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 or first, we have to be taught to see (mangoshack)

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mangoshack
Féminin MESSAGES : 23
INSCRIPTION : 10/02/2018
ÂGE : 22
RÉGION : southside
CRÉDITS : little liars

UNIVERS FÉTICHE : réel + fantasy
PRÉFÉRENCE DE JEU : Homme

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Limace



Tony Fitzpatrick
J'ai 30 ans et je vis à New-York, US. Dans la vie, je suis aspirant au poste de PDG de l'entreprise de mon père et je m'en sors comme je peux.. Sinon, grâce à mon incapacité à être monogame, je suis célibataire et je le vis plutôt bien.

Tony a grandi avec une cuillère en argent dans la bouche. Il a toujours tout eu trop facilement et pourtant il a quand même trouvé des raisons de se rebeller. Il a toujours délaissé les études pour faire la fête. Il est souvent allé trop loin, et a trop de fois tenté d'user de son nom et de l'influence de son père, d'en profiter pour avoir ce qu'il voulait. Mais il a finit par grandir et ses décadences étaient de moins en moins bien vues. Aujourd'hui il n'est qu'un playboy milliardaire qui se fiche des conquêtes. Son père récemment décédé lui a légué une jolie fortune ainsi que les rennes de l'entreprise. La seule condition pour que Tony y accède est que ce dernier participe à cette émission télévisée où deux candidats qui ne se connaissent pas doivent faire le tour du monde ensemble, et diverses activités considérées comme des checkpoint. Tony est dans l'obligation d'accepter s'il veut toucher son héritage.


theo james © EYLIKA
Tony s'interroge sur les raisons du silence de Maria. Il se dit qu'il a peut-être dit quelque chose de mal ou qu'elle a pris de travers, mais il ne prends pas la peine de se faire pardonner ou même de lui poser la question. De toute façon si elle a quelque chose à redire, elle n'a qu'à le lui dire ! Alors Tony se contente de profiter du voyage. Il somnole dans l'avion et lit le livret des consignes de sécurité jusqu'à les connaître par coeur. Il regarde les nuages d'un air distrait et puis enfin l'avion atterrit. Ils sont à peine sortis de l'avion qu'ils sont abordés par un coordinateur, un organisateur de cette mystérieuse activité. L'homme leur file des affaires plus adaptées à l'endroit où ils se trouvent et probablement plus approprié pour l'expédition qu'ils s'apprêtent à faire. Tony regarde Maria mais elle semble trop concentrée sur ce qu'elle fait pour lui accorder ne serait-ce qu'un regard. Au fond il s'en fiche bien, tant pis si elle boude, il n'en a rien à faire. Tony monte dans la navette et regarde dehors tout le long du trajet entre la piste d'atterrissage et Churchill même, une petite ville pittoresque qui a quand même un certain charme il faut l'avouer.

Le coordinateur les mène alors jusqu'à un véhicule immense, une sorte de mélange entre un bus et un tank, avec quelques éléments de 4x4. Tony est impressionné par ce mastodonte. Il monte d'abord. Depuis les fenêtres - très certainement blindées - on voit tout. Tandis que le véhicule se met en marche le coordinateur explique qu'ils vont partir en excursion pour observer les ours polaires en milieu naturel au moment où la glace commence à se former et qu'ils peuvent retrouver leurs "espaces" ? Non Tony n'a pas beaucoup écouté ce que le coordinateur a dit, il sait simplement qu'il y aura des ours polaires et que ça va être cool et relativement unique comme expérience. Il écoute d'une oreille distraite les blablas du coordinateur, l'histoire des Inuits, comment ils ont repoussé les colonisateurs, leurs traditions ancestrales et quelques anecdotes. Il n'écoute pas vraiment, mais le peu qu'il entends, il trouve ça intéressant. Pourtant Tony ne peut pas se détacher de ce paysage immense et merveilleux, de ce blanc intense qui les entoure et qui fait tout disparaître. Il est comme hypnotisé par cet endroit, et il comprends qu'il a de la chance d'être ici. C'est un privilège que de pouvoir assister à ce spectacle tout simplement magique. C'est la première fois de sa vie que Tony se sent ainsi, comme excité à l'idée de participer à cette aventure à quelque chose où il n'a pas forcément d'intérêt personnel. Ici il n'est personne, il n'y a pas de statut social, de montagne d'argent ou d'héritage qui l'attends. Et ce n'est que maintenant qu'il est ici qu'il comprends que tout ça exerçait une sorte de pression sur lui. Mais ça ne veut pas dire pour autant qu'il y renoncera quand il retournera à sa petite vie de riche prétentieux. Mais c'est tout de même un grand bouleversement pour lui.

Tony regarde Maria à plusieurs fenêtres de lui, il décide de la rejoindre et de s'installer à ses côtés. "J'aimerais changer ma réponse d'hier. Je crois que je n'ai jamais vraiment compris pourquoi les gens restaient à rien faire juste pour regarder un paysage, mais maintenant je comprends ce que ça peut faire et... je crois que ouais, j'ai bien envie de ça. J'ai envie de profiter du voyage comme "les gens normaux" le font." Il la regarde au moment où elle tourne la tête vers lui l'air hébété, comme si elle n'avait absolument rien entendu de ce qu'il lui avait raconté. Au fond, ce ne serait pas plus mal. Tony préfère alors en jouer et dit simplement: "Je disais juste que c'est la première fois que je vois un ours polaire. C'est cool." de voir qu'il y en a encore... aurait-il pu ajouter mais au lieu de ça il fait un simple sourire et retourne à sa place de l'autre côté du véhicule.

Il se fait tard, ça fait des heures qu'ils sont partis, le temps est passé super vite. Entre le trajet dans un paysage blanc et l'observation des ours polaires qui venaient voir si la glace était assez solide pour qu'ils puissent traverser... Et puis le coordinateur avait prévu un petit repas, quelques sandwich et des snacks qu'ils ont mangé en regardant le spectacle. Leur expédition prends fin et ils rentrent à Churchill, il est temps pour eux d'aller se reposer. Enfin, c'est ce qu'ils devraient faire. Mais Tony n'a pas envie de rejoindre son petit chalet. Ou en tout cas il n'a pas envie de rester à l'intérieur de ce dernier. Après avoir partagé un repas chaud, il rentre dans son petit chalet - qui lui fait donc office de chambre - où il se prépare un café bien chaud. Puis, armé d'une doudoune, de gants et d'autres accessoires d'hiver, il sort sur sa petite terrasse. Il allume le petit feu à côté de lui et s'installe là. Il allume maladroitement une cigarette - les gants ne facilitent pas tellement les choses dans ces cas là - et il reste là à regarder le ciel, espérant y trouver une aurore boréale. Mais quelque chose semble manquer. Etre seul enlève tout l'attrait de cette activité. Il se lève et va toquer à la porte du chalet voisin où Maria loge. "Hey, je voulais juste savoir si tu voulais regarder les aurores boréales ? J'ai allumé un petit feu sur la terrasse et puis j'ai fait du café. Donc si tu veux venir..."
dit-il à la seconde où elle ouvre la porte. Une fois ces mots prononcés, Tony part et retourne s'installer sur la terrasse.
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June
Féminin MESSAGES : 946
INSCRIPTION : 02/03/2017
ÂGE : 23
RÉGION : Île-de-france
CRÉDITS : bigbadwolf & manueljacinto (tumblr)

UNIVERS FÉTICHE : Réel, fantastique
PRÉFÉRENCE DE JEU : Les deux

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pigeon june



María Saint-James
J'ai 30 ans et je vis à Los Angeles, US. Dans la vie, je suis pas grand-chose et je m'en sors pas terrible. Sinon, grâce à ma malchance, je suis célibataire et je le vis plutôt bien.

maría, elle n’a jamais pensé pouvoir vivre de son art et elle a passé son temps à enchaîner des boulots qui ne lui correspondaient jamais, si bien que ça ne durait pas bien longtemps. elle se considère, socialement, comme une ratée et elle a beaucoup de mal à l’assumer. sur la défensive, elle préfère rembarrer les gens qui lui parlent de ses activités. elle préfère rembarrer les gens, tout court.


elisa flicka © EYLIKA
« Je disais juste que c'est la première fois que je vois un ours polaire. C'est cool, » dit Tony devant l’air hébété de María, et puis il sourit, et puis il s’éloigne à nouveau et reprend sa place près des fenêtres blindées, un peu plus loin. María est presque certaine que ce n’est pas du tout ce qu’il était en train de lui dire, mais déjà elle hausse les épaules et n’y pense plus. Elle est calée là, dans ce gros véhicule qui ronronne doucement à travers un paysage d’aplats blancs qui l’hypnotisent et l’aveuglent, et après le peu de sommeil de la nuit elle commence à se sentir doucement bercée, somnolante – elle rêve déjà. Elle se sent dans une léthargie rêveuse et douce, son corps pleinement imprégné de ce lent mouvement à travers l’immensité. Elle ne ferme pas complètement les yeux. Elle est là, surplombant l’étendue blanche, dans la chaleur qui émane de son manteau, la conscience pleinement ouverte sur ce monde d’un autre monde, dans l’oubli de toute chose et sans plus aucune pensée. Les circonstances dans lesquelles elle accède à ces impressions bouleversantes n’ont plus beaucoup d’importance désormais.

Le midi, Tony et María déjeunent avec les autres membres de l’équipe. L’après-midi est semblable à la matinée, ils se contentent de rouler dans l’étendue blanche, seuls au monde. Chacun est absorbé dans ses propres impressions et la grandeur du panorama semble presque leur intimer le silence. C’est à ce moment-là que, pour la première fois, María se sent traversée d’une rare pensée lucide et se dit que ce voyage, c’était vraiment tout ce dont elle avait besoin. L’évidence de l’oubli, la déconnexion la plus totale l’ont enfin apaisée. Elle est calée tout contre la paroi du buggy, un peu avachie sur son siège, les mains enfoncées dans les poches de sa doudoune, les pieds calés contre le fauteuil, vide, de devant. Tout son être n’est occupé qu’à se projeter dans les lignes infinies du paysage, à s’y diluer – y disparaître. Elle ne fait pas un geste. Seule sa respiration soulève sa poitrine à intervalles réguliers. C’est comme si elle n’aurait plus jamais à bouger, se lever, essayer maladroitement de vivre. Elle pourrait rester là. Juste, rester là. Elle ne sent presque plus son corps, dans l’immobilité. Elle pourrait aussi bien avoir cessé d’exister. Cette absence à soi est une grâce, pour María. Le flot intranquille de ses tourments n’est plus.

Et puis vient le moment de se remettre en marche, de répondre aux sollicitations de l’équipe. De se lever et, les jambes engourdies, descendre du véhicule. María redevient celle qu’elle était, elle se referme parce qu’elle n’a pas encore eu le temps de comprendre ce qu’elle vient de vivre, et elle ne sait pas encore comment se positionner par rapport à cela. L’image qu’elle a donnée d’elle-même. L’image qu’elle va devoir donner d’elle-même, la manière dont il va falloir qu’elle parle de leur après-midi. Ses défenses ne sont pas encore au point et, en attendant d’être prête à parer tous les coups, elle préfère revenir à l’état sauvage.

Arrivés au petit hôtel, María et Tony se séparent, rejoignant chacun leur chalet. Comme toujours, la solitude la soulage. Elle y voit l’occasion de reconstruire, peu à peu, le masque fragile endommagé par les émotions de leur journée. Alors elle commence par bien fermer la porte, et se dévêtir entièrement au milieu du chalet. Le personnel a pris soin d’alimenter le feu dans le poêle à bois, si bien que la température à l’intérieur est d’une douceur inattendue. Il y a un grand miroir encadré de bois brut, sur l’un des murs, dans lequel María s’attarde à regarder son reflet. C’est une expérience dont elle est toujours un peu surprise. Les cheveux d’un noir d’encre, la peau blanche. Le grand tatouage qu’elle a en-dessous des côtes, ce papillon de nuit – un sphinx –, une vanité solitaire sur son corps maigre. Quelle est cette femme ? C’est pour elle une telle habitude que de contraindre ses apparences, qu’elle finit par en oublier à quoi elle ressemble vraiment. Ou peut-être ce reflet dans le miroir ressemble-t-il si peu à ce qu’elle est, au fond, qu’elle peine à se reconnaître elle-même…

Elle est en train de reprendre une contenance après avoir fait bon usage de la haute baignoire en bois qui trône au milieu de la pièce lorsqu’elle entend frapper à la porte de son chalet. « Hey, je voulais juste savoir si tu voulais regarder les aurores boréales ? J'ai allumé un petit feu sur la terrasse et puis j'ai fait du café. Donc si tu veux venir... » C’est Tony, bien évidemment. Tony, et une invitation. Deux choses tout de suite assez difficiles à gérer. Il est temps de choisir une posture pour la soirée. María choisit d’être flegmatique, de traîner des pieds pour faire genre elle est pas intéressée alors que dans le fond, ça a l’air plutôt sympa comme truc. Il faut qu’elle lui fasse croire qu’il a des envies de gamin, qu’elle trouve ça un peu naïf mais qu’elle adhère juste pour lui faire plaisir. – Non, pas pour lui faire plaisir ; disons, pour éviter qu’il se mette à trop râler si elle refuse. Comme si il était du genre à en avoir quelque chose à faire… comme si María pouvait lui être indispensable. En soi elle aimerait bien ça, María. Ce serait plus facile ; ça flatterait son ego. Mais dans le fond, si elle apprécie Tony plus que ce qu’elle laissera jamais paraître, c’est bien parce qu’il n’entre pas du tout dans ce genre de rapport avec elle. Ça la heurte, ouais, et ça la met de mauvais poil. Mais c’est beaucoup plus sain, beaucoup plus sûr. Plus que toutes les autres relations que María a eues dans sa vie, de près ou de loin. Sans doute les avantages de voyager avec un inconnu, sans attache.

María enfile un t-shirt. Elle ne porte que ça et sa culotte en dentelle noire lorsqu’elle va entrouvrir la porte. Elle s’apprête à lui balancer la réplique qu’elle a préparé, mais il a déjà tourné les talons. Il savait déjà qu’elle allait dire oui, c’est sûr. Il la connaît beaucoup trop bien et María, ça l’agace profondément ; elle se sent vulnérable et elle est dégoûtée que son petit jeu ne prenne pas. Tant pis, comme elle est faible, elle s’habille et puis elle quitte le chalet pour rejoindre Tony sur la terrasse d’à côté. Il a la clope au bec, une tasse de café dans les mains. Il est calé dans une chaise sur le porche, tout près d’un feu qu’il vient visiblement d’allumer lui-même. « Ok pour le café », dit María et puis elle chope une tasse et s’assoit à son tour. « Je peux te prendre une clope ? » elle demande, parce que ça lui donne envie de le voir fumer aussi. Avec bonne humeur, mais sans un mot, Tony acquiesce, galère un peu avec ses gants mais finit par sortir une cigarette qu’il allume lui-même avant de lui faire passer. « Merci ». María ramène un genou contre sa poitrine et se cale bien contre le dossier du siège. Ils sont tous deux face au ciel, la nuit est incroyablement noire sous cette latitude, bien que les étoiles y brillent avec netteté. On n’entend que le feu qui crépite, les gorgées de café qui réchauffent – on dirait qu’ils sont parfaitement seuls au monde. María relâche un peu la pression et, tout d’un coup, elle souvient de ce que Tony lui a dit, plus tôt dans l’après-midi. Elle ne sait pas pourquoi il fallait que ça revienne maintenant. Sans doute un instant propice à la méditation. « Les gens normaux ne font pas ça. » Elle regarde son souffle blanc, les volutes de fumée dans l’air glacé. Le bain brûlant qu’elle vient de prendre, la cigarette et le café lui renvoient une chaleur agréable. « Les gens normaux ne prennent pas le temps de ça, ils préfèrent vivre des expériences justement. Ils préfèrent se vanter des expériences qu’ils ont juste accepté de se faire vendre », elle dit et son léger cynisme lui correspond bien, pour le coup. C’est tout elle : tenir ces propos alors même qu’elle participe à un challenge dont l’objectif est de collectionner le plus d’« expériences » touristiques et de « sensations fortes » possible… Et puis on ne sait pas trop si elle formule une critique, ou bien un regret. On sent qu’elle a conscience que la posture de celui qui contemple peut paraître tout aussi risible aux yeux des autres, et pour une fois elle assume cette potentielle position de faiblesse – elle vient quand même d’admettre qu’elle se considérait comme « pas normale » mais elle a beau essayer, elle ne sait pas faire autrement.

Le temps passe, mais le ciel est toujours résolument noir. Ça commencerait presque à tomber à l’eau cette soirée, mais María se rappelle un détail. « On dirait que les aurores boréales veulent pas se montrer pour le moment. J’ai vu qu’il y avait un bain nordique du côté de mon chalet ; je crois qu’ils l’ont allumé plus tôt dans la soirée. On aura peut-être plus de chance là-bas. Le tout sans se les cailler », elle dit. « Tu me suis ? » Effectivement, les braises incandescentes ont ramené l’eau à une température carrément confortable. C’est cool de pouvoir vérifier ça, mais cela dit María a oublié de penser à un truc : ils ne sont pas vraiment équipés en maillots de bain, pour un séjour dans le Grand nord. Tant pis, c’est pas la première fois qu’elle verra un mec en caleçon. Et lui, certainement pas la première fois qu’il verra une nana en sous-vêtements – enfin, une nana en petite culotte, parce que c’est pas dans les habitudes de María de porter un soutien-gorge. Sans prévenir, elle balance ses couches de vêtements sur le sol, elle se les gèle carrément l’espace d’un instant, avant d’entrer dans l’eau et de pousser un soupir de bonheur : elle est brûlante. María repense à quand Tony lui disait, la veille au soir, qu’ils avaient manifestement pas le même mode de vie. Finalement… ils ont beau être très différents et appartenir à des milieux sociaux diamétralement opposés… elle n’est plus si sûre de cela, en cet instant.
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