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 The power of words (June & Pride&Prejudice)

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pride.prejudice
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Pigeon


Le contexte du RP
Mise en situation

La situation
Sa librairie, c'est toute sa vie. Bien qu'elle peine à joindre les deux bouts certains mois, River a voué sa jeune carrière aux livres. A leur pouvoir. Elle jongle entre ses journées à la librairie, son crédit à payer et sa vie de célibataire dans le petit appartement situé au-dessus de la boutique. Sa vie est rythmée par les soirées dédicaces qu'elle organise pour faire tourner la boutique.

Après plusieurs heures de dédicaces du dernier auteur en vogue et des dizaines d'exemplaires griffés écoulés, l'horloge indique qu'il est minuit passé. River et l'auteur sont les deux derniers présents dans la librairie, désormais calme. L'occasion d'en savoir un peu plus sur l'homme derrière le livre.

Contexte provenant de notre imaginaire  :y:
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pride.prejudice
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River Daniels
J'ai 32 ans et je vis à Vancouver, Canada. Dans la vie, je suis propriétaire d'une librairie et je m'en sors de justesse, jonglant entre des horaires à rallonge et un crédit. Sinon, grâce à ma malchance, je suis célibataire et je le vis plutôt bien.

Canadienne + Née et habite à Vancouver + A une soeur infirmière, mère de famille, qu'elle adore plus que tout + A grandi dans une petite ville canadienne, ses parents habitent à des centaines de kilomètres + Possède le permis mais n'utilise que les transports en commun + Propriétaire de sa propre librairie elle habite l'appartement du dessus + Sa mère est fleuriste et son père, garagiste + A pris un crédit pour acheter la librairie + Adore la cuisine italienne + Pratique le yoga


Katherine McPhee ©️ .Cranberry


L'auteur était en train de ranger ses affaires, River pourrait bientôt faire de même avec le matériel qu'elle avait mis à sa disposition pour la soirée dédicaces. Table, chaise, sous-main, agenda, feuilles blanches... En attendant, River rangeait d'autres exemplaires du fameux best-seller en tête de gondole, persuadée qu'ils s'écouleraient le lendemain en un claquement de doigt. Pour cette soirée, elle n'avait rien laissé au hasard. C'était trop important. La canadienne avait déjà eu une chance folle de le faire venir dans sa modeste boutique et dès demain, un nouvel article viendrait alimenter le site web de la librairie. Elle mettait un point d'honneur à détailler son activité sur les réseaux en tous genres et ne doutait pas le moins du monde de leur impact sur de potentiels lecteurs.

La librairie lui semblait bien calme. La boutique avait accueilli des centaines de lecteurs en herbe en fin de soirée. Tous s'étaient pressés pour être certains d'avoir le temps d'obtenir le précieux sésame : un grigri de l'auteur du moment. Celui à qui les journaux nationaux consacraient des demi-pages. Celui qui en était déjà à son troisième livre classé dans le top des ventes au Canada. La publicité serait donc bonne pour l'enseigne. L'horloge derrière la caisse indiquait qu'il était minuit passé. Lorsqu'il s'agissait de sa librairie, River ne comptait pas ses heures. Ce n'était pas comme si quelqu'un l'attendait chez elle. Son amour, elle le dirigeait uniquement vers les livres. Dans le tram ou le bus, elle dégainait son livre comme d'autres sortent leur rouge à lèvres. Elle ne pouvait tout simplement pas se résoudre à passer une journée sans lire.

- La soirée s'est plutôt bien passée, lança t-elle avec un regard vers celui qu'elle imaginait presque comme le maître de cérémonie. Il y avait du monde. Il faut dire que votre dernier livre vaut vraiment le détour. Le ton est tellement juste, presque poétique sur certains passages...
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June
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Wil Moreau
J'ai 39 ans et je vis à Vancouver, Canada. Dans la vie, je suis écrivain et je m'en sors très bien. Sinon, grâce à ma malchance, je suis marié, deux enfants et je le vis plutôt pas bien.

avant d’être écrivain à temps plein, William travaillait dans la géomatique en tant qu’administrateur de bases de données géographiques, consultant SIG et cartographe ⊱ ses romans sont nettement influencés par la géographie, réelle et rêvée ⊱ il n’a pour autant jamais voyagé, il a toujours vécu à Vancouver et son premier succès portait d’ailleurs le nom d’un vieux quartier de la ville, Downtown Eastside ⊱ William est marié depuis treize ans et a deux enfants, une fille et un garçon qui ont quatorze et douze ans ⊱ il s’arrange mal de cette petite vie parfaite, de son quotidien rangé et des règles qu’il respecte pour sa femme ⊱ il a bien du mal à ne pas laisser de prise à de vieilles habitudes qu’il avait pourtant essayé de bannir : fumer en cachette après son jogging du matin, se relever la nuit pour écrire… quoi d’autre ?


tom hiddleston ©️ FRIMELDA
Les derniers lecteurs étaient sortis dans la nuit et Wil s’accordait un instant de répit, assis à la table que la libraire, mademoiselle Daniels, avait installée pour lui. Il pressait ses paupières, s’étirait brièvement, reprenait peu à peu le cours des choses. Les dédicaces étaient toujours des moments étranges, pendant lesquels il en venait à s’oublier alors même que maints visages inconnus le renvoyaient à lui. Il s’absorbait dans ces échanges souvent conventionnels, souvent contrariés ou déçus, parfois embarrassants, même s'il arrivait qu'ils soient touchants ou stimulants. Il était étrange de voir ces intimités, pleines des souvenirs de lectures parfois bouleversées, révélées au jour impersonnel d’une librairie de quartier. Ces intimités dites devant ceux qui attendent aussi leur tour, confiées à l’homme qui en est l’origine, dont l’on s’est imaginé mille et une choses et qui se trouve être tout l'inverse, soit tout ce qu’il y a de plus banal. C’était la situation la plus embarrassante pour Wil, mais il se devait d’essayer d’être à la hauteur de ces fantasmes. Il s’absorbait alors dans un rôle que ses deux précédents succès lui avaient permis d’apprivoiser, et que finalement il s'appropriait avec une certaine aisance. Il s’oubliait dans l'échange, et ne revenait à lui qu’au retour du grand calme.

Il se leva, soulagé de se dégourdir enfin les jambes, et ramassa ses quelques affaires. Il avait quand même un peu l’agréable sentiment de la tâche accomplie. Son succès avait été rapide, inattendu et inespéré. Et désormais il goûtait à un épanouissement, dans sa vie professionnelle, qui n’avait d’égale que l’amertume qu’il ressentait à l’idée d’être bien moins libre dans sa vie personnelle. Il lui était devenu plus difficile de supporter son quotidien étriqué depuis qu’il s’ouvrait à un métier qui le passionnait à l’inverse.

« La soirée s'est plutôt bien passée. Il y avait du monde. Il faut dire que votre dernier livre vaut vraiment le détour. Le ton est tellement juste, presque poétique sur certains passages... », lui dit la libraire en s’approchant alors qu’il refermait sa sacoche. En levant les yeux sur elle, il s’aperçut que l’horloge indiquait minuit passé. Ils étaient désormais seuls et le silence paraissait infiniment doux. River Daniels était d’une fraîcheur pétillante, sa compagnie agréable ; un repère devenu familier dans la marée des visages inconnus. Après une dédicace, Wil avait souvent l’impression de retrouver un vieil ami en la personne du libraire. C’était souvent l’heure d’une complicité nouvelle et éphémère.

Quoiqu’il n’aurait peut-être pas dit ça, cette fois. Il n’aurait peut-être pas parlé de vieille amie.

Il découvrait en tout cas une très belle femme, qu’il sentait honnêtement dévouée aux livres. Elle était bienveillante – c’était la raison pour laquelle il avait accepté de venir avec plaisir, quand elle l’avait contacté. « Ah oui ? » Il lui fit un sourire ; il ne savait pas vraiment quoi dire, il avait déjà tant parlé de ce livre ce soir. « C’est vrai qu’il y avait du monde, je ne sais pas ce que vous avez dit à vos lecteurs pour qu’ils viennent si nombreux », dit-il sur le ton de la plaisanterie. « Merci encore pour votre invitation, vous avez une très belle librairie ». Probablement. Il ne savait plus vraiment à vrai dire ; il avait pourtant fait un tour avant le début de la rencontre, mais ses souvenirs étaient brouillés par la fatigue. Il avait surtout envie d’être gentil envers cette femme très belle, qui l’avait accueilli avec bienveillance. Il n’aurait pas dit non à une cigarette et à un verre de bière, mais il était sans doute encore trop tôt pour le proposer de cette façon, et Wil avait envie de profiter de la compagnie de la libraire un peu plus longtemps. « Est-ce que vous organisez souvent ce genre de rencontres ? », demanda-t-il tout en déposant sa sacoche au pied de la chaise où était encore pendu son caban.
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pride.prejudice
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River Daniels
J'ai 32 ans et je vis à Vancouver, Canada. Dans la vie, je suis propriétaire d'une librairie et je m'en sors de justesse, jonglant entre des horaires à rallonge et un crédit. Sinon, grâce à ma malchance, je suis célibataire et je le vis plutôt bien.

Canadienne + Née et habite à Vancouver + A une soeur infirmière, mère de famille, qu'elle adore plus que tout + A grandi dans une petite ville canadienne, ses parents habitent à des centaines de kilomètres + Possède le permis mais n'utilise que les transports en commun + Propriétaire de sa propre librairie elle habite l'appartement du dessus + Sa mère est fleuriste et son père, garagiste + A pris un crédit pour acheter la librairie + Adore la cuisine italienne + Pratique le yoga


avatar ©️ .Cranberry
Le calme après la tempête. C'était l'étrange impression qui habitait River après chaque soirée de ce type. Des tonnes d'appels et de publicité, des semaines de préparation qui partaient en fumée en l'espace de quelques heures seulement. Sa surprise avait été pleine lorsque le grand Wil Moreau avait accepté de participer à une séance de dédicaces dans sa petite librairie. Elle avait certes pignon sur rue mais la belle ville de Vancouver comptait des dizaines et des dizaines de boutiques dédiées à la lecture. Elle se plaisait à croire que l'amour qu'elle portait aux ouvrages en règle générale se ressentait dans sa façon d'être. Comme une confirmation de la voie qu'elle avait choisi. River appuya les paumes de ses deux mains sur la table la plus proche. Une satisfaction aussi rare que soudaine. Voilà ce qu'elle ressentait. Celle du devoir accompli.

« Ah oui ? » River n'en était pas à son coup d'essai. Wil Moreau n'était pas le premier auteur canadien à s’asseoir derrière les maigres tables qui peuplaient sa réserve – et qui exceptionnellement étaient de sortie. Mais c'était probablement le plus connu, le plus suivi aussi. Elle avait rarement vu une queue aussi longue à l'entrée de la librairie. Certains étaient arrivés en avance, juste pour être sûrs de l'apercevoir, ne serait-ce qu'une fraction de seconde ou pour échanger quelques mots - qu'il avait déjà probablement entendu des centaines de fois avant. Lui, l'homme qui maniait les mots avec une facilité déconcertante. River s'interrogeait souvent sur les sources d'inspiration de ces auteurs à succès. Où trouvaient-ils la force de se renouveler à chaque ouvrage ; tout en sachant pertinemment que le public ou la maison d'édition les attendaient au tournant ? Comment supportaient-ils la pression, connaissaient-ils la page blanche - de celle qui vous empêche de trouver le sommeil ? Le processus d'écriture la fascinait. Fascination que la nuit noire ne faisait qu'accentuer.

Oui, confirma t-elle en penchant légèrement la tête. Elle avait tellement parlé que ses lèvres étaient sèches. A vrai dire, je n'ai pas fait grand chose. Du moins, rien de plus que lors des autres soirées dédicaces. Je pense que votre nom a suffi. C'est souvent la meilleure des publicités. Et elle en était plus que persuadée. Les lecteurs se laissaient de moins en moins berner par un marketing alléchant. Lui préférant une réelle profondeur dans le récit, une identification, un parallèle avec leur vie passée, actuelle ou future. Ou tout simplement la possibilité de se déconnecter du monde réel. Merci à vous d'avoir accepté. C'était vraiment un plaisir de vous avoir. Elle englobait également la libraire qu'elle avait embauché à mi-temps. On essaye d'en prévoir une par mois au minimum. Mais l'actualité et les dates de sortie ne nous permettent pas toujours de le faire. Ça vous dérange si j'ouvre la fenêtre ? En plein mois de juillet, la température avoisinait les 22° la journée et les allers-retours des clients n'avaient fait que brasser de l'air chaud à l'intérieur. Vous voulez boire quelque chose ? On a quelques sodas et une bouteille de vin italien dans la réserve. Le vin italien, c'était son péché mignon.
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June
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Wil Moreau
J'ai 39 ans et je vis à Vancouver, Canada. Dans la vie, je suis écrivain et je m'en sors très bien. Sinon, grâce à ma malchance, je suis marié, deux enfants et je le vis plutôt pas bien.

avant d’être écrivain à temps plein, William travaillait dans la géomatique en tant qu’administrateur de bases de données géographiques, consultant SIG et cartographe ⊱ ses romans sont nettement influencés par la géographie, réelle et rêvée ⊱ il n’a pour autant jamais voyagé, il a toujours vécu à Vancouver et son premier succès portait d’ailleurs le nom d’un vieux quartier de la ville, Downtown Eastside ⊱ William est marié depuis treize ans et a deux enfants, une fille et un garçon qui ont quatorze et douze ans ⊱ il s’arrange mal de cette petite vie parfaite, de son quotidien rangé et des règles qu’il respecte pour sa femme ⊱ il a bien du mal à ne pas laisser de prise à de vieilles habitudes qu’il avait pourtant essayé de bannir : fumer en cachette après son jogging du matin, se relever la nuit pour écrire… quoi d’autre ?


tom hiddleston ©️ FRIMELDA
Wil ne préféra pas s’attarder sur l’évocation de sa réputation, son statut d’homme désormais célèbre dans le milieu de la littérature canadienne. Il comprenait toutefois que tout cela soit vrai pour elle ; que, pour elle, dans la perspective de pérenniser et viabiliser sa librairie, la notoriété de son nom était un soulagement. Mais désormais, il souhaitait instaurer avec elle un rapport autre que professionnel, et que tout cela cesse de compter. Qu’il puisse être lui-même, auprès d’elle – un homme près d’une femme, au moment d’apprendre à se connaître. « Tout le plaisir est pour moi », répondit-il malgré tout, après qu’elle l’eut remercié de sa venue. À ce moment cependant, il ne parlait plus de la soirée de dédicace. Le plaisir qu’il avait à être là n’existait que dans le mouvement de ses lèvres lorsqu’elle souriait, et la fraîcheur de sa présence. Il regretta qu’elle continue de parler des actualités de la librairie, mais il ne pouvait s’en prendre qu’à lui-même : c’était lui qui avait amorcé cette conversation. Laisser derrière eux l’évènement commercial et la courtoisie de leur échange professionnel pour franchir un nouveau seuil dans leur rencontre requérait un certain tact ; il ne pouvait pas brusquer la progression de la situation.

Mais il avait visiblement opté pour la bonne tactique : la jeune femme décala d’elle-même son propos et fit glisser la conversation sur un terrain plus neutre, plus neuf. « Au contraire, je vous en serai reconnaissant », répondit-il à sa proposition d’ouvrir la fenêtre. Il s’abstint de préciser qu’il faisait particulièrement chaud, à l’intérieur. Il s’exprimait toujours avec la même civilité presque galante, une éloquence légèrement classique qui rappelait tout de suite l’élégance et la sobriété de son style vestimentaire. Mais il adoptait aussi un ton plus naturel, qu’il voulait plus complice désormais.

Il fut heureux que la jeune femme lui offre d’elle-même de partager un verre avec elle. « Dans ce cas, puisque vous me le proposez, je dois avouer avoir un faible pour le vin italien », répondit Wil avec un sourire. Il était inespéré que la soirée prenne si vite ce si agréable tournant. Alors que la libraire s’éloignait vers la réserve pour aller chercher ladite bouteille, il s’approcha de la fenêtre qu’elle avait ouverte et respira l’air nocturne, profitant de sa fraîcheur relative. Il y avait quelque chose de grisant à profiter du cadre de ce petit commerce, désormais désert mais demeuré ouvert jusque tard dans la soirée, toutes lumières allumées tandis que la rue s’était peu à peu calmée et endormie. L’atmosphère idéale pour un verre de vin italien.

Wil se retourna lorsqu’il entendit la jeune femme revenir sans sa direction. « Puis-je vous appeler River ? » demanda-t-il en délaissant son appui à la fenêtre pour faire quelques pas vers la table où elle déposait la bouteille et deux grands verres à pied. « River, que diriez-vous de commander quelque chose à manger pour accompagner le vin ? Je me disais que quelques antipasti ne pouvaient pas nous faire de mal, si vous aimez la cuisine italienne. » Il se doutait, en disant cela, qu’il tapait dans le mille, et c’était son objectif. Lui qui vivait la nuit était par ailleurs habitué à commander de quoi nourrir ses longues heures d’inspiration nocturne. C’était l’avantage d’une grande ville comme Vancouver : il était possible de se faire livrer un repas à tout moment. « Après cette soirée interminable, je pense que vous comme moi l’avons bien mérité », ajouta-t-il avec un sourire.
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pride.prejudice
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River Daniels
J'ai 32 ans et je vis à Vancouver, Canada. Dans la vie, je suis propriétaire d'une librairie et je m'en sors de justesse, jonglant entre des horaires à rallonge et un crédit. Sinon, grâce à ma malchance, je suis célibataire et je le vis plutôt bien.

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La lecture lui donnait l'impression d'être tantôt apaisée, tantôt sur le qui-vive. Comme si elle partageait la vie de ces milliers de personnages tous plus fascinants les uns que les autres. L'accompagnant du matin au soir, du réveil au coucher, le livre était son essentiel. La seule arme dont elle avait besoin au quotidien. Sa boutique était à l'image de ses goûts éclectiques, River ne se limitait pas aux best-sellers mis en avant dans toutes les boutiques de la ville. Ses lectures l'avaient souvent emmenée bien plus loin, elle aimait prendre des risques lorsqu'elle se plongeait dans un ouvrage. Livres à gros tirages, essais, contes... Des centaines de livres peuplaient ses nuits de solitude. Son regard se posa sur Will Moreau, il émanait de lui une impressionnante sérénité. L'auteur était probablement un habitué des soirées de dédicaces en grande pompe, elle l’imaginait sans peine dans des lieux bien plus peuplés que sa simple boutique de centre-ville. Sa boutique à elle avait une âme. Celle que River entretenait depuis qu'elle avait mis le premier orteil en ces lieux. Elle était de suite tombée sous le charme des vieilles pierres, marquées par le temps parfois rude de Vancouver.

La libraire ouvrit la fenêtre aux rebords délavés et sentit la brise du soir s'engouffrer dans la pièce.
« Dans ce cas, puisque vous me le proposez, je dois avouer avoir un faible pour le vin italien » Parfait. Sa préférence allait également au liquide ambrée. Le vin italien n'avait, selon elle, pas d'égal. « Parfait, j'en ai pour une minute.» répondit-elle avant de s'éclipser par une porte, à proximité de la caisse. L'arrière-boutique était un savant méli-mélo. Les cartons côtoyaient la partie déjeuner de l'équipe. La pièce était équipée d'un mini frigo et de plusieurs tables et chaises, empilées les unes sur les autres pour des événements comme ceux de ce soir. Des événements qui pavaient sa vie de jeune libraire. Des événements qui lui laissaient penser qu'elle n'avait pas manqué sa voie. River referma la porte avec son pied gauche, les mains prises par deux verres tenant comme par magie et une bouteille de vin italien qui ne demandait qu'à être ouverte. Will était accoudé à la fenêtre, de là où elle était, River ne voyait que sa carrure épousant les lumières du soir. Il se retourna en l'entendant arriver, elle lui sourit. « Bien sûr» Ils étaient nombreux à l'appeler par son prénom, auteurs ou clients. C'était peut-être aussi ça sa vision des choses, la proximité avec chacune des âmes qui franchissaient les portes de la librairie. Par-dessus l'épaule de l'auteur, elle suivait le faisceau lumineux des lampadaires qui pavaient les rues de la ville. River déposa les deux verres sur la table, désormais davantage en sécurité qu'entre ses doigts. Ils étaient bien plus habitués à caresser des couvertures d'ouvrages qu'à tenir des matériaux aussi fragiles que du verre. River leur ouvrit la bouteille de vin, prenant soin de le verser avec précaution dans les verres à pied. Elle n'avait rien avalé depuis le midi et ne serait pas contre l'idée de s'endormir le ventre plein, pour une fois. Certains soirs, il lui arrivait de rentrer à la nuit tombée, se contentant de revêtir sa robe de nuit pour plonger dans ses draps.

« Je meurs de faim et à vrai dire, je raffole de la cuisine italienne  ! » Elle n'était peut-être pas la seule à être prête à se damner pour un plat italien. River porta le verre de vin à ses lèvres. La rencontre de son palais aiguisé et de la première gorgée de vin lui fit un bien fou. « Je connais justement une bonne adresse, ils livrent assez tard de souvenir ». Au risque de passer pour une habituée des plats préparés – ce qu'elle n'était pas – River se leva pour récupérer le flyer quelque part dans le porte-courrier. Elle laissa son doigt glisser sur le menu qu'elle venait de déposer sur la table. « Piatto di salumi, piatto di focaccia, linguine alla bolognese, lasagne di carne... Et les pasta degustazione sont excellentes. Je vous invite, c'est la moindre des choses.»
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June
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Wil Moreau
J'ai 39 ans et je vis à Vancouver, Canada. Dans la vie, je suis écrivain et je m'en sors très bien. Sinon, grâce à ma malchance, je suis marié, deux enfants et je le vis plutôt pas bien.

avant d’être écrivain à temps plein, William travaillait dans la géomatique en tant qu’administrateur de bases de données géographiques, consultant SIG et cartographe ⊱ ses romans sont nettement influencés par la géographie, réelle et rêvée ⊱ il n’a pour autant jamais voyagé, il a toujours vécu à Vancouver et son premier succès portait d’ailleurs le nom d’un vieux quartier de la ville, Downtown Eastside ⊱ William est marié depuis treize ans et a deux enfants, une fille et un garçon qui ont quatorze et douze ans ⊱ il s’arrange mal de cette petite vie parfaite, de son quotidien rangé et des règles qu’il respecte pour sa femme ⊱ il a bien du mal à ne pas laisser de prise à de vieilles habitudes qu’il avait pourtant essayé de bannir : fumer en cachette après son jogging du matin, se relever la nuit pour écrire… quoi d’autre ?


tom hiddleston ©️ FRIMELDA
Le doux bruit si caractéristique du vin qui coule, dans les verres à pied que River venait d’apporter de la réserve, lui fut comme un agréable présage. Wil prit à son tour le verre qui lui était destiné, savoura tout aussi religieusement l’instant où les parfums prononcés du vin emplirent ses narines et réveillèrent ses papilles. La jeune femme confirma raffoler de la cuisine italienne, et Wil ne put s’empêcher de sourire. D’autres auraient probablement préféré commander des sushis – et, d’ailleurs, il lui arrivait également de le faire mais un simple morceau de fromage italien, imbibé d’une bonne huile d’olive, le ravissait plus encore.

River s’éloigna à nouveau, puis revint déposer le flyer sur la table. Le sourire de Wil s’élargit, alors qu’il reconnaissait parfaitement le menu auquel il se référait lui-même si souvent. Il ne le dit pas tout de suite, préférant boire une autre gorgée de vin, qui lui réchauffa la gorge. La jeune femme énumérait ses plats préférés. « Elles le sont, c’est vrai, » acquiesça Wil à propos des paste degustazione, sous-entendant clairement par-là qu’il était également acquis à cette adresse. Ce hasard lui apparaissait comme une autre forme de présage, tandis qu’il continuait de regarder River et de s’apercevoir, d’instant en instant, à quel point elle pouvait être attirante. Son indépendance et son évidente force de caractère la rendaient aussi inaccessible que désirable.

Il faut dire que Wil Moreau n’avait pas souvent l’occasion de rencontrer d’autres femmes. Il est vrai qu’il en croisait beaucoup, en dédicace, mais il ne retenait jamais leurs visages voire préférait les oublier, se protégeait contre l’admiration intrusive qu’elles lui témoignaient. Le reste du temps, il n’était que peu sociable ; casanier, il ne sortait le plus souvent que pour faire plaisir à sa femme. Se retrouver, si tard dans la soirée, en compagnie de River Daniels était une occasion rare, une douce tentation qui jetait un jour nouveau sur la fadeur de son quotidien et de sa vie de couple, éteinte depuis bien longtemps. Cette rencontre inattendue avait le parfum d’une dangereuse nostalgie. Wil avait tout oublié de lui-même, et voilà qu’il se découvrait, ce soir-là, une liberté immense. Qu’elle soit immorale ne lui paraissait presque plus pertinent. « Dans ce cas, je me vois contraint d’accepter votre invitation… J’espère que j’aurai l’occasion de vous le revaloir, » lui répondit Wil avec un sourire.

Alors qu’elle téléphonait pour passer la commande, il fit quelques pas dans les rayons, admirant l’éclectisme de la sélection. Elle avait bon goût : c’était l’évidence même. Son regard s’arrêtait sur certains titres : Boussole, un gros ouvrage d’un auteur français qu’il avait lui-même lu ; Le Mouchard, un vieux roman irlandais qu’il était plus qu’étonné de trouver ici. Il termina son parcours et revint auprès de la jeune femme. Ils engagèrent une conversation, attendant avec impatience la livraison, qui finit par arriver.

Un peu plus tard, la table où trônait toujours la bouteille de vin, dont le volume avait légèrement diminué depuis que River avait servi le premier verre, s’était enrichie d’une multitude de plats plus appétissants les uns que les autres. Wil disposa deux chaises de part et d’autre de la table, et ils s’installèrent pour ce dîner improvisé. « Je crois que nous avons vu un peu grand, » fit remarquer l’écrivain tandis qu’il commençait de se servir avec appétit. « Merci beaucoup pour l’invitation, » ajouta-t-il, et il tendit son verre pour trinquer. Leurs regards se croisèrent tandis que les verres s’entrechoquaient dans un tintement cristallin. Wil inclina légèrement la tête en signe de reconnaissance. « D’où vous vient cette passion pour la cuisine italienne ? Avez-vous voyagé en Italie ? » se hasarda-t-il à supposer.


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River Daniels
J'ai 32 ans et je vis à Vancouver, Canada. Dans la vie, je suis propriétaire d'une librairie et je m'en sors de justesse, jonglant entre des horaires à rallonge et un crédit. Sinon, grâce à ma malchance, je suis célibataire et je le vis plutôt bien.

Canadienne + Née et habite à Vancouver + A une soeur infirmière, mère de famille, qu'elle adore plus que tout + A grandi dans une petite ville canadienne, ses parents habitent à des centaines de kilomètres + Possède le permis mais n'utilise que les transports en commun + Propriétaire de sa propre librairie elle habite l'appartement du dessus + Sa mère est fleuriste et son père, garagiste + A pris un crédit pour acheter la librairie + Adore la cuisine italienne + Pratique le yoga


avatar ©️ .Cranberry

Sans être une véritable habitude, se servir un verre de vin après une journée plus que bien remplie était assez fréquent. C'était le moment de relâchement dont elle avait besoin pour ouvrir les vannes et oublier quelques secondes que sa vie ne tournait qu'autour des livres. Les auteurs étaient ses amants, les longues pages de romans, la seule sève qui lui permettait de s'épanouir. River vivait plus à travers les ouvrages qu'elle lisait à la lueur de sa lampe de chevet qu'en descendant les boulevards de Vancouver. La lumière des réverbères se reflétait dans la surface mouvante de leurs verres, comme s'ils étaient hors du temps. Dans une bulle suspendue qui allait bien finir par éclater en vol. Les quelques gorgées de vin qui coulaient jusqu'à son estomac représentaient son seul repas depuis ce matin. Elle avait concentré ses efforts sur l'organisation de cette soirée événementielle ; un repas en moins lui semblait être un sacrifice moindre.
En lectrice avertie, elle survolait les menus du traiteur italien qu'elle connaissait plus que n'importe qui. A l'image de la vie quelque peu déséquilibrée qu'elle vivait. Son choix était déjà fait, elle ne se lasserait jamais des classiques. River se rêvait parfois à bord d'un avion à destination de Rome, marchant des kilomètres sur les pavés pour écumer des lieux chargés d'histoire, posant sa main sur d'épais murs anciens, laissant son regard se perdre en découvrant le vaste Colisée, fermant les yeux idiotement en jetant une pièce dans la fontaine de Trévi. Ce repas avec  Wil, c'était un peu comme un morceau d'Italie qui venait à elle.
« Vous connaissez ? » Évidemment. C'était l'un des meilleurs traiteurs italiens du coin, alors pour un connaisseur, c'était l'adresse incontournable. Sans compter que les tarifs étaient plus qu'abordables.
« Ce serait avec plaisir » Même si River en doutait fortement, elle acquiesça poliment. Elle se doutait que le planning d'un auteur comme Wil Moreau se remplissait un peu plus à chaque semaine qui passait. Il devait écumer les librairies canadiennes lors de tournées de promotion que River imaginait éreintes. Ça devait être un sacré exercice de style de passer son temps à répondre poliment à des questions déjà entendues, de signer couverture après couverture... River se demandait parfois si les auteurs ne ressentaient finalement pas une plus grande solitude que le reste des Hommes, réduits à leurs ouvrages.
River se saisit du combiné, un modèle sans fil premier prix posé derrière l'accueil et composa le numéro du traiteur. Alors qu'elle énumérait la longue liste des plats italiens qu'ils avaient prévu de voir terminer sur leur table ce soir, son regard voleta au-delà de l'encadrement de la fenêtre de la boutique. La nuit était si calme et les lumières si vives. River aimait cette impression de liberté que l'on ressentait une fois la nuit tombée. Cette sensation que rien ne peut arriver. Elle aperçoit Wil déambuler entre les rayonnages, laissant par moment sa main vagabonder sur les couvertures vernies.



Ses lèvres quittèrent à regret, son verre de vin. Le second en réalité. Les vapeurs de vin lui tournaient légèrement la tête, assez pour qu'elle laisse Wil préparer leur table comme si elle avait oublié ses bonnes manières d'hôte. Contrairement à ce qu'elle laissait paraître, c'était la première fois qu'un auteur restait aussi tard. Elle croisa le regard de l'auteur et le gratifia d'un  «  Merci » avant de prendre place.  « C'est ce qu'il me semble aussi... » River se demandait bien comment ils allaient s'y prendre pour tout avaler, elle qui n'avait déjà pas l'habitude de faire un repas complet.  « C'est bien normal […] Malheureusement, non. Je n'ai pas eu cette chance. C'est juste que l'Italie est tellement passionnante. Les italiens vivent tout avec fougue. Ils aiment, ils cuisinent, ils construisent... Je les trouve fascinants. » Alors qu'elle plantait sa fourchette dans des lasagnes au pesto et au chèvre, elle ajouta  « Je dois vous avouer quelque chose, c'est bien la première fois qu'un auteur reste après une séance de dédicace. A vrai dire, ils sont généralement si pressés. J'imagine que le rythme doit être infernal. » Elle essayait d'en savoir plus, elle souhaiterait qu'il l'alimente avec quelques anecdotes sur sa vie passionnante d'écrivain. Celui qui transcrit le monde sur papier.
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