Partagez | 
 
 
 

 Une connerie se paie toujours [Sunrise]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : 1, 2  Suivant
 
avatar
.ASHES
Féminin MESSAGES : 976
INSCRIPTION : 11/03/2018
ÂGE : 21
RÉGION : Aquitaine
CRÉDITS : little liars

UNIVERS FÉTICHE : séries/films, du réel, du post apo, du drame, faites moi rêver **
PRÉFÉRENCE DE JEU : Les deux

Voir le profil de l'utilisateur
Donut


Le contexte du RP
Mise en situation

La situation

Arrêté pour trafic de drogue, voilà que son protégé encoure jusqu'à 5 ans de prison ferme, et une lourde amande. Ca, s'est sans compter sur l'avocat nommé d'office pour assurer sa défense. Jeune au barrot, il commence peu à peu à se faire une réputation dans ce monde. Et cette affaire, c'est peut-être la chance qu'il attend pour devenir un véritable avocat. A condition qu'il ne se laisse pas entraîner dans les malfrats de son protégé. Plus simple à dire, qu'à faire.

Contexte provenant de ma p'tite tête, encouragé par mon partenaire  :mdr:
Revenir en haut Aller en bas
 
avatar
.ASHES
Féminin MESSAGES : 976
INSCRIPTION : 11/03/2018
ÂGE : 21
RÉGION : Aquitaine
CRÉDITS : little liars

UNIVERS FÉTICHE : séries/films, du réel, du post apo, du drame, faites moi rêver **
PRÉFÉRENCE DE JEU : Les deux

Voir le profil de l'utilisateur
Donut



Dimitri Johnson
J'ai 27 ans ans et je vis à Londres, Angleterre. Dans la vie, je suis avocat commis d'office et je m'en sors bien, même si j'espère débouché sur une carrière bien plus grande. Sinon, grâce à mon manque de temps, je suis célibataire, ou en couple avec mon travail et je le vis plutôt bien, pour l'instant.



sors de plusieurs années d'études - vis seul depuis des années, depuis la perte de sa mère - a perdu sa mère, décédée sous les coups de son père - ça a donné une passion au jeune homme, de défendre les personnes sans défense - malgré les difficultés, il s'est promis de jamais abandonner son rêve, pour sa mère.


fayrell - Nicolas Simoes
Deux affaires. Une, plus conséquente que l'autre. Même si tu prends ton travail au sérieux, autant dire que la jeune femme que tu défends, après un vol mineur, c'est pas ce qui t'inquiète. Elle n'a pas de défense, c'est une certitude, mais vu l'importance minimal du vol, elle ne risque rien. Elle obtiendra, au pire, une petite amande, et une liberté conditionnel. Sa peine de prison ne s'élèvera pas plus qu'à quelques semaines, jusqu'à son procès. C'est pas sur ce dossier, que t'as passé ta soirée, et une bonne partie de la nuit. Parce que ce second dossier semble un peu plus complexe. Faut que tu trouves une ligne de défense, mais c'est loin d'être une évidence. Tu comprends pourquoi personne d'autre n'a voulu de ce cas. Il n'a aucun alibi, que des mobiles. A chaque fois que tu ouvres son dossier, tu vois en celui-ci, une nouvelle chance de prouver qui tu es. Pas juste un bougre qui tente sa chance dans un monde plus grand que lui. Voilà des années, que tu rêves d'une grande carrière. Et tu sais qu'à persévéré, t'obtiendras des résultats. Tu te laisseras pas démonter. Tu viens d'un quartier malfamé, c'est pas un passé adéquate pour se faire une place dans la défense, mais t'as déjà prouvé que tu pouvais t'en sortir. Que t'étais pas comme les autres malfrats du quartier. Tu veux pas les rejoindre. Tu veux défendre leur cas. Deux choses bien différentes. Tu dois à ta mère de persévéré dans tes choix.

Paupières closes, t'as du mal à émerger du sommeil. T'aurais dû te coucher plus tôt. Ton dossier aurait pu attendre le lendemain. Maintenant, t'assumes pas. Tu ouvres les yeux, pour te rendre compte que ton ordi est encore allumé à côté de toi, dossier ouvert. Tu l'attrapes, pour jeter un nouveau coup d'œil dessus. Tu sais pas pourquoi ce dossier t'obsède temps. Outre que ca te permettrait un certain bon dans l'échelle social, y'a quelque chose, dans ce dossier, qui te dérange. Comme s'il te manquait une pièce. Pourtant, tu as eu l'occasion de discuter avec ton protégé, un certain nombre de fois, déjà, et il t'a raconté la même histoire dessinée à l'encre noire, sur le papier. Y'a un truc étrange. Et tu sais pas sur quel pied danser. Tu sais pas ce qui t'attend, dans cette defense. Et ça t'effraie. Autant que ça t'excite. T'as jamais eu une affaire comme ça.

La sonnerie du téléphone te rappelle à l'ordre, pour te faire quitter tes réflexions. Tu jettes un coup d'oeil. Appel. Numéro masqué. Tu hausses un sourcil. Numéro inconnu oui, mais numéro masqué ? C'est la première fois que ça t'arrive. T'attrapes le boîtier, décroche une fois à ton oreille. "Allo ?" T'entends des bruits étranges, à l'autre bout de la ligne. Des bruits de baston. Des cris. Tu connais ce lieu. Pour mettre les pieds la-bas au moins deux fois pas semaine. La prison. Les gardes qui hurlent sur les prisonniers enragés. "Qui est à l'appareil ?" T'aimes pas ça, ca présage rien de bon. Pour toi. Et d'une certaine manière. T'as déjà une petite idée sur ton interlocuteur. C'est lui. Alors tu poses la seule question qui intrigue encore. "C'est quoi, ca ? Comment tu t'es procuré un téléphone ? Tu veux foutre en l'air toutes tes chances de t'en sortir, c'est ça ?" S'il était chopé à communiquer avec l'extérieur, ca allait franchement compliquer la chose.
Revenir en haut Aller en bas
 
avatar
SUNRISE
Masculin MESSAGES : 3241
INSCRIPTION : 22/05/2017
ÂGE : 19
RÉGION : languedoc-roussillon.
CRÉDITS : tumblr.

UNIVERS FÉTICHE : fantastique, city, sms, all.
PRÉFÉRENCE DE JEU : Homme

Voir le profil de l'utilisateur http://www.letempsdunrp.com/t1097-get-back-on-track-kassie http://www.letempsdunrp.com/t1429-m-m-the-game-is-on-en-cours http://www.letempsdunrp.com/t1098-come-to-me-in-the-night-hours-kassie http://www.letempsdunrp.com/t1107-i-m-going-back-to-the-start-kassie
gay on a mission



Ezra Hampton
J'ai 28 ans et je vis à Londres, Angleterre. Dans la vie, je suis dealer et je m'en sors plutôt mal que bien. Sinon, grâce à ma chance, je suis célibataire et je le vis plutôt bien.



josh beech ©️ ana
Le plus difficile à être coincé entre les quatre murs de cette prison insupportable, ce n’est pas la privation de liberté, c’est le manque. Le manque de cette chose, de ce poison, qui avait pourtant l’habitude de couler dans ses veines. Ce liquide bouillonnant se mêlant à son sang par des injections maladroites, rendant ses mouvements encore moins précis à force de tremblements, de maladresse. Si seulement l’héroïne avait été la seule chose à pourrir son organisme. L’herbe, la cocaïne, amphétamine, toutes ses choses qu’il a pu ingurgité, fumé, sniffé le pourrissent de l’intérieur. Ces mêmes substances illicites qu’il s’est amusé à vendre à tous les tocards de son quartier pour pouvoir payer son loyer. Un loyer plafonné dont la seule casquette de dealer permettait de régler. Dans le quartier tel que le sien, on ne demande pas de fiches de salaire, on demande de la thune et on ne se pose pas de question sur sa provenance. C’est comme qu’il s’en est toujours sorti le gamin. C’est comme ça qu’il a été élevé par son camé et alcoolique de père. La seule solution qu’Ezra a pu trouvé pour subvenir à ses besoins, à défaut de trouver un job, sans le moindre diplôme en poche. Il est tombé dedans, suivant le parfait exemple de son paternel avant qu’il ne claque, comme a claqué sa conne de mère quand elle les a abandonné pour un mec plus riche. Pétasse.

Il aurait jamais dû se faire prendre à vendre sa came. Il était persuadé d’être suffisamment prudent, mais un de ses clients a dû le lourder en échange d’une liberté conditionnelle, pendant que lui purge une peine de prison dans l’attente d’un procès. Quelle connerie. Un poing s’écrase sur sa mâchoire alors qu’il est allongé sur son matelas défoncé. Le choc reçu l’empêche toute compréhension de la scène. Il sent néanmoins des mains le soulever par le col de son t-shirt pour le plaquer contre un mur. Ses yeux parviennent enfin à s’ouvrir pour découvrir un pauvre mec enragé, ayant déjà ameuté la moitié de la prison sur la coursive. Sans réfléchir, Ezra lui crache dans l’œil et profite de cette diversion pour lui foutre son pied dans les bourses, suivi d’un poing sous le menton. Coups suffisamment puissants pour qu’il le relâche. Le jeune homme retombe sur le sol. L’autre s’apprête à le mettre en pièce lorsque deux gardiens viennent le maîtriser pour l’enfermer dans sa cellule à l’autre bout du carré. Son visage lui revient alors : un dealer concurrent. Une sombre merde ne faisant pas le poids face à son réseau...

Sans tarder, le gamin se jette sur un précieux cadeau entré illégalement entre les murs de la prison, et compose le seul numéro enregistré sur le clavier. Une sonnerie. Une deuxième. Une troisième. Il se retourne vers la porte de sa cellule, veillant à ce que l’agitation parvienne à maintenir les agents suffisamment occupés pour qu’ils ne le prennent pas la main dans le sac. « Ferme-la. J’ai pas beaucoup de temps. J’ai b’soin d’toi. Faut que tu rappliques. » Et il raccroche, rangeant le précieux cellulaire dans sa planque, dont lui seul possède le secret. Personne ne l’a jamais vu avec ce portable. Ce n’est pas aujourd’hui que ça commencera. Pourvu qu’il se bouge le cul...
Revenir en haut Aller en bas
 
avatar
.ASHES
Féminin MESSAGES : 976
INSCRIPTION : 11/03/2018
ÂGE : 21
RÉGION : Aquitaine
CRÉDITS : little liars

UNIVERS FÉTICHE : séries/films, du réel, du post apo, du drame, faites moi rêver **
PRÉFÉRENCE DE JEU : Les deux

Voir le profil de l'utilisateur
Donut



Dimitri Johnson
J'ai 27 ans ans et je vis à Londres, Angleterre. Dans la vie, je suis avocat commis d'office et je m'en sors bien, même si j'espère débouché sur une carrière bien plus grande. Sinon, grâce à mon manque de temps, je suis célibataire, ou en couple avec mon travail et je le vis plutôt bien, pour l'instant.



sors de plusieurs années d'études - vis seul depuis des années, depuis la perte de sa mère - a perdu sa mère, décédée sous les coups de son père - ça a donné une passion au jeune homme, de défendre les personnes sans défense - malgré les difficultés, il s'est promis de jamais abandonner son rêve, pour sa mère.


fayrell - Nicolas Simoes
C’est quoi ce délire ? C’est l’unique pensait qui arrive encore à irriguer ton cerveau. T'as pas besoin de détail supplémentaire. Tu sais que c’est lui. Ezra. Tu reconnais les fracas typique de la prison. Et c’est ton seul contact là-bas. Mais t’es pas sensé entrer en contact avec lui, en dehors du parloir. Ça va te foutre dans la merde. Lui aussi. Il n’est peut être jamais passé par la case prison jusque là, mais il comprendra bien vite sa douleur lorsqu’on lui tombera dessus, pour du matosse qu’il n'est pas censé avoir. Et ça, c’est que dans l'optique où les gardes ne mettraient pas la main dessus en premier. T'as envie de lui hurler dessus. Parce qu’il est peut-être en train de ruiner toutes les chances que tu mets de son côté. Mais tu fermes ta gueule. Du moins à moitié. Au lieu de lui hurler dessus, tu l'incendie de question. En plus, t'obtiens aucune réponse. Il t'hurle juste des ordres à la figure. Ça a le chic de te mettre les nerfs. Tu risques gros, sur sa défense. Ce sera ton tremplin, ou ta chute en enfer. Et il ose prend le risque de ruiner ça ? Oh oui, t'allais le rejoindre, comme c’était si bien demander. Mais tu comptais bien en profiter pour d’abord lui  faire comprendre ta façon de penser.  Et après t’occuper du pseudo problème qu’il rencontre. T’es son avocat. Pas son larbin. Il  était temps qu’il comprenne la différence. Tu jettes tes dossiers dans ton sac, cette petite chemise qui regroupe l’entier vie de ton protéger. Pas si mince que ça, au final. Parce que le casier, bien que découvert depuis peu, à un sacret contenu. Mais fallait dire que y'avait aussi de gros antécédents familiaux. Et c’est bien là, l’unique ligne de défense que tu tiens pour l’instant. C’était maigre. Il allait falloir trouver mieux que ça, pour avoir une chance de plaider non coupable au tribunal. Tu sais qu’il t'attend, mais t’as besoin d’une douche. T'as passé la soirée à bosser. T'as une tête pitoyable. T’es pas sur que ça arrange quelque chose, de passer sous la douche, mais au moins ça te réveillera pour de bon. Et t’as comme l’impression que t'en auras besoin avec ce qui t’attend. Douche faite, tu prends même le temps d’avaler un café. Avec le peu de considération qu’il t’offre, tu peux te permette de le faire patienter un peu.

Puis enfin, ventre plein, réveillé et prêt à faire face, tu te rends jusqu’à parloir. Alors que tu passes plusieurs grilles, ton ventre se crispe. Tu redoutes quand même ce qui t’attend. Pour qu’il prenne le risque de t’appeler, au final, c’est que cela devait être d’une importance capitale que tu te pointes. T’aurais peut-être pas dû prendre autant de temps. Lorsque t’arrives dans la salle, il est déjà là, assis de l’autre côté de la table. Et quand tu prends place en face de lui, t’essaies de pas montrer que t'angoisse un poil. T’essaies plus de transmettre ton mécontentement d’avoir été pris au dépourvu par un appel qui n’aurait jamais dû se faire. Tu t’assoie avec calme. Tout le calme que tu es capable d’avoir. T’attends que les portes se referment, et que vous soyez enfin seuls. « C’est quoi ce délire ? » T’as colère remonte un cran. Tu veux bien t’occuper de son cas, mais faut que tu lui fasses comprendre que son attitude est dangereux pour vous deux. « Tu veux ruiner toutes tes chances de retrouver la liberté ? » Il est prêt à t'interrompre alors tu dresses un doigt pour le faire taire. T'as vécu dans un quartier où t’as appris à te faire respecter. « Tu vas finir à l'hosto, si ce n’est pas la morgue, si quelqu’un se rend compte que tu possèdes un moyen de contacter l’extérieur. Et ça c’est si aucun gardien te choppe entre temps. » Tu soupires. Plus t’as des rencontres avec lui, plus t’as l’impression qu’il sera davantage une encre, qu’un salut pour ta réputation. Mais c’est pas comme si tu pouvais dire non. T'as déjà très peu de client, si t'en refuses, se sera la fin. « J’espère que t’as au moins une bonne raison pour justifier ce risque. » Tu t'intéresses enfin à la raison pour laquelle il t'a fais venir ici. Histoire que t’es pas bougé pour rien. Et c’est quand t’as fini de le réprimander, de lui faire la leçon, que tu poses un véritable regard sur lui, que tu te rends compte qu’il n'est pas dans son état normal. « Ça va ? Qu'est-ce qui t'es arrivé ? ».
Revenir en haut Aller en bas
 
avatar
SUNRISE
Masculin MESSAGES : 3241
INSCRIPTION : 22/05/2017
ÂGE : 19
RÉGION : languedoc-roussillon.
CRÉDITS : tumblr.

UNIVERS FÉTICHE : fantastique, city, sms, all.
PRÉFÉRENCE DE JEU : Homme

Voir le profil de l'utilisateur http://www.letempsdunrp.com/t1097-get-back-on-track-kassie http://www.letempsdunrp.com/t1429-m-m-the-game-is-on-en-cours http://www.letempsdunrp.com/t1098-come-to-me-in-the-night-hours-kassie http://www.letempsdunrp.com/t1107-i-m-going-back-to-the-start-kassie
gay on a mission



Ezra Hampton
J'ai 28 ans et je vis à Londres, Angleterre. Dans la vie, je suis dealer et je m'en sors plutôt mal que bien. Sinon, grâce à ma chance, je suis célibataire et je le vis plutôt bien.




josh beech ©️ ana
L’agitation dans le bloc est telle que la voix du jeune homme passe inaperçue, tout autant que l’usage d’un quelconque téléphone portable. Il fait taire l’autre homme d’un grognement, pour lâcher qu’il doit se bouger de venir le retrouver à la prison. Ezra masse sa lèvre fendue, ne causant davantage de douleur qu’il ne l’apaise. Le jeune homme se hisse sur son lit, attrapant un t-shirt à son codétenu pour essuyer le sang qui s’échappe lentement de la plaie. Il lui en voudra pas. La jambe du brun montre toute son impatience : elle s’agite, rapidement accompagnée de soupirs de plus en plus rapprochés les uns des autres. Il attend qu’on vienne le chercher, qu’on lui annonce que son avocat vient d’atterrir dans une salle leur étant pleinement réservé. Les nerfs, la fatigue et le manque ne font que créer des tremblements dans ses mains. Tremblements qu’il tente de supprimer en serrant et desserrant le poing, mais rien n’y fait. Le sevrage est long, difficile. La chaleur de l’héroïne dans ses veines lui manque. La douceur de la poudre blanche entre ses narines. Le goût de l’herbe sur ses lèvres. Cette simple pensée suffit à le mettre dans tous ses états. Son esprit vient imaginer une évasion pour qu’il puisse enfin retrouver son minable appartement, son minable fauteuil, ses minables seringues et sa came dispersée sous les lattes du plancher, dans les murs, sous les coussins. Le manque éveille en lui une colère qu’il ne parvient pas à contrôler. L’attente le rend davantage agressif. Si bien que lorsque son regard croise celui du second habitant de la cellule, ce dernier fait un pas en arrière, lui laissant son t-shirt ensanglanté entre les mains. S’il y avait bien une chose à ne pas faire, c’était d’emmerde Ezra. Il connaît du monde ici. Du monde qui le respecte, comme du monde qui souhaite lui faire la peau. C’est une raison suffisante pour ne pas rester enfermé dans ce taudis.

Les gardes viennent enfin chercher l’homme dans sa cellule, après que le calme soit finalement revenu dans le bloc 3. Lorsqu’il passe devant la cellule verrouillée de son agresseur, un sourire étire les lèvres d’Ezra. Il ne s’attire que les grognements de l’autre. Putain, c’est grisant. Il ricane doucement, avant de pénétrer dans un couloir. Les portes s’ouvrent et se referment derrière lui. Un trajet interminable jusqu’à ce que l’on présente à une salle qu’il connaît bien, désormais. Il entre, mais le voilà seul. Putain, il est pas foutu de bouger son joli p’tit cul en vitesse. La pensée n’a pas le temps de se conclure, que la porte claque, laissant entrer un avocat furieux. Un sourire étire davantage les lèvres abîmées d’Ezra. Il est mignon quand il est en colère. Le jeune homme s’apprête à l’interrompre lorsque le dos de l’autre se lève et se pose devant lui. Le brun arque un sourcil. Ton sourire s’éteint alors lorsqu’il fait mention de la morgue. Tes mâchoires se crispent. Un air mauvais vient se poser sur ton visage. « A ton avis, Sherlock ? J’me suis mangé un pain. Des mecs veulent m’faire la peau ici. Tu dois m’faire bouger de là. » grogne-t-il, sans jamais lâcher Me Johnson du regard. Le garçon passe la langue sur ses lèvres mais cela ne le fait que grimacer davantage. « J’ai appelé qu’toi. Une seule fois. Pas la peine de m’faire la l’çon. J’espère qu’t’as trouvé le moyen de me faire sortir de là. » Le camé serre les dents, craquant chacun de ses doigts tatoués, les uns après les autres. « T’as pas une aspirine avec toi ? Une clope ? »
Revenir en haut Aller en bas
 
avatar
.ASHES
Féminin MESSAGES : 976
INSCRIPTION : 11/03/2018
ÂGE : 21
RÉGION : Aquitaine
CRÉDITS : little liars

UNIVERS FÉTICHE : séries/films, du réel, du post apo, du drame, faites moi rêver **
PRÉFÉRENCE DE JEU : Les deux

Voir le profil de l'utilisateur
Donut



Dimitri Johnson
J'ai 27 ans ans et je vis à Londres, Angleterre. Dans la vie, je suis avocat commis d'office et je m'en sors bien, même si j'espère débouché sur une carrière bien plus grande. Sinon, grâce à mon manque de temps, je suis célibataire, ou en couple avec mon travail et je le vis plutôt bien, pour l'instant.



sors de plusieurs années d'études - vis seul depuis des années, depuis la perte de sa mère - a perdu sa mère, décédée sous les coups de son père - ça a donné une passion au jeune homme, de défendre les personnes sans défense - malgré les difficultés, il s'est promis de jamais abandonner son rêve, pour sa mère.


fayrell - Nicolas Simoes
T'es là, au abord des murs de pierre, du gris tamisé, cette couleur déprimante, mais qui sera ton gagne pain jusqu'à la fin. T'as décidé d'être parti preneur pour des gars sans défense. Mais t'aimes pas passer par la case prison, même quand c'est pas pour toi. Encore pire, t'as horreur qu'on te traine de force. D'habitude, t'as de quoi te préparer. C'est toi, qui fixe rendez-vous. Là ? T'es pris de vitesse. Tu sais même pas ce que ton protégé à dans la tête. Cette idée de coup de fil, était déjà très stupide. Comme s'il n'avait pas pu joindre un garde, pour se mettre en relation avec toi. Ce type, t'as envie de t'arracher les cheveux, des fois. Tu sais pas ce qu'il souhaite. La liberté, comme n'importe qui. Mais c'est qu'il n'aide pas. Il n'a rien t'offrir, pour te donner une piste de défense. Et à chaque jour qui s'écoule, il s'enfonce un peu plus dans la galère. Tu pensais te faire des couilles en or, à libérer Ezra, mais t'as mal visé. T'allais peut-être ruiner toutes tes chances, à t'acharner. T'as aucun contrôle sur lui, c'est sans doute ça, le problème. Tu hurles pas, mais tu fais passer ton message. Il mérite au moins ça, pour les risques qu'il vous fait prendre, à lui, comme à toi. Tu sais qu'en taule, c'est loin d'être tranquille. Respect, ou humiliation. C'est l'un, ou l'autre. Tu domines, ou tu t'soumets au gros dur. Et comme t'as jamais été plus loin que quelques échanges avec Ezra, tu sais pas où est sa place. Tu ne remarques qu'après coup, la marque bleue qui se dessine sur son visage. Merde. Le danger est plus proche que tu ne l'imaginais. C'est un gros dur, ton protégé, mais en fin de compte, va falloir qu'il se repose sur toi, ce coup ci. « Explique-moi. Si t'es en danger, je pourrais plaider une sortie plus rapide. » C'est pas la ligne de défense que t'imaginais avoir, mais c'est toujours mieux que rien. Mais pour ça, faut encore que tu comprennes dans quel genre d'ennui, Ezra s'est fourré. Ca fait un certain temps, qu'il crèche en taule. Et jusque là, il n'avait pas eu de gros soucis. « T'es loin du compte, Ezra. Faut que tu te débarrasses de ce téléphone, et vite. Ou tu pourrais dire adieu à ta liberté pour de bon. » C'était pas qu'une leçon. C'était la vérité. Même s'il était très prudent, il ne pouvait avoir aucune certitude que personne ne se rendrait compte de son manège. Et que tu débarques à peine quelques heures après sa dernière bousculade, ça allait interpeller les esprits. «Tu m'aides pas. Ton dossier est quasi vide. T'as pas de circonstance atténuante, en dehors de ton père. » C'était un dossier compliqué. Et t'arrivais pas à trouver une ligne de mire. Peut-être que tu pourrais aller faire un tour chez ton ami avocat, lui aussi. Celui qui t'as toujours aidé pour que t'en arrives là. « Rêve. T'as voulu jouer les caïds, assumes-en les conséquences. Je suis là pour te sortir de là, pas pour te rendre la vie agréable. Peut-être que ça t'encouragera a arrêter tes conneries. » Puis, t'as pas envie de devenir un avocat ripoux, miteux, et rejoindre ton protégé en taule. Alors tu comptes bien rester du bon côté de la barrière. « Je peux toujours m'arranger pour que t'es un passe droit à l'infirmerie, si t'arrêtes tes conneries. » C'était le mieux que t'avais à lui proposer. Tous les moyens étaient bon pour le convaincre de bien se tenir.
Revenir en haut Aller en bas
 
avatar
SUNRISE
Masculin MESSAGES : 3241
INSCRIPTION : 22/05/2017
ÂGE : 19
RÉGION : languedoc-roussillon.
CRÉDITS : tumblr.

UNIVERS FÉTICHE : fantastique, city, sms, all.
PRÉFÉRENCE DE JEU : Homme

Voir le profil de l'utilisateur http://www.letempsdunrp.com/t1097-get-back-on-track-kassie http://www.letempsdunrp.com/t1429-m-m-the-game-is-on-en-cours http://www.letempsdunrp.com/t1098-come-to-me-in-the-night-hours-kassie http://www.letempsdunrp.com/t1107-i-m-going-back-to-the-start-kassie
gay on a mission



Ezra Hampton
J'ai 28 ans et je vis à Londres, Angleterre. Dans la vie, je suis dealer et je m'en sors plutôt mal que bien. Sinon, grâce à ma chance, je suis célibataire et je le vis plutôt bien.




josh beech ©️ ana
Il le savait. Il savait qu’il allait lui casser les couilles avec ce téléphone portable, mais c’est le seul moyen qu'il a trouvé pour le faire rappliquer au plus vite. C’est le seul moyen pour qu’il rapplique dans l’heure. L’admettre lui fait grincer des dents, mais il est sa seule chance de sortie, sa seule chance de voir encore la lumière du jour. Ici, il sait qu'il est en danger. Les dealers se font la guerre depuis le départ, les plus âgés et les moins chanceux rêvent de lui faire la peau pour que leurs réseaux s’accouplent avec le sien. Mais Ezra, il partage pas sa seule source de revenue, sa seule manière de pouvoir payer un loyer, de vivre dans un lieu à peu près salubre. C’est bien la seule chose que son daron lui a laissé : un appartement à louer, un réseau de camés prêts à tout pour obtenir leurs doses journalières et des dettes qui pèsent sur ses épaules un peu plus chaque jour. Des dettes qu'il ne pourra probablement jamais rembourser à moins de braquer une banque. L’idée lui a déjà traversé l’esprit, mais il manque de moyen, il lui manque des tripes pour faire ça. Il lui manque une équipe aussi. Braquer une banque en solitaire, c’est se tirer une balle dans le pied tout seul.

Il pousse un long soupir lorsque l’avocat lui demande des explications. Du bout des doigts, il continue de masser la zone touchée de son visage, créant plus de grimace que d’apaisement. « La moitié du bloc veut m’faire la peau parce que j’ai plus de clients qu’eux. Si j’disparais, ils prennent la place sur le marché, et ils s’font un max de pognon. J’pensais que ça coulait de source pour un génie comme toi. » grogne-t-il. Lui, il a eut la chance de pouvoir faire des études, d’aller à l’école, Ezra, il a jamais vraiment connu ça. Il ne l’a même jamais connu. Il a pas eu cette chance, avec des parents comme les siens. Il a au moins le mérite d’avoir appris de la vie, sans personne. Il s'est démerdé tout seul, à s’occuper de son père, déchiré et défoncé vingt-quatre heures sur vingt-quatre. Il peut pas dire que c’était des bons moments, mais au moins, il était là, avant qu’il clamse dans son lit, une seringue plantée dans le bras. Il avait le mérite d’être resté avec lui, pas comme sa pute de mère. « Ok. J’le balance. Mais t’as intérêt à me tirer de là, Dimitri. » L'avocat déteste qu'il utilises son prénom. Tant pis. C'est qu’un petit con. Il a dû le comprendre, depuis le temps.

« T’as rajouté les dettes de mon père que je dois toujours payer, une pute de mère qui se casse avec un autre ? » il ricane. Sa vie, personne n’en rêve, mais lui, il en plaisante. C’est mieux comme ça. Il a pas d’autres choix que de faire avec, de toute façon. Un grognement, puis un soupir accompagne le refus de son avocat. « Si seulement t’étais foutu de faire ton job correctement, j’serais plus là, à l’heure qu’il est. » Un autre rire s’échappe de sa gorge. « T’es tellement gentil avec moi, mon lapin. Un passe-droit à l’infirmerie, rien qu’ça. Wow. Top. Ça va vraiment m’donner un coup de main. T’en as d’autres des idées comme ça ? J’m’en branle de l’infirmerie. Sérieux, il faut que tu m’sortes de là, genre aujourd’hui. »
Revenir en haut Aller en bas
 
avatar
.ASHES
Féminin MESSAGES : 976
INSCRIPTION : 11/03/2018
ÂGE : 21
RÉGION : Aquitaine
CRÉDITS : little liars

UNIVERS FÉTICHE : séries/films, du réel, du post apo, du drame, faites moi rêver **
PRÉFÉRENCE DE JEU : Les deux

Voir le profil de l'utilisateur
Donut



Dimitri Johnson
J'ai 27 ans ans et je vis à Londres, Angleterre. Dans la vie, je suis avocat commis d'office et je m'en sors bien, même si j'espère débouché sur une carrière bien plus grande. Sinon, grâce à mon manque de temps, je suis célibataire, ou en couple avec mon travail et je le vis plutôt bien, pour l'instant.



sors de plusieurs années d'études - vis seul depuis des années, depuis la perte de sa mère - a perdu sa mère, décédée sous les coups de son père - ça a donné une passion au jeune homme, de défendre les personnes sans défense - malgré les difficultés, il s'est promis de jamais abandonner son rêve, pour sa mère.


fayrell - Nicolas Simoes
Coupable. C’est ce que tu t'évertues à défendre. C’est ton tremplin. Ou ta descente en enfer. Victoire, ou défaite. Y’a pas d’autres solutions. Mais dans un cas, de nouveaux clients vont se bousculer à ta porte, avec hâte. Dans l’autre ? Dans l’autre, t’as intérêt de te tirer refaire ta vie ailleurs. C’est parce qu'il s’avère être coupable, que ça ne facilite pas ta tâche. Quand tu défends des innocents, t’as de quoi assister. Là, t’as rien. Quelques circonstances atténuantes, et encore. Tu sais que ça sera jamais assez face à un juge. D’autant qu’il continue à aggraver son cas en taule. Ça t'horripile. Tu ferais peut-être mieux d’abonner cette défense dès lors. T’as cette possibilité. Au moins tu foutrais pas ta vie, et ta carrière en l'air sur un lancé de dé. Mais tu peux pas abandonner. Parce que t'es fier. Pour ta mère aussi. « Montre-moi ça. » Tu frôles son menton, tourne sa tête, de manière à avoir une meilleure vue sur son coup. Amoché, mais ça aurait pu être pire. Bien pire. Tu répliques pas. Tu sais qu’il te provoque. C’est ce qu’il s'amuse à faire depuis votre premier rendez-vous. Tu veux pas lui offrir cette importance d’avoir une emprise sur tes nerfs. « Fais profil bas, c’est ta meilleure option. » Tu reprends un visage sérieux, pour réfléchir à ses paroles. Ça n’a pas de sens. « Tu comptes reprendre ton business, dehors ? » La question est stupide. Bien sur. Ce mec était un grand malade. Il était déjà en train de gâcher sa vie avec un passage en taule, mais c’était avoir beaucoup d’espoir que d’imaginer sur cela l’aurait calmé. Tu t'acharnais à le sortir de là, pour qu’il replonge d’ici quelques mois. Mais c’est pas tes oignons. Toi, tu défends ses intérêts aujourd’hui. Son futur, il n’a qu’à se débrouiller de lui-même. S’il se fait choper à nouveau, tu seras en rien dans l'obligation de t’occuper de son cas. « T’es pas le premier gosse abandonné par sa mère. Ils n’ont pas tous fini comme toi. » T’es pas tendre, mais t'es honnête. Ça n’a rien d’une circonstance atténuante. Encore heureux que tous les enfants élevés sans mère ne finissent pas en taule. Toi aussi d’une certaine façon, t’as perdu ta mère. Et dans le cas précis tu t'es même retrouvé à devoir te débrouiller sans ton connard de père. « Si t'étais foutu de traîner dans des histoires honnêtes, tu ne serais pas là. Tu peux t'en prendre qu’à toi. » Les petites frappes dans son genre, tu les connais. Tu comptes pas te laisser démonter. « Qu’on se mette d’accord. T’es coupable. Tu l'sais. Je l’sais aussi. Ton affaire est pourri. Je pourrais me tirer, et te laisser seul. Aucun autre avocat ne voudra prendre ta défense, parce que tu n’as rien pour être défendu. Alors quand je me déplace, t'arrêtes de jouer au p'tit merdeux, et tu la fermes. Sinon tu t’demmerdes. » Tu le défis du regard. Qu'il ose prendre la parole pour contester ton autorité, et tu te tires direct. Malgré son air de petit con, tu lui cherches une solution. « Ok, j'ai peut-être une solution, mais ce sera pas sans risque. T’es prêt à prendre des coups ? » C'était risqué, mais c’est pas comme si t’avais de meilleure solution pour faire sortir ton protégée de là. « Ce ne sera qu'une semi liberté, Ezra. Dans l’état actuel des choses, je ne peux pas faire mieux. A la première erreur ce sera retour à la case départ. » Autrement dit, la prison. Et t'auras plus de moyen de peser sur sa défense. Tu soupires. T’aurais quand même préféré pas avoir à faire ça. « Très bien. Je vais plaider une mise en danger au sein de la prison pour toi. Ça peut marcher. Tu seras mis a l'isoloir ce soir, et demain, tu devrais être en liberté surveillé. Mais ça ne fonctionnera jamais avec un simple bleu. Tu dois être en danger. Et que ça paraisse crédible aux gardiens. C’est risqué mais c’est la seule solution. Tu penses pouvoir réussir à les provoquer assez, pour qu’ils s’en prennent à toi, mais avec assez de discrétion pour ne pas être mis en cause ? » T'étais septique d’un coup. Les risques étaient quand même très gros.
Revenir en haut Aller en bas
 
avatar
SUNRISE
Masculin MESSAGES : 3241
INSCRIPTION : 22/05/2017
ÂGE : 19
RÉGION : languedoc-roussillon.
CRÉDITS : tumblr.

UNIVERS FÉTICHE : fantastique, city, sms, all.
PRÉFÉRENCE DE JEU : Homme

Voir le profil de l'utilisateur http://www.letempsdunrp.com/t1097-get-back-on-track-kassie http://www.letempsdunrp.com/t1429-m-m-the-game-is-on-en-cours http://www.letempsdunrp.com/t1098-come-to-me-in-the-night-hours-kassie http://www.letempsdunrp.com/t1107-i-m-going-back-to-the-start-kassie
gay on a mission



Ezra Hampton
J'ai 28 ans et je vis à Londres, Angleterre. Dans la vie, je suis dealer et je m'en sors plutôt mal que bien. Sinon, grâce à ma chance, je suis célibataire et je le vis plutôt bien.




josh beech ©️ ana
Vautré sur le siège froid de la salle, il détaille son avocat du regard, tandis que ses doigts massent la peau bleutée de sa joue. Il pousse un long soupir, lui expliquant que la vie en taule n’est pas toute rose. Les coups pleuvent régulièrement dans chaque bloc. Ceux qui n’ont rien à perdre ne se font pas prier pour frapper, et casser des gueules à tour de bras. Ils savent que tôt ou tard, leurs concurrents, leurs ennemis ou peu importe le nom qu’ils donnent à ceux qu’ils haïssent, finiront par les rejoindre dans ce trou à rats. Quand on traîne dans le milieu de la drogue, on sait pertinemment à quels dangers on s’expose. Ce n’est pas un stand de limonade à deux livres, qu’Hampton tient dans un quartier résidentiel. Sa langue passe sur ses lèvres, alors que le grand brun s’approche de lui. Il arque un sourcil en sentant ses doigts sur sa peau. Le jeune homme regarde sa musculature cachée sous sa chemise. Il est pas si mal pour un résidu de fiente du système. Cependant, le prisonnier remarque bien son air sérieux qu’il s’efforce de garder. Ça le fait ricaner. Il sait que ses mots, sa voix et ses remarques le rendent fou, qu’il bouillonne de l’intérieur. Ezra peut le sentir. S’il y a bien une chose que la rue lui a appris au fil des années, c’est à décrypter les émotions sur les visages et les attitudes. Le gamin a toujours su se barrer au bon moment, savoir quand c’était une embrouille. Seulement, il semblerait que ça n’a pas été suffisant pour l’empêcher de finir ici.

« J’ai encore un stock à écouler avant d’mettre la clé sous la porte. Et j’suis comme tout l’monde. Loyer et factures à payer. » se contente-t-il de répondre. Il a longtemps songé à arrêter sa merde, à ne faire que consommer plutôt que revendre, de tenter d’avoir une vie normale, correcte. Une vie qu’il n’a jamais réussi à avoir, en somme. L’idée de bosser ne l’attire pas. Trimer pour avoir à peine de quoi survivre, c’est bien joli, mais c’est pas attirant. Ce qu’il est, c’est tous les à côté. Sécurité sociale, sortir de son quartier pourri, rayer les fantômes de son passé, oublier la mort de son camé de père, vivre sans crainte de se prendre une balle entre les deux yeux, vivre sans crainte de finir derrière les barreaux comme un pauvre lion en cage. Le rire du-dit lion résonne un peu plus fort dans sa cage. « Ils ont pas tous grandi une s’ringue dans la main, prêts à planter le bras de son propre daron parce qu’il tremble trop pour s’piquer tout seul. » lâche-t-il avec un peu d’amertume dans la voix. Il lui en veut, à son daron, d’avoir sombré là-dedans, de l’avoir privé d’une vie normale, mais son daron, c’était la seule chose qui lui restait avant qu’il ne crève dans son plumard. « J’ai fait que r’prendre la boîte familiale. »

Dimitri s’agace. Mission accomplie. Les lèvres d’Ezra s’étirent au maximum pour montrer un sourire satisfait. Qu’importe la douleur qui se diffuse sur sa joue. Il est trop immature pour comprendre les enjeux de cette entrevue, du moins, c’est ce qu’il laisse apercevoir, mais dans le fond, il est mort de trouille à l’idée de passer le reste de ses jours derrière les barreaux. Il ne se donne pas plus d’un mois de survie, ici, avant qu’un codétenu ne lui explose la gueule sur le béton. Sa question lui fait arquer un sourcil. Prendre des coups ? Le jeune homme se redresse dans son siège, montrant qu’il est attentif à sa proposition. « Ouais, accouche. » balance-t-il, impatient de découvrir son plan, alors qu’il tarde à l’exposer. Hampton réfléchit un instant, il garde le silence, avant que son regard ne se plante dans celui de son avocat. Un nouveau sourire amusé prend place sur ses traits. « Facile. Jeu d’enfant. J’insulte leurs mères, ou j’prétends être attiré par ses sacs à merde. Paraît qu’être pd et dealer, c’mal vu. » Le camé lève les mains vers le ciel, l’air de dire, qu’à lui, ça lui a plutôt réussit. « Promenade sur la coursive dans moins d’vingt minutes. Reste pas loin, les pigeons vont certainement t’appeler pour qu’tu viennes m’voir. » La vision qu’il avait jusqu’alors de son avocat vient subitement de changer : il est pas aussi sage qu’il l’avait prédit.
Revenir en haut Aller en bas
 
avatar
.ASHES
Féminin MESSAGES : 976
INSCRIPTION : 11/03/2018
ÂGE : 21
RÉGION : Aquitaine
CRÉDITS : little liars

UNIVERS FÉTICHE : séries/films, du réel, du post apo, du drame, faites moi rêver **
PRÉFÉRENCE DE JEU : Les deux

Voir le profil de l'utilisateur
Donut



Dimitri Johnson
J'ai 27 ans ans et je vis à Londres, Angleterre. Dans la vie, je suis avocat commis d'office et je m'en sors bien, même si j'espère débouché sur une carrière bien plus grande. Sinon, grâce à mon manque de temps, je suis célibataire, ou en couple avec mon travail et je le vis plutôt bien, pour l'instant.



sors de plusieurs années d'études - vis seul depuis des années, depuis la perte de sa mère - a perdu sa mère, décédée sous les coups de son père - ça a donné une passion au jeune homme, de défendre les personnes sans défense - malgré les difficultés, il s'est promis de jamais abandonner son rêve, pour sa mère.


fayrell - Nicolas Simoes
T'essaies d’en apprendre d’avantage sur lui. Parce que pour avoir ne serait-ce qu’une chance de faire douter le jury, t’as besoin d’éléments concrets. Mais a chaque fois que t'en découvres plus sur sa vie, tu t'rends compte que ce type, c’est peine perdu. Il est pourri jusqu’à l’os. Et l’unique chose que t’arriveras a faire a persévéré, c’est couler avec lui. T'en as conscience. Mais t'arrives pas à lâcher l’affaire. Y’a quelque chose chez lui, même si ça t'exaspère, t’as pas envie d'abandonner. Parce que seul, il possède aucune chance. Parce que c’est toujours mieux de sombrer à deux. Tu manques de recul sur cette affaire. Mais y aura personne pour t’arrêter. Personne qui s'inquiète de ta carrière. « C’est du suicide. Si tu t’fais prendre c'est la prison ferme. Jusqu’à la fin de ta vie. » Ce sera son problème à lui, mais c’est ton rôle de le mettre en garde. T’as même pas négocier sa sortie, qu’il est déjà en train de planifier ses prochaines ventes. Tu comprendras jamais ce truc. Tu comprendras jamais que quelqu’un soi prêt à prendre des risques juste pour écouler un putain de stock. « Y’a d'autre moyen moins risqué pour payer ses factures. » Tu fais ton moralisateur, mais t'aimerais bien qu’il comprenne. T'en apprends toujours plus sur lui. Pourri. Et brisé. Tu te rends compte qu’il manque quelque chose chez lui. Tu te rends compte qu’il n’a jamais connu l'amour. Et que c’est peut-être la raison de tous ses problèmes. « T’as pas à payer pour les erreurs de ton père. » C’est comme ça que tu vois la chose. C’est comme ça que tu dois lui encrer dans la tête. « T’es pas ton père. Tu peux faire tes propres choix. « Entre autre, celui de ne pas reprendre le business familial. D’avancer de son propre côté.

Ça te redonne espoir. T’as foi en lui. Peut-être qu’avec une bonne influence, il pourrait arrêter ses conneries. Peut-être que tu peux avoir ce rôle. Celui de lui faire prendre un chemin juste. Tu lui expose ton plan. C’est lui qui encoure les risques, donc c’est à lui de prendre la décision. Mais tu sais qu’il refusera pas. C’est pas quelque bobos qui se dresseront entre lui, et la liberté. T'hausses un sourcil à ses propres. Tu sais pas ce qui t’étonnes. Son franc parlé. Son mépris. Ou qu’il admette être gay. C’est une question que tu t'étais pas posé. Mais t'avais fais tes conclusions. Pour toi, il ne pouvait être qu’un homme à femme. D'où ta surprise. Mais ça change pas grand-chose, au final. « Fais attention à toi. L’idée c'est de sortir en un seul morceau. » Et tu sais qu'en taule, faut pas grand-chose pour passer de quelques coups de poings à de véritable coup de couteau qui pourrait lui coûter la vie. « Envoie-moi un message quand t'es ok. Je vais commencer à charger le juge. L’appel qui annoncera ton agression sera le bouquet final. » Bon t'avais dis qu’il valait mieux pas s'en servir, mais c’était un cas de force majeur. « Et débarrasse-toi en après. Tu repasseras pas par ta cellule. Personne ne doit tomber dessus. »[/i T'essaies de rien laisser au hasard, pour que rien ne joue contre lui. T’as un sourire qui se dessine sur ton visage. « En fin de compte, tu vas quand même l’avoir, t’as virée à l’infirmerie. » Tu te lèves, et toque à la porte, signe distinctif pour signifier que t'en as fini, et que tu veux sortir de là. « A toi de jouer. ».
Revenir en haut Aller en bas
 
Contenu sponsorisé



Revenir en haut Aller en bas
 
 
Une connerie se paie toujours [Sunrise]
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 2Aller à la page : 1, 2  Suivant
 Sujets similaires
-
» Un sicilien paie toujours ses dettes PV Alessandro
» OH AFRIQUE TU NOUS RESERVES TOUJOURS DES SURPRISES..........
» Je serais toujours près de toi... [Mort de Saveur d'Amande: pv Dauphine, et ceux qui veulent lui rendre hommage]
» L'assassin revient toujours sur les lieux du crime. Diantre, qu'on l'arrête!
» On n'a pas toujours besoin d'un plus petit chez soi

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
 
 
LE TEMPS D'UN RP :: Place des artistes :: Univers réel :: Europe-
Sauter vers: