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 Hello darkness my old friend

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Aiko
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Le contexte du RP
Mise en situation

La situation
Parce que les Ténèbres sont tout aussi attirantes qu'effrayantes, il n'a pas su résister à l'appel du Noir. Il, c'est un sorcier lambda, c'est Simon Krieger, qui n'a pas l'étiquette de héros sur le front mais pas non plus celle de grand méchant. Un homme sans histoire, qui a traversé le temps. Et un jour, il l'a croisé. Ses ténèbres l'ont bouffé. Ils sont devenus inséparables. Simon n'a pu se défaire de l'autre, de son emprise, de sa fascinante présence, de sa violence sanglante et de sa douce folie. Prisonnier de l'Ombre sans nom, il le suivra partout, accèdera à ses moindres désirs. A cause de cette forme d'amour et de respect malsain. Et l'autre le sait. Et l'autre en rit. Et l'autre en joue. Même, s'en délecte silencieusement.
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Aiko
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Asmodée
Nul ne sait quel âge j'ai et nul n'a encore jamais osé me le demander. Mais pour vous, je dirais que j'ai entre 25 et 30 ans. Stature haute, regard froid sous mes vêtements sombres. On ignore tout de mon passé. Et cela n'est pas important. Seul compte le présent. Mes engagements. Mon chemin parsemé de noirs cailloux. Et ma tendresse violente. Que vous ne pourrez qu'aimer. Venez vous noyer avec moi, vous noyer en moi. Laissez-moi goûter à votre sang, à votre chair frémissante. Je vous le promets : vous ne le regretterez pas..

La nuit était tombée depuis un moment. Et, au loin, les arbres frémirent au contact de l'ombre passant sous leurs fières branches. Les feuilles s'agitèrent alors que la cape noire fendait l'air. Nul ne parlait. Tous se taisaient. La nature, presque morte sous le maigre éclat de lune.
L'ombre passa vite. Son pas était à la fois pressé et étrangement léger. Il n'avait pas peur. Il n'avait jamais peur. Généralement, c'était les autres qui s'écartaient sur son chemin. Lui, il se contentait de les regarder et de leur sourire, de cet air si peu rassurant au milieu du soir. Il aimait se sentir fort. Se sentir au-dessus. Il aimait voir ces gens le dévisager en coin sans oser rien faire. Il aimait sentir les crainte émaner d'eux. Ou, encore mieux, la fascination. Le respect indicible.
Il n'était pas grand adepte des mots. Non pas qu'il ne sût pas les manier. Sans doute eût-il pu être un bon orateur, s'il s'y mettait. Il les trouvait simplement inutiles. Il n'avançait jamais en parlant. Lui, ce qui lui plaisait, c'était les actes. Et en la matière, il se révélait très bon.
Il avait mille une façon de laisser s'exprimer sa douce folie. D'attraper ses proies et de prendre un malin plaisir à les contrôler au grès de ses envies. La domination, voilà sans doute le maître mot qui guidait ses actes. Peut-être était-ce parce qu'il avait, lui-même, trop peur d'être un jour asservi ? En tout cas, il ne pouvait s'envisager dans une autre position que celle du conquérant, du maître, du dominateur. Il aimait voir les êtres ployer devant lui. Cela nourrissait en son sein une sorte de narcissisme malsain. Se savoir admirer, telle était une des plus belles choses au monde selon lui.

Bien sûr, il aurait pu chercher la reconnaissance par d'autres moyens. Il aurait pu s'engager dans autre chose, faire valoir sa personne dans la défense des personnes opprimées. Oui mais voilà, il n'était pas un homme comme ça. Il aimait se sentir conquérant mais pas héros. Il n'aimait pas le titre de sauveur car il ne comptait nullement sauver l'humanité. Qu'elle coule seule dans son coin, il s'en fichait bien. Il était sans cesse obnubilé par ses propres désirs égoïstes et ne pouvait, de ce fait, être à l'écoute du reste du monde.
Satisfaire sa propre conscience, son propre corps, ses propres envies et combler son propre vide. Il était né pour cela. Selon lui, tout du moins.
Certains chercheraient sans doute à expliquer son comportement par quelques séquelles d'enfance, des mauvais traitements, un manque d'amour. Que ces gens-là s'abstiennent : ils se donneraient bien du travail pour vraiment rien du tout. Car son passé, nul ne le connaissait. A part lui, peut-être. Mais ce n'était même pas sûr. Lorsqu'il passait, au milieu de la nuit, entre ombre et brouillard, il donnait l'impression d'être un fantôme sans background. Juste une silhouette emplie de désirs violents qui ne trouvent leur source dans rien sinon ses propres pensées.
L'homme était ainsi et il ne comptait pas changer.
Car, jusque là, tout était parfait dans sa vie.

Il poussa la grille du cimetière qui s'ouvrit dans un grincement. Les gonds étaient rouillés depuis un moment et personne, jamais, n'avait eu l'idée de faire quelque chose pour eux. Il retint un soupir. Il n'aimait pas les bruits inutiles. Les cris, les sanglots, les suppliques, cela relevait de l'indispensable pour lui. Le grincement d'un portail ne l'était pas ; c'était du superflus bien dérangeant.
Cependant, il ne s'arrêta pas et continua son chemin. Les graviers crissaient sous ses pas. Il avança, d'un rythme plus lent que précédemment. Le cimetière était silencieux. Les croix se dressaient à la verticale dans le nuit, se découpant en ombre chinoises sur le décor bleu sombre.
L'homme progressait sur l'allée centrale, comptant le nombre de rangées. Il avait dit la 13ème. Chiffre bien significatif pour qui est superstitieux. Et la 13ème tombe. Celle de la famille Halley, apparemment. Qui étaient ces gens ? Il n'en avait aucune idée. Et cela lui était bien peu important.
Ce qui l'animait ce soir, c'était le rendez-vous.
C'était celui qu'il attendait.
Simon.
Il savait que le jeune homme viendrait. Il savait que, dans quelques minutes, il serait là, à se glisser dans le noir jusqu'à ses côtés, vulnérable, pathétique, proie si facile et si délicieuse sous les dents.
Il ne savait pas pourquoi il aimait ce jeune homme plus que les autres. Pourquoi il l'avait gardé à ses côtés. Alors qu'il n'était rien. Il n'était qu'un gamin naïf et malléable. Il n'était qu'un esprit faible face à lui, si haut, si grand, si fort. Il n'était qu'un pleurnichard de plus dans ce monde. Malgré tout, il l'aimait plus que les autres. Il lui avait même permis de l'appeler par un nom. Evidemment, c'était lui qui avait choisi son propre nom. Il n'allait pas laissé ce privilège à un gosse !
Il s'était donc appelé Asmodée. Démon de la sensualité et de la luxure. Cela lui allait bien. Rajoutez à cela quelques gouttes de sang, un esprit un peu tordu et une violence contenue, et c'était tout lui.

Stationné devant la tombe 13 de l'allée numéro 13, il attendait.
Dans le léger souffle de vent qui vint animer la nuit.
Il n'était pas inquiet. Car il savait. Que l'autre viendrait.
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SUNRISE
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Simon Krieger
J'ai 20 ans et je vis à Londres, Angleterre. Dans la vie, je suis un sorcier sans emploi et sans avenir et je m'en sors très mal. Sinon, grâce à ma malchance, je suis sous l'emprise d'un Mangemort et je le vis plutôt mal.




darwin gray ©️ sunrise
Le froid se glisse dans ses vêtements, petit garçon qu’il est. Il est si tard que même les félins se taisent dans la nature des rues. Bête crainte, créature chétive, il avance, les yeux rivés sur son chemin, guettant le moindre bruit pouvant lui faire prendre la fuite. Il ne devrait pas se trouver ici. Il ne devrait pas être là. Il ne devrait pas aller là-bas. Il ne devrait pas. Il ne doit pas. Il ne peut pas. Alors ses pas se stoppent nets, prêt à faire demi-tour, Simon glisse ses mains dans le fond de ses poches, affrontant le froid de la nuit, dissimulé sous la capuche de son manteau imperméable. La peur se nourrit de son âme et lui tord les tripes dans tous les sens, ne lui laissant qu’une respiration troublée, des yeux combattant l’obscurité des rues, hagards craignant la moindre chose, le moindre mouvement dans la pénombre. Un bruit. Là, de l’autre côté de la rue. Son cœur palpite comme jamais. Ses pieds lui font immédiatement faire volte-face et le font foncer dans la direction qu’il cherche à tout prix d’éviter. La crainte fait faire de drôles de choses.

Le vent fait voler les mèches de ses cheveux devant ses yeux. Yeux qu’ils plissent pour ne pas s’emmêler les pinceaux et s’écraser le crâne sur les pavés comme un abruti. Pourtant, un idiot, c’est bien ce que le brun est. Il se laisse porter par des sentiments qui ne sont pas partagés. Il se laisse commander par cet homme dont il ne connaît qu’un surnom, mais dont il connaît tous les désirs, tous les penchants sur les bouts des doigts. L’enfant sait exactement ce qu’il doit faire pour plaire à cet être s’étant imposé comme son maître, le seul être auquel il doit obéissance et loyauté. Il n’a pas le droit de s’en aller, de ne pas se pointer au rendez-vous, où l’on découvrira sa dépouille dans un coin de rue. Serviteur du Mal. Voilà ce qu’est devenu son rang de sorcier, à peine eut-il mit le pied hors de Poudlard. Voilà ce qu’est devenu son rang de sorcier, sans même que son consentement ne soit donné. Juste parce qu’il s’est lié, il s’est laissé entraîné par un homme qu’il pensait bon. Par l’homme qui fait battre son cœur plus vite. Tant de peur, que d’amour. Il est tombé sous son charme. Et Simon le sait, il sait que l’autre en joue pour faire de lui ce qu’il désire, pourtant, le jeune homme ne peut plus se défaire de son tortionnaire. C’est beaucoup trop tard. L’emprise est bien trop forte, trop ferme, trop difficile à briser.

Le sorcier connaît le chemin par cœur. Sur le bout des doigts. Mais la nuit le rend différent. Ce n’est pas le même. Plus rien n’est pareil lorsque l’ombre se dépose sur la cime des arbres. Plus rien n’est pareil lorsque la nuit dépose son voile sur la ville. Bordel. Ses mains, cachées dans le fond de ses poches. Il sait qu’il est en retard. Il sait que l’autre se servira de cela pour le faire plier devant, pour le mettre à genoux. Enfant a peur. Enfant a tout envie de voir son bourreau, autant qu’il a envie de le fuir. De ne jamais être venu à sa rencontre. Parce que Enfant craint de ne plus être satisfaisant pour Asmodée. De ne plus être un divertissement suffisamment à ses yeux. Bordel.

La porte du cimetière grince sous ses doigts. Il est bientôt arrivé. Il n’entend rien. Pas un souffle. Pas un soupir. Il ne voit aucune silhouette, alors, le peureux tourne la tête pour regarder derrière lui, pour vérifier de ne pas être suivi. Simple précaution. Simon serre les poings, déglutis difficilement et s’avance dans les allées, comptant le nombre de tombes qu’il dépasse au fur et à mesure qu’il se rapproche du seul et unique numéro qu’il voit dans sa tête. Treize. Mauvais numéro pour les superstitieux. Ça y est. Le jeune homme peut voir sa silhouette encapuchonnée l’attendre. L’attendre devant la tombe treize, dans l’allée treize. Il se mord la langue. Alors qu’il avance lentement, répétant des excuses dans un coin de sa tête. Mais ce ne sont que des désolés qui sortent de sa bouche, lorsqu’il s’agenouille. « Désolé d’être en retard. Ça ne se reproduira plus. Je te le promets. Pardonne-moi. »
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Aiko
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Asmodée
Nul ne sait quel âge j'ai et nul n'a encore jamais osé me le demander. Mais pour vous, je dirais que j'ai entre 25 et 30 ans. Stature haute, regard froid sous mes vêtements sombres. On ignore tout de mon passé. Et cela n'est pas important. Seul compte le présent. Mes engagements. Mon chemin parsemé de noirs cailloux. Et ma tendresse violente. Que vous ne pourrez qu'aimer. Venez vous noyer avec moi, vous noyer en moi. Laissez-moi goûter à votre sang, à votre chair frémissante. Je vous le promets : vous ne le regretterez pas..

Le froid commençait à s'insinuer doucement sous la cape souple et sombre de l'ombre. C'était un froid de nuit, comme cela se trouvait souvent en Grande-Bretagne. L'autre y était habitué. Les virées nocturnes, ça le connaissait. Sauf que là, le cas était un peu différent. Car, en plus vent, en plus du froid, il y avait l'attente. Et cette dernière ajoutait une pierre non moins considérable à l'édifice, plombant le tout.
L'attente impatiente, le sang pulsant les veines avec force.
Sa main droite, dissimulée par une manche volontairement trop longue caresser la baguette de bois dont il ne se séparait jamais. Que serait un sorcier sans sa baguette, après tout ? Rien. Telle était la réponse. Telle était sa réponse.
Il ne pouvait vivre, s'imaginer avancer sur son chemin sans cet objet faisant parti intégrante de lui. C'était, certes, son arme. Son moyen de défense et, surtout, d'attaque. Mais c'était aussi l'instrument du quotidien. Il n'y connaissait rien et n'y comprenait rien en terme Moldu. Leurs substituts de magie, leurs machins électroniques et mécaniques. Très peu pour lui. Il avait à la fois une méconnaissance et un certain mépris de leur culture. Il ne voulait pas les approcher. Plus il se tenait éloigné, mieux il se portait.
Heureusement que le petit bout d'gamin qu'il attendait était un sorcier. Un vrai. Sinon, il ne l'aimerait pas autant. Mais heureusement aussi que ce p'tit bout était un sorcier quelque peu vacillant, défaillant. Pas le genre d'homme qui vous marque la mémoire de grands et héroïques actes. Pas le genre d'homme à envoyer en première ligne -sauf en chaire à canon. Il valait mieux le réserver dans l'ombre. Qu'il soit là, toujours fidèle, toujours loyal, prêt à obéir sans jamais se mettre en avant. Un pion, en quelque sorte. Mais un pion précieux. Et ce statut n'était pas donné à tout le monde.
C'était pourtant cela, qu'Asmodée avait reconnu en lui. Qu'importe ce qu'en pensaient les autres. Qu'importe l'avis prononcé par le Seigneur des Ténèbres à ce sujet. Il avait décidé, seul, de prendre le petit sous son aile. Non pas pour le protéger -quoique- mais pour mieux l'étudier, le manipuler. Briser cet être pour qu'il soit dénué de toute volonté. Et, ainsi, s'assurer la fidèle présence du gamin.
Asmodée, terriblement seul ? Absolument pas ! En tout cas, il ne le reconnaîtrait jamais. Il aimait sa vie. Cela lui suffisait.

Un bruissement attira son attention. Une silhouette familière approchait. Elle n'avait pas sa prestance, elle n'avait pas son maintien. A croire que le petit craignait la nuit. Ou était-ce lui, l'inconnu à la capuche, qu'il craignait ?
Cette simple idée fit jaillir sur son visage un sourire masqué par le vêtement et l'obscurité. Un sourire bien intériorisé dont il se délectait doucement.
Le garçon s'agenouillait ; Asmodée respira cet instant. Il mis quelques secondes avant de se tourner complètement vers lui. Avant de daigner poser un regard sur cette ombre misérable qui se perdait en excuses et promesses qu'on n'est pas certain de pouvoir tenir.
Lorsque le regard se posa enfin sur ce petit être, il était glacial. Et, en même temps, amusé. De cet amusement froid d'un chat qui traque une souris.
La baguette tourna encore un peu entre les doigts dissimulés.
Humecter ses lèvres.
Laisser planer un temps. Le temps de l'attente et du suspense. Le temps d'entendre battre le cœur à tout rompre tandis que l'autre demeure. Asmodée sait que Simon ne partira pas. Il ne le pourrait, de toutes façons, pas. Et s'il tentait, les conséquences n'en seraient que plus brutales, plus cruelles. Tenir les gens par la peur et la fascination. Ca, ça lui plaisait.

-Allons, allons, commença-t-il dans un murmure sans prendre la peine de relever le garçon. Ne me dis pas que tu as peur ?

Es-tu donc si faible ? Si pitoyable ? Pourquoi parais-tu trembler comme une feuille, cette nuit ?
Puis Asmodée se rappela que c'était justement pour cela qu'il l'aimait tant. Pour cela, qu'il faisait tout pour que le garçon s'accrochât à lui sans jamais pouvoir s'en défaire.
Une araignée qui a tissé sa toile.
Patiemment. Jour après jour. Mois après mois. Jusqu'à capturer entièrement sa proie. Et, quel délice, une fois que la proie est dans le sac. L'observer, l'analyser, repousser le moment du repas pour encore mieux profiter.
Et c'est ce qu'il fait.
Sourire, tourner, un regard posé pour la créature à genoux.
Alors.
As-tu peur ?
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SUNRISE
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darwin gray ©️ sunrise
La caresse froide du vent de l’hiver le fait frémir. Elle ne fait que renforcer la crainte qui prend sa source dans les entrailles du garçon qui s’avance sur les pavés humides du cimetière. La volonté de faire demi-tour s’est vite éteinte pour faire place à celle de fuir le bruit qu’il vient d’entendre. De plus, s’il ne vient pas au rendez-vous, il aura quelque chose à affronter de bien pire que la simple peur d’un bruit inconnu provenant d’une ruelle sombre. Il aura bien pire. Pire que la menace qui plane au-dessus du monde sorcier. Il y aura cet homme caché sous sa capuche. Sa peur la plus importante. Il plie devant lui comme un brin d’herbe plie sous le vent. Nul besoin d’un contact entre le gamin et la silhouette encapuchonnée pour que la soumission soit de mise. À aucun moment Simon ne cherche à la regarder. Ses yeux lui font bien trop peur, ce qu’il peut y lire d’autant plus. Petit pantin qu’il est. Les ficelles sont invisibles, et pourtant bien réelles. Il ne peut pas s’en défaire. Il ne peut plus. Pris dans cette spirale, sans pouvoir en sortir. En sortir serait signe d’abandonner Asmodée, et il ne peut pas s’y résoudre. Gamin fou. Gamin épris.

L’enfant se met à genoux face à son maître et le supplie de le pardonner pour son retard. Il aurait dû être présent sur ce lieu sinistre bien avant que la silhouette ne soit là. Le sorcier sait que ses excuses ne suffiront pas, pourtant, elles sortent d’elles-même de sa bouche, dans un flux de parole qui s’estompe alors que l’ombre prend la parole. Simon baisse un peu plus la tête, fermant les yeux, ayant peur du sort que l’autre lui réserve. Le gamin se mord la lèvre, arrachant la peau morte qui s’y trouve, l’arrachant, faisant alors saigner sa lèvre. Cela n’a pas la moindre importance.

Peur ? Oui. Terriblement. Il a peur. Doit-il le lui dire ? Doit-il avouer ses craintes et ses angoisses ? Doit-il, au contraire, tout garder pour lui ? La décision à prendre n’est pas simple. « Simplement peur de te décevoir. » lâche-t-il dans un murmure, tentant d’apaiser sa voix, de ne montrer aucun tremblement dans celle-ci. Le cœur dans sa poitrine n’en peut plus. Il bat si fort que le sang bourdonne à ses oreilles. Il cogne contre sa cage thoracique. Des sueurs froides coulent le long de son dos. Il serre les poings sur le sol. A-t-il le droit de se relever ? De s’approcher davantage ? D’avoir le goût de son maître sur le bout des lèvres avant de devoir affronter un nouvel ordre de sa part, avant de devoir faire un acte que tu ne cautionnes pas, en a-t-il le droit ?

Doucement, sans relever la tête pour autant, le jeune homme se redresse. La silhouette continue de le surplomber, bien plus grande que lui. « Pourquoi m’as-tu fait venir ici ? » se risque-t-il à demander, d’une voix qu’il espère plus assurée, mais il n’en est rien. Il sait le prix que peut avoir une question. Il sait le prix que peut avoir chacune de ses paroles, chacun de ses gestes. Il semblerait que le gamin n’ait pas encore retenu la leçon. Bien vite, il se reprend. « Je pensais que. Je pensais que tu n’aurais pas besoin de moi avant des jours, c’est qu’on avait conclut la fois dernière... » Simon aurait dû être près des siens, ce soir. Il aurait dû être avec sa petite sœur, ses parents, dans la même maison, à veiller sur eux, même la nuit tombée. Il ne devrait pas se trouver là, à briser le silence entre les tombes d’inconnus parfois sans noms.
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Asmodée
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L'homme leva un instant la tête vers le ciel. Pour y voir l'obscurité profonde qui engloutissait toute lueur. La nuit allait être longue. Terriblement. Et délicieusement.
La créature, petite et frêle devant lui -à ses pieds, serait le terme le plus exact- ne bougeait pas. Il ne savait pas bien s'il préférait le voir ainsi, presque au sol, religieusement prosterné ou s'il le voulait relevé pour lui faire face et se délecter de l'air de peur présent sur son visage. Car oui, le gamin avait peur, cela se sentait. Ce sentiment était, sans nulle doute, celui qui suintait le plus à travers un être qui en était pourvu. La tristesse, la joie, la colère pouvaient s'enfouir, se garder, se faire discrets. La peur était incontrôlable et pour qui avait l'habitude de la respirait, elle devenait repérable au premier instant.
Simon reprit la parole sur une phrase qui arracha un souvenir à son bourreau. Décevoir ? Le monde entier était sujet à le décevoir, de toutes les façons. Ce monde qui se complaisait dans sa tendresse pitoyable et ses soit-disant bonnes valeurs. Le gosse à ses pieds faisait partie de ce monde et, en tant que tel, le décevait tout autant. Mais, Asmodée devait l'avouer, d'un autre côté, il ne l'était pas tant que ça -décevant- sinon, voilà longtemps qu'il aurait été rejeté dans le caniveau sans plus personne pour le prendre sous son aile.

Asmodée se mit à marcher doucement, décrivant un cercle, comme chasseur autour de sa proie. Alors que l'enfant se redressait tout en gardant la tête basse. Acte de soumission. Mais l'homme n'en doutait pas : le petit était pendu à ses lèvres et attaché à son âme. Il ne pouvait s'enfuir. C'était ça qui était jouissif.
Une question traversa alors ses lèvres, qui surprit Asmodée. Parce qu'il n'avait jamais interrogé les pourquoi jusque là. Qu'est-ce que cela dénotait, au juste ? Une prise de conscience ? Une évolution ? Et si le gosse était en train de, doucement, lui échapper ?
Chacun sait : la pensée est le début de la fin pour qui souhaite avoir le pouvoir sur autrui. Comment à s'interroger, remettre en cause, chercher à connaître... tout cela est bien mauvais pour celui qui veut dominer.
Continuant de tourner autour de sa proie, Asmodée la laissa néanmoins finir sans l'interrompre ni rien laisser transparaître des pensées qui le traversaient. Sa langue claqua légèrement contre son palais alors que Simon terminait.

-On... ?

L'homme était à présent dans le dos du jeune homme et sa baguette glissa lentement sur sa nuque, sur son cou. Si elle avait été lame, sans nulle doute que l'ombre n'aurait pas hésité à ajouter une légère pression, histoire de voir avec plaisir le sang s'échapper tout doucement. Oh, pas de quoi égorger le garçon, oh non ! Ce n'était pas cela qu'Asmodée cherchait. Il le voulait en vie. Encore un peu, du moins.

-Mais il n'y a pas de " on ".

Voix doucereuse et sensuelle derrière l'oreille. Alors que la baguette continuer d'agir en menace potentielle d'un sort touchant une partie si fragile du corps humain.

-Je prends les décisions tout seul.

Asmodée cessa sa menace physique et reprit sa lente marche en cercle autour de sa proie. La scrutant, dévisageant dans la nuit. Etait-il comme d'habitude ? N'avait-il pas un peu changé ? Le changement faisait frissonner l'homme. Non d'excitation, cette fois. Mais de colère. Ou... de peur ? Il haïssait sentir que tout partait hors de son contrôle et que les choses lui échappaient. Sa raison de vivre était là : se savoir au-dessus et avoir la mainmise sur d'autres êtres, plus pitoyables que lui. Sans doute était-ce là son moyen de se fuir lui-même.

-Pourquoi poses-tu ces question ? demanda-t-il, une fois revenu face au garçon. Quel intérêt ?

Les doigts de l'homme effleurent la gorge de l'autre. Caresse à la fois douce et dangereuse. Alors que, dans la nuit, ses yeux brillèrent d'une intensité accrue. La nuit promettait d'être intéressante.

-N'es-tu donc pas bien avec moi ?

Et, lentement mais sûrement, les doigts se refermèrent sur la gorge du petit. Sans pour autant serrer. Sans pour autant étrangler. Juste faire ressentir à l'autre ce contact, cette légère pression qui, si elle augmentait, pourrait s'avérer dangereuse.
Mais Simon devait rester en vie encore un peu.
Parce qu'Asmodée avait besoin de lui.
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SUNRISE
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J'ai 20 ans et je vis à Londres, Angleterre. Dans la vie, je suis un sorcier sans emploi et sans avenir et je m'en sors très mal. Sinon, grâce à ma malchance, je suis sous l'emprise d'un Mangemort et je le vis plutôt mal.




darwin gray ©️ sunrise
La peur prend possession de son cœur, de son âme, de chacune de ses pensées raisonnables. L’enfant se contente de rester droit, d’observer la silhouette obscure dans la pénombre qu’offre le décor du cimetière et de la nuit. Ses mains deviennent moites, et les frissons – quand bien même il tente de se persuader que ce sont que les caresses du vent sous sa vête – accentuent l’inquiétude que l’on peut lire sur ses traits. Il n’est pas confiant, le gamin. Sa respiration est haletante, lourde et bruyante. Il ignore la conclusion de cette rencontre avec son maître. Il ignore le dénouement qu’il lui réserve. C’est pour cela qu’il tremble. S’il a peur du hasard lorsque tout danger est écarté, l’inconnu que laisse planer Asmodée est bien plus difficile à éprouver. L’emprise du chasseur se resserre autour de sa proie. Simon se tasse sur lui-même, rentre sa tête entre ses épaules. Il tente de se faire tout petit. Les yeux rivés sur le bout de ses chaussures, jamais il ne regardera l’homme dans les yeux. Jamais il ne commettra une telle folie sans y être invité. Les pas de l’Ombre résonne contre les pavés bordant les tombes d’inconnus. Le sang cogne ses tempes. Le gamin garde pourtant les bras le long du corps. Immobile. Figé dans le temps. Il questionne l’être qui l’attire autant qu’il lui fait peur. Il le questionne pour savoir qu’elle sera sa prochaine tâche pour s’assurer de sa survie, de celle de ses proches. Il le questionne parce qu’il craint la signification de cette rencontre. D’ordinaire, tout est prévu à l’avance, planifié. Cette nuit, ce n’est pas le cas. Ce soir, c’est aléatoire.

Lorsque la voix d’Asmodée se fait entendre une nouvelle fois, Simon comprend son erreur. Jamais il n’aurait dû remettre en question leur présence ici. Jamais il n’aurait dû commettre cet impair. L’enfant ignore la tempête d’interrogation qu’il a déclenché dans la tête de son bourreau. Il ignore ce qu’il va lui subir, jusqu’à ce qu’il sente la baguette de l’homme se perdre dans son cou. Le gamin se redresse alors, il déglutit, tremble un peu plus, sentant le morceau de bois se perdre sur sa peau, menaçant. Les yeux de Simon se ferme, ce dernier priant de toutes ses forces. Il ne les ouvre à nouveau que lorsque l’Ombre se poste devant lui. « Si bien sûr que si. » s’exclame-t-il, lorsque la voix de son maître s’éteint enfin. Les mains du brun s’agrippent aux vêtements de la silhouette, pour l’attirer un peu plus contre lui. « N’en doute pas un seul instant. Je crains juste qu’il ne te soit arrivé quelque chose, je crains que tu ne sois plus en sécurité. » dit-il, la voix tremblotante, brisée par l’emprise que l’autre a sur lui. Ce dernier temps le cou, relevant la tête pour ne pas suffoquer. « Tu sais que je suis prêt à tout pour toi. » Même du pire. « Il suffit que tu me le demandes. » Les larmes emplissent alors ses yeux. La peur de le perdre est bien plus importante que la peur de ce qu’il représente. « Demande-moi de rester avec toi, s’il te plaît. » Une des mains de Simon quitte alors le pli du vêtement de son bourreau pour venir se poser contre sa joue. « Demande-moi de passer la nuit avec toi. »
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Aiko
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Tortue



Asmodée
Nul ne sait quel âge j'ai et nul n'a encore jamais osé me le demander. Mais pour vous, je dirais que j'ai entre 25 et 30 ans. Stature haute, regard froid sous mes vêtements sombres. On ignore tout de mon passé. Et cela n'est pas important. Seul compte le présent. Mes engagements. Mon chemin parsemé de noirs cailloux. Et ma tendresse violente. Que vous ne pourrez qu'aimer. Venez vous noyer avec moi, vous noyer en moi. Laissez-moi goûter à votre sang, à votre chair frémissante. Je vous le promets : vous ne le regretterez pas..

Le garçon venait de s'exclamer, en réponse à l'interrogation de l'homme. Une exclamation du cœur, du moins était-ce ce qui venait à l'esprit d'Asmodée. Le garçon avait-il peur ? Disait-il cela parce qu'il craignait pour sa vie ? Pourtant, malgré leur relation sans doute plus que malsaine et la menace considérable que l'anonyme se plaisait à faire peser sur ses épaules, jamais il n'avait envisagé de le supprimer. Evidemment, Simon n'en savait rien. Il n'était pas legilimens et il était bien difficile de décoder le fond de la pensée d'Asmodée.
Soudain, les mains adverses virent se cramponner aux vêtements de l'homme. On aurait dit un naufragé s'agrippant à sa bouée de secours. Peut-être était-ce ainsi que se sentait le garçon. Naufragé. Dans ce cimetière désert en pleine nuit. La peur fait faire les choses les plus incroyables. Y compris se donner corps et âme à son bourreau en espérant voir de nouveau le jour se lever le lendemain.
Asmodée ne parvenait pas à se rappeler la dernière fois qu'il avait ressenti une terreur semblable. Dans son esprit, il avait même jamais eu peur. C'était lui qui instaurait pour les autres ce climat. Non l'inverse.
Alors dire qu'il comprenait la réaction de Simon c'eût été mentir. En tout cas, il ne pouvait compatir. Mais il la comprenait par l'esprit car étudier ses congénères et les mécanismes psychologiques était son plaisir quotidien.
Lorsqu'il ne sortait pas la nuit enveloppé de son identité d'Asmodée, lorsqu'il n'avait aucune mission à remplir, il aimait se poser sur un banc et, seulement, regarder les gens passer. Il les trouvait bien souvent ridicules mais riches d'enseignement. Il aimait essayer de décortiquer ce qui pouvait leur passer par la tête et imaginer la réaction de chaque personne présente en cas de tel ou tel danger. Il était persuadé que chacun essaierait de s'en sortir quitte à écraser les autres. L'instinct de survie était plus fort que tout. Et c'était peut-être cet instant qui venait palpiter dans la cage thoracique de Simon.

Asmodée sentit le garçon suffoquer un peu, essayer d'échapper à son emprise physique. Alors il desserra ses doigts. Il ouvrit sa pince, tout doucement, libérant le cou tandis que son interlocuteur poursuit ses phrases, tentant de prouver un total dévouement à l'homme qu'il ne connaissait que par pseudonyme.
Ce dernier sentit une main venir se poser sur sa joue. Initiative qui l'électrise. Il a peur, soudainement, que le garçon ne reprenne le contrôle. Par ce simple geste. Cependant, il ne trahit rien, ne se débarrassa pas de la main. Pas de suite. Pas violemment. Il se contenta, tout d'abord, de garder le silence avant de poser sa propre main sur l'autre. Saisir, à une lenteur infinie, les doigts encore jeunes et adolescents de Simon. L'obliger à laisser retomber le bras. Accompagner le geste. Alors que le regard d'Asmodée ne quittait pas le jeune homme.

-Ai-je des raisons de craindre pour ma sécurité ? demanda-t-il d'une voix mielleuse.

Sa main gardait celle de Simon prisonnière. Ses doigts touchaient la peau tendre et sans ride du garçon. Les phalange, les ongles.
L'autre main vint subitement courir le long de l'épaule, remontant le cou.

-Je n'ai pas besoin de demander.

Un murmure si bas que seul Simon pouvait l'entendre. Si tant est qu'une autre personne en dehors d'eux était en train de traîner dans ce cimetière.

-Je sais que tu resteras. Parce que tu ne peux pas t'en empêcher, n'est-ce pas ? Parce que tu es venu, tu as prouvé, une fois encore, que je pouvais compter sur toi.

La main s'attarder sur le cou. Si fin, si fragile. Il sentit le pouls de son interlocuteur sous ses doigts. Caressa lentement la peau. Silence. Laisser le temps aux pensées de l'autre dans gambader, gamberger.

-Le cou est l'une des meilleures parties du corps à percer d'une lame, lâcha enfin Asmodée, d'un ton inquiétant. Tu as déjà essayé ? Le sang qui coule... son odeur... suivant comment tu t'y prends, ta victime a peu de chances de survie et souvent peu de temps devant elle. Alors, il faut faire attention. Le cou, ce n'est pas un jeu.

Un sourire dans la nuit alors que les ongles se mirent à tracer de légers sillons sur la peau.

-Ne t'inquiète pas. Je ne te ferai rien. Parce que j'ai encore besoin de toi. Tu me distrais.

Cette phrase était sans doute en deçà de la vérité. Asmodée s'était attaché à Simon bien qu'il ne le reconnût jamais. Il préférait continuer à le traiter comme sa distraction une nuit d'ennui. Cela mettait les sentiments de côté et permettait de garder le contrôle. Sa seule et unique obsession. Le contrôle et la manipulation de l'autre.
La main remonta du cou au visage. Asmodée l'observa attentivement.

-Hum... tu es si jeune. La jeunesse laisse de belles choses. Des traits parfaits.

Et il humecta ses lèvres alors que son ongle suivait le portrait du garçon, comme un artiste avec son pinceau.
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