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 Coincés en pleine mer avec une créature magique...

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June
Féminin MESSAGES : 946
INSCRIPTION : 02/03/2017
ÂGE : 23
RÉGION : Île-de-france
CRÉDITS : bigbadwolf & manueljacinto (tumblr)

UNIVERS FÉTICHE : Réel, fantastique
PRÉFÉRENCE DE JEU : Les deux

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pigeon june


Le contexte du RP
Mise en situation

La situation
Lorsque le Ministère a vent de mystérieux évènements sur le Merlin’s Pride, bateau de croisière pour sorciers, apparemment en lien avec la présence à bord d’une créature magique, les enquêteurs du Service des Animaux sont détachés sur les lieux pour éclaircir la situation. Seulement, il ne semble pas y avoir pour l’heure de piste concluante, et la tempête qui grossit à vue d’œil empêchera bientôt quiconque de transplaner pour quitter le navire.

Contexte provenant de cette recherche
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June
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pigeon june



Lottie Fittleworth
J'ai 27 ans et je vis à Londres, Angleterre. Dans la vie, je suis une jeune enquêtrice au Département de contrôle et de régulation des créatures magiques au Ministère de la magie et je m'en sors moyen. Sinon, grâce à ma maladresse, je suis célibataire et ça me passe un peu au-dessus de la tête.

ex-serdaigle, née de parents moldus bien qu’il y ait quelques sorciers dans sa famille, lottie est plutôt introvertie. elle est un peu artiste sur les bords, et ça pourrait être mignon si elle n’avait pas l’habitude de provoquer des catastrophes à chacune de ses expérimentations. elle ne se rend pas compte que si tout lui semble rouler comme sur des roulettes, c’est parce qu’elle est entourée de gens, anges gardiens ou non, qui passent leur temps à rattraper tout ce qu’elle fait tomber sur son passage. elle est secrètement amoureuse de tom whitby, du bureau des oubliators. à moins que ce ne soit un secret que pour elle-même – et sans doute aussi pour le principal intéressé.


hattie watson © gloryBOX
Lorsque Cerberus Langram poussa la porte de la petite pièce poussiéreuse et désordonnée qui lui servait de bureau, la rouquine était assise en tailleur devant l’établis, en train de manipuler dangereusement des fioles de potion colorées. Alors qu’elle s’apprêtait à verser le contenu de l’une d’elles à l’intérieur de l’autre, qui contenait les poils de boursouf récupérés innocemment d’une enquête précédente, elle suspendit son geste pour lever les yeux vers son supérieur. Le front plissé, les lèvres ramassées en une moue de concentration, son expression était restée parfaitement inchangée. Elle attendit pendant un long moment – l’impatience grandissait à vue d’œil chez Cerberus – et elle finit par se dire qu’elle avait sans doute dû rater quelque chose. « Bonjour ? » tenta-t-elle, d’une petite voix. Elle tenait toujours entre ses mains les préparations douteuses que Cerberus considérait désormais avec inquiétude. « Je disais que des incidents étranges nous ont été signalés sur le Merlin’s Pride, le bateau de croisière. » « Oh, » fit-elle distraitement, sans se décider à bouger. « Apparemment, c’est lié à la présence d’un animal à bord. On n’en sait pas plus, si ce n’est qu’une tempête se prépare au large et qu’il vaut mieux que vous transplaniez maintenant. Ça ne sera plus possible d’ici quelques heures. » « Ah ? »

Comme elle ne se décidait toujours pas à percuter, Cerberus se contenta de déposer avec précaution sur son bureau le dossier type contenant le formulaire approprié à l’ouverture d’une nouvelle enquête. Il fit demi-tour et allait prendre la porte lorsqu’il se ravisa. « Vous avez entendu ce que je viens de vous dire ? » Lottie eut un léger sursaut ; elle était toujours si impressionnée par Cerberus, en particulier lorsqu’il avait ce ton sévère, ce froncement de sourcil si caractéristique, qu’elle avait toujours tendance à se figer devant lui. « Oui, oui, oui bien sûr, » fit-elle en déposant les fioles devant elle et en commençant à arranger l’impressionnant bric-à-brac qui débordait de son bureau. L’homme haussa les épaules, poussa un profond soupir de lassitude et se demanda pour la centième fois pourquoi diable il était la seule personne compétente – ou presque – dans cette foutue équipe. « Ah, par ailleurs, Fittleworth, si vous pouviez éviter de reproduire vos expériences dans les locaux du Ministère. D’autant que, vous le savez, la détention de preuves recueillies au cours d’une enquête constitue un délit au regard du Département de la justice magique ». Il insista lourdement sur la dernière partie de sa phrase et lui fit les gros yeux pour être certain qu’elle avait compris. « Oui, bien sûr, monsieur », fit-elle en baissant la tête au moment où il s’éclipsait en trébuchant sur un gros manuel qui traînait près de la porte. Il faut dire que, la dernière fois qu’elle avait essayé de préparer une potion quelconque, elle n’avait pas pu s’empêcher de faire exploser la totalité de son bureau avec.

Lottie s’activa, elle griffonna distraitement quelques mots sur son rapport en manquant d’y renverser la totalité de l’encrier, puis elle contourna une étagère pour attraper son manteau. Elle transplana.

Elle atterrit sur le pont supérieur du Merlin’s Pride et les rafales de vent mêlées de pluie et d’embruns lui giflèrent aussitôt le visage. Cerberus n’avait pas menti : la tempête faisait déjà rage et le bateau de croisière était à l’arrêt. L’air était sombre comme en pleine nuit et des grondements de tonnerre se faisaient déjà entendre. Le capitaine du navire l’attendait à l’entrée de sa cabine, petit îlot de lumière dans le déchaînement du ciel. Le bâtiment tanguait et Lottie dût faire maints efforts pour le rejoindre. « Bonjour, je suis Lottie Fittleworth du Service des Animaux. Vous avez vu une créature magique à bord ? » hurla-t-elle pour se faire entendre à travers la tempête. « Moi, non, mais l’un des passagers m’a juré avoir aperçu quelque chose de suspect plus tôt dans l’après-midi, au niveau de la salle de bal. D’ailleurs le personnel y préparait une soirée spéciale, mais il semblerait que plusieurs éléments du buffet se soient volatilisés mystérieusement. Je ne suis pas sûr que ça soit lié à un animal, personnellement : ils sont interdits à bord ! », rapporta-t-il. « Je vois. Pas de panique, vous êtes entre de bonnes mains », lui assura Lottie sans trop savoir si c’étaient là les mots appropriés.

Ni une, ni deux, elle prit immédiatement la direction de la salle de bal. Elle savait qu’elle devait être rejointe sous peu par un collègue – ils étaient toujours plusieurs par enquête, et les circonstances météorologiques le justifiaient particulièrement cette fois car, d’ici peu, il serait impossible de transplaner au Ministère. Elle se dit qu’elle allait profiter d’être la première sur les lieux pour dénicher quelques indices. Mini-Sherlock à tâches de rousseurs, elle brandit la loupe qu’elle mettait un point d’honneur à embarquer sur chacune de ses enquêtes – sa baguette dans l’autre main, elle commença à passer la scène du crime au peigne fin. Les préparatifs pour le bal du soir avaient, semble-t-il, été suspendus et l’immense pièce fastueuse, dont les lustres de cristal tremblaient sous le coup des rafales qui agitaient le bateau, était aussi déserte que désordonnée.

Complètement absorbée, Lottie récolta quelques indices – des échantillons des plats qui avaient été abandonnés sur le buffet, ou de ce qui, elle en était convaincue, devaient être quelques poils laissés sur les lieux par la bête. En réalité et comme souvent, au vu de ses compétences et de son absence totale de lucidité, il était probable que ces éléments soient en réalité complètement inutiles. La rouquine eut aussi le temps de goûter elle-même avec insouciance à tous les plats, sans se douter que cela pourrait compromettre des preuves ou constituer des fausses pistes ; elle joua avec les gros ballons de baudruche qui avaient été disposés à l’une des extrémités de la salle et elle en était à écouter un à un les disques vinyles qui trainaient près du gramophone lorsqu’une voix la fit se retourner si brusquement qu’elle en fit tomber à la renverse un énorme plateau de fruits de mer. « On peut savoir ce que tu essayes de faire ? » Alors là, pas de doute : son collègue venait bien de la trouver.
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Cara Puce
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Limace



Regina Rosier
Regina Rosier, 31 ans, héritière d’une famille de sang pur, fille de Mangemort, ex Serpentard, le CV costaud quoi. Il y a pourtant un hic : la pureté du sang, Regina s’en tape comme de son premier coquillage. Les histoires politiques, ça lui passe loin au dessus de la tête. Le meilleur moyen qu’elle ait trouvé pour s’éloigner de sa famille  de réac sans pour autant les renier, c’est parcourir le monde de plage en plage.
Son patronus ? Une étoile de mer. Dans le miroir du Risèd ? Un hamac.
De temps en temps, Regina prend des breaks de vacances pour reprendre son poste au Ministère au bureau de Régulation des Créatures Magiques. Elle se plait bien à ce poste et sort plus ou moins avec son collègue Cerberus (plutôt moins que plus, mais bon, il n’a pas l’air au courant.)


Anna Krylova


Regina Rosier était dans le déni total.

Ça avait commencé lorsque le ciel avait disparu derrière un couvercle de nuages de plomb, et que le vent s’était levé, emportant son chapeau de paille dans l’oubli.
Puis les passagers du bateau qui s’affolaient sur le pont en criant “tous aux abris !” auraient pu être un indice, mais non.
Et puis ce hibou du Ministère était arrivé :

Régi, puisque le hasard fait que tu sois déjà sur place, je ne doute pas que tu sois déjà en train de plancher sur ce cas de créature qui saccage le Merlin’s Pride. Pas de repos pour les braves, pas vrai ?
Je t’envoie Fittleworth comme co-équipière. Empêche la de se tuer en trébuchant sur ses propres pieds,

Bien à toi,

Cerbichou”


Le hibou était reparti en zigzaguant entre les bourrasques, sûrement en train de regretter de n’être pas plutôt né mouette, et Regina réenroula le parchemin qu’elle glissa dans le décolleté de son bikini.

Ça devait sûrement être une erreur, il n’y avait pas de créature sur ce bateau —à moins qu’on ne compte la créature de rêve à qui elle avait demandé de lui mettre de la crème solaire dans le dos un peu plus tôt.

C’est donc avec un haussement d’épaules que Regina se réinstalla confortablement dans son transat, glissa ses lunettes de soleil sur son nez, omettant totalement le fait que le soleil s’était depuis longtemps fait la malle et qu’elle y voyait maintenant comme à travers un chaudron, et retrouva sa page dans Les quatre filles de l’Enchanteur.
Elle allait enfin découvrir qui avait lancé le mystérieux Patronus qui avait sauvé l’héroïne des Détraqueurs lancés à ses trousses par sa marâtre, quand—

BOUM.

Le verre de piña colada se déplaça de quelques centimètres sur la table basse.

BOUM BOUM.

Le verre se renversa sur le livre et sur le paréo de Regina.

”AH NON HEIN”

Si créature, en effet il y avait, elle n’allait pas la laisser lui ruiner sa tranquillité. Elle était en VACANCES nom d’une chouette !

Regina referma Les quatre filles de l’Enchanteur dans un THUMFPH sonore, sauta dans ses claquettes et descendit sous le pont.

Comment dire.
Le.
Désastre.

Regina eut une pensée pour Bonnie, son elfe de maison, qu’elle regrettait ne pas avoir emmenée avec elle (ne serait-ce que pour avoir de la compagnie.)

Baguette dégainée, scrutant le chaos pour tenter d’y déceler les détails qui pourraient lui indiquer quelle créature en était à l’origine, elle remarqua rapidement la chevelure flamboyante typique de Lottie Fittleworth.

”On peut savoir ce que tu essayes de faire ?”

Et BIM le plateau en argent.

”Je veux dire, à part ruiner un plateau de fruits de mer parfaitement comestible ?”

D’un coup de baguette, elle replaça les crustacés sur le plat, et le plat sur la table, comme si cela allait faire une différence dans tout ce désordre.

”Ecoute mon petit” (elle aimait bien appeler les gens “mon petit”), ”mon programme pour aujourd’hui c’est terminer mon livre, commencer le tome 2, buller dans le jaccuzzi, me mettre bien au ti’punch et zouker jusqu’au bout de la nuit. J’ai pas du tout prévu de caler une chasse à la créature dans mon programme, alors ce serait chouette si on pouvait la trouver et la neutraliser vite fait bien fait. D’ailleurs, on cherche quoi comme créature ?”
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June
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Lottie Fittleworth
J'ai 27 ans et je vis à Londres, Angleterre. Dans la vie, je suis une jeune enquêtrice au Département de contrôle et de régulation des créatures magiques au Ministère de la magie et je m'en sors moyen. Sinon, grâce à ma maladresse, je suis célibataire et ça me passe un peu au-dessus de la tête.

ex-serdaigle, née de parents moldus bien qu’il y ait quelques sorciers dans sa famille, lottie est plutôt introvertie. elle est un peu artiste sur les bords, et ça pourrait être mignon si elle n’avait pas l’habitude de provoquer des catastrophes à chacune de ses expérimentations. elle ne se rend pas compte que si tout lui semble rouler comme sur des roulettes, c’est parce qu’elle est entourée de gens, anges gardiens ou non, qui passent leur temps à rattraper tout ce qu’elle fait tomber sur son passage. elle est secrètement amoureuse de tom whitby, du bureau des oubliators. à moins que ce ne soit un secret que pour elle-même – et sans doute aussi pour le principal intéressé.


hattie watson © gloryBOX
Lottie n’avait pas vraiment fait attention au plateau de fruits de mer, ni à la remarque de Regina. À vrai dire, elle était restée scotchée béatement devant le look de sa collègue. Figée devant cette apparition inattendue, elle détailla longuement son accoutrement (ç’aurait presque pu paraître impudique, mais Regina ne semblait s’apercevoir de rien). Son bikini rouge flamboyant, d’où débordait abondamment une poitrine plantureuse contre laquelle était coincé un minuscule rouleau de parchemin, les lunettes de soleil redressées dans ses cheveux (quoique légèrement de travers), le paréo qui flottait autour de ses hanches et les sandales qui laissaient apparaître deux pieds aux ongles fièrement vernis…

Lottie resta un long moment bouchée bée, fascinée par cette créature magnifique qu’elle n’avait encore jamais rencontrée, lorsque soudain quelque chose lui parut faire tilt. Est-ce qu’il ne pleuvait pourtant pas, sur le pont, tout à l’heure ? Ses sourcils se froncèrent légèrement, signe chez elle de très haute concentration ; elle essaya de se remémorer son arrivée sur le bateau. Il lui semblait bien se rappeler quelques giflées d’embruns, quelques rafales de vent… Voire même le grondement naissant du tonnerre, le ciel d’allure très fortement apocalyptique… Mais après tout, maintenant qu’elle était bercée par l’écrin chaleureux de la salle de bal, par la musique du gramophone, et surtout prise d’un gros doute à la vue de Regina, elle n’en était plus si sûre. Oui, à bien y réfléchir, elle avait dû se tromper… elle en était presque convaincue maintenant.

Regina évoqua un plateau de fruits de mer renversé. Lottie baissa les yeux sur celui-ci : il était pourtant bien là, à sa place sur le buffet, là où elle l’avait laissé. Elle ne comprenait pas vraiment de quoi sa collègue lui parlait : elle ne l’avait pas vu bouger, à ce qu’elle sache.

Puis Regina poursuivit l’étalage de son programme et Lottie l’écouta pendue à ses lèvres ; ses yeux se mirent à briller comme ceux d’un enfant. « Buller », « ti-punch », « zouker »… Toutes ces sonorités exotiques la faisaient rêver, lui évoquant des trésors infinis. Elle voulait bien voir toutes ces choses elle aussi, que Regina l’initie à chacun de ces merveilleux secrets… Déjà en train de partir en voyage, légère comme une plume de toutes ses rêveries, Lottie s’apprêtait à le lui demander (oh, Regina était toujours si gentille avec elle) lorsqu’elle fut ramenée à la réalité par la question : « On cherche quoi comme créature ? »

« Oh, euh… Ah – je ne sais pas ? » Elle eut un léger moment de panique, ne sachant pas combien de temps avait passé depuis qu’elle était là. Et puis soudain, elle se souvint qu’elle avait récolté des indices probablement capitaux pour leur mission. Elle se mit à les passer en revue un à un sous le nez de Regina et ne comprit pas pourquoi celle-ci, se décomposant à vue d’œil après un premier accès d’espoir, soupirait de plus en plus fort. Il s’avéra finalement que ce qu’elle avait pris pour les poils de la créature n’étaient en fait que quelques cheveux blancs semés là par un vieillard innocent.

Rien de concluant, en somme. Regina en était à faire remarquer que la seule chose à faire de tous ces échantillons de nourriture eût été de dresser le menu complet du buffet, lorsqu’une vague plus creuse que les autres secoua tout le navire. Lottie tendit instinctivement les mains vers la table derrière elle ; le plateau de fruits de mer atterrit à nouveau par terre, sauf que cette fois-ci, la rouquine avait suivi le mouvement. Elle entendait déjà Regina se lamenter de perdre du temps pour son bronzage lorsque, la joue contre le parquet de la salle (quitte à faire un vol plané, autant s’étaler de tout son long sur le sol) elle aperçut, sous le piano à queue, des restes de nourriture qu’elle n’avait pas connaissance d’avoir goûtés au cours de sa tournée des saveurs. On eut même dit que quelqu’un – quelque chose – était passé avant elle : il ne semblait pas rester grand-chose dans les débris de porcelaine.

Lottie se releva sans faire attention à l’état de ses vêtements (probablement fortement iodés après son plongeon parmi les huîtres et autres crustacés) et se dirigea bravement vers le piano. Dégainant la loupe qui ne l’avait miraculeusement pas quittée, elle s’accroupit et s’absorba dans l’observation des restes en sauce qui lustraient désormais quelques bons centimètres carrés de parquet. Elle y goûta même distraitement puis, se léchant les doigts, elle annonça : « Pigeonneaux rôtis aux pommes. Viens voir, il y a des traces de pattes ». Effectivement, quelques empreintes – à peu près de la taille de celles d’un gros chien – apparaissaient nettement dans les restes du plat en sauce. « On dirait que notre animal s’est bien amusé », en conclut fièrement Lottie.

Compte tenu du fait qu’il restait essentiellement des pommes, la bonne conclusion eut probablement été : on dirait que notre animal s'avale des petits mammifères pour son quatre heures. Non pas que Lottie eut quelque talent que ce soit : un peu de bon sens à ses heures perdues (et encore), puis beaucoup de chance dans sa maladresse. C’était d’ailleurs probablement sur ce type de malentendu qu’elle avait réussi à garder son poste au Ministère aussi longtemps.
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Elojs
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Donut



Tom Whitby
J'ai 25 ans et je vis à Londres, Angleterre. Dans la vie, je suis stagiaire au département des oubliator et je m'en sors sans plus. Sinon, grâce à mon peu de courage, je suis célibataire et je le vis plutôt pas bien.

Ancien poufsouffle. A été pistonné par son oncle pour tenter de faire quelque chose de sa vie. A peur de son ombre. Est très maladroit. N'a aucune mauvaise pensée ou volonté, juste trop peureux pour réussir à entreprendre quoique ce soit. S'est retrouvé au ménage du bateau par un malencontreux hasard.


jim parsons ©️ Merenwen
Depuis qu’il était gamin, Tom rêvait de faire du bateau et de voguer sur la mer. Pour se deux ans, son oncle richissime lui en avait obtenu un pour qu’il fasse le tour de Londres et il s’était rendu compte qu’il avait un mal de mer aigu alors qu’il n’était que sur un fleuve. Son rêve avait été enterré ce jour-là et il avait bien fait gaffe à ce que ses pieds ne remontent plus jamais sur quelque chose de bancal sur l’eau.

Pourtant, quelques années plus tard, son oncle lui permettait une nouvelle fois d’être un privilégié en montant à bord d’un bateau de luxe pour profiter d’une soirée en l’honneur d’un je ne sais quoi. Tom était mal à l’aise rien qu’à cette idée, mais il acceptait toujours à tous les désirs de son oncle, qui était la seule personne à se soucier de lui. D’ailleurs Tom n’avait jamais compris pourquoi lui, mais il profitait et faisait du mieux qu’il pouvait. Pour l’occasion, il avait mis son plus beau costard noir et sa plus belle chemise blanche. Il arborait un sourire qu’il voulait confiant et tenter d’oublier qu’il était au dessus de l’eau. Le fait que le bateau était immense et à l’arrêt, ça aidait. 

Le jeune homme aurait presque pu profiter de la fête. Seulement, au moment où il commençait à savourer les petits fours, il fit basculer le plateau. Il le retient alors en équilibre et, avant de pouvoir le poser, un serveur s’approche de lui discrètement. « C’ton premier jour ou quoi, on mange pas quand on sert ! Allez vite, ils ont besoin d’aide en cuisine ! » Incapable de se défendre et las de rester la bouche entrouverte dans une expression ridicule, il pose le plateau et suit le serveur. Pourquoi sa tenue n’allait jamais ?



Tom passe par les mini-chemins extérieurs des serveurs pour éviter la foule, l’exiguïté des couloirs lui fait oublier totalement qu’il est sur un bateau, par contre rien ne lui fait oublier l’injustice de son physique ingrat de gamin mal dans sa peau. Pourquoi ne ressemble-t-il même pas à un gosse de riche bon sang ? L’autre va trop vite sans l’attendre et il finit par le perdre de vue à un croisement. Indécis sur la démarche à suivre, il se retrouve finalement vers un sale type un peu gros qui lui demande quelque chose. Incapable de faire un lien entre les mots, Tom hausse les épaules. Il finit par se faire postillonner dessus un ordre mal lancé qui ressemblait à « travaille ». Attrapant le balai qu’on lui tend, il commence à remonter vers le haut du bateau et, par habitude, il commence à balayer.

Soudain il se rend compte qu'il y a quelque chose de louche. Il hésite à savoir si ce sont les cris, la chute de température ou le fait que le monde semble avoir presque déserté qui lui a mis la puce à l'oreille, mais dans tous les cas, il n'ose abandonner son balai. Serré contre son coeur, il entre dans la première pièce qu'il trouve. Une fille est allongée au sol et parle de patate tandis que l'autre est à moitié à poil se plaignant de son bronzage. « Oups, désolée, je ne voulais pas vous déranger. Vous savez où se rangent les balais ? » Il pose la première question qui lui vient à l'esprit, parce qu'il ne sait jamais comment réagir face à des femmes.

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June
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Lottie Fittleworth
J'ai 27 ans et je vis à Londres, Angleterre. Dans la vie, je suis une jeune enquêtrice au Département de contrôle et de régulation des créatures magiques au Ministère de la magie et je m'en sors moyen. Sinon, grâce à ma maladresse, je suis célibataire et ça me passe un peu au-dessus de la tête.

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Lorsque Tom Whitby entra dans la salle de bal, Lottie était encore agenouillée sous le piano, en train de constater les empreintes laissées par l’animal dans les restes du plat en sauce. Le jeune homme tenait un balai serré avec force tout contre lui. « Oups, désolé, je ne voulais pas vous déranger. Vous savez où se rangent les balais ? » demanda-t-il d’un air mal assuré. Les mains sur les hanches, Regina se tourna tout de suite vers Lottie en haussant les épaules – comment pourrait-elle savoir ce genre de choses triviales, elle ? Mais la rouquine s’était figée comme devant une apparition, les yeux grands ouverts, incapable de faire quoi que ce soit d’autre que de fixer ce type avec une admiration débordante… Regina n’en croyait pas ses yeux. La réaction de Lottie lui paraissait proprement incroyable. Il s’agissait de Tom Whitby – Tom Whitby, bon sang ! Le larbin du service des Oubliators, qui ne sait rien faire d’autre que le ménage et avoir peur de son ombre ! Regina se retint au dernier moment de dire tout haut ce qu’elle pensait si fort. Au lieu de ça, elle leva les yeux aux ciel et poussa un profond soupir d’impatience, l’air de dire : oh non, c’est pas vrai ; entre ces deux-là, on n’est pas sorti de l’auberge. « Bon. Tu sais quoi, Lottie ? Je vais te laisser, je crois que c’est toi qui es la plus à même de régler cette affaire. J’te fais confiance. Appelle-moi si jamais t’as besoin d’un coup d’main », et elle s’éclipsa dans la seconde, par peur que Lottie ait le temps de percuter – ce qui, en temps normal, était déjà peu probable, mais avec la présence de Tom Whitby dans les parages… Autant dire que Lottie, qui aurait d’ordinaire remercié Regina sans discontinuer de la confiance aveugle qu’elle lui manifestait avec toujours autant de bienveillance, ne remarqua même pas que sa collègue avait disparu.

Elle était toujours là, agenouillée sous le piano, sa loupe dans une main, l’autre main légèrement levée comme dans un geste interrompu, figée à la vue de Tom, trop occupée à se demander si ses yeux ne l'abusaient pas – si cette apparition inespérée était bien réelle. Elle avait oublié absolument tout le reste. Mais comme le silence s’était installé et qu’aucun d’entre eux n’était visiblement en mesure de faire quoi que ce soit, Lottie finit par revenir à elle et prendre peu à peu conscience de sa posture incongrue. Oh, non ! Il fallait qu’elle se ressaisisse ! Elle ne devait surtout pas passer pour quelqu’un de stupide ou de maladroit devant Tom Whitby !

Elle se précipita en avant pour se relever, se cogna violemment la tête contre le piano, mais finit par réussir à se mettre debout, toute chancelante, pour lui faire malgré tout un grand sourire légèrement gêné, l’air de dire que tout allait bien, qu’elle gérait la situation. Elle n’avait pas l’habitude de le voir de si près… D’habitude, au Ministère, elle profitait de ses cachettes préférées pour l’observer de loin : ainsi dissimulée, elle pouvait le regarder à loisir et aussi longtemps qu’elle le voulait, laisser libre cours à ses émotions et à l’admiration sans fin quelle lui vouait sans risquer d’être embarrassée. Mais ce coup-ci, bien qu’elle fut tentée de faire exactement la même chose et de tout abandonner pour se planter là d’un air ébahi, ce n’était pas vraiment possible ; elle avait quand même suffisamment la notion de ne pas perdre la face devant lui et d’essayer de lui faire bonne impression. Oh, si seulement elle pouvait réussir à impressionner Tom Whitby… elle pourrait mourir en paix, après cela.

Lottie s’approcha quelque peu de lui, les joues toutes roses – il était si beau, dans son costume noir et sa chemise blanche, qu’elle en aurait pleuré. Elle l’avait si souvent espionné à son insu, au Ministère, mais elle ne l’avait jamais vu aussi resplendissant que ce soir-là. C’est vrai qu’il pouvait être un peu maladroit parfois, lui aussi – mais aux yeux de Lottie, c’était l’homme le plus merveilleux du monde. Le fait qu’il soit toujours en train de balayer n’alarmait pas Lottie sur ses capacités : elle voyait en cela une grande générosité, une bonté d’âme sans égale. Bref, elle avait beau ne jamais avoir osé lui adresser la parole, c’était comme si elle l’avait toujours connu. Mais lui ? Savait-il seulement qu’elle existait ? Elle toussota brièvement à cette idée. Elle n’était rien, elle, à côté de lui. Rien de plus normal qu’il n’ait jamais fait attention à elle… Et en fait, Lottie ignorait que c’était probablement le cas, mais seulement parce qu’il était aussi tête en l’air qu’elle-même.

Le costume de Tom renvoyait Lottie à son propre accoutrement ; elle faisait ce qu’elle pouvait, lissant ses manches, tirant sur sa veste histoire de s’arranger un peu. Il lui avait demandé où se rangeaient les balais et il ne fallait pas qu’elle le déçoive – surtout pas ! « Les balais ? » dit-elle. « Euh, les balais. » Elle réfléchissait à toute vitesse ; il fallait trouver quelque chose à dire, vite ! « Je – je crois que j’ai vu quelque chose pour ranger les balais ! C’était… » Elle jeta un œil autour d’elle. Une horloge de parquet trônait juste derrière, à côté du gramophone. Son gros coffre de bois ressemblait fortement à un placard, non ? Lottie le trouvait très engageant, à bien le considérer ; oui, ça pouvait être ça ! Elle s’en approcha en sautillant presque, avec toute la confiance dont elle était capable et elle l’ouvrit. Ignorant le balancier qui oscillait à l’intérieur, elle se tourna vers Tom et s’exclama, un peu trop fort pour paraître naturelle : « Vous – Vous pouvez le laisser ici, si vous voulez ! » Puis elle réalisa que la salle de bal était complètement vide et qu’ils étaient seuls à l’intérieur. « Oh… Vous savez où est passée Regina ? » demanda Lottie à Tom avec une toute petite voix. « Nous étions en train de… d’enquêter sur la présence d’un animal magique à bord. Enfin, je veux dire, moi, je ne faisais pas grand-chose mais… Est-ce que je peux vous demander si… si vous avez vu quelque chose ? » Elle le regarda d’un air timide, les joues roses au moment de croiser ses yeux. Elle espérait qu’il ne remarque pas trop la forte odeur d’iode qui émanait encore d’elle.
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Elojs
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Tom Whitby
J'ai 25 ans et je vis à Londres, Angleterre. Dans la vie, je suis stagiaire au département des oubliator et je m'en sors sans plus. Sinon, grâce à mon peu de courage, je suis célibataire et je le vis plutôt pas bien.

Ancien poufsouffle. A été pistonné par son oncle pour tenter de faire quelque chose de sa vie. A peur de son ombre. Est très maladroit. N'a aucune mauvaise pensée ou volonté, juste trop peureux pour réussir à entreprendre quoique ce soit. S'est retrouvé au ménage du bateau par un malencontreux hasard.


jim parsons ©️ Merenwen
Quel idiot ! Lancer une discussion sur le balai qu'il tient en même, devant les deux seules demoiselles qui n'étaient pas en train de courir en hurlant du bateau. S'il ne les faisait pas fuir avec ça. Tom savait bien qu'il y aurait des femmes présentes sur le bateau et il pensait bien qu'à un moment donné il faudrait leur adresser la parole, mais tout cela c'était théorique et dans tous ses plans, il aurait d'abord abusé du mini-bar ! Or voilà qu'il était en costard, avec un balai, face à une jeune femme à moitié à poil et une autre... comment la décrire ? Il émanait d'elle quelque chose de doux et d'étrange à la fois. Tom la regarda, sûr qu'il la connaissait, mais sans même comprendre d'où il aurait pu la voir. Disons que sur une péniche du monde magique, cela réduisait quelque peu les données, mais non, Tom ne voyait pas plus loin que le bout de son nez.

« Bon. Tu sais quoi, Lottie ? Je vais te laisser, je crois que c’est toi qui es la plus à même de régler cette affaire. J’te fais confiance. Appelle-moi si jamais t’as besoin d’un coup d’main » Comme l'avait prévu Tom -il n'avait qu'à pas parler de balai- elle ne prononce qu'une phrase avant de s'en aller. Sous les yeux éberlué des deux lurons. Le plus drôle c'est qu'aucun des deux n'a même réagit, ni un signe de main ou de tête, ni une parole. Juste un silence. Sauf qu'il ne dérange personne. Tom est habitué aux silence autour de lui, déjà parce que lui-même ne parle que peu quand il ne se sent pas à l'aise, mais parce qu'il a tellement peu d'expérience qu'il coupe rapidement court à toutes les conversations, mais ce n'est vraiment pas faute d'essayer, c'est juste qu'il tombe à côté à chaque fois. Tellement que s'en est triste, mais il a l'habitude. Peut être qu'à force il progressera.

La jeune femme se redresse, se cogne. Tom accourt, se prend son balai, se rattrape à la table avant de faire tomber trois assiettes. En même temps que la demoiselle qui s'est relevée du coup. C'est sûrement -sauf le bruit- passé inaperçu. Heureusement qu'il tient de quoi nettoyer dans ses mains, parce qu'il balaie rapidement les débris pour les mettre dans un coin de la salle. Distraitement, comme s'il faisait ça depuis toujours. Une fois que son balai n'a plus rien n'a nettoyer, il se sent un peu con, alors il observe la jeune femme. Elle lui parait mince, il se demande si elle mange à sa faim, vu qu'il l'a vu goûter les pommes de terre, mais ce ne sont pas ses idées. Elle lui semble rêveuse, le regard perdu dans le vide, ses paupières ne papillonnant presque pas. Elle lui semble concentrée, c'est une belle qualité ça. Mais par dessus tout, elle lui semble connue. Comme s'il l'avait vraiment déjà vu, mais rien ne lui revient, aucun flash.

Soudain elle tousse, Tom, au lieu de se rendre compte qu'ils n'ont toujours pas parlé depuis cet échange de balai, se demande si elle a mal à la gorge. Il allait sortir sa baguette pour lui proposer un sort qu'il maîtrise plus ou moins correctement contre les furoncle -oui rien à voir mais c'est le seul qu'il maîtrise ok ?- quand elle parler de balai. Heureusement parce qu'il était en train de lâcher le sien qui risquait de tomber par terre dans un bruit trop violent. Il le rattrape de justesse. « Ah oui, mon balai. » Sourit-il en le montrant, fier de lui.

« Je – je crois que j’ai vu quelque chose pour ranger les balais ! C’était… » Décidément, pleine de ressources. « Vous – Vous pouvez le laisser ici, si vous voulez ! » Elle vient d'ouvrir la caisse en bois d'une horloge, très étrange. Il lève un sourcil -oui juste une seul- avant de commenter. « Oh dans une horloge, comme c'est original, je n'y aurais pas songé ! Merci bien ! » Aucune trace de moquerie, vraiment il est pas mal impressionné de cette trouvaille. Il cale le balai tant bien que mal, surtout qu'elle n'avait pas bougé de place depuis qu'elle lui avait proposé, il essaie de ne pas l'assommer en posant le balai. « Oh… Vous savez où est passée Regina ? » Régiquoi ? Oh. La fille. « Elle est partie, dès que j'ai parlé de balai. » Une moue triste s'installe sur son visage, il fait fuir les gens, tout le monde, enfin il espère que ce n'est vraiment pas de sa faute si le bateau est vide quand même.

« Nous étions en train de… d’enquêter sur la présence d’un animal magique à bord. Enfin, je veux dire, moi, je ne faisais pas grand-chose mais… Est-ce que je peux vous demander si… si vous avez vu quelque chose ? » Oh ! Les lumières se mettent en place, un éclair soudain de joie s'installe dans ses yeux. « C'est pas à cause de moi qu'ils sont tous partis alors ? Je fais pas fuir tout le monde ? Chouueeette. » Il commence quelques pas de danses avant de se rappeler qu'il n'est pas seule et que la demoiselle le regarde déjà un peu bizarrement. Puis le lien se fait de nouveau dans son esprit.  « Attendez, un animal magique ... méchant ? Oh lala. Non, j'ai rien vu du tout. Sauf le serveur qui m'a demandé de balayer, mais il me semblait louche. Un animal peut prendre la forme d'un humain avec un gros ventre ? » Il demande ça sur le ton de la conspiration, comme si cela pouvait vraiment se passer. Et finalement, le troisième lien de connexion s'installe entre ses deux neurones encore actifs. « Oh, mais vous êtes une sorcière du ministère. » annonce-t-il sur un ton admiratif, c'est sûrement là qu'il a du la voir, au milieu d'autres employés. Et sur un ton de secret il précise. « Moi aussi, Tom Whitby pour vous servir. » annonce-t-il fier comme un pou, en tendant la main vers la demoiselle.
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Coincés en pleine mer avec une créature magique...
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