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 Pour refaaaire un monde sans danger ♪

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June
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dolores June


Le contexte du RP
Mise en situation

La situation

 


Les années ont passé et Jérémie, Odd, Aelita, Yumi et Ulrich sont désormais étudiants. Ils ne vivent donc pas bien loin du collège Kadic, où ils ont passé leurs jeunes années à lutter contre XANA. Mais ils ont pris des chemins différents et se sont perdus de vue pour la plupart.

Le Supercalculateur ayant été désactivé, ils ont pu couler des jours paisibles et se consacrer pleinement à leurs vies d’adolescents, plutôt que de se retrouver à devoir sauver le monde tous les jours. Aucun d’entre eux, pas même Jérémie, n’envisage que XANA puisse trouver un moyen d’exister à nouveau et de lancer de nouvelles attaques…

Et pourtant, c’est bien ce qui est sur le point de se produire ! L’occasion de retrouvailles inattendues et d’un vrai retour aux sources pour les guerriers de Lyoko…

Contexte provenant de notre enthousiasme démesuré pour cet anime Arrow
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June
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dolores June



Odd Della Robbia
J'ai 19 ans et je vis en région parisienne, France. Dans la vie, je suis étudiant en arts et je m'en sors mieux qu’au lycée. Sinon, grâce à mon charisme, je suis sûr que toutes les filles me kiffent et je le vis plutôt bien.

« T’as pas cours aujourd’hui, Odd ? » « Mh ? Quoi ? » répond distraitement le jeune homme en soulevant à demi les paupières, pour considérer la personne qui l’a sorti de sa sieste. C’est l’une de ses potes de fac, et elle se contente de hausser les épaules devant la mine innocente de Odd. Elle sait pertinemment qu’elle ne pourra pas le convaincre de faire autre chose que de profiter de cette belle journée pour larver au soleil dans le parc du campus. Il ne changera jamais. « Bon j’y vais, à plus. » « Ouais, tchao ! » lui répond-il d’un air jovial avant de glisser ses avant-bras derrière la tête et de fermer à nouveau les yeux, un sourire sur les lèvres, Kiwi profitant du mouvement pour se retourner au même moment contre ses jambes. « Aah, qu’on est bien, ici », soupire le garçon. Il a certes de meilleurs résultats que par le passé, grâce au cursus qu’il a choisi, mais il est toujours aussi peu assidu en cours et ça lui est bien égal. Il compte bien rester là une bonne partie de l’après-midi, en se moquant de ses collègues coincés dans l’horrible cours théorique du vendredi, savourant sa liberté… Peut-être qu’après il pourra rejoindre ses potes pour répéter avec leur groupe de rock, et puis ensuite…

Son téléphone vibre dans sa poche, il soupire et l’attrape ; lit le message à voix haute, la main en visière. Salut, tu devineras jamais ce que je fais cet après-midi. J’interviens au collège Kadic pour la classe de troisième ! Tu veux pas en profiter pour passer chercher ta sœur ? « Kiwi ! T’as entendu ? C’est Jérémie ! » Le chien agite vivement la queue, reconnaissant tout de suite le nom du blondinet à lunettes. Odd se redresse et se marre tout seul devant son écran de portable, à l’idée de retrouver son cousin sur les lieux de leur toute jeune scolarité. Y’a tellement de souvenirs qui lui reviennent en pensant au collège qu’il en pousse un long soupir de nostalgie. « Bon, j’crois que mes plans sont compromis, mais c’est pour la bonne cause ! » Il répond à Jérémie qu’il sera là, puis il saute sur ses jambes et file aussitôt. Après être repassé dans sa chambre où il laisse Kiwi, il file en direction du collège Kadic.

Comme il est en avance, il prend la direction de la cafétéria. Les années ont eu beau passer, il connaît toujours l’endroit comme sa poche. Chaque recoin du collège lui rappelle les quatre cents coups qu’il faisait avec ses quatre camarades. Ils se croyaient inséparables, à l’époque… et maintenant, Odd n’a de nouvelles que de Jérémie. Il se sent légèrement triste à cette idée. C’est comme si ces souvenirs étaient des images d’un temps révolu, appartenant presque à une autre vie. Il pense à tout cela et il en oublie même de jouer à intimider quelques sixièmes pour les doubler dans la file d’attente à la machine à café. Lorsque c’est son tour, il insère les pièces, appuie sur le bouton ; le gobelet tombe et le liquide commence à couler lorsque la machine disjoncte. « Oh non », se lamente-t-il tandis que les autres élèves se dispersent. Et puis soudain, ça lui revient. Il se rappelle exactement la même scène, quelques années auparavant ; il allait prendre un café, lorsque le courant avait sauté. À l’époque, c’était un coup de XANA qui se préparait à faire exploser la centrale nucléaire d’à côté. Coïncidence troublante, parallèle troublant. Le jeune Odd aurait probablement haussé les épaules et plaisanté qu’il n’y avait pas de quoi s’alarmer, mais pour autant il ne peut s’empêcher d’être envahi par un étrange pressentiment. Puis il se remémore le jour où Jérémie, Aelita, Yumi, Ulrich et lui ont désactivé pour toujours le Supercalculateur, anéantissant le programme pirate qui menaçait d’anéantir leur monde. C’est impossible que XANA soit de retour, mon vieux, tu deviens parano, pense-t-il.

L’indicent est clos et il se dirige vers l’entrée du lycée. Sa petite sœur arrive peu après la sonnerie annonçant la fin des cours, entourée de ses amis, et quand elle aperçoit Odd elle est loin d’avoir l’air ravi. C’est vrai que c’est le genre de grand frère qui a tendance à faire des vannes que personne ne trouve drôles et à la ridiculiser devant tous ses potes, alors quand elle voit s’afficher son immense sourire prétendument innocent, elle lâche : « Tu sais, je suis assez grande pour rentrer toute seule » avant de lui passer sous le nez et de filer le plus rapidement possible. Vexé, Odd s’apprête à la suivre pour répliquer de toute sa répartie lorsque le rire de son cousin devant sa mine interloquée l’interrompt. « Hey, salut Jérémie ! » Il retrouve son sourire pour venir le checker, mais Jérémie redevient très vite sérieux. Trop vite. « Écoute Odd, faut que je te parle de quelque chose… » Oh non. Odd reconnaîtrait entre mille l’expression de son cousin lorsqu’il s’agit de cela. Il sait tout de suite que ça ne sent pas bon… Pas bon du tout.
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.ASHES
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Jérémie Belpois
J'ai 19 ans et je vis en région parisienne, France. Dans la vie, j'étudie en science pro, sans compter toutes mes heures de travail à côté et je m'en sors toujours aussi bien. Sinon, grâce à ma timidité, je suis célibataire et je le vis plutôt pas très bien, pour être honnête.

Jérémie, toujours aguerri, s'était permis d’enregistrer le numéro du directeur de Kadic quelques années plus tôt. C’était une assurance. Pour être sûr. A l’époque, il n’était pas rare que Xana s’en prenne au collège. Ainsi, le blond était sûr de rien louper. Il n’avait plus eu une grande utilité à ce numéro depuis que leur chemin c'était séparé et que Xana avait été désactivé. C’était une information qui s'était perdu au milieu d’un nombre d’autres infos plus ou moins inutiles. Alors, sa surprise était réel, lorsque le nom du principal c'était affiché. Jérémie, dans l’éternel doute qui planait au dessus de sa tête, s’était déjà imaginé le pire. Jusqu’à ce qui comprenne, rassuré, qu’il n'avait été contacté que pour intervenir dans une classe de troisième, sur son expérience personnelle du collège. Son anxiété quotidienne finirait par l'achever. Longtemps, il s'était laissé croire qu’avec l’âge, ça disparaîtrait.. Mais voilà qu’il commençait à entrer dans l’âge adulte, et que ça n’avait pas changé pour un sou. Il avait fini par comprendre qu’il valait mieux qu’il se résolve à être un anxieux de nature. C’était dans son caractère. Son expérience. Ça n’allait pas être simple. Parce que son expérience à Kadic se résumait en grande partie à combattre Xana. Et c'était ce qu’il allait devoir taire. Une minute, il s'était laissé tenté par l’envie d’envoyer un message au reste du groupe. Comme au bon vieux temps. Puis, lui était revenu que tous avaient pris des chemins différents. Alors il s’était contenté de saisir le nom d'Odd pour l’envoie de ce message. C’était l’occasion de prendre de ces nouvelles. Message envoyé, il s’était précipité pour trouver une tenue correct. Fallait qu’il fasse bonne impression. Et après avoir passé une demi heure face à son armoire, telle une princesse désespérée de ne rien trouver, il s’était décidé pour son éternel pull bleu, dans lequel il était si bien.

« Monsieur ? .. Monsieur Belpois ? » Rêveur, Jérémie ne prend conscience qu’on s’adresse à lui, qu’à la seconde appellation. Il se tourne vers son ancien prof qui lui souri, ravi de voir que les tendances rêveurs de son ancienne élève, n’avait pas disparu. « Mh, oui pardon, j’avais la tête ailleurs. » « Comme toujours, monsieur Belpois, comme toujours. » Malgré le sourire sur ses lèvres, Jérémie rougi. Voilà qu’il faisait une entrée remarquée. Il se glisse déjà dans la salle, en silence, après cette brève intervu, et il glisse quelques derniers mots à son ancien prof. « Pourquoi monsieur le principal n'est pas là ? J'étais persuadé de l'avoir entendu dire qu'il serait là pour m'accueillir. » « Quelques problèmes de dernière minutes. Le réseau électric dijonct sans arrêt depuis ce matin. » Le blond fronce un peu les sourcils, mais voilà que l'attention est déjà attiré sur lui alors que son prof le présente à l'ensemble de la classe. Jérémie remonte ses lunettes sur son nez, et se concentre sur les premiers questions qui fusent déjà. L'interrogatoire va bon train. Et en fin de compte, c'est pas si désagréable que ça, ça lui rappelle de bon souvenir. « Est-ce que certain d'entre vous, étiez un peu largué, au niveau des notes » Cette question lui décroche un sourire. Il possède déjà quelques noms en tête. Et alors qu'il s'apprête à répondre, les lumières s'éteignent, les ordinateurs dijonctent, plongeant la pièce dans une semi pénombre. « Ne vous inquiétez pas, ce n'est rien qu'une coupure de plus. Continuez, y'en a pas pour longtemps. » Le prof tente de rassurer ces élèves. Jérémie, lui, ça l'inquiète. C'est pas normal. « Je vois que le système électric laisse toujours à désirer. Pour répondre à la question, j'imagine que le décrochage scolaire est monnaie courante dans n'importe quel collège. Mais ne vous laissez pas abattre, rien n'est jamais perdu, vous avez encore le temps de vous rattraper, l'année est loin d'être fini. » La sonnerie interrompt la suite des questions, dans une tonalité étrange. Y'a quelque chose de louche ici.

Après quelques mots échangés avec son ancien professeur, Jérémie s'enfuie vers la sortie, bien décidé à retrouver Odd. Avec l'espoir que celui-ci n'est pas raté l'horaire.  Mais à la sortie, elle est là. Heureux, il affiche un sourire, qui se transforme en un rire, à l'entente des derniers paroles de la gamine. Il lui adresse un sourire chaleureux. Mais Jérémie il entre dans le vif du sujet. Cette histoire ça m'inquiète.  « Écoute, Odd, faut que je te parle de quelque chose.. » Il s'écarte un peu, pour s'assurer que personne ne l'entende. « Il se passe des choses étrange, ici. Ta soeur n'a pas évoqué des problèmes de réseau, ou quelque chose dans le genre ? J'ai eu le cas durant mon intervention. Toujours rien depuis. Et d'après ce que j'ai entendu, ça a pas l'air d'être la première fois aujourd'hui. » Peut-être qu'il s'inquiétait pour rien. C'était dans ses habitudes d'angoicer, d'envisager toujours le pire. « Je sais pas ce que t'en penses, mais tant qu'on est là, on devrait peut-être faire un détour à l'usine. Juste pour s'assurer que rien n'a été touché ? » C'est qu'une proposition aléatoire. Mais il sera pas rassuré tant qu'ils n'auront pas jeté un oeil la bas. Ce qu'il se passe ici lui rappelle pas mal d'expérience vécu contre Xana. Ça commençait toujours comme ça.
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June
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Odd Della Robbia
J'ai 19 ans et je vis en région parisienne, France. Dans la vie, je suis étudiant en arts et je m'en sors mieux qu’au lycée. Sinon, grâce à mon charisme, je suis sûr que toutes les filles me kiffent et je le vis plutôt bien.

Ahh Jérémie, il n’a pas changé, Odd le reconnaît bien là. Sans parler juste de son éternel pull bleu et de ses lunettes à grosses montures. Toujours cet air soucieux lorsqu’il n’est pas absorbé dans ses pensées : son cousin est la prudence incarnée. Il lui tient à cœur de faire les choses dans l’ordre, de manière rationnelle, pour éviter toute situation de flottement ou d’incertitude. Ce n’est pas pour rien que c’est un scientifique : il a besoin d’élaborer ses raisonnements sur une base stable, de collecter des preuves tangibles. Tout élément inexpliqué a tendance à le préoccuper au point que Odd se souvient comme il a pu se moquer de lui dans leurs jeunes années, souvent avec la complicité d’Ulrich, de Yumi – voire même aussi d’Aelita ! La fillette cachait bien son jeu, mais elle était tout aussi capable que les autres de taquiner Jérémie, sachant peut-être mieux que tout le monde quelles étaient les cordes sensibles à activer pour le faire rougir. Odd sourit avec tendresse à cette idée. Il a toujours eu beaucoup d’affection pour Aelita. Bah, au moins, si XANA est vraiment de retour, il y aura au moins un truc enthousiasmant à cette idée : ce sera l’occasion parfaite pour réunir à nouveau la team ! Et puis, dans le fond, Odd a toujours eu un faible pour ces accès d’adrénaline. Tout le monde n’a pas la chance de pouvoir être rematérialisé dans un jeu vidéo grandeur nature !

« Il se passe des choses étranges, ici. Ta sœur n'a pas évoqué des problèmes de réseau, ou quelque chose dans le genre ? » Odd pousse un profond soupir. « Tu sais, Jérémie, comme tu viens de le voir, y’a pas grand-chose qu’elle me dit. Pourquoi ? Me dis pas que ton imagination s’est encore emballée ! » s’exclame-t-il pour le charrier. Comme d’habitude, Jérémie ne fait pas attention à ses enfantillages et reste tout ce qu’il y a de plus sérieux. « J'ai eu le cas durant mon intervention. Toujours rien depuis. Et d'après ce que j'ai entendu, ça a pas l'air d'être la première fois aujourd'hui. » Bon, ok, Odd doit bien s’avouer que la plupart du temps, Jérémie se trompe rarement dans ses intuitions. Et d’ailleurs, lui-même y a pensé, il y a quelques minutes à peine et si son cousin a le même pressentiment, c’est que ce n’était pas juste une réminiscence du bon vieux temps. « Maintenant que tu le dis, la machine à café aussi a sauté, tout à l’heure. » Allez, un peu de sérieux, ça ne peut pas faire tant de mal que ça ! « Je sais pas ce que t'en penses, mais tant qu'on est là, on devrait peut-être faire un détour à l'usine. Juste pour s'assurer que rien n'a été touché ? » « Tu as raison Jérémie, allons voir ça de plus près ! »

Un sentiment d’excitation se diffuse dans tout son corps. Il n’a jamais perdu les réflexes qu’ils avaient tous adopté en cas d’attaque de XANA et se souvient très précisément de l’itinéraire qui les sépare de l’usine. Jérémie et lui savent ce qu’il leur reste à faire et prennent aussitôt, sans se concerter, la direction du parc. Odd sent son cœur battre à tout rompre au moment où ils soulèvent, non sans mal, la lourde dalle qui masque l’entrée des égouts. « Ouah, ça doit faire un bail que personne n’est passé par là ! » et il sourit à l’idée que les derniers à avoir emprunté ce passage ne sont autres que Jérémie, Aelita, Yumi, Ulrich et lui. Ils descendent à l’aide des barreaux métalliques fichés dans la paroi du sous-sol et atterrissent sur les dalles de béton qui longent les eaux usagées s’écoulant au centre. L’atmosphère n’a rien de très réjouissant, et pourtant Odd ne peut s’empêcher de sourire. Il se rend compte que s’il a tout de suite acquiescé à la proposition de Jérémie, ce n’est pas parce qu’il est vraiment persuadé que XANA est de retour. Sa nature d’optimiste voire de grand naïf, capable de passer à côté de ce qui se trouve sous son nez juste par insouciance, l’empêche encore d’envisager cette option avec sérieux, tout comme les nombreuses années de tranquillité qui viennent de s’écouler sans l’ombre d’un indice pouvant laisser à penser à une attaque. Non, en réalité, Odd était simplement pris d’un immense accès de nostalgie heureuse. Maintenant qu’ils sont descendus par la trappe – par leur trappe –, il se dit que rien ne semble avoir changé. Comme si ce chemin attendait patiemment, tout ce temps, d’être à nouveau emprunté.

D’habitude, c’est à ce moment-là qu’il s’empare du skate-board laissé délibérément contre le mur des égouts. Évidemment, si les lieux ont exactement la même configuration que dans son souvenir, les planches et la trottinette de Jérémie ne sont plus là, eux. « Bon, il va falloir faire le trajet à pied ! » s’exclame Odd. Ils se mettent en marche et progressent d’un pas rapide. « C’est incroyable de se retrouver là, tu trouves pas, Jérémie ? Je me demande pourquoi on n’est jamais revenu ici, pendant tout ce temps. » Il sait que la nostalgie ne fait pas vraiment partie de l’esprit très rationnel de son cousin, qui probablement aurait trouvé cette idée inutile, voire même l’aurait prise comme une régression, un mauvais présage. Mais lui, artiste dans l’âme depuis toujours, ne peut pas s’empêcher de penser cela. « Tu sais quoi, tout à l’heure, quand la machine à café a disjoncté, ça m’a rappelé cette fois où XANA avait concentré tout le courant du collège au niveau d’un poteau électrique… » dit-il, pensif. Il ne termine pas sa phrase, parce que celle-ci n’est pas très heureuse. Finalement, maintenant qu’il est là, il ne sait pas lui-même s’il est inquiet à l’idée que XANA puisse être de retour, ou bien s’il souhaite que les conditions soient réunies pour pouvoir retourner sur Lyoko, avec de vieux amis…

Ils arrivent à une nouvelle échelle qu’ils grimpent et qui débouche sur le pont conduisant à l’usine désaffectée. Ils le traversent à la hâte et entrent dans le bâtiment. Puis ils traversent la grande salle principale où se trouvent de nombreuses machines arrêtées pour atteindre le monte-charge. Jérémie presse sans hésiter le gros bouton rouge, et l’engin se met en marche, descendant au sous-sol. Ils se retrouvent dans la salle de contrôle, où Jérémie avait son laboratoire et d’où il pouvait surveiller toutes les activités de Lyoko, contrôler les scanners et le passage dans le monde virtuel, et programmer les retours vers le passé. Intimidés de se retrouver dans cet endroit étrangement familier, où rien ne semble avoir véritablement changé, Odd et Jérémie font quelques pas tout en observant la salle qui leur fait face. Odd s’avance un peu plus. Le siège de Jérémie est toujours là, fiché dans le sol face à l’ordinateur de contrôle. « Whoa… », laisse-t-il échapper, l’air rêveur. « Tu crois que tout ça fonctionne encore ? » demande-t-il. Quoi qu’il en soit, il allait bientôt le savoir. Et tous les deux allaient bientôt savoir s’il était temps ou non de reprendre du service.
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Jérémie Belpois
J'ai 19 ans et je vis en région parisienne, France. Dans la vie, j'étudie en science pro, sans compter toutes mes heures de travail à côté et je m'en sors toujours aussi bien. Sinon, grâce à ma timidité, je suis célibataire et je le vis plutôt pas très bien, pour être honnête.

Jérémie n'était pas comme son cousin. Pas emballé pour un sou, par cette nouvelle aventure qui s'était déjà sous leurs yeux. C'est que lorsque XANA c'était trouvé hors d'état de nuire, le blond s'était imaginé en avoir finir avec toute cette histoire. Pas qu'il n'en gardait que de mauvais souvenir, cela lui avait apporté un sacré équipe, des amitiés chères. Mais, si leurs chemins s'étaient séparés, c'était pas sans raison. Toutes ces aventures palpitantes, c'étaient aussi révélées dangereuses. D'une certaine manière, Jérémie, lui, n'avait jamais été très exposé. C'était le génie de l'informatique. Pas un glorieux mercenaire. Alors son rôle avait toujours été minime, en comparaison. C'était peut-être pour ça, que son imagination s'était joué de lui, plusieurs fois. Jusqu'à délaissé ce monde réel, pour croire que chaque situation troublante, étaient en lien avec XANA. Et aujourd'hui, avec le recul, fallait qu'il admette que des fois, il s'était emballé pour rien. Mais là, c'était autre chose. Il était persuadé qu'il ne s'était pas planté sur l'origine étrange de ces pannes. Comme une sensation qui montait au fond de lui, et qui lui nouait les tripes. Aujourd'hui, il possédait le recul nécessaire pour distinguer une situation désagréable, et une attaque. Et leur situation actuelle s'approchait plus de la seconde option, que de la première. A croire que Jérémie n'avait pas possibilité de poser un pied dans ce collège, sans que ça dérape. « La machine à café ? » Son front se plisse, lorsque ses sourcils se froncent, sous la réflexion. « C'est sans doute pas un hasard. Ca fait trop de coïncidence d'un coup. » Ces délires à la paranoïa au moindre signe suspect avait cessé. Alors cela ne laissait guère place au doute. Mais pour être fixé une bonne fois pour toute, il n'existait qu'une unique solution. La tête blonde aurait préféré évitait d'avoir à replonger là-dedans. Mais c'était pas du genre à se tirer. Fallait qu'il se donne bonne conscience. S'il n'allait pas voir, et que ça tournait mal, il n'aurait pas la conscience tranquille. Jérémie n'était pas de ceux qui préférait sauver leurs fesses.

« Tu m'étonnes. Qui voudrait se glisser là, en même temps ? » Et en même temps, si c'était bien XANA, qu'était derrière toute cette histoire, quelqu'un s'était glissé sur leur trace. Il n'existait pas dix miles façon d'atteindre la base. C'était un passage très peu facile d'accès, et difficile à discerner pour un étranger. Si quelqu'un était passé par là, c'est que son choix était déjà connu. Derrière son cousin, Jérémie emprunte un chemin, prit moultes fois, déjà, connu par cœur. Le blond se rappelle que c'est grâce à ce chemin, prit jour après jour, qu'il s'était aguerri, devenu plus rapide, et souple. Et en l'absence de leurs engins fétiches, le chemin s'avère plus long. C'est que la longueur était quand même assez conséquente. « Je sais pas. Y'a pas que de bons souvenirs, ici. XANA a bien failli nous avoir, plusieurs fois. » La tête blonde hausse une épaule. C'était déjà compliqué de faire en sorte de se revoir, avec le reste du groupe, un peu comme en mémoire du bon vieux temps. Alors ici, ça aurait eu de quoi en refroidir plus d'un. Jérémie lui-même, n'était pas très à l'aise, à l'idée d'être là. C'était pas la peur, comme la toute première fois qu'il s'était glissé dans la bâtisse. C'était d'avantage cette désagréable sensation qui ne quittait pas ses entrailles. Regard posé sur son cousin, Jérémie est dubitatif. « Si XANA est derrière ça, c'est sans doute quelque chose de similaire. Ca a l'air de venir du réseau électrique aussi. » En gros, rien qu'ils n'aient jamais surmonté. S'ils l'avaient fais une fois, ils pouvaient en faire de même une seconde. Sauf que là, ils n'étaient que deux. Et Jérémie craignait que toutes ses années de mise en veille de XANA, n'est permis qu'à le rendre plus grand encore aujourd'hui. C'était la ville entière, qui pourrait être touché, si ce qu'il craignait été vrai. « On ferait mieux de se dépêcher. J'ai un mauvais pressentiment, je dois vérifier quelque chose. » Foulées accélérées, ils tardent pas à arriver à leur point d'encrage. Le blond jette un regard d'ensemble sur la pièce. Rien ne semble avoir bougé, depuis sa dernière visite. D'immenses draps blancs recouvrent la machine, que Jérémie s'empresse d'écarter de son chemin. Ce n'est pas parce que rien ne semble avoir bougé en apparence, que c'est vrai. « J'aimerais mieux que non. » Si ça fonctionnait, c'était le début des ennuis. Sans prendre la peine de s'installer, Jérémie presse la touche entrée. Une minute plus tard l'écran s'allume, pour laisser un désagréable frisson parcourir l'échine du blond. D'un, l'écran n'aurait pas dû s'allumer ainsi, alors que Jérémie s'était empressé de bloquer son accès. Deux, l'image fixe qui avait surgi était mauvais présage. XANA. « Odd, tu devrais peut-être contacter Aelita. On risque d'avoir besoin d'elle. » Si ce n'était pas une mauvaise farce - et Jérémie était sur que non - elle était l'unique personne à pouvoir désactiver le virus. Entre temps, Jérémie s'était assis derrière l'écran, et ses doigts s'étaient mis à pianoter à une allure folle, de manière à retrouver un plein contrôle sur ce qui était son ordinateur mais aussi, d'en l'espoir d'en apprendre d'avantage sur ce dit virus. « Il se propage vite. C'est bien ce que je craignais. XANA a pris de l'ampleur depuis la dernière fois. Ce n'est pas que le collège, qu'est attaqué. » D'habitude, c'est le moment où le reste de la troupe prend les reines de l'attaque, et Jérémie les guide au mieux depuis son écran.
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