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 annoying man (moriarty)

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Canis Major
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INSCRIPTION : 21/11/2017
ÂGE : 25
CRÉDITS : tumblr (av.) AILAHOZ (profil)

UNIVERS FÉTICHE : Harry Potter et les séries en général <3
PRÉFÉRENCE DE JEU : Homme

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Lou



Sherlock Holmes
J'ai 33 ans et je vis à Londres. Dans la vie, je suis détective consultat et je suis d'un talent sans nom. Sinon, je suis célibataire et je le vis assez bien, je n'ai jamais imaginé qu'il en soit autrement.

Sherlock est le cadet de la famille Holmes. Doté d'une intelligence exceptionnel, il a un grand sens de la déduction. Cependant, il a un quotient émotionnel très bas, c'est d'ailleurs pour cela que son frère, Mycroft s'est arrangé pour mettre sur sa route John Watson.


avatar ©MISERUNT
Au fil des années, tu as appris à te forger une carapace d'indifférence face aux autres. Tu as toujours été en marge et il a rapidement fallut que tu fasses ça pour être capable d'affronter les commentaires désobligeants à ton égard. Tu as fini par y arriver et les insultes et autres méchancetés à ton encontre ont fini par glisser sur toi comme l'eau sur les plumes d'un canard. C'est aussi pour ça que tu as toujours fais attention à ne t'attacher à personne. Tu ne voulais pas prendre le risque de laisser à quelqu'un la possibilité de t'atteindre, de rouvrir de vielles blessures. Puis, il a fallut que Mycroft joue les mères inquiètes - comme si tu n'en avais pas assez avec celle que tu as déjà - et mette John Watson sur ton chemin. Il a fallut que pour une fois, tu sois assez idiot pour te laisser approcher par ce petit homme, que tu te laisses séduire par sa soif d'aventure aussi puissante que la tienne. Jamais tu n'aurais du le laisser entrer dans ta vie. Seulement, tu ne pensais pas qu'il serait une menace, tu ne pensais pas que tu t'attacherais à lui. C'est nouveau pour toi. Jusqu'à maintenant, tu ne t'attachais pas. Bien sûr tu avais quelques personnes que tu apprécies -  même si tu préfères encore de baigner dans la tamise que de l'avouer - mais jamais personne à qui t'attacher vraiment. John est en quelque sorte ton exception qui confirme la règle. Tu aurais préféré t'en passer. Vraiment. Maintenant c'est trop tard. Tu t'étais dis que jamais il serait celui qui te dit des horreurs. Il a toujours semblé en admiration face à ce que tu pouvais faire. Il semblerait que ce ne soit plus le cas et ses mots ont fait mouche. Venu de quelqu'un d'autre, tu te serais contenté de rire et prétendre que tu n'avais pas de leçon à avoir d'un QI largement inférieur au tien, mais là c'est John. Ses mots te foudroient et tu abandonnes le jeu. Tu laisses l'arme reposer sur la surface plane la plus proche et tu bats en retraite dans la cuisine. Tu ne dis rien. Tu restes silencieux à la recherche du Graal : ces fichus sachets de thé.

Tu peux sentir sa présence avant de le voir apparaître dans ton champ de vision. Sa main se pose sur la tienne et tu te dérobes bien vite. Plus par réflexe que réelle envie. Tu fais un pas en arrière et le laisse faire. De toute façon, toi, tu n'as aucune idée de l'endroit où se trouve ce que tu cherches. Lui, il a l'habitude. Il connaît tes préférences, tes manies. Tu ne peux t'empêcher de le regarder faire. Il a quelque chose d'apaisant dans sa façon de procéder. Des gestes sûrs, bien rodé. Ça reste une routine à laquelle il s'accroche. Parce qu'il est comme ça, John. Il aime la routine autant que l'aventure. Il a besoin de points fixes dans sa vie pour se sentir en sécurité. Peut-être que t'as trop souvent tendance à l'oublier et qu'à force de bouleverser sa routine il a fini par craquer. Une tasse de thé fumante arrive finalement près de toi. Sans sucre. Il le sait très bien. Tu l'attrapes par la hanse - la tasse, pas John - et tu t'apprêtes à la porter à tes lèvres quand il ouvre de nouveau la bouche. Il s'excuse pour ses paroles malheureuses et tu sais que toi aussi t'aurais dû t'excuser de l'avoir fait courir pour rentrer ici, peut-être même que tu devrais t'excuser pour être un sale gosse qui le fait tourner en bourrique, mais tu ne le feras pas. Tu bois une gorgé du liquide ambré. Ton regard se pose sur ton colocataire. « Tu pourrais toujours faire du thé » ta façon à toi de dire que tu acceptes, peut-être ? Tu n'as jamais été très doué pour les interactions sociales. Tu aimerais lui dire qu'il est capable de bien plus qu'il ne s'imagine, mais les mots restent coincés au fond de ta gorge, alors tu te contentes de boire ton thé, appuyés contre le plan de travail de la cuisine. « Une cliente va arriver. Elle a appelé en ton absence. » tu reposes ta tasse vide sur le comptoir. « Certainement encore une histoire de chat perdu ou de marie adultère qui a fuit... boring. » c'est un moyen comme un autre de signaler que la hache de guerre est enterrée. « Je te laisse l'accueillir, je vais me changer. » sur ces mots tu quittes la cuisine. Il va encore se dire que tu l'as fait revenir simplement pour le travail, parce qu'il est ton filtre social et que c'est mieux pour les affaires de ne pas voir tous les clients claquer la porte parce que tu leurs à prouver à quel point il était idiot. Lui non plus ne voit pas plus loin que le bout de son nez, de toute façon.
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SUNRISE
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John Watson
J'ai 37 ans et je vis à Londres, Angleterre. Dans la vie, je suis un ancien médecin militaire et je m'en sors pas très bien. Sinon, grâce à ma malchance, je suis célibataire et je le vis plutôt mal.




martin freeman © wild avatars
La fatigue, la colère et la douleur font un mélange explosif. Tu aurais préféré que ce mélange explose à la figure d’un passant, d’un client ou même de Mycroft s’il venait encore à importuner Sherlock pour des idioties comme il sait si bien le faire. Mais non. C’est tombé sur ton colocataire. C’est tombé sur le seul être qui te donne l’impression d’être moins seul, sur la seule personne capable d’ajouter un peu de piment à ta vie, qui serait bien triste et bien morne sans sa présence. Sans l’avoir rencontré, tu serais probablement à la rue, à l’heure qu’il est, ne pouvant pas te payer un logement décent dans Londres. Ta jambe te ferait mal nuit et jour, sans que tu ne sois capable de faire quoique ce soit d’autre que d’attendre, que de prendre ton mal en patience. Le grand brun, sous ses allures d’enfant capricieux, t’offre tout ce dont tu as besoin pour vivre. Tu es terriblement attaché à lui. Tu pensais que ce ne serait qu’un colocataire têtu et borné, mais en fin de compte, c’est un colocataire têtu, borné, en plus d’être ton ami le plus cher et le plus précieux. La préparation de ce thé n’est qu’un moyen pour toi d’obtenir son pardon. Jamais tu n’as voulu le blesser, quand bien même il peut se montrer insupportable dans ses mauvais jours. Au fur et à mesure, il a pris du temps pour toi, il prend du temps pour t’expliquer son chemin de pensée chaque fois qu’il résout une enquête, chaque fois qu’une énigme te pose problème, il devient pédagogue. Chose qu’il ne ferait jamais pour un autre. Et toi, tu le pourris simplement parce qu’il voulait ta présence à ses côtés. Sa manière de te le faire savoir était idiote, mais impulsif, la plupart de ses réactions, quand il s’agit de son côté social et humain, ne sont pas toujours réfléchies. Presque jamais, en réalité. Gorge nouée, alors que tu pousses la tasse vers lui, ayant respecté ses instructions. Instructions qu’il t’a donné malgré que tu n’en veuilles pas lors de la première tasse que tu ais pu faire en sa compagnie. Tu dois bien avouer que sa manière de le préparer, avec son temps d’infusion idéal, le rend plus appréciable. De petites choses sans importance, qui pourtant prennent de la valeur en restant près de lui.

Tu lèves les yeux vers l’homme dans sa robe de chambre, t’excusant pour tes mots, t’excusant d’être comme tu es. Tentant de ne pas le montrer sur ton visage, ou sur le reste de ton corps, tu attends impatiemment qu’il avale sa gorgée de thé, pour qu’il te réponde, qu’il te dise que c’est oublié, que rien n’a entaché votre relation, en sachant pertinemment qu’il ne le fera jamais. Un vague sourire s’invite sur tes lèvres, alors que tu baisses les yeux vers ta propre tasse encore bien pleine, fumante à souhait, et bien trop sucré aux yeux de l’autre. Sa remarque te fait esquisser un sourire peiné. « En effet. » Le silence s’installe alors que Sherlock avale le contenu de sa tasse sans prendre le temps de déguster le liquide brun. « Oh. D’accord. » Ce n’est pas comme si tu avais véritablement le choix. Tu avales une gorgée puis une autre en observant le grand brun quitter la cuisine pour rejoindre le couloir le menant à sa chambre. Un soupir s’échappe de ta bouche. Tu termines ta tasse, et récupères la sienne pour la déposer dans le bac de l’évier, déjà occupé par des assiettes et d’autres couverts. Tu as trouvé ton occupation pour le reste de la matinée. Tes pas te mènent jusque dans le salon, où tes mots résonnent encore dans ta tête. Tu te frottes les yeux, puis le reste du visage dans un geste lent. Ton regard se pose sur la porte d’entrée. C’est encore une enquête qui risque d’être résolu en seulement quelques minutes. Une énigme dont il est le seul à avoir la solution. Tu fermes les yeux et prends une grande inspiration. C’est précisément à cet instant que la cliente se décide à toquer à la porte. Elle n’est pas bien grande, et sa chevelure brune est maintenu par un élastique un peu lâche sur le sommet de son crâne, en un chignon désordonné. Un vague sourire étire tes lèvres, un faux sourire, alors que tu tends ta main dans sa direction pour la saluer. « Bonjour. Entrez, je vous en prie. » que tu dis en refermant la porte d’entrée derrière toi. « Asseyez-vous, je vais le chercher. » D’un geste de la main, tu lui présentes le sofa, avec un peu de chance, elle ne remarquera pas les balles ancrées dans le mur, ou la poussière que cela a déposé sur les coussins. Le long du couloir, tu cesses de faire semblant et viens frapper à la porte de ton colocataire. « Sherlock. Elle est arrivée, tu es prêt ? »
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Sherlock Holmes
J'ai 33 ans et je vis à Londres. Dans la vie, je suis détective consultat et je suis d'un talent sans nom. Sinon, je suis célibataire et je le vis assez bien, je n'ai jamais imaginé qu'il en soit autrement.

Sherlock est le cadet de la famille Holmes. Doté d'une intelligence exceptionnel, il a un grand sens de la déduction. Cependant, il a un quotient émotionnel très bas, c'est d'ailleurs pour cela que son frère, Mycroft s'est arrangé pour mettre sur sa route John Watson.


avatar ©MISERUNT
Tu es vexé, non, tu es blessé. Les mots de John t'ont fait mal. Tu ne veux pas qu'il se mette à penser comme les autres personnes qui t'entourent, parce que lui, son opinion compte. Ça te fait mal de l'admettre, mais tu sais que c'est le cas. Au fil du temps, tu t'es attaché à ton colocataire, plus que ce que tu avais prévu. Peu à peu, il est entrain dans ta vie, comme il est entré dans ton appartement et maintenant, tu t'intéresses à ce qu'il pense de toi. C'est pour ça que tu lis ses articles, sans qu'il le sache, bien entendu. C'est parce que son avis compte que ses mots te blessent. Tu préfères t'isoler, mais John n'est pas de cet avis. Il insiste pour préparer ton thé et tu le laisses faire. Il a fini par connaître tes habitudes, tu ne t'es pas gêné pour les lui expliquer de toute façon. l à quand même fait l'effort de les retenir. Tu restes silencieux, jusqu'à ce que tu portes la tasse à tes lèvres. Le thé est parfait. Tu le dégustes rapidement avant de faire remarquer à ton colocataire qu'il pourra toujours faire du thé, si tu n'avais pas été là.

Par la suite, tu préfères fuir. Tu lui expliques rapidement ce qui doit se passer ensuite et tu files dans ta chambre. La porte se referme derrière toi et tu soupires. Il ne te faut que quelques minutes pour te changer. Tu délaisses ta robe de chambre et ce vieux t-shirt pour une chemise gris pâle et un pantalon noir. Rien de bien original pour toi, mais il paraît que ça te va bien. À peine les vêtements enfilés, quand tu entends John s'approcher. Tu passes une main dans tes bouches brunes avant d'ouvrir la porte et de découvrir le visage tendu de ton colocataire. « Toujours. » tu passes devant lui et découvre une femme, les cheveux attachés, son maquillage a coulé, assise, elle triture l'anneau qu'elle porte à son doigt. « Laissez-moi deviner, c'est à propos de votre mari ? » elle ouvre la bouche, surprise, mais n'arrive pas à articuler un mot. Tu soupires. C'est d'une banalité affligeante. Tu prends place dans ton fauteuil alors qu'elle commence à t'expliquer son histoire. Comme tu t'y attendais, il n'y a rien de vraiment excitant là-dedans. Il te faut à peine quelques minutes pour dénouer l'affaire et lui livrer le fin mot de l'histoire. Son mari a appris qu'elle était infidèle et il a préféré fuir plutôt que de la confronter à ce mensonge. Aucun meurtre ou kidnapping à craindre. C'est juste une façon pour elle de se déculpabiliser de ce qu'elle lui a fait. Boring. Elle se lève et quitte l'appartement en pleurnichant et ça t'exaspère. « Je suis un détective consultant, pourquoi les gens pensent qu'ils peuvent venir m'ennuyer avec leurs histoires idiotes. » tu fronces le nez, signe de ton mécontentement. « Ils sont d'un ennui... » tu soupires et ton dos retrouve le dossier de ton fauteuil « Une affaire intéressante ce n'est quand même pas trop demandé. Un petit meurtre, rien que ça. » tu as besoin d'occuper ton cerveau, tu as déjà l'impression qu'il est entrain de pourrir à l'intérieure de ton crâne « D'ailleurs où est Gary quand on a besoin de lui ? »
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SUNRISE
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martin freeman © wild avatars
Jamais ces mots n’auraient dû franchir tes lèvres. Jamais ils n’auraient dû sortir si simplement de ta bouche. Tu n’as fait que répéter ce que tu avais entendu à son sujet. Tu n’as fait que prononcer des mensonges. Des paroles en l’air. Parce que tes nerfs ont lâché, parce que tu as perdu ta patience légendaire. Tu as perdu ce filtre qui fait de toi un atout pour le brun. Tu l’as blessé, et maintenant, tu t’en veux, tu culpabilises. Tu sais qu’il gardera ça en mémoire un long moment, parce que Sherlock n’est pas le genre de personne à oublier les détails qui constituent son quotidien. Peut-être que pour une fois, tu aurais aimé que ce soit le cas. Qu’il oublie. Qu’il jette l’éponge sur ton erreur que les choses cessent ici. Tu aurais souhaité que, pour une fois, il puisse te dire qu’il ne t’en veux pas, que ce n’est pas grave, que ça peut arriver à tout le monde de perdre patience. Seulement, ça n’arrive pas. Peut-être que si tu n’avais pas eu si peur de le perdre, tu ne lui aurais pas jeter ces paroles blessantes au visage. Peut-être que si tu n’avais pas eu si peur de le perdre, les choses auraient été différentes.

Tu accueilles la cliente du grand brun du mieux que tu peux, après cette altercation entre vous deux. C’est donc presque en effleurant la porte, que tu cognes dessus pour indiquer à Sherlock qu’une femme trône dans le salon, prête à entendre la résolution de son énigme. Celle-ci ne tarde pas, d’ailleurs. La femme n’a pas le temps de venir à bout de son histoire que le détective l’interrompt pour lui faire part de sa conclusion. Un sourire vient alors étirer tes lèvres. Tu sais que ça le démangeait. Depuis son arrivée dans le salon. Tu es même presque certain que la jeune femme avait révélé toute l’affaire par sa simple attitude, que son histoire n’a fait que confirmer les doutes de ton colocataire. De ton côté, tu te contentes de prendre des notes sur ton ordinateur portable, te faisant presque invisible dans un coin de la pièce. On n’entend que tes doigts frapper frénétiquement sur les touches du clavier, alors que tu prends en note tout ce qui a le mérite d’atterrir sur ton fichier texte. Pour cette affaire, rien de très élaboré. Une femme infidèle que le mari finit par quitter sans un mot. Sans doute pour cette raison que tu préfères rester seul, que tu sabotes les moindres rendez-vous avec une femme que tu parviens à obtenir : plus qu’un physique maltraité par le terrain de la guerre, tu redoutes le jour où ton cœur subira le même sort. Si Holmes était dans ta tête, il dirait probablement que ton cœur ne peut pas être maltraité, à moins que l’on ne t’ouvre la poitrine au scalpel – ou tout autre objet tranchant, d’ailleurs.

La jeune femme, dont le nom t’échappe une fois de plus, sort de votre appartement en laissant la porte d’entrée grande ouverte. C’est donc en soupirant que tu te redresses pour aller la claquer, te retrouvant à nouveau seul avec le brun. Ce dernier s’enfonce dans le fauteuil. Combien de temps faudra-t-il pour qu’il retourne enfiler son pyjama ? « Peut-être parce que la police ne prend pas leurs plaintes en considération. » Ce qui est logique. Tu arques un sourcil à la mention du meurtre. Dire que ce n’est pas correct de parler d’une pauvre victime ainsi te brûle la langue, cependant tu te retiens de faire la moindre remarque. Ce n’est pas le moment d’aggraver ton cas. « Aux dernières nouvelles, Greg. » le corriges-tu. « Succombe sous la paperasse dans son bureau. Ils sont en manque d’effectif. Une affaire ne devrait pas tarder à te tomber entre les mains, à ce rythme » En fait, tu n’en sais rien. Tu essayes simplement de contenir son appétit monstre pour les énigmes, et les enquêtes souvent dites insolvables avant qu’il n’arrive sur les lieux. Un soupir s’échappe alors de tes lèvres. Tu attrapes ton sac et pars te réfugier dans ta chambre quelques instants. Tu fermes la porte derrière toi. Ta main cherche l’arme dans la besace. Une fois trouvée, tu ouvres le tiroir à chaussettes et vides le chargeur dans celui-ci, le bruit des balles étouffées par l’épaisseur des différentes paires entassées là. Tiroir de ta commode fermé, tu t’approches de ta table de nuit, et glisses le reste de l’arme sous un livre. De retour dans le salon, tu te postes devant le brun, posant tes yeux sur ses mains, plutôt que dans son regard. « Veux-tu que je reste avec toi ou que je m’en aille ? »
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Canis Major
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Sherlock est le cadet de la famille Holmes. Doté d'une intelligence exceptionnel, il a un grand sens de la déduction. Cependant, il a un quotient émotionnel très bas, c'est d'ailleurs pour cela que son frère, Mycroft s'est arrangé pour mettre sur sa route John Watson.


avatar ©MISERUNT
John a réussi à te blesser. Ce n’est pas facile pourtant. Tu as passé des années à construire cette carapace qui est sensée t’éviter ce genre de désagrément. Pendant longtemps, tu as laissé les gens qui t’entourent te toucher, te marquer et tu n’en as retiré que douleur et amertume. C’est pour ça qu’avant John tu ne laissais plus personne s’approcher suffisamment de toi pour avoir ce genre de pouvoirs. Seulement, avec lui c’est différent. Du moins, c’est ce que tu pensais. Pourtant il semblerait que les masques tombent. C’est douloureux. T’as préféré laisser ça de côté et t’isoler, parce que tu peux pas occulter ça de ton esprit comme si ça ne s’était pas passé. C’est plus fort que toi. Seulement, une affaire se présente, d’une banalité affligeante. Tu la résouts en moins de temps qu’il ne faut pour le dire. Même si tu aurais pu le faire plus rapidement, si cette femme ne s’était pas décidé à vous raconter sa vie. Parfois, les gens parlent beaucoup trop. Beaucoup trop et finissent par dire des choses idiotes. Elle s’en va et toi, tu tournes déjà en rond. T’as besoin d’action. Tu as besoin de trouver une occupation à ton esprit hyperactif. Quelque chose de plus constructif qu’une simple affaire d’adultères. Les couples ne durent jamais, les relations en général ne durent jamais. Il y en a toujours un qui ment à l’autre. Il est amoureux de sa meilleure amie, mais elle le considère comme un membre de sa famille. Elle le trompe, parce qu’elle n’a pas le courage de lui dire qu’elle s’ennuie avec lui et t’en passes. C’est toujours comme ça les relations humaines. Les gens mentent. Les mensonges est le lien social qui les unis tous. C’est peut-être pour ça que tu n’as pas d’amis - ou presque, parce que tu refuses de mentir la plupart du temps. Bon, okay, tu le fais, mais pas à longueur de journée non plus.

Le silence s’abat sur la pièce. Silence que tu brises en te plaignant de cette période d’inactivité qui n’a qu’assez durer. Peu importe que ça fasse une semaine ou une journée, tu as besoin de t’occuper l’esprit. Tu es accro à cette ébullition neuronales quand tu es sur une affaire intéressante, comme John peut l’être à l’adrénaline. Le soldat se languit de l’action que lui procurait la guerre. Sous ses airs calmes, il a besoin d’être stimuler. Il aime sa petite routine, mais l’adrénaline le fait boiter. Voilà toute la complexité de ton colocataire. « Ils me font perdre mon temps. » résoudre ce genre d’affaires n’a rien d’exaltant pour toi. La plupart du temps, il ne te suffit qu’un regard pour comprendre le noeud du problème. Tu as besoin de quelque chose de plus complexe, de quelque chose qui arrêtera la douleur imaginaire de celui qui partage cette appartement avec toi. Même si de toute évidence, sa jambe ne semble plus lui faire mal, maintenant qu’il t’a jeté ses mots au visage. C’est peut-être une façon de se guérir. Peut-être que c’est encore une idée idiote de sa psy.

Tu soupires quand il te dit que Lestrade croule sous la paperasse. Qu’est-ce que ça peut te faire ? Tu n’y peux rien s’il est la victime d’un système judiciaire incompétent, qui passe plus de temps à gratter du papier que de résoudre de vrais crimes. John disparaît. Tu t’en rends compte cette fois. Parce que oui, il paraîtrait qu’il t’arrive parfois qu’il disparaisse sans que tu ne t’en rendes compte. Tu sais ce qu’il est parti faire. Tu peux entendre les pas au-dessus de ta tête. Tu pourrais presque retracer son trajet à travers sa chambre. Il a fermé la porte, certainement dans l’espoir que tu n’entendes rien. Puis ses pas l’ont conduit vers sa commode où il s’est arrêté. Certainement pour cacher les balles de l’arme qu’il t’a subtilisé. Puis, il à de nouveau traverser la chambre pour s’arrêter à côté de son lit. Certainement pour ranger l’arme cette fois. Tu doutes qu’il l’est glissé sous son oreiller, il ne se sent pas suffisamment en danger ici pour avoir ce genre de réflexe. Tu tables plutôt sur la table de chevet. Il a séparé l’arme de ses munitions. Juste au cas où. Il revient, il est juste derrière toi. Tu peux le sentir dans ton dos, mais tu ne te retournes pas. Sa voix arrive jusque tes oreilles. Il veut savoir s’il reste ou s’il part. Depuis quand est-ce qu’il te demande ça ? Habituellement, il vit sa vie sans te demander un quelconque avis. « Tu sais que l’arme sera plus utile avec les balles. En vidant son chargeur tu lui retires toute son utilité. » façon comme une autre de lui signaler que tu sais ce qu’il en a fait. « Un cluedo ? » que tu lui demandes en étendant tes longues jambes devant toi. À défaut d’une véritable enquête, tu peux toujours trouver un moyen d’en trouver une de substitution.
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martin freeman © wild avatars
Le départ de la jeune femme laisse un silence pesant dans l’ensemble de l’appartement. Silence que le grand brun brise l’espace d’un instant, avant qu’il ne reprenne possession des lieux. Tu sais pertinemment que cela ne présage rien de bon, avec un colocataire tel que Sherlock. Tu préfères t’évader avec ta besace dans ta chambre, avant qu’il ne commence à questionner l’absence de son arme sur le guéridon près de ton fauteuil. Lui dire que tu t’inquiètes à son sujet est vraisemblablement la pire chose que tu puisses lui révéler. Lui dire que son frère a encore tenté d’en savoir plus sur lui n’aurait fait que le mettre dans une colère noire – à moins qu’il ne propose une somme d’argent colossale, auquel cas, il t’aurait répondu que tu as été bête de refuser son offre, que vous auriez pu partager les bénéfices de cette grande mascarade. Tu n’as pas besoin de cela aujourd’hui. Tu n’as pas besoin de les entendre se battre dans le salon. Tu n’as pas besoin de rajouter de l’huile sur le feu. Tes pensées tournent toutes autour de votre altercation, ne faisant que la rejouer en boucle dans ton esprit. Un soupir passe tes lèvres, alors que tu fermes la porte de ta chambre derrière toi pour le rejoindre à nouveau dans la pièce principale de l’appartement. Lorsque tu as emménagé avec lui, tu ne pensais pas t’attacher si rapidement à un être si exceptionnel que lui. En fait, tu ne pensais pas t’attacher à lui. Ton vécu de soldat a laissé des plaies béantes, le genre de plaies qui ne cicatrisent pas, celles qui vous marquent pour le restant de votre existence. Des plaies qui sont de celles dont on ne guérit pas, et qui empêchent de vivre sereinement lorsque l’on a vu l’horreur des champs de bataille. Le genre d’horreurs qui empêchent les hommes de se lier à d’autres êtres humains, après avoir été rapatrié.

Sherlock t’accueille d’une manière bien à lui. Il a toujours ce besoin de te faire comprendre que quoique tu lui caches, il est capable de découvrir ce que c’est, et ce, simplement en tendant l’oreille. « Et je t’empêche ainsi d’en faire usage contre le mur, de faire peur à notre logeuse, et de me faire traverser la ville en courant. » Mort de peur. Terrifié à l’idée qu’il soit arrivé quelque chose au détective. « Comme tu n’as pas le droit d’entrer dans ma chambre, tu ne pourras certainement pas la reprendre. » Seulement, tu sais qu’il se fiche bien de l’interdiction que tu t’évertues à répéter quotidiennement. S’il désire rentrer, il le fera, que tu sois d’accord ou que tu ne le sois pas. Alors, dans un coin de ta tête, tu prends note de déplacer les munitions ainsi que le reste de l’arme lorsqu’il sortira. D’un pas lent, la douleur reprenant peu à peu possession de ta jambe, tu passes devant lui, poses ton sac à ses pieds et installes ton postérieur sur la table basse, plutôt que sur le fauteuil, pourtant juste à côté. Tu ne veux pas boiter devant lui. Chaque fois, tu le vis comme un échec de plus. Un soupir s’échappe alors de ta bouche.

Soupir effacé par le sourire que sa proposition fait naître sur ton visage. « La dernière fois que l’on a joué au Cluedo, tu m’as hurlé dessus parce que le dénouement de l’enquête était idiot. Je ne préfère pas m’y risquer une seconde fois. » dis-tu avec le rictus étirant toujours tes lèvres. Tu réfléchis quelques instants avant de te pencher vers le bureau pour attraper un bloc de post-it et un stylo. Tu rédiges un petit mot, arraches la petite feuille jaune de son support avant de venir la coller sur le front de ton ami. « Trouve le nom d’une célébrité, écris-la sur le papier, et colle-le sur mon front sans rien me dire. On ne peut répondre aux questions de l’autre que par oui, ou par non. Le premier qui trouve, remporte la partie. » Tu arques un sourcil, attendant son accord. « On égalise les chances de victoire. Une enquête, c’est bien trop simple pour toi. » que tu dis, en t’installant plus confortablement sur la surface lisse et froide de la table.
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Canis Major
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Lou



Sherlock Holmes
J'ai 33 ans et je vis à Londres. Dans la vie, je suis détective consultat et je suis d'un talent sans nom. Sinon, je suis célibataire et je le vis assez bien, je n'ai jamais imaginé qu'il en soit autrement.

Sherlock est le cadet de la famille Holmes. Doté d'une intelligence exceptionnel, il a un grand sens de la déduction. Cependant, il a un quotient émotionnel très bas, c'est d'ailleurs pour cela que son frère, Mycroft s'est arrangé pour mettre sur sa route John Watson.


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Contrairement à ce que l’on pourrait croire, tu n’es pas quelqu’un qui se vexe facilement. Du moins, pas avec le commun des mortels. Tu as appris à te couper de ce qu’ils pouvaient penser. Au fil des années, tu as décidé de faire abstraction de leurs états d’âmes et de ne pas écouter les commentaires qu’ils peuvent faire à ton égard. Le jeune Sherlock en a beaucoup souffert et tu as donc préféré supprimer la gêne que ça pouvait occasionner. Seulement, John est loin de faire partie du commun des mortels. Il est certes moins intelligent que toi, il n’en reste pas moins une personne que tu respectes - et c’est assez rare pour être notifié. Et même si tu lui fait souvent croire le contraire, tu portes de l’importance à ce qu’il peut dire ou penser. Alors, forcément que ses mots t’ont blessé. Jamais tu ne te serais imaginé entendre ça sortir de sa bouche, mais de toute évidence il semblerait que tu manquais d’objectivité. Tu as préféré fuir tout ça. Seulement, l’affaire que tu pensais occuper une partie de ta journée n’a pris que quelques secondes à être résolu. Décevant. John s’éclipse et tu sais très bien que c’est pour planquer l’arme qu’il t’a repris un peu plus tôt. Seulement, il n’est pas assez discret et tu sais très bien où est-ce qu’il la cache. Tu aurais pu te taire, pour la récupérer plus tard, mais tu n’en fais rien. Tu lui fais remarquer que tu es au courant. « Ta jambe n’a pas été douloureuse le temps que tu as couru. » tu n’iras pas jusqu’à dire que tu as fait ça à des fins thérapeutiques, mais presque. Il est temps qu’il se rentre dans le crâne que sa jambe va bien. C’est sa tête qui a un souci. Parfois, t’as la folle envie de prendre sa fichue canne et de la jeter par la fenêtre. Seulement, tu te retiens et penses à autre chose. Il faut que ça vienne de lui, t’en as bien conscience, mais il joue les têtes de mules. On dirait qu’il ne cherche pas à comprendre, qu’il préfère jouer la sourde oreille. Tu te contentes de lever les yeux au ciel quand il te dit que tu n’iras pas rechercher l’arme, puisque tu n’as pas le droit de rentrer dans sa chambre. Come on, John. Depuis quand es-tu si naïf ? Si j’ai vraiment besoin de cette arme, ce n’est pas une porte qui m’empêchera de la récupérer. Toutefois, tu ne dis rien et le laisses croire ça. Si ça peut lui faire plaisir. Tu sais aussi que maintenant qu’il sait que toi aussi tu sais où se trouve les deux parties de l’arme à feu, il se sentira obligé de les déplacer. Vaine tentative pour t’empêcher de mettre la main dessus, mais tu es sûr de pouvoir la retrouver en moins de cinq minutes. Il faudra peut-être que tu apportes un chronomètre pour voir si ton hypothèse est la bonne.

Finalement, par dépit, tu proposes un cluedo. Il ne semble pas y avoir d’affaires à se mettre sous la dent, alors peut-être qu’un ersatz pourra t’occuper un peu l’esprit. Tu soupires lèves de nouveau les yeux au ciel quand il te dit que la dernière fois, tu lui as hurlé dessus parce que le dénouement de l’enquête était idiot. Tu n’y peux rien si ce jeu est absurde. Depuis quand l’assassin ne peut pas être la victime ? C’est ce qui s’appelle un suicide, ça arrive tous les jours. Tes épaules s’affaissent quelque peu contre le dossier de ton fauteuil. L’idée de rester ici à ne rien faire ne te plaît guère. Tu grimaces quand il vient coller quelque chose sur ton front. Tu arques un sourcil en l’observant alors qu’il t’explique ce qui te semble être un jeu de déduction. Le nom d’une célébrité... tu n’es pas sûr d’avoir la même notion que lui en ce qui concerne les célébrités. Tu observes ton colocataire. Il semble y tenir. Tu pourrais te lever, faire voler les pans de ta robe de chambre pour t’enfermer dans ta chambre ou faire des expériences dans la cuisine. Seulement, si tu fais ça, il y a de grands chances pour que John disparaisse de nouveau de l’appartement. Tu n’as pas envie de ça. Tu n’as pas envie qu’il disparaisse dans la ville une nouvelle fois. Sans trop savoir pourquoi sa présence t’aide à réfléchir. Tu réfléchis à une célébrité qu’il pourrait connaître et toi aussi. Tu te souviens d’un article sur un journal qu’il lisait. Tu hausses les épaules et griffonnes le nom sur le post-il, avant de te pencher vers lui. Tes longs doigts pressent légèrement sur le front du blond pour s’assurer que le papier ne tombera pas au moindre mouvement. « Je veux bien essayer. » c’est mieux que rien, déjà non ?  « Ça reste une investigation, d’une certaine manière. » il suffit de savoir suivre les indices. « Je te laisse commencer, si tu veux égaliser les chances. » un mince sourire se dessine sur tes lèvres.




Moriarty devient Canis Major  :ouloulou:
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C’est plus fort que toi, ce regard que tu portes sur la silhouette fine de ton colocataire. C’est probablement une mauvaise habitude que tu lui as volé au fil des mois, cette attention particulière que tu portes aux détails. Tu observes avec attention la manière dont les pans de sa robe de chambre caresse la peau de ses chevilles, la petite mèche bouclée qui retombe devant ses yeux. Si tu es incapable de trouver un signe, une explication quelconque à ces éléments observables, cela ne t’empêche pas pour le moins d’apprécier cette vision de lui. Cependant, tu te gardes bien de lui dire que tu te confortes dans les petites habitudes – aussi minimes soient-elles – qui accompagnent sa vie. Malgré sa capacité à masquer ses émotions, à les inhiber, tu perçois cette lueur dans ses yeux qui ne laisse aucune place au doute. Tes mots l’ont blessé. Tes mots l’ont touché, parce que tu n’as pas su te taire. Alors, tu baisses les yeux, honteux. Si bien des fois Sherlock s’est montré blessant à ton égard, si bien des fois tu as eu envie de lui coller ton poing dans la figure, le brun n’en reste pas moins un ami précieux. Sans aucun doute le seul que tu as tes côtés. L’insulter ainsi n’avait pas été la bonne chose à faire. Seulement est-il capable de comprendre la crainte qui t’anime à l’idée de le perdre ? Il est bien possible que non. Il est bien possible qu’il ne comprenne pas la place qu’il a acquise dans les éclats de ta vie. Il est bien possible qu’il n’en est pas conscience. Ton cœur se serre avec lenteur, malgré un faible sourire qui vient étirer tes lèvres. « Comment peux-tu le savoir ? » Ta voix se perd entre les murs de la pièce, alors que tu songes déjà à te débarrasser de l’arme, plutôt que de trouver une nouvelle cachette pour cette dernière. Pourtant, le détective a marqué un point : une arme peut toujours s’avérer utile lors d’une enquête, surtout lorsque l’on imagine ce que les précédentes auraient pu avoir comme dénouement. Par habitude, tu poses ta main sur ta cuisse et la laisses glisser jusqu’à ton genou que tu masses avec lenteur. Un geste simple. Apaisant. Un geste pour tenter d’oublier la douleur qui anime ta jambe, et les préoccupation qui te trottent dans la tête. Une fois de plus.

Puis, l’idée d’un jeu de société s’empare de l’homme, animé par le manque d’une enquête viable. Toutefois, le souvenir de la dernière partie de Cluedo s’étant mal terminée, tu préfères lui proposer un autre jeu où tu possèdes également toutes tes chances de victoire. Un jeu sans mystère quant au dénouement est d’un ennui profond. Tu es ravi de voir Sherlock acquiescer à cette partie de devinettes que tu lui proposes. Un jeu enfantin. « Je suis sûr que ça va te plaire. » Et au moins, cela aura l’avantage de le divertir un minimum. Tu te dandines sur la table basse du salon pour te positionner face à lui. Le fauteuil semble d’ailleurs toujours aussi loin, et tu ne te sens toujours pas de te lever pour le rejoindre. Tu resteras donc posé sur le bois lisse du mobilier. Tu te penches vers le brun pour qu’il te colle le post-it sur le front, puis poses tes mains sur le rebord du meuble. « Égaliser les chances. Hn. Peut-être que je vais gagner, cette fois. » Ce serait un véritable coup de chance. Tes yeux se lèvent alors vers le morceau de papier collé sur le front du jeune homme, et ton sourire s’agrandit alors. Il y a peu de chance qu’il trouve, ou alors, il ne cessera véritablement jamais de t’impressionner. « Bien. » Tes dents se referment sur ta lèvre inférieur, et ton regard se perd alors dans le vide. « Trois questions à chaque tour. Personnage réel ? Homme ? Vivant ? »
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