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 The power of words (June & Pride&Prejudice)

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Pride&Prejudice
Féminin MESSAGES : 133
INSCRIPTION : 10/02/2018
ÂGE : 27
RÉGION : Normandie (France), la région de la crème fraîche et du cidre (a)
CRÉDITS : MORPHINE. (avatar)

UNIVERS FÉTICHE : City/university only
PRÉFÉRENCE DE JEU : Les deux

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Tortue


Le contexte du RP
Mise en situation

La situation
Sa librairie, c'est toute sa vie. Bien qu'elle peine à joindre les deux bouts certains mois, River a voué sa jeune carrière aux livres. A leur pouvoir. Elle jongle entre ses journées à la librairie, son crédit à payer et sa vie de célibataire dans le petit appartement situé au-dessus de la boutique. Sa vie est rythmée par les soirées dédicaces qu'elle organise pour faire tourner la boutique.

Après plusieurs heures de dédicaces du dernier auteur en vogue et des dizaines d'exemplaires griffés écoulés, l'horloge indique qu'il est minuit passé. River et l'auteur sont les deux derniers présents dans la librairie, désormais calme. L'occasion d'en savoir un peu plus sur l'homme derrière le livre.

Contexte provenant de notre imaginaire  :y:
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Pride&Prejudice
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Tortue



River Daniels
J'ai 32 ans et je vis à Vancouver, Canada. Dans la vie, je suis propriétaire d'une librairie et je m'en sors de justesse, jonglant entre des horaires à rallonge et un crédit. Sinon, grâce à ma malchance, je suis célibataire et je le vis plutôt bien.

Canadienne + Née et habite à Vancouver + A une soeur infirmière, mère de famille, qu'elle adore plus que tout + A grandi dans une petite ville canadienne, ses parents habitent à des centaines de kilomètres + Possède le permis mais n'utilise que les transports en commun + Propriétaire de sa propre librairie elle habite l'appartement du dessus + Sa mère est fleuriste et son père, garagiste + A pris un crédit pour acheter la librairie + Adore la cuisine italienne + Pratique le yoga


avatar ©️ .Cranberry


L'auteur était en train de ranger ses affaires, River pourrait bientôt faire de même avec le matériel qu'elle avait mis à sa disposition pour la soirée dédicaces. Table, chaise, sous-main, agenda, feuilles blanches... En attendant, River rangeait d'autres exemplaires du fameux best-seller en tête de gondole, persuadée qu'ils s'écouleraient le lendemain en un claquement de doigt. Pour cette soirée, elle n'avait rien laissé au hasard. C'était trop important. La canadienne avait déjà eu une chance folle de le faire venir dans sa modeste boutique et dès demain, un nouvel article viendrait alimenter le site web de la librairie. Elle mettait un point d'honneur à détailler son activité sur les réseaux en tous genres et ne doutait pas le moins du monde de leur impact sur de potentiels lecteurs.

La librairie lui semblait bien calme. La boutique avait accueilli des centaines de lecteurs en herbe en fin de soirée. Tous s'étaient pressés pour être certains d'avoir le temps d'obtenir le précieux sésame : un grigri de l'auteur du moment. Celui à qui les journaux nationaux consacraient des demi-pages. Celui qui en était déjà à son troisième livre classé dans le top des ventes au Canada. La publicité serait donc bonne pour l'enseigne. L'horloge derrière la caisse indiquait qu'il était minuit passé. Lorsqu'il s'agissait de sa librairie, River ne comptait pas ses heures. Ce n'était pas comme si quelqu'un l'attendait chez elle. Son amour, elle le dirigeait uniquement vers les livres. Dans le tram ou le bus, elle dégainait son livre comme d'autres sortent leur rouge à lèvres. Elle ne pouvait tout simplement pas se résoudre à passer une journée sans lire.

- La soirée s'est plutôt bien passée, lança t-elle avec un regard vers celui qu'elle imaginait presque comme le maître de cérémonie. Il y avait du monde. Il faut dire que votre dernier livre vaut vraiment le détour. Le ton est tellement juste, presque poétique sur certains passages...
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June
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pigeon june



Wil Moreau
J'ai 39 ans et je vis à Vancouver, Canada. Dans la vie, je suis écrivain et je m'en sors très bien. Sinon, grâce à ma malchance, je suis marié, deux enfants et je le vis plutôt pas bien.

avant d’être écrivain à temps plein, William travaillait dans la géomatique en tant qu’administrateur de bases de données géographiques, consultant SIG et cartographe ⊱ ses romans sont nettement influencés par la géographie, réelle et rêvée ⊱ il n’a pour autant jamais voyagé, il a toujours vécu à Vancouver et son premier succès portait d’ailleurs le nom d’un vieux quartier de la ville, Downtown Eastside ⊱ William est marié depuis treize ans et a deux enfants, une fille et un garçon qui ont quatorze et douze ans ⊱ il s’arrange mal de cette petite vie parfaite, de son quotidien rangé et des règles qu’il respecte pour sa femme ⊱ il a bien du mal à ne pas laisser de prise à de vieilles habitudes qu’il avait pourtant essayé de bannir : fumer en cachette après son jogging du matin, se relever la nuit pour écrire… quoi d’autre ?


tom hiddleston ©️ FRIMELDA
Les derniers lecteurs étaient sortis dans la nuit et Wil s’accordait un instant de répit, assis à la table que la libraire, mademoiselle Daniels, avait installée pour lui. Il pressait ses paupières, s’étirait brièvement, reprenait peu à peu le cours des choses. Les dédicaces étaient toujours des moments étranges, pendant lesquels il en venait à s’oublier alors même que maints visages inconnus le renvoyaient à lui. Il s’absorbait dans ces échanges souvent conventionnels, souvent contrariés ou déçus, parfois embarrassants, même s'il arrivait qu'ils soient touchants ou stimulants. Il était étrange de voir ces intimités, pleines des souvenirs de lectures parfois bouleversées, révélées au jour impersonnel d’une librairie de quartier. Ces intimités dites devant ceux qui attendent aussi leur tour, confiées à l’homme qui en est l’origine, dont l’on s’est imaginé mille et une choses et qui se trouve être tout l'inverse, soit tout ce qu’il y a de plus banal. C’était la situation la plus embarrassante pour Wil, mais il se devait d’essayer d’être à la hauteur de ces fantasmes. Il s’absorbait alors dans un rôle que ses deux précédents succès lui avaient permis d’apprivoiser, et que finalement il s'appropriait avec une certaine aisance. Il s’oubliait dans l'échange, et ne revenait à lui qu’au retour du grand calme.

Il se leva, soulagé de se dégourdir enfin les jambes, et ramassa ses quelques affaires. Il avait quand même un peu l’agréable sentiment de la tâche accomplie. Son succès avait été rapide, inattendu et inespéré. Et désormais il goûtait à un épanouissement, dans sa vie professionnelle, qui n’avait d’égale que l’amertume qu’il ressentait à l’idée d’être bien moins libre dans sa vie personnelle. Il lui était devenu plus difficile de supporter son quotidien étriqué depuis qu’il s’ouvrait à un métier qui le passionnait à l’inverse.

« La soirée s'est plutôt bien passée. Il y avait du monde. Il faut dire que votre dernier livre vaut vraiment le détour. Le ton est tellement juste, presque poétique sur certains passages... », lui dit la libraire en s’approchant alors qu’il refermait sa sacoche. En levant les yeux sur elle, il s’aperçut que l’horloge indiquait minuit passé. Ils étaient désormais seuls et le silence paraissait infiniment doux. River Daniels était d’une fraîcheur pétillante, sa compagnie agréable ; un repère devenu familier dans la marée des visages inconnus. Après une dédicace, Wil avait souvent l’impression de retrouver un vieil ami en la personne du libraire. C’était souvent l’heure d’une complicité nouvelle et éphémère.

Quoiqu’il n’aurait peut-être pas dit ça, cette fois. Il n’aurait peut-être pas parlé de vieille amie.

Il découvrait en tout cas une très belle femme, qu’il sentait honnêtement dévouée aux livres. Elle était bienveillante – c’était la raison pour laquelle il avait accepté de venir avec plaisir, quand elle l’avait contacté. « Ah oui ? » Il lui fit un sourire ; il ne savait pas vraiment quoi dire, il avait déjà tant parlé de ce livre ce soir. « C’est vrai qu’il y avait du monde, je ne sais pas ce que vous avez dit à vos lecteurs pour qu’ils viennent si nombreux », dit-il sur le ton de la plaisanterie. « Merci encore pour votre invitation, vous avez une très belle librairie ». Probablement. Il ne savait plus vraiment à vrai dire ; il avait pourtant fait un tour avant le début de la rencontre, mais ses souvenirs étaient brouillés par la fatigue. Il avait surtout envie d’être gentil envers cette femme très belle, qui l’avait accueilli avec bienveillance. Il n’aurait pas dit non à une cigarette et à un verre de bière, mais il était sans doute encore trop tôt pour le proposer de cette façon, et Wil avait envie de profiter de la compagnie de la libraire un peu plus longtemps. « Est-ce que vous organisez souvent ce genre de rencontres ? », demanda-t-il tout en déposant sa sacoche au pied de la chaise où était encore pendu son caban.
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