Partagez | 
 
 
 

 the whistle of a faraway train... (gabrielle)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
 
avatar
June
Féminin MESSAGES : 946
INSCRIPTION : 02/03/2017
ÂGE : 23
RÉGION : Île-de-france
CRÉDITS : bigbadwolf & manueljacinto (tumblr)

UNIVERS FÉTICHE : Réel, fantastique
PRÉFÉRENCE DE JEU : Les deux

Voir le profil de l'utilisateur http://www.letempsdunrp.com/t488-apres-quelques-jours-de-resista http://www.letempsdunrp.com/t1476-i-used-to-follow-the-seasons http://www.letempsdunrp.com/t976-ceiling-gazing#14065
pigeon june


Le contexte du RP
Mise en situation

La situation


Nantes, 1874.


Un après-midi de fin d’été, sur un quai de la gare, deux femmes montent à bord d’un même train en partance.

Elles ne se sont jamais connues ; il n’est aucune raison pour que ces deux femmes que tout oppose soient amenées à se rencontrer un jour.


L’une, professeure de danse classique, côtoie un milieu bourgeois dont elle embrasse les valeurs par nécessité familiale ; elle est fiancée au meilleur parti, un homme lisse et sans défaut qu’elle se souvient avoir toujours connu…

L’autre est issue d’un milieu rural très pauvre, d’une famille nombreuse qu’elle a quittée pour venir travailler en ville dans une maison close ; ce n’est que par naïveté qu’elle n’est pas résignée à son sort, et rêve à un avenir meilleur…


Il n’est aucune raison pour qu’elles soient amenées à se rencontrer un jour. Les hasards des chemins, le dessein de l’existence ont cependant voulu qu’il en soit autrement.

Et c’est à bord d’un train qu’elles se sont connues, pour la première fois…


Contexte provenant d’une recherche vague
Revenir en haut Aller en bas
 
avatar
June
Féminin MESSAGES : 946
INSCRIPTION : 02/03/2017
ÂGE : 23
RÉGION : Île-de-france
CRÉDITS : bigbadwolf & manueljacinto (tumblr)

UNIVERS FÉTICHE : Réel, fantastique
PRÉFÉRENCE DE JEU : Les deux

Voir le profil de l'utilisateur http://www.letempsdunrp.com/t488-apres-quelques-jours-de-resista http://www.letempsdunrp.com/t1476-i-used-to-follow-the-seasons http://www.letempsdunrp.com/t976-ceiling-gazing#14065
pigeon june



Albertine
J'ai 23 ans ans et je vis à Nantes, France. Dans la vie, je suis prostituée dans une maison close et je m'en sors comme je peux. Sinon, grâce à ma chance, je suis célibataire et je le vis plutôt bien.



angela sarafyan © June

Chaque matin était pour Albertine un éveil au monde, un éveil propice à l’accomplissement des rêves charmants qui l’animaient. Les jours de permission, plus encore que les autres jours.

Quelques rayons d’un soleil tardif atteignaient, à travers des tentures lourdes de poussière, la peau si blanche de son visage. Le sourire volatile de l’heure où s’achève le sommeil.

Peu après, elle s’étirait lentement, avec des manières d’enfant.
Elle s’était levée, dans cette chambre de bonne dont la sobriété contrastait avec l’exubérance surannée des étages inférieurs – ceux où le Samovar recevait la clientèle.

Elle avait ensuite fait sa toilette longuement, avec application. Elle y avait mis un soin particulier. Le soin particulier des jours de permission, où elle s’apprêtait toujours avec sobriété.
Elle avait sorti de la penderie la robe qu’elle n’arborait que pour sortir. Une robe si proche de ses rêves… C’était la seule pièce qu’elle possédait qui ne l’identifiait pas à son métier ; la seule qui n’en disait pas trop sur la pauvreté de son origine sociale.
Une robe qui, pourtant, la rappelait au secret de cette origine. À son petit secret à elle, aussi – celui même pour lequel elle revêtait cette robe les jours de permission. Deux fois par mois, parfois moins. Une robe qui rappelait donc précisément tout ce pourquoi Albertine n’appartiendrait jamais à un autre métier, ni à un autre rang.

Albertine, elle-même, contenait en elle à la fois le rêve assuré, et l’évidence de son échec. Sa conviction aveugle ne tromperait jamais la fatalité de sa providence.

Et pour autant, elle s’apprêtait avec la légèreté d’un oiseau. Bien au-dessus, bien au-delà de ces considérations. Elle ne manquait de foi en rien ; elle n’évoluait qu’en balayant les doutes et se montrait très sûre de son insouciance.

Elle avait peigné et coiffé ses cheveux, elle avait mis à ses oreilles et à ses poignets les plus discrets de ses bijoux, enfilé des souliers aux talons courts.
Elle avait profité d’un climat clément de fin d’été pour aller marcher sur les quais de la Loire, quelques heures avant la gare, le train, le paysage derrière la vitre – comme à chaque fois qu’elle s’échappait du Samovar.
Son accoutrement restait modeste, mais elle avait une grâce innée et personne n’aurait probablement deviné qu’elle était prostituée. Flâner lui était naturel, elle avait l’air rêveur ; elle passait sur le quai et son activité, souriait aux chiffonniers, aux porteurs de journaux et marchands en tous genres. À une marchande de fruits, elle acheta quelques figues fraîches, qu’elle conserva dans le petit sac qu’elle avait emporté.

La liberté lui était une évidence.
Ces moments inespérés, où elle était autorisée à échapper aux matonnes pour gagner la ville, lui paraissaient devoir durer pour toujours. Ces heures où la pénombre moite du boudoir n’était qu’un souvenir… Ces quelques heures étaient un seuil, où elle jouait à être presque cette grande dame de la bourgeoisie qu’elle aspirait à devenir.
Et puis après, la vie prenait son cours. Elle montait dans un train en direction du nord ; elle faisait chemin vers le village natal que, la société ayant ses manières de cruauté, elle n’aurait pour autant jamais vraiment quitté.

À quatorze heures, le sifflet retentissait sur le quai de la gare et Albertine alla s’asseoir au fond d’un wagon. Tandis que le train s’ébranlait, elle plongeait déjà les yeux par la fenêtre.
D’ici peu le train aurait quitté la ville, emporté avec son passage ces paysages de chantier industriel, puis les rares faubourgs avant d’atteindre la campagne.
D’ici peu, ce serait un autre seuil… Non pas celui de la grande dame qui sommeillait en elle, ignorée pour toujours, mais celui de la femme du monde. Cette aventureuse en partance qui s’inventait mille destinations, dans les quelques instants que la familiarité des villages de la Loire ne pouvait pas encore compromettre.

Quelques instants après le départ, une femme était venue s’asseoir presque en face d’elle. Albertine leva les yeux sur elle, esquissa un sourire. Elle était d’une prestance magnifique, élégante et douce. Occupée à s’installer, elle n’avait pas encore croisé le regard d’Albertine.
Elle arborait un air légèrement ennuyé, qui était par ailleurs adorable ; maintenant qu’elle y repensait, Albertine l’avait aperçue sur le quai de la gare. Elle y était accompagnée d’un homme qui ne la laissait visiblement partir qu’à regret, et Albertine trouvait aussi charmants cette scène que le très léger agacement de la jeune femme à voir ainsi retardée sa montée dans le train.

« Vous ne devriez pas lui en vouloir, il ne peut pas être facile de voir une femme si belle vous quitter », dit Albertine avec innocence à l’attention de la femme qui était encore occupée à disposer ses affaires auprès d’elle, et ne se trouvait lever la tête qu’à l’occasion de cette réplique pour le moins surprenante…

Revenir en haut Aller en bas
 
avatar
Erylis
Féminin MESSAGES : 38
INSCRIPTION : 14/08/2017
ÂGE : 22
RÉGION : Isère
CRÉDITS : Sandrine Gestin

UNIVERS FÉTICHE : Zombie / GOT / LOTR / HP / si possible Ewilan / Le livre des étoiles / + une multitude de séries en tous genres ...
PRÉFÉRENCE DE JEU : Femme

Voir le profil de l'utilisateur
Limace



Gabrielle
J'ai 27 ans et je vis à Nantes, France. Dans la vie, je suis professeur de danse classique et je m'en sors bien. Sinon, à mon grand désarroi, je suis fiancée et je le vis plutôt inconfortablement.

avatar ©️ Erylis
Elle, droite, élégante, un maintien parfait.
Lui, juste à côté, la dévore des yeux.
C’est un jeune couple, rayonnant d’amour et de vitalité. En apparence.
Un couple que les plus vieux regardent avec une pointe de nostalgie, les plus jeunes avec impatience, et les autres avec envie.

Il tente de la prendre dans ses bras, mais elle s’échappe, adorable de pudeur. Elle a un petit sourire, à peu près naturel, et l’embrasse sur la joue, avant de presque s’enfuir dans le train, aussi insaisissable qu’un songe. Il tend la main pour ressentir un dernier instant la douceur de l’étoffe de soie bleu pâle qu’elle porte sur les épaules, mais déjà, elle n’est plus là.

Elle lui a littéralement filé entre les doigts.

Un discret soupir de soulagement s’échappe de ses lèvres quand elle se glisse dans le train emplit d’une chaleur moite. Elle va de wagon en wagon, cherchant celui qui pourrait être son havre de paix, celui où elle pourrait, le temps d’un voyage, ne plus penser à sa vie, ne plus penser à rien d’autre que ces paysages qui défileront nonchalamment devant ses yeux. Enfin, elle le trouve. Il n’y a qu’une seule personne à l’intérieur. Une femme, calme, qui dégage un je-ne-sais de différent. Gabrielle lui fait un sourire gracieux, un petit signe de tête poli, et ne lui prête plus attention, le temps de disposer ses affaires au-dessus des sièges. Et puis, elle s’assoit et examine ses mains, pour se donner une contenance ; elle se sent observée et n’ose pas lever les yeux, de peur de manquer de politesse.

« Vous ne devriez pas lui en vouloir, il ne peut pas être facile de voir une femme si belle vous quitter »

Les mots avaient été prononcés par la douce créature. Une voix mélodieuse. Gabrielle en est bouleversée, et sent son visage s’enflammer, alors que, déconcertée, elle croise son regard. Elle sent son souffle se tarir sans tout de suite comprendre pourquoi, et dans cette situation où elle n’arrive pas à réagir naturellement, ses bonnes manières reprennent le dessus, et elle murmure un petit « Je-, je vous remercie. »

Aussitôt, elle se sent stupide. Elle aurait voulu dire tellement plus. Lui retourner le compliment, et puis lui dire que ce n’est pas à Charles qu’elle en veut, mais à elle-même. Mais elle regarde par la fenêtre, profondément troublée. Elle ne sait pas quoi dire, elle n’arrive pas à comprendre de quel rang social est cette femme ; ses vêtements dénotent une petite bourgeoisie, démentie par sa spontanéité et son naturel. Gabrielle passe le voyage à se soucier de cela, elle meurt d’envie de discuter avec elle mais son éducation constitue une barrière qu’elle ne se résout pas à franchir. Elle a peur de paraître audacieuse, alors elle se tait.

Elle passe son temps à observer le paysage, et parfois, son regard croise celui de la dame qui lui fait face, et, toujours, elle se sent un peu plus sourire. Quand le moment vient pour elle de sortir, sa gêne initiale l’a quittée, remplacée par un apaisement. Gabrielle récupère ses affaires et rougit à nouveau quand elle se tourne vers la femme.

« Au revoir. »

Au revoir. Une formule qui appelle une autre rencontre. Comme si celle-ci restait en suspens, en attendant la prochaine.

« Mercredi 26 août 1874

C’était il y a cinq jours, quand je suis allée chez mère-grand.

Il y avait cette femme, dans le train.

Je n’arrive pas à l’extraire de mes pensées. Quand je ferme les yeux, je vois les siens, et puis il y a son sourire, ses lèvres, ces mots pleins de fraîcheur, et puis aussi ce qu’elle dégageait tout entière. Je ne sais pas si je la reverrai un jour, mais je me souviendrai de cette rencontre toute ma vie.

Je ne sais pas. Je ne sais pas pourquoi je suis autant troublée, ma main tremble rien qu’en traçant ces lignes. J’espérai qu’écrire m’aiderait à arrêter d’y penser. Mais c’est pire.

Peut-être la prochaine fois, la reverrai-je ?

Je ne sais pas.

Je ressens à la fois un genre d’appréhension et d’excitation.

Je ne sais pas »


Le samedi suivant, Gabrielle se rend donc de nouveau à la gare, remplie d'appréhension, mais surtout, elle a pris une décision. Elle veut arrêter de se torturer l'esprit, et pour cela, elle veut essayer de nouer un dialogue avec cette femme. Tenter de faire disparaître cette sorte de gêne, de ... tension presque sentimentale qui s'est nichée en elle, et qui pourtant ne demande qu'à s'étendre, sans qu'elle en ait encore pleinement conscience.

Elle retourne dans le même wagon que la semaine précédente. Elle a tout juste pris le temps de dire au revoir à Charles, mais elle ne pense déjà plus à lui, parce qu'elle est là.

« Bonjour ! », dit-elle poliment avec un sourire. « Je suis ravie de vous croiser à nouveau. », ajoute-t-elle, sincère.

Elle range ses affaires calmement, et s'installe. Maintenant qu'elle est là, en face d'elle, elle a un mal fou à la lâcher des yeux. C'est pourtant ce qu'elle se force à faire, en dirigeant son regard vers ses mains, qu'elle examine machinalement ; elle a peur, encore, toujours, de paraître impolie.
Revenir en haut Aller en bas
 
avatar
June
Féminin MESSAGES : 946
INSCRIPTION : 02/03/2017
ÂGE : 23
RÉGION : Île-de-france
CRÉDITS : bigbadwolf & manueljacinto (tumblr)

UNIVERS FÉTICHE : Réel, fantastique
PRÉFÉRENCE DE JEU : Les deux

Voir le profil de l'utilisateur http://www.letempsdunrp.com/t488-apres-quelques-jours-de-resista http://www.letempsdunrp.com/t1476-i-used-to-follow-the-seasons http://www.letempsdunrp.com/t976-ceiling-gazing#14065
pigeon june



Albertine
J'ai 23 ans ans et je vis à Nantes, France. Dans la vie, je suis prostituée dans une maison close et je m'en sors comme je peux. Sinon, grâce à ma chance, je suis célibataire et je le vis plutôt bien.



angela sarafyan © June
C’étaient les derniers jours du mois d’août sur Nantes, et la chaleur particulière de cette fin d’été, bien qu’elle indisposât les ouvriers qui travaillaient sur les chantiers navals, était rendue supportable par une vague brise estuarienne, venue de l’océan.

Ce matin-là encore, quelques rayons d’un soleil tardif atteignaient, à travers des tentures lourdes de poussière, la peau si blanche de son visage. Le sourire volatile de l’heure où s’achève le sommeil. C’était samedi, et c’était jour de permission à nouveau ; il était rare qu’Albertine puisse trouver à s’échapper à une semaine d’intervalle. Elle avait eu envie de prendre cela pour un signe du destin, bien qu’elle n’était assidue en aucune croyance, et c’était avec joie qu’elle avait donc fait sa toilette. Longuement, avec application. Elle y avait mis plus encore de soin qu’à l’habitude.

Elle avait pris dans la penderie la robe qu’elle n’arborait que pour sortir…

La journée s’annonçait aussi belle que la semaine avait été particulièrement rude, au Samovar. Etait-ce la chaleur, ou bien la fin des vacances ; en tout cas c’était derrière elle. L’heure était venue de jouer les madame, et c’était son jeu préféré. Un jeu très sérieux, pour autant ; d’une certaine façon, l’une des rares choses qu’elle ne prenait pas à la légère. Elle ne jouait à se prêter le rang, la stature d’une autre que pour être sobrement digne de ce secret que le destin lui avait confié. Même si elle le faisait, comme tout ce qu’elle faisait, avec des manières d’enfant.

Elle avait acheté des fraises, sur les quais de la Loire ; les dernières fraises de la saison. Elle flâna dans la gare, où elle était en avance. Elle ignora le regard des hommes sur elle, et leur désir.

Une fois le train à quai, elle souleva légèrement sa robe pour y grimper, et vint trouver distraitement la première place qui s’offrait à elle. Le hasard voulut que ce soit la même place que la semaine passée.

*

« Bonjour ! Je suis ravie de vous croiser à nouveau. »

Albertine sursauta presque au son de cette voix qu’elle crut presque essoufflée. Elle s’était déjà perdue, par la fenêtre, dans la contemplation du paysage – bien qu’il n’y eut pas encore grand-chose à voir. Elle releva les yeux pour voir une femme ranger ses affaires au-dessus de son siège, et s’installer en face d’elle.

C’était la même femme que la semaine passée, celle à qui Albertine avait eu envie de faire la conversation pendant tout le voyage, mais qui avait semblé chaque fois esquiver mystérieusement son regard. Celle qui avait eu l’air si agitée aussi, comme mue par des forces contraires ; Albertine n’avait jamais vraiment compris pourquoi elle s'était montrée si réservée.

Elle, elle avait d’abord commencé par regarder longuement, sans aucune gêne, cette femme qu’elle avait trouvée si belle. Sans doute avait-elle dû remarquer, à sa toilette, à son maintien, à son chapeau, à ses bonnes manières, que cette femme était d’un tout autre milieu social qu’elle – mais Albertine n’avait jamais su tenir compte de ces différences, pourtant cruciales, auxquelles elle était trop dissipée pour comprendre quelque chose.

Son absence de réserve, sa spontanéité, pour autant, la trahissaient probablement. D’autant qu’elle portait cette robe à nouveau, une robe suffisamment élégante pour faire illusion – mais c’était la même robe que la semaine passée.

Le train s’ébranla, et Albertine arborait un sourire distrait et ravi, mais elle ne réalisa pas tout de suite qu’elle n’avait pas répondu à son interlocutrice. Cette dernière prit place en face d’elle, et pour une raison étrange elle sembla, cette fois encore, après quelques instants passés à considérer Albertine, légèrement mal à l’aise.

Il faut dire qu’Albertine, elle, elle ne se privait pas pour détailler les traits de sa voisine. Qu’y avait-t-il de mal à cela ? « Oui, c’est vrai, je me souviens bien de vous », dit-elle, sans réaliser que ce n’était pas vraiment une réponse adéquate à ce qui avait été dit.

Elle était occupée à s’imprégner de ce visage si pur ; une peau blanche, une peau de porcelaine encadrée par quelques mèches brunes qui, distraites, s'étaient échappées de la coiffure. Une bouche charnue, dont le dessin, en croissant de lune, lui apparaissait charmant. Des yeux d’un bleu-gris très clair, incroyablement envoûtants.

Sa toilette, légère en raison des températures, descendait sur ses épaules et en laissait une grande partie à nu. Albertine devinait sa nuque, découverte elle aussi, remarquait une très mince perle de sueur au-dessus de sa lèvre supérieure. Cette femme était belle. Et sensuelle, profondément sensuelle. Et il était certain qu’elle n’en avait, qui plus est, absolument pas conscience.

« Alors, vous n’avez pas pris pitié de votre fiancé. Vous lui échappez encore », énonça Albertine, très légèrement, très simplement. Elle n’attendait presque pas de réponse ; sa voix ne portait aucun jugement. C’était un constat qu’elle faisait. Dans sa bouche, il paraissait presque banal. Et, dans sa grande naïveté ; dans sa confiance, inconnue d’elle-même, en son intuition, elle ne savait pas qu’elle avait presque raison.
Revenir en haut Aller en bas
 
Contenu sponsorisé



Revenir en haut Aller en bas
 
 
the whistle of a faraway train... (gabrielle)
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» How train your dragon
» Gabrielle Delacourt
» Assise dans le train
» Un coupe papier intégré et du silicone dans l'arrière train.
» ♦ Gabrielle de Vendôme ▬ « Une fille pure, si naïve et angélique va voir quelques plumes tomber de ses ailes. »‏‏‏‏

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
 
 
LE TEMPS D'UN RP :: Place des artistes :: Univers historique :: Contemporain-
Sauter vers: