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 Sans peur et sans reproche face aux denti—euh, au danger

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Cara Puce
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UNIVERS FÉTICHE : HP, urban fantasy
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Limace


Le contexte du RP
Mise en situation

La situation
Dans la commune moldue de Sainte Brique du Clocher, un délit d’usage illicite de la magie a été commis. Un vieillard sorcier a pour des raisons obscures fait pleuvoir une nuée de bouchons de liège. Une équipe de choc d’Oubliators est envoyée sur les lieux pour nettoyer les traces. Voici leur histoire.
**générique de New York Unité Spéciale**
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Cara Puce
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Limace



Fernanda Dalton
23 ans, ex Serdaigle jusqu’au bout des serres, Fernanda a passé ces cinq dernières années en tant que stagiaire sous-payée au département des Oubliators, jusqu’à ce qu’elle soit amenée à remplacer au pied levé l’un de ses supérieurs s’étant auto-amnésié en utilisant sa baguette du mauvais côté.
Fernanda est célibataire (pas l’temps d‘niaiser), aime les petits animaux, la musique moderne telle que les One Diffindo ou Justin Bezoar et avoir raison tout en ayant l’air modeste. En revanche, elle se tient éloignée des très petits animaux, tels que les araignées et les fourmis, et des êtres qui ne sont pas complètement autonomes tels que les bébés et les croulants.




avatar ©️ Imaan Hammam


« Tu vas parler, Gérard ! »

Blake claqua la paume de sa main sur la table avec une telle vigueur qu’il en fit frémir les Vilainoscopes et Révélateurs de Friponnerie sur les étagères de son bureau du Ministère. Son autre main tenait fermement la baguette qu’il visait d’un puissant lumos directement dans les yeux dudit Gérard, qui peinaient à rester ouverts sous ses paupières tombantes comme deux parachutes dégonflés.

« Des bouchons de liège. Qu’est-ce que cela signifie, Gérard ? Quel est le message caché ? C’est un signe de ralliement ? Tu joues à quoi Gérard bon sang ! »
« Monsieur... »
« Pas maintenant Alphonsa. »
« Fernanda. »
« Tssssk. »
« Si je puis me permettre de—

Le digne employé du ministère reposa sa baguette sur la table avec consternation, et se pinça l’arrête du nez dans un silence qui signifiait clairement ’’merlin mais qu’est-ce qu’elle me court sur la baguette cette stagiaire.’’

La stagiaire le fixait de ses gros yeux en silence avec son insupportable air de ’je dis ça je dis rien’ mais qui en fait voulait très clairement dire ’je sais que votre rêve de gosse c’était d’être Auror et d’arrêter les méchants à coups d’interrogatoires musclés, mais malheureusement ou heureusement, il n’y a plus d’Auror et ici c’est le département des Oubliators, où l’on est censés faire oublier des choses à des gens, on peut se mettre au boulot maintenant ?’ ou un truc dans ce genre là.

La stagiaire fit glisser sur la table un verre d’eau particulièrement répugnant, puisqu’y baignait une paire de gencives parées d’à peu près vingt-trois dents, dont six étaient presque à coup sûr en marbre et une d’hippogriffe.

« On vous a pas sonné les cloches, Bertha, » mais une pause de dentiers et quelques interrogations plus tard, l’on apprenait que Gérard avait voulu fêter ses quatre-vingt-seize ans de mariage avec sa dulcinée Hildegarde et avait légèrement embrouillé la formule pour cause de dentier défectueux (et/ou excès de sénilité ajouta secrètement Fernanda qui, on l’apprendra plus tard, n’était pas une grande amatrice du troisième, voir quatrième ou cinquième âge dans le cas de Gérard.)

Le jeune tourtereau manqua par deux fois de s’étouffer dans ses propres éclats de rire (heureusement Fernanda avait son Brevet de Sorcier Secours), et lorsque son chef Blake fut obligé d’admettre que non, la pluie de bouchons champagne n’était pas la néo-marque des Ténèbres et que son heure de gloire en tant que pourfendeur du Mal n’était pas encore venu (tout au plus pourfendeur de prothèse de hanche), Fernanda fut autorisée à lui servir un whisky Pur Feu sec et à transplaner sur les lieux du crime, où elle y rencontrerait d’autres collègues envoyés pour y faire le ménage (parce qu’il n’avait quand même pas fait vingt-cinq and de carrière pour se taper lui-même les missions de nettoyage de bas niveau chez les ploucs, fallait pas déconner).

~~~ Sainte Brique du Clocher, sur les lieux du crime ~~

« Mmmh, ça c’est du bouchon de champagne millésimé, » marmonna Fernanda pour elle même d’un air connaisseur, reniflant l’un des bouchons coupables, un genou dans la mer de liège qui avait inondé la petite place du village devant l’église. (Eglise qui semblait être l’attraction principale de ces moldus qui semblaient tous dans la moyenne d’âge de Gérard, mais il fallait admettre que Fernanda s’y connaissait peu en vieux, encore moins en vieux moldus).

Pour mener à bien sa mission, elle avait enfilé sa tenue d’infiltration moldue comme elle l’avait appris durant son stage en unité spéciale de MIAM (Méthodes d’Infiltration et d’Analyse des Moldus) : un jean skinny déchiré aux genoux, un hoodie d’université moldue à laquelle elle n’avait bien sûr jamais étudié et une paire de Vans Old Skool.

Ne restait plus qu’à attendre ses collègues. Elle aurait bien fait tout le boulot tout seul, mais pour un petit patelin paumé, les petits vieux semblaient grouiller de partout, et au plus vite elle quitterait cet endroit qui sentait la naphtaline, au mieux elle se porterait.

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Ehlana
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Tortue



Mary-Jane Carson
Sorcière pur jus, ses parents ont tout fait pour lui trouver un boulot dans le fin fond du Ministère de la Magie pour se débarrasser d'elle, au grand dam de sa chef actuelle qui s'en passerait bien. Biberonnée très tôt par ses grands-parents à l'idée que les sangs-purs sont trop cools et méritent largement de diriger le Monde, elle conçoit depuis des plans farfelus pour y parvenir, qu'elle ne met jamais en pratique mais qui ont le mérite de la tenir occupée.


(c) Charlotte Le Bon
« Tu vas bouger ton arrière-chaudron maintenant ! Tu n’es pas payée à garder le nez en l’air ! » « Dominer le monde prend du temps ! » cria Mary-Jane en retour, mais son cri se perdit dans les limbes des couloirs du Ministère. Sa chef avait quitté la cage à hiboux qui faisait office de bureau à la dénommée Mary-Jane aussi vite qu’elle y était apparue, laissant la sorcière dans un état proche de la syncope. Mary remonta ses lunettes qui avaient glissé de son nez dans la bataille verbale qui l’avait opposée à la furie et elle reposa le regard vers les parchemins qui jonchaient son minuscule bureau, passablement irritée. Des jours qu’elle travaillait sur son plan de conquête du monde sorcier et voila qu’on venait la tirer de ses rêves de domination mondiale pour de basses considérations moldues. Comme si les moldus avaient un quelconque intérêt !

Mary poussa un nouveau soupir et entreprit tout de même de se lever de son tabouret qui avait connu des jours meilleurs. Pour sûr, la harpie allait revenir si elle ne faisait pas au moins semblant de prendre en considération la mission qui lui avait été donnée. Mary soupesa l’idée de quitter le Ministère sans se rendre au point de rendez-vous, mais repoussa l’idée presque immédiatement. Même si dominer le monde était un noble objectif, il ne suffisait pas d’avoir de bonnes idées pour y parvenir, il fallait aussi des fonds. Le Ministère était un voleur étatique, il payait ses agents des clopinettes, mais c’était tout de même mieux que rien. Mary avait calculé son coup : à hauteur de salaire, il lui faudrait encore seize ans et demi pour parvenir à ses fins. Le bon âge pour dominer le monde en somme.

Qui disait mission en terrain moldu disait tenue de camouflage moldue. Sorcière de la racine des cheveux jusqu’au bout des orteils, Mary ne partait jamais en mission sur le terrain sans faire des recherches préalables pour se fondre dans la masse. Elle n’y comprenait strictement rien en mode moldue et il lui fallait un maître à penser dans ce domaine : les magazines de mode ! De sous son bureau, Mary sortit donc les derniers exemplaires de ses bibles : Vague, Marie Chantal et Simplicity Fair. Après quelques recherches, elle quitta sa cage à hiboux pour enfiler sa tenue d’agent infiltré : maillot blanc, veste imprimée, pantalon noir cintré et petites chaussures. Satisfaite de son reflet dans le miroir (qui lui adressait des V de la victoire, comme si elle avait besoin d’une seconde confirmation, ses goûts étaient toujours très sûrs, saleté de reflet!), elle quitta le confort de son univers bien ordonné pour se rendre à…

Sainte Brique du Clocher. Une grimace tordit le nez fin de Mary à son arrivée. Nom d’un troll en tutu, il n’y avait que des moldus pour vivre dans un trou pareil ! Sérieusement, elle aurait de la chance si le réseau magique fonctionnait dans ce hameau perdu au milieu de nulle part !

Si elle se souvenait correctement de la mission, elle n’était pas supposée Avada tous les bouseux qu’elle croiserait (dommage), mais seulement leur faire oublier la pluie de liège qui les avait ensevelie. La vie était trop injuste parfois, surtout que les vieux en fin de vie, il fallait s'en débarrasser : après tout, ils avaient déjà tous un pied dans la tombe, autant faire de la place pour la jeunesse. Mary savait aussi qu'elle ne serait pas seule pour Avada faire oublier ce moment gênant à la populace du patelin. La sorcière s'arrêta net quand elle avisa sa partenaire d'une mission, plantée au milieu des bouchons

« Encore toi ! »
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Elojs
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Tom Whitby
J'ai 25 ans et je vis à Londres, Angleterre. Dans la vie, je suis stagiaire au département des oubliator et je m'en sors sans plus. Sinon, grâce à mon peu de courage, je suis célibataire et je le vis plutôt pas bien.

Ancien poufsouffle. A été pistonné par son oncle pour tenter de faire quelque chose de sa vie. A peur de son ombre. Est très maladroit. N'a aucune mauvaise pensée ou volonté, juste trop peureux pour réussir à entreprendre quoique ce soit. C'est sa première fois sur le terrain.


jim parsons ©️ Philias
«  Toi là, vas-y aussi » Tom releva les yeux du dossier qu’il était en train de traiter et regarda du coin de l’oeil l’homme sans bouger son corps. Il était tétanisé, incapable de penser que c’était bien à lui qu’on s’adressait. Il tenta de faire comme si de rien n’était et de retourner à son document, mais l’homme l’attrapa par la chemise et le força à se mettre debout. « J’ai dit, tu y vas. » répéta-t-il en détachant chaque mot avec force. Tom acquiesça rapidement avec terreur, répondit un « Oui Monsieur » intelligible et s’extirpa de la pièce rapidement.


Tom était entré dans le service des oubliators par erreur, son oncle qui travaillait dans le haut département du ministère lui avait fourni une place dans un autre service, il s’était trompé de porte et n’était jamais reparti. Il était maladroit et mal habile, ne se sentait pas à sa place et n’osait pas proposer des idées qu’il n’avait de toute manière pas. Oh bien sûr, il connaissait tout le monde, il admirait ceux qui prenaient des initiatives et les jolies filles le faisaient rêver, mais il préféraient se terrer dans un fond du bureau avec un dossier que d’aller au devant, mais son patron en avait marre de le voir passer le balai le soir alors qu’ils avaient un service de nettoyage, alors il avait décidé de l’envoyer en mission. Un truc pourri et ridicule bien sûr, mais au moins, il y ferait ses preuves.


Quelques heures auparavant, Tom avait suivi de loin l’altercation avec le vieux et son dentier, Fernanda qui avait sauvé la situation -oh quelle héroïne- et avait étudié le dossier. Jamais il n’avait envisagé qu’on l’envoie aussi et surtout, jamais il n’avait eu envie. Qu’allait-il réussir à faire ? Face à des moldus, ses sortilèges devraient marcher, mais comment allait-il se fondre dans la masse ? Il savait un peu les modes moldus, mais de là à les adopter pour de bon. Sang-mêlé, ni pro, ni anti, il était un peu au milieu sans vraiment savoir se débrouiller.



Le transplanage est réussi, mais le jeune homme -armé de sa chemise rose et son pantalon moulant très très gênant- se cache vite derrière une petite maison avant de voir avec qui il doit faire équipe. Il n’est vraiment pas sûr d’être à la hauteur, surtout quand il voit Fernanda avec son sourire plein d’assurance et Mary-Jane la terreur. Tom avale avec difficulté sa salive et se retient de vomir, dans ses cas-là, il n’a pas d’autre solution… il sort sa bouteille de whisky pur feu et en boit de bonnes gorgées. Ce n’est clairement pas optimal pour faire son job, mais c’est nécessaire pour parler à ces deux femmes et collègues, qui ne doivent même pas connaître son existence.

Après une bonne minute écoulée, il s'approche des deux femmes, l'alcool aidant, il s'adresse à Fernanda pour la première fois de sa vie. « Bonjour Fernanda, tu es merveilleuse, tu es la seule qui laisse un bureau impeccable avant de partir le soir. » Quelle douce déclaration d'amour. « Bonjour Mary-Jane, très jolies lunettes. » Son visage rougit du menton au front en disant ça et il se retourne vivement pour voir les bouchons.
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June
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Davis Goodwood
J'ai 23 ans et je vis à Londres, Angleterre. Dans la vie, je suis stagiaire au département des oubliators et je m'en sors moins bien que je le crois. Sinon, grâce à ce côté boulet dont je suis le seul à ne pas avoir conscience, je suis célibataire et je n'y fais plutôt pas trop gaffe.

ex-poufsouffle, Davis n'est pas méchant. c'est juste un gros boulet présomptueux, qui passe sa vie à interpréter de travers les yeux levés au ciel et les soupirs de désespoir qu'il suscite. il est plein de zèle, il veut toujours trop bien faire - et croit y parvenir - mais le drame de sa vie, c'est qu'il n'a aucun talent. il est le fils unique d'une famille de sorciers, mais il a mis tellement longtemps avant de montrer le moindre signe de pouvoirs magiques que ses parents l'ont bien cru cracmol. sérieux, on se demande bien comment il a fait pour entrer au ministère.


frank ocean ©️ EYLIKA
C'est pas qu'il le faisait exprès, loin de là, mais Davis parvenait rarement à être tenu au courant de ce qu'il se passait de son côté de la Brigade de réparation des accidents de sorcellerie.

Ce malencontreux état de fait avait le don de profondément l'ennuyer. Davis, il aimait bien avoir le contrôle de la situation. Le lead, même. En plus de ça, il ne comprenait pas pourquoi son ex-collègue stagiaire trouvait toujours le moyen de le devancer, au point d'être promue avant lui. À croire que leurs supérieurs le faisaient exprès !

Mh... à vrai dire, oui, qu'ils le fassent exprès était une possibilité. Car si ses excès de zèle le rendaient, d'une part, tout particulièrement agaçant, il fallait bien avouer que Davis lui-même était à peu près le seul à ignorer son cruel manque de talent. Peut-être cette incroyable résilience face aux tentatives de tous les membres du bureau pour le lui faire comprendre était-elle même son seul talent.

Il croyait toujours bien faire, là n'est pas la question - et il voulait toujours bien faire. Il voulait vraiment se faire bien voir de ses supérieurs, ce dont il tirait une vanité beaucoup trop sérieuse pour n'être pas puérile. Ce qu'il croyait être de la reconnaissance, et qui lui faisait gonfler la poitrine d'importance, n'était en réalité que des tentatives désespérées pour se débarrasser de lui.

Bref, Davis était un peu... limité, dans le fond. Et s'il passait ses journées à s'ennuyer seul dans son bureau, ce n'était pas parce qu'il était parvenu à résoudre toutes les affaires du Ministère d'un tour de main, clairement. C'était parce qu'on ne prenait même plus la peine de lui confier quelque dossier que ce soit. Chaque fois c'était la même chose : il se creusait la tête, travaillait dur ; il avait l'air tellement pénétré par sa tâche que tout le monde croyait qu'il allait enfin se montrer utile - mais non.

Aussi ce jour-là, l'un des Oubliators n'avait-il plus aucun espoir lorsqu'il vint à sa rencontre pour l'envoyer à Sainte Brique du Clocher. Tout au plus se disait-il que ç'aurait le mérite d'être divertissant pour Davis qui, le pauvre, ne se rendait compte de rien. Au contraire, il se redressa si fort sur sa chaise à l'entrée de son supérieur qu'il en fallut de peu qu'il bondisse au garde-à-vous. Ça y est, c'était la mission de sa vie, il en était persuadé. D'ailleurs, il se demandait bien comment les trois collègues envoyés sur place pour l'épauler pourraient s'en sortir sans lui.

Ce qu'il ne savait pas, c'était que le patron n'avait juste même pas pris la peine de le mettre au goût du jour en lui exposant la situation et l'objet de la mission. À part lui, il se marrait bien, mais oh, ce n'était pas méchant. Après tout, les autres pourraient tout lui expliquer en temps voulu - et notamment cette Alphons... Fernanda. Oui tiens, celle-là, pour le coup, elle était particulièrement bien dégourdie.

Pendant ce temps, Davis s'était changé spécialement pour l'occasion. Il avait mis le paquet. Il connaissait un peu le genre de tenues que les moldus aimaient arborer : pas de doute, il allait taper en plein dedans. Sauf que bon... le costard-cravate, c'est bien. Mais pour se rendre chez les ploucs, dans un petit village paumé peuplé presque exclusivement d'êtres du troisième âge, c'est peut-être un petit peu... too much ?

Très sûr de lui, Davis transplana illico presto et il se sentit carrément déboussolé lorsqu'il constata que, contrairement à ce à quoi il s'était attendu, il était le dernier arrivé sur les lieux. Ni une, ni deux, il se ressaisit et s'avança d'un air hyper sérieux. Il avisa ses collègues, notamment ce Tom Whitby dont il avait toujours eu du mal à comprendre les extravagances et auquel il glissa presque malgré lui un regard un peu... étonné, disons. Puis il reconnut Fernanda. Ah, Fernanda, toujours et encore elle.

« On peut savoir ce que tu fais ? Pousse-toi, tu vas compromettre les preuves, » dit-il en s'avançant, baguette en main, l'air très sûr de lui mais sans même savoir ce qu'il avait l'intention de faire. Les preuves ? What ? Ah, Davis... si seulement tu pouvais savoir un peu ce que tu racontes avant de faire l'important à coups de répliques toutes prêtes... Fernanda s'était bien sûr empressée de lever les yeux au ciel. Quel boulet.
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Cara Puce
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Limace



Fernanda Dalton
Le saviez-vous ? À l’aube de sa cinquième année, Fernanda avait pleuré tout un mois lorsqu’elle n’avait pas reçu le badge de préfète. Idem pour sa sixième année. Et lorsqu’en septième année, elle reçut enfin le badge de préfète, elle pleura pendant un mois encore car elle n’avait pas reçu celui de préfète-en-chef.
Le drame de toute une vie.




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Les enfants, quand on vous dit que le monde sorcier est petit, je crois que vous n’en saisissez pas bien la mesure. Prenez la taille du nez de Voldy. Multipliez la par le quotient intellectuel d’une mandragore séchée et ajoutez-y pour la forme le nombre de fois où la Ministre de la Magie s’est exclamée “Les elfes de maison, au bûcher !” et vous obtiendrez à peu près la superficie qui sépare chaque sorcier de son prochain. Surtout quand lesdits sorciers travaillent dans des bureaux voisins. Surtout quand elles étaient toujours collées ensemble par leurs professeurs dans les cours mixtes à Poudlard parce que personne ne voulait se mettre avec elles. Surtout quand elles avaient passé consécutivement et accidentellement quatre étés de suite dans le même village de vacances, passé leur permis de transplaner le même jour, partagé la même chambre à Sainte Mangouste lors d’une vilaine épidémie de Dragoncelle, choppé le même herpès buccal en sortant avec le même salaud garçon en même temps.
Fernanda ne pouvait pas faire un pas sans trébucher sur Mary-Jane Carson, à tel point que, malgré toutes ces années, sa propre mère lui faisait toujours cet affront : “Mais siiii là, tu sais ! Ta copine, la mignonne, celle avec les lunettes.”

“MJ.” En réponse à son “encore toi” comme si ça la surprenait encore (genre) Fernanda hoche la tête d’un air digne.

Fernanda aimait bien prendre un air digne. Elle aimait se démarquer des branquignoles, et être sûre que tout le monde le sache.
Parlant de branquignole, voilà-t-y pas que Tom Whitby venait de s’ajouter à l’équipe. Fernanda haussa un sourcil à la vue de la tenue de leur collègue et fut prête à commenter qu’ils n’étaient pas en mission dans une boîte gay moldue, mais elle craignait d’être taxée d’homophobie envers son collègue —que par ailleurs, elle n’avait jamais vu en compagnie féminine. De plus, Tom avait le mérite de toujours lui préparer son thé infusé exactement comme elle l’aimait, ce qui lui valait un capital sympathie de 12.1 sur 20 sur l’échelle de Fernanda.

“Oui, oui,” répondit-elle distraitement à ce que Tom lui racontait, sans trop savoir  à quoi elle venait de répondre, alors qu’elle mettait sa main en visière pour scruter les alentours, se demandant si cette bande d’incapables équipe était au complet, et donc, si elle allait vraiment passer toute l’après-midi dans ce pré-cimetière en ayant elle-même envie d’en finir.

”On peut savoir ce que tu fais ?”

Alors,
1. Tout le monde savait que Davis Gooodwood était un ahuri.
2. Tout le monde sauf Fernanda Dalton. (Ou bien peut-être qu’elle se mentait à elle-même en essayant de s’autoconvaincre qu’il n’était pas siiiiii débile que ça, peut-être parce qu’éventuellement elle aurait eu un crush sur Davis depuis leurs années Poudlard, et que c’était mieux de prétendre qu’il était aussi intelligent que beau pour ne pas mourir de honte face cette inexplicable infatuation, mais ça, l’histoire ne le dit pas. I guess qu’on le saura jamais.)
3. Ah mais au fait, c’est vrai qu’ils étaient là pour bosser.

”Okay team,” commença-t-elle avec les poings sur ses hanches. “J’imagine que nous somme tous au complet, si ce n’est pas le cas, ils n’avaient qu’à arriver à l’heure.”

Elle s’était plantée toute droite et ses bouclettes rebondissaient vigoureusement alors qu’elle hochait la tête d’un air assuré en direction de ses collègues.

“Tom, MJ, vous vous chargez de faire disparaître les bouchons. Si vous savez pas quoi en faire, débrouillez-vous, construisez-vous une cabane au fond de la forêt, ça m’est égal. Il faut que tout soit disparu lorsque Davis et moi auront fini d’amnésier tous les croul—les moldus de ce village.”

C’était elle qui devait prendre les commandes, ça lui paraissait évident. Fernanda Dalton aimait être le chef.
C’est sans doute pour cette raison qu’à l’école, certains de ses camarades de culture moldue l’appelaient Joe Dalton.

“Des questions ?” fit-elle d’un air qui voulait dire vous avez pas intérêt à avoir des questions.



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Ehlana
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Mary-Jane Carson
Sorcière pur jus, ses parents ont tout fait pour lui trouver un boulot dans le fin fond du Ministère de la Magie pour se débarrasser d'elle, au grand dam de sa chef actuelle qui s'en passerait bien. Biberonnée très tôt par ses grands-parents à l'idée que les sangs-purs sont trop cools et méritent largement de diriger le Monde, elle conçoit depuis des plans farfelus pour y parvenir, qu'elle ne met jamais en pratique mais qui ont le mérite de la tenir occupée.


(c) Charlotte Le Bon
Dans sa stupeur, Mary mit un moment à baisser le doigt qu'elle avait pointé vers Fernanda. Il fallait qu'elle ait une conversation avec ses parents. Il paraissait clair, après vingt trois ans de vie, que quelqu'un ou quelque chose l'avait maudite dans son berceau. Sinon, comment expliquer que l'ex-Serdaigle soit toujours sur son chemin après tant de temps ? D'un geste, Mary remonta ses lunettes qui avaient glissées de son nez dans sa confusion, en même temps qu'un flot de souvenirs revenaient la hanter alors qu'elle était parfaitement éveillée. Ce moment gênant où elles étaient arrivées avec la même robe (jusqu'à la couleur !) à une soirée, leur table côte à côté pendant leur BUSE ET leur ASPIC, quand elles avaient acheté la même baguette (au millimètre près) le même jour... On les appelait les inséparables, jusqu'au jour où Mary avait enfoncé deux limaces visqueuses dans les narines d'un impudent ayant fait la réflexion devant elle. Après cela, ses camarades, ses boulets, se contentaient de le murmurer en espérant qu'elle n'entendrait rien.

Enfin, il fallait savoir rester convenable même dans les moments les plus difficiles. Mary ramena son bras de long de son corps et affecta un air pénétré qu'elle s'était entraînée à arborer devant son miroir, avec son reflet qui commentait les poses. Ce devait être du plus bel effet, pas de doute !

« Fernanda. »

La situation aurait pu s'éterniser dans le silence encore longtemps, mais (mal)heureusement, elles n'étaient plus seules. C'aurait pu être une bonne chose, sérieusement. Mais bon, quand est-ce qu'on pouvait compter sur ses supérieurs pour qu'ils fassent correctement leur boulot ? Quand Mary serait la maîtresse du monde, elle interdirait la stupidité chez les membres de la classe dirigeante. Elle devrait être à son image donc : belle, sportive, intelligente, douée d'un grand sens de la répartie, tout autant que dans l'usage de la magie, et reine de la mode (sorcière ou moldue, merci Marie Chantal !). Autant dire que Tom Whitby ne ferait jamais partie de la classe dirigeante, avec son pantalon moulant. Le Tocard ou comment assassiner la mode en une seule tenue !

Comme la chance ne débarque jamais sans sa copine Chance 2, elles eurent également droit à l'arrivée d'un second tocard. Le Ministère, comme les salaires qu'il versait, n'était pas doué dans le recrutement. Mary sortit comme par magie un calepin et une plume auto-encrée et entreprit consciencieusement d'y écrire ses pensées pour ne pas les oublier : « idée n° 58 : interdire aux tocards d'entrer au Ministère »  ; « idée n°59 : mieux, dissoudre le Ministère pour mettre au chômage tous les tocards qui le composent ». Satisfaite, son matériel disparut de la même façon qu'il était apparut.

Un autre de ses petits plaisirs étaient de faire tout le contraire de ce qu'attendait Fernanda, elle posa donc une question :

« Pourquoi ce serait toi la cheffe déjà ? Et pourquoi je dois me coltiner ce tocard ? » demanda-t-elle en désignant Tom.

Ca lui arrivait aussi de se rendre compte d'un fait important après avoir terminé une phrase, ce qui n'allait pas du tout avec le goût de la perfection de Mary. Elle jaugea Tom, puis Davis, puis Fernanda, et poussa un soupir de pure dramaqueen.

« Laisse tomber, aucune chance d'avoir mieux de toute façon, » reprit-elle avec un vague air dégoûté. « Ramène tes fesses toc... Tommy, mais pas trop près quand même. Je ne voudrais pas qu'on me prenne pour une maquerelle d'un bordel sorcier bas de gamme, avec ton jean moulant. »

Sans regarder s'il suivait, Mary s'éloigna de l'autre duo de leur équipe et elle ne put s'empêcher une petite réflexion en passant à côté de Fernanda.

« Le viol est un crime Augusta, je préfère te le rappeler. »

Davis était trop bête pour reconnaître des avances du sexe opposé et si Fernanda ne contrôlait pas ses pulsions romantiques, la pluie de bouchon de liège ne serait pas le seul drame que connaîtrait Sainte Brique du Clocher. Il y avait finalement un avantage de travailler en équipe avec l'ombre de ses jeunes années scolaires.
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Elojs
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Tom Whitby
J'ai 25 ans et je vis à Londres, Angleterre. Dans la vie, je suis stagiaire au département des oubliator et je m'en sors sans plus. Sinon, grâce à mon peu de courage, je suis célibataire et je le vis plutôt pas bien.

Ancien poufsouffle. A été pistonné par son oncle pour tenter de faire quelque chose de sa vie. A peur de son ombre. Est très maladroit. N'a aucune mauvaise pensée ou volonté, juste trop peureux pour réussir à entreprendre quoique ce soit. C'est sa première fois sur le terrain.


jim parsons ©️ Philias
Même si c'est avec un regard un peu vague, les mains dans ses poches et sans plus insister, Fernanda lui a répondu sans l'ignorer et ça... ça fait tout pour Tom. Il se sent important, il a l'impression que cette mission est sa grande mission et qu'avec cette équipe, il sera capable de tout ! Il connaît un peu Davis, pas trop non plus, mais il a l'air d'être un type qui s'y connaît, alors à eux quatre, ils arriveront sûrement à faire quelque chose de bien. Un immense sourire s'étire sur ses lèvres et il reprend espoir. Sûrement grâce au wisky pur feu qui lui balaie ses doutes et ses incertitudes. Tout comme sa capacité à rater quoique ce soit.

Et quand Fernanda lâche un ”Okay team” Tom sent les larmes lui monter aux yeux  : il fait partie d'une équipe ! Il a sa place ici. C'est sûrement le plus beau jour de sa vie, si'l le pouvait il irait embrasser son chef qui lui a imposé de venir, d'ailleurs il lui ferait un cadeau, des chocolats parfumé aux épinards, ce sera merveilleux il va adorer. Tom cligne des yeux plusieurs fois, fier de son idée, mais vu de l'extérieur les autres doivent se demander ce qu'il se passe dans sa tête, à moins qu'ils aient déjà arrêtés de se poser des questions sur lui.

Fernanda demande s'il y a des questions et avant même que Tom ait pu répondre un splendide « pas d'question chef ! » Mary-Jane a pris la parole. « Et pourquoi je dois me coltiner ce tocard ? » Tom reste perplexe quelques secondes avant de comprendre qu'elle parle de lui, alors il hésite entre devenir furieux ou rougir, puis une grande tristesse s'inscrit sur son visage ; ils savent qu'il ne sert à rien et qu'il est inutile. Tom n'est qu'une imposture, sa vie est fichue. Il était à deux doigts de se mettre à pleurer... « Laisse tomber, aucune chance d'avoir mieux de toute façon, » Un soupçon d'espoir reprend vie dans son corps, elle le juge peut être juste mal, parce qu'elle le met au même niveau que les deux autres. Alors que Davis est plein d'assurance et que Fernanda est ... Fernanda.  « Ramène tes fesses toc... Tommy » Le reste de la phrase ne s'imprima pas dans l'esprit du jeune homme, il avait droit à un surnom affectueux. Mary-Jane était la femme la plus intéressante et merveilleuse qu'il n'ait jamais vu de sa vie. « Je ne voudrais pas qu'on me prenne pour une maquerelle d'un bordel sorcier bas de gamme, avec ton jean moulant. » Il s'arrêta net. « Quoi comment ça ? Ma tenue n'est pas appropriée ? J'ai raté quelque chose ? Je me suis servi d'un magazine qu'un homme moldu avait laissé traîné près de lui sur un siège dans une gare il y a six ans. » Il parlait vite en mangeant ses mots. Il se sentait tellement nul à côtés de ces trois comparses qui eux savaient (en réalité lui-même n'avait aucune idée de ce qu'ils savaient maaais ...)

Il regarda le tas de bouchons par terre, il y en avait absolument partout, le vieux qui s'était planté n'avait pas vraiment fait les choses à moitié. Tom poussa un soupir. « Je fais apparaître un balai pour balayer le sol ? Comment tu veux qu'on procède ? » demanda-t-il le plus innocemment du monde. Se servir de sa baguette oui, mais pas trop quand même.
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June
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Davis Goodwood
J'ai 23 ans et je vis à Londres, Angleterre. Dans la vie, je suis stagiaire au département des oubliators et je m'en sors moins bien que je le crois. Sinon, grâce à ce côté boulet dont je suis le seul à ne pas avoir conscience, je suis célibataire et je n'y fais plutôt pas trop gaffe.

ex-poufsouffle, Davis n'est pas méchant. c'est juste un gros boulet présomptueux, qui passe sa vie à interpréter de travers les yeux levés au ciel et les soupirs de désespoir qu'il suscite. il est plein de zèle, il veut toujours trop bien faire - et croit y parvenir - mais le drame de sa vie, c'est qu'il n'a aucun talent. il est le fils unique d'une famille de sorciers, mais il a mis tellement longtemps avant de montrer le moindre signe de pouvoirs magiques que ses parents l'ont bien cru cracmol. sérieux, on se demande bien comment il a fait pour entrer au ministère.


frank ocean ©️ EYLIKA
Ok, changement de plan : visiblement sa tentative de prendre les choses en main n’avait pas été suffisamment crédible, voire même était passée totalement inaperçue, et Davis devait à tout prix adopter une nouvelle stratégie. Personne ne devait se rendre compte qu’il était un peu déboussolé, voire dépassé. En voyant Fernanda se planter devant eux et prendre carrément le lead, il était un peu paniqué à l’idée que la situation lui échappe et il devait immédiatement rebondir pour leur prouver que tout était sous contrôle. Vite, il fallait trouver quelque chose ; Davis passa en revue les éléments qu’il n’avait pas encore eu le temps d’assimiler, et notamment ce raz-de-marée de bouchons de lièges dont il se rendit subitement compte qu’il ignorait la provenance. Il eut quand même le bon sens d’associer leur présence incongrue sur la place de l’église d’un petit village moldu avec la mission qu’on lui avait confiée. Mais il ne parvenait pas à aller plus loin et il commençait à avoir sérieusement l’air de buguer quand, enfin, il sut exactement comment il allait se repositionner.

Alors que Fernanda distribuait ses directives – oh cette pointe de jalousie, ce sentiment d’injustice qu’il sentait fleurir dans sa poitrine : mais pourquoi fallait-il toujours qu’elle le devance ? – il se dit que, faute d’avoir l’air de gérer la situation à lui tout seul, il pouvait bien faire comme si toutes les idées de Fernanda venaient au moins autant de lui, non ? Pour ne pas perdre la face, il fit mine de se planter de son côté, se tournant vers les deux autres bras croisés. Il prit son air le plus sérieux, une moue approbatrice qu’il voulait supérieure et qui n’impressionnait probablement que ce pauvre Tom Whitby. Lorsque Fernanda termina son speech, Davis répéta d'un ton très concerné « Ouais, des questions ? » Voilà, c’était tout à fait ça : s’approprier les directives, avoir l’air de les superviser, montrer qu’il savait s’imposer. Il fallait que ça en jette.

Ce qui est sûr, c’est qu’il ne parvint pas du tout à impressionner Mary-Jane, qui s’empressa de l’exclure de la concertation pour s’adresser directement à Fernanda. Davis suivit l’échange et il éprouva de la peine pour Tom Whitby – le pauvre, sa naïveté lui attirait toujours des moqueries qu’il ne semblait en plus qu’à moitié capable d’identifier comme telles. Davis ne se rendit pas compte que Mary-Jane l’avait tout autant traité, lui aussi, de tocard, et l’avait même directement comparé à Tom. En fait, il n’avait pas les ressources cognitives suffisantes pour comprendre ; les propos de cette fille lui avaient toujours échappé parce qu’il était encore moins capable que quiconque de capter les sous-entendus, de déchiffrer les subtilités de langage dont Mary-Jane était spécialiste, surtout lorsqu'il s'agissait de mépriser son prochain. Peut-être aussi, quelque part, son inconscient souhaitait-il le protéger par-là d’une blessure à l’ego. Mais, dans le fond, il faut avouer qu'il sentit bien quelque chose passer dans l’air ; quelque chose qui ne lui voulait clairement pas du bien, et il se sentit soudain légèrement embarrassé. Il était encore en train de perdre le contrôle de la situation et, maintenant que les équipes étaient constituées et qu’il avait à peu près compris (grâce au discours de Fernanda) l’objet de la mission, il fallait à tout prix qu’il prenne les devants.

Après que Mary-Jane était passée près de Fernanda pour s’engager avec Tom dans la marée de liège (et d’ailleurs, il sembla bien à Davis qu’elle avait lâché quelque chose à Fernanda au passage, mais il ne fut pas certain d’avoir bien entendu), Davis se mit à observer les environs pour décider au plus vite de la marche à suivre. Il fit un tour d’horizon de la placette, et il constata que nombre de moldus commençaient à s’attrouper, visiblement intrigués par cette gigantesque piscine à bouchons, ainsi que les modalités mystérieuses de son apparition sur la place. Ils commençaient aussi à montrer du doigts nos quatre larrons, dont les allures si disparates et l’air décalé intriguaient ; la chemise rose et le pantalon moulant de Tom, mais aussi le costume de Davis semblaient tout particulièrement retenir l’attention.

Vite, il fallait faire quelque chose avant que les choses ne dégénèrent. « Bon, allez, on se met au taf », lança-t-il à Fernanda d'un ton las et ferme – comme s’il considérait qu’elle passait son temps à rêvasser et qu’il était décidément la seule personne un peu sérieuse sur les lieux. Il avait déjà oublié que s’il avait finit par comprendre quel était son objectif – oublietter une ribambelle de moldus du quinzième âge –, c’était uniquement grâce à elle.

Il se dirigea vers un couple de vieillards plantés non loin et brandit sa baguette d’un geste pénétré. Avec toute la concentration et l’application dont il était capable (mais sans même savoir ce que précisément il devait faire oublier, ce qui en soi était déjà un problème de taille), il prononça la formule dédiée du sortilège d’Amnésie. Ou du moins crut-il avoir prononcé cette formule. À en juger par l’inquiétant éclair vert qui jaillit de l’extrémité de sa baguette, puis par les énormes pustules qui se mirent aussitôt à pousser sur le visage de la pauvre vieille dame, qui s’était mise à pousser des hurlements frénétiques au moins aussi aigus que ceux de son mari, le sortilège n’avait pas eu tout à fait l’effet escompté...
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Sans peur et sans reproche face aux denti—euh, au danger
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