayer de le faire comprendre. La corde raide et la destinée avaient toutes les deux décidées de son sort. Le voilà qui était à Azkaban. Tu aurais dû être fâché de le retrouver dans une telle situation parce que toi, tu n’avais absolument rien fait. Tu aurais dû être en colère contre lui parce qu’il avait fait une telle chose et que tu n’avais voulu que lui montrer que tu voulais l’aider. Mais encore une fois, tu te rendais compte que tu avais un trop grand cœur et que ça avait causé ta perte, évidemment. Pourtant, tu avais eu ton épisode de colère et tu te disais que ça ne servait à rien, maintenant que le jeune homme s’était fait prendre et qu’il était dans cette situation. Tu ne l’avais pourtant pas influencé de rien, simplement lui dire que faire des erreurs, ce n’était pas si mal. Enfin, tu ne pensais jamais que ça irait jusque-là. Le petit s’était fait une réputation et t’avais très hâte de voir comment il allait s’en sortir dans cette jungle de criminels. « Tu ne sais vraiment pas qui je suis ? La poussière m’a donc tant changée... » lui demandas-tu.

Tes os craquèrent lorsque tu tentas de te lever et de te dépoussiérer. Ta silhouette se dessina au-dessus de Cédric. Ça devait faire quatre ou cinq jours que tu t’étais pas levé de ta cellule, alors tu devais faire un peu d’exercice pour remettre tes muscles dans le jeu. Évidemment, tes cheveux avaient énormément poussé et tu avais maintenant beaucoup plus l’air d’un clochard. Tes vêtements étaient déchus, sals et délavés. Mais tu gardais toujours ce même regard. Tu pariais que lorsqu’on t’avait cherché partout, lors de la troisième année de ton filleul, Cédric avait dû voir ton portrait à quelque part. Et même dans les journaux, quand on t’arrêta une seconde fois. Ton visage toucha la seule lueur du soir, assez pour que ton nouveau compagnon se fasse une idée de qui tu étais vraiment. « Toujours pas d’idée ? » Et tu souris. Tu n’avais pas peur de la mort. Tu y avais survécu assez de fois pour ne plus la craindre. Autrefois, peut-être aurais-tu voulu te battre. « Je t’en prie. Si tu veux faire le sal boulot maintenant, fais-toi plaisir, Cédric. » Après tout, quand tu y repensais, la mort d’Harry n’était pas un hasard et que Cédric était destiné à être le prochain Peter Pettigrew... « Voldemort sera sûrement heureux de voir que t’a pu mettre la main sur le dernier Black de la lignée. C'est vrai, après lui avoir donné l'Élu, t'as dû monter dans les grades assez facilement. »


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Le temps est l’ennemi de tous. Le temps a l’emprise sur chaque minute, chaque seconde. Il les use, les épuise sans que personne ne puisse y faire quoi que ce soit. Le temps est un artiste : il dessine les rides sur les visages et saupoudre de la poussière blanche sur les têtes de ceux qui ont dévoré trop de journées. Le temps guérit les blessures. Il panse les mémoires troublées et construit de nouveaux rêves. Même s’il est incontrôlable, il laisse la possibilité à chacun de faire des choix. Des choix qui pourront ensuite être regrettés ou félicités. Certains choisissent de se sacrifier pour un être qu’ils ne connaissent pas. D’autres décident d’oublier un instant les conséquences pour suivre leurs envies, même si leur coeur est empoisonné. Personne n’aurait pu prédire que ces deux chemins différents puissent s’épuiser sur le même sommet. Ainsi, un homme honnête et un adolescent aux actes viles se seraient retrouvés ensemble dans un lieu qu’un seul d’entre eux aurait mérité. Une prison sèche, froide. Azkaban, là où les crimes des innocents sont condamnés. Et là où le temps te rappelle qu’il sera ton seul compagnon jusqu’à ce qu’il te trahisse avant de se nourrir de ta chair comme si jamais il n’avait été ton ami.

Cédric ne savait pas depuis combien de temps son nouveau partenaire de cellule pourrissait dans ces lieux malsains. Sa voix était rauque. Il s’était probablement habitué à parler moins fort. À moins que la poussière ne soit accumulée sur ses cordes vocales. Il n’était pas là que depuis hier. À sa question, le Poufsouffle haussa un sourcil en regardant à nouveau dans sa direction. Vraiment ? Cédric ne pensait pas une seconde qu’il puisse connaître quelqu’un méritant la prison. Il avait toujours eu un entourage bienveillant, du moins, avant que Voldemort ne mette la main sur son épaule. Un sentiment de crainte se nicha au creux de son ventre lorsque l’autre prisonnier se leva. Il était déjà plus imposant, maintenant dressé sur ses deux jambes endolories. Une épaisse barbe cachait son visage, mais le garçon pu percevoir quelques traits familiers. Un regard sombre, une tignasse brune et dense. Des joues creusées et une apparence squelettique. Cédric n’avait pas besoin de réfléchir davantage. Il se trouvait devant Sirius Black, l’homme qui lui avait tendu la main pour finalement recevoir une morsure en retour. Le regard du jeune s’affaissa puis il se figea; même les vents les plus puissants ne parviendraient plus à ébranler son état de choc. La silhouette maintenant familière prit la parole à nouveau. Le traitre répondit en se pinçant les lèvres, incapable de dire quoi que ce soit. La révélation lui avait arraché la langue, les mots. Ses deux yeux verts sylvestres avaient fui. Il regrettait de plus en plus la menace qu’il venait de lui adresser. Même s’il avait toujours fait mine de ne pas se soucier de ses actes honteux, au fond de lui, un hiver froid et interminable avait fait son nid. Il savait que sa vie s’était effondrée. Par réflexe, il avait recouvert la marque des ténèbres sur son poignet pour la chasser de la discussion. Non, il ne sera jamais un mangemort. Son tatouage mentait. À Azkaban, il sentait moins l’emprise du prince des ténèbres, comme si ce dernier l’avait abandonné en sachant qu’il n’était d’aucune utilité. Il s’était fait attraper lâchement comme le moins habile des meurtriers. Ses trippes allaient se pétrifier en prison.

- La ferme. Je n’ai rien donné à personne. Et, vous. Vous vous êtes jeté aux ordures. Vous êtes la honte de votre propre nom, de votre lignée. Ce n’est pas moi qui vous ai jeté en prison. Vous avez rendu le jeu trop facile.

Même s’il ne pensait absolument pas les mots qu’il disait, une part de lui ne pouvait s’empêcher de continuer à se battre pour le mauvais camp. Il avait commis des erreurs irréparables. Il ne pouvait les oublier. L’espoir de retrouver son ancienne vie avait fondu avec les secondes, les minutes. À cet instant de silence personnel, le son de pas lourds s’élevèrent dans le corridor de la prison. Un dernier murmure se fit entendre puis un homme -que dis-je, une bête-, s’arrêta devant la cellule de Sirius Black. Il grogna son nom avant d’ouvrir la grille pour venir se saisir de son col. Le son puissant de sa voix se fit entendre dans tout Azkaban, comme un écho à la recherche de la sortie.

- Je vois que tu n’as pas appris ta leçon la dernière fois. On ordonne le silence, la nuit. La cicatrice sur ton torse devrait te le rappeler.

Cédric, le cœur palpitant et les yeux en panique, observait la scène sans prononcer un seul mot. Pour combattre des dragons et des créatures sous-marines, il était présent. Mais pour affronter son destin, c’était une toute autre chose. Il n'avait pas le coeur de Rambo. Ça lui prenait bien plus de courage, de bravoure.        

 


@Dracoola Pour le titre de film :l:
@winter merci pour tes mots ! :lol:
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