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 Jolie comme un coeur - Aiko

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KoalaVolant
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INSCRIPTION : 12/03/2018
CRÉDITS : Moi a c'qui paraît

UNIVERS FÉTICHE : Fantastique mais en vrai j'veux tenter tout ici
PRÉFÉRENCE DE JEU : Les deux

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Limace


Le contexte du RP
Mise en situation

La situation
En Angleterre, dans une rue peu jolie, surtout crasseuse, sur un trottoir, se tiens parfois des prostitués. Jeunes, vieilles, belles ou moches. Elles sont là pour plaire et satisfaire. C'est dans ce contexte là, par un jour assez ensoleillé mais légèrement frisquet, que se tiens celle qu'on appelle la doyenne.
Doyenne des prostitués, c'est un drôle de titre, mais on fait avec.

Et c'est dans ce contexte là, qu'elle et un drôle de petit moineau s'entendent tout de même, et discutent avec douceur et intérêt de la vie et de ce qu'il faut faire pour la vivre.

Contexte provenant de cette recherche
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KoalaVolant
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PRÉFÉRENCE DE JEU : Les deux

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Limace



Rosamund Lively
J'ai 45 ans et je vis à Londres, Angleterre. Dans la vie, je suis péripatéticienne et je m'en sors pas bien. Sinon, grâce à ma chance, je suis célibataire et je le vis plutôt bien.

Informations supplémentaires ici.


Jessica Lange ©️ KoalaVolant
La clope que je tire à le goût de merde. Sûrement que l’autre folle a encore fourré mon paquet je ne sais où, dans les chiottes certainement. Après je suis pas sûre d’avoir encore des papilles gustatives tout à fait bien branchées. Faut dire qu’avec les trucs que je me fourre dans la bouche à longueur de journée….
Mais je vis bien. C’est ça qu’il faut, dirait Edith. Mais Edith est parti y a trois ans, et je me retrouve à être la nouvelle doyenne. Celle qu’on regarde avec peu d’envie, celle qu’on évite, parce que vous comprenez, je suis vieille, je suis « moche » et en plus je baise mal.
Pour la dernière chose, je suis pas sûr que ça soit vrai. J’ai de l’expérience faut dire. Et c’est pas que je le fais mal, juste que j’ai perdu le goût à le faire, et que je le fais pour ce que c’est : mon boulot.

J’ai pas tant de petits plaisirs dans ma vie, ça reste difficile. Même si je fais avec, souvent, je me dis que j’ai hâte que la clope me bouffe les poumons et que ma respiration se fasse vaine. Et puis, quand je me dis ça, y a ce petit minois qui pointe le bout de son nez.
Elle est jolie cette fille, aussi jolie que moi quand j’avais son âge. Sauf que moi, j’avais aucune présence pour me dire de pas merder. Pour me dire de pas faire de conneries.
Même si en vrai, elle se pointerait et me dirait qu’elle en a fait une, de bêtise, que je me contenterais de soupirer et de dire « ainsi va la vie ».
Je prétends pas éduquer les mômes qui viennent me demander conseil ou se taper la discut avec moi. J’essaie juste. Parfois. C’est vrai.

J’écrase ma clope, et laisse la petite apparaître dans mon champ de vision, s’approchant de moi. Elle me fait sourire, et je lui dois bien ça. Alors je pourris pas ses poumons, c’est ma règle.

- Alors, ces histoires de cœur ? Ca se balance comme ça peux, ou c’est moisi jusqu’au cou ?

Au pire, si elle se met à pleurer, j’ai gardé des mouchoirs dans la poche de mon sac. Je suis pas sûre de savoir consoler, ni réconforter. J’ai pas le profil pour, j’ai pas le caractère non plus. Mais il est hors de question, que moi, Rosamund Lively, laisse ce brin d’innocence avoir le visage tâché par la merde de la vie.
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Aiko
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Tortue



Emily Kenway
J'ai 18 ans et je vis à Londres, Angleterre. Dans la vie, je suis étudiante, bientôt à l'université -j'ai hâte- et je m'en sors pas trop mal, je pense. Sinon, grâce à mon indifférence, je suis céibataire et je crois que je m'en fiche.

avatar : Jenna Coleman


Mes pas me mènent de façon mécanique sur ce chemin du quotidien. Je suis habillée comme d'habitude, toujours le même style ; on ne se refait pas. Chemise blanche, jupe sobre et souple, blazer assorti pour compléter le tout. Des converses aux pieds pour assurer une démarche confortable sur ce bitume bien laid.
Sac calé contre le flanc, je circule tranquillement dans ces rues que je connais par coeur. Je suis née, j'ai vécu, je vis toujours dans cette ville qui m'assomme. Mais dans quelques mois, je pars. C'est promis. Lorsque je passerai dans le supérieur, je mets les voiles. C'est déjà prévu : les inscriptions à l'université déposées. J'ai candidaté un peu partout. Tout ce que je veux, c'est m'échapper d'ici. Le monde, la foule, les touristes, le métro, tout m'épuise. Je veux voir autre chose. Ailleurs.
Mes parents restent planqués dans leurs bulles de livres et de théories fantasques. Deux intellectuels déconnectés du monde qui ne font que voguer entre mots et chiffres et ne jurent que par quelques grands noms que j'ai le malheur d'oublier au fur et à mesure.
Des parents qui travaillent la plupart du temps à la maison, chacun dans un coin de bureau. Puis, à l'occasion, ils font un saut à l'université. Pour quelques heures de cours barbants face à des élèves perdus. Sinon, ils cherchent. C'est ça leur boulot. Chercher. Ecrire des articles. Et l'ambition de faire un bouquin à la fin.
C'est épuisant, à la longue, d'avoir de tels parents. Bien sûr, ils aiment, ils chérissent mais ils n'ont jamais le temps. Ni pour moi, ni pour ma petite soeur. Laquelle a trouvé son réconfort dans sa bande d'amis qui la trimballent toujours à droite à gauche.
On ne va pas dire que j'ai eu la même chance. Puis, de toutes façons, je ne suis pas comme elle. Je n'aime pas les groupes, je préfère qu'on me laisse en paix. Un peu sauvage sur les bords, peut-être. Mais douce en apparence.

Je mets souvent un peu de temps avant d'apprivoiser les gens. Et de me laisser apprivoiser.
Cependant, dans cette rue, je sais qu'il y a un être particulier. Celle qui, par je ne sais quel moyen de la vie, a su impacter la mienne. Au début, elle n'était qu'un corps croisé de façon régulière. Puis elle est devenue un visage. Une voix. Enfin, des paroles, une personnalité, une individualité.
Je suis toujours un peu gauche lorsque j'aborde son territoire. Lorsque je tombe sur elle.
Je suis toujours un peu hésitante lorsque j'approche.
Mais je ne regrette jamais nos moments passés ensemble. Courts ou longs, silencieux ou en paroles, il y a toujours quelque chose à en retirer.
Ma soeur cherche son réconfort  dans sa bande d'amis.
Moi, je trouve le mien en la doyenne d'une maison close. Voyez le point commun ? Non ? Parfait, parce qu'il n'y en a aucun.

Au loin, j'aperçois ce qui est la silhouette de Rosamund. Je sais que c'est elle même si je ne distingue pas encore ses traits. Parce qu'à force de la côtoyer, je finis par la connaître. Et la reconnaître. Ou quelle soit. Quelle que soit la visibilité.
Je m'avance, toujours du même rythme. Les chaussures qui râpent le trottoir sale. Ce n'est pas très beau, ici. Généralement, les gens n'aiment pas y venir. Sauf pour affaires. Les gens se méfient, parlent, chuchotent, murmurent. Préviennent leurs enfants : surtout, vous n'allez pas là-bas.
Ils ont tort.
C'est ici que se cachent les plus belles âmes, souvent meurtries par la vie. Pourtant, c'est bel et bien là que se dissimulent les personnes les plus généreuses et les plus attachantes.
Alors que j'arrive presque à portée de Rosamund, celle-ci m'apostrophe tout à sa manière. Elle me regarde venir à elle. Je trottine, mon cœur bat fort, comme chaque fois, un peu de stress -je crois que cette femme, sous certains aspects, m'intimide.
Pourtant, je prends un air détendu lorsque je m'arrête à distance raisonnable pour ne pas empiéter sur sa bulle privée.

-Boh

Un haussement d'épaules. Presque indifférent.

-C'est comme toujours. Un vide rassurant.

Un regard pour la doyenne. Un micro-sourire de ma part. Comme une forme de salut silencieux.
Je ne comprends toujours pas pourquoi ni comment je me suis autant attachée à elle. Néanmoins, le fait est là : je m'agrippe à elle pour rendre mes journées plus lumineuses. Je crois que le jour où je quitterai cette ville, c'est elle qui me manquera le plus.

-Et toi ? La journée va comment ?
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Jolie comme un coeur - Aiko
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