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 ezekiel ∇ aujourd'hui j'essaie de croire que demain sera parfait

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Dan
Rosebury

J'ai 33 ans et je vis à Chicago, Etats-Unis. Dans la vie, je suis au chômage et je m'en sors absolument pas. Sinon, grâce à ma malchance, je suis mi-célibataire mi-en couple et je le vis plutôt mal aussi.

Dan a toujours été un père modèle. Ses enfants, il les a toujours gâtés. Mais tout a déraillé quand il a perdu coup sur coup son boulot de chef cuisinier qu'il aimait tout particulièrement, et sa mère. Au lieu de chercher du réconfort chez son homme, il a préféré choisir l'alcool... Pour ne pas l'ennuyer avec toute sa peine. Grossière erreur.
Pour lui, ça n'est pas fini. Il est toujours amoureux d'Ezekiel et fera tout pour le reconquérir. Mais ça semble mal barré... Depuis peu, il croit savoir que son amoureux se tape d'autres hommes, et ça c'est juste inconcevable. Ca le met tellement en rogne... Lui il est incapable d'aller voir ailleurs.
Il passe tout son temps chez eux. Parfois dans un bar.


Boyd Holbrook © Freyja
Chaque jour lui avait semblé plus long et morose que le précédent. Jusqu’à ce qu’on lui informe que pour Noël exceptionnellement, il pourrait retourner auprès de sa famille. Le temps d’un petit week-end il obtenait la permission de retrouver les siens comme s’il revenait d’un long combat et qu’il quittait l’armée pour quelques jours bénits en toute sécurité. D’accord, ce n’était peut-être pas correct de comparer un rescapé de l’armée avec un alcoolique en plein sevrage. Mais certains jours Dan avait réellement l’impression d’être sur un champ de bataille.
Il ne s’était pas senti de prendre la route ce jour-là. Ses mains tremblaient encore à cause du manque alors il avait trouvé plus raisonnable d’appeler un taxi. Dan sentait que c’était le genre de décisions qui prouverait à Ezekiel qu’il avait changé, car il avait changé. Le blond le savait, il ne serait plus jamais le même après cette cure. Mais il s’en foutait car pour l’heure, ce qui comptait, c’était qu’il allait retrouver son homme et ses enfants pour noël. Alors non, il n’avait pas de cadeaux formidables à leur apporter, mais il serait là. Dan avait hésité à appeler Ezekiel sur la route mais finalement, il s’était dit qu’une surprise aurait plus d’effet autant sur lui que sur les enfants. En espérant qu’ils soient restés à la maison pour le réveillon…

Le trajet lui sembla encore plus long qu’à l’aller. Il avait tellement hâte… Et surtout, Dan redécouvrait avec plaisir les paysages extérieurs, et la neige qui s’était déposée sur certains d’entre eux. Il eut vaguement peur de trouver un autre homme en poussant la porte. Et pourtant, Ezekiel lui avait promis qu’il n’y avait personne d’autre. Il s’était même montré plus à l’écoute, était venu le voir plusieurs fois depuis la première visite. Leur couple aussi était sur la voie de la guérison et bientôt, dans quelques semaines, ils pourraient pleinement se retrouver.

Le voilà devant chez lui. Dan aurait aimé se précipiter à la porte, serrer ses enfants très fort contre lui mais les émotions le submergèrent avant. A peine était-il sorti du taxi qu’il se mit à pleurer devant le porche. Il mit quelques minutes à se calmer et s’avança finalement vers la porte pour frapper.
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SUNRISE
Masculin MESSAGES : 1843
INSCRIPTION : 22/05/2017
ÂGE : 19
RÉGION : languedoc-roussillon.
CRÉDITS : tumblr.

UNIVERS FÉTICHE : fantastique, city, sms, all.
PRÉFÉRENCE DE JEU : Homme

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gay on a mission



Ezekiel Greenwick
J'ai 31 ans et je vis à Chicago, Etats-Unis. Dans la vie, je suis rédacteur, journaliste et je m'en sors moyennement bien. Sinon, grâce à ma malchance, je suis forcé de faire semblant de l'aimer, pour nos enfants, et je le vis plutôt mal, très mal.

Tu pensais avoir rencontré l'homme de ta vie, tu pensais avoir trouvé ton âme-sœur. Tu aurais pu tout lui céder, tout lui offrir, mais certainement pas la vie de tes enfants. Ce fut l'erreur de trop, une erreur que tu ne peux pas pardonner. Que tu ne veux pas pardonner. Vous jouez le parfait petit couple, pour le bonheur des petits, pour leur éducation, mais cette comédie te brise un peu plus chaque jour. Tu consoles tes peurs et tes doutes, en allant voir ailleurs, en couchant avec ceux qui te désirent. Rancoeur, tu veux le faire souffrir, alors même que tes sentiments envers lui te jouent des tours. Entre amour et haine, il n'y a qu'un pas.


Richard Madden © SHIYA
Passer le réveillon de Noël sans le pilier de la famille s’est avéré être la décision la plus difficile à prendre depuis le début du mois. Pourtant, tu n’as pas pu te résoudre à priver tes enfants du passage du Père Noël. Ils n’auraient pas compris pourquoi le grand barbu les aurait inscrit sur la liste des enfants pas sages. Alors, dès que l’occasion s’est présentée, pendant la nuit, tu as décoré l’intégralité de la maison de guirlandes lumineuses, de grandes chaussettes accrochées à la cheminée et de tant d’autres ornements différents qu’il faudrait beaucoup trop de temps pour tous les énumérer. Puis, le lendemain matin, au premier décembre, tu as réveillé les enfants, les as tiré du lit pour qu’ils t’aident à décorer le grand sapin dressé dans le coin du living-room. Ses épines tombaient unes à unes sur le parquet lorsque les enfants accrochaient les décorations aux branches. Les gosses ont même voulu que ce soit toi qui accroche l’étoile au sommet, alors qu’ils se battaient chaque année pour avoir le droit de le faire. De véritables anges qui prennent soin de leur père.

Tu soupires alors que tu déposes les paquets au pied du sapin avant d’aller te coucher, le vingt-quatre au soir. Tu disposes chaque cadeau soigneusement emballé sous les branches du sapin bien vert, joliment décoré. Les enfants seront sans doute triste de devoir déballer les paquets sans un de leur père, néanmoins, les priver de cette fête serait d’autant plus cruel de ta part. Quand bien même, le lendemain, tu n’auras pas le cœur à apprécier cette journée si particulière, ce repas si unique dans l’année, mais tu arboreras tout de même un large sourire pour masquer le manque de ton mari. Doucement, tu tires le petit guéridon près de l’arbre, croques dans un biscuit, bois quelques gorgées de lait que les enfants ont déposé pour le Père Noël et te vautres dans le canapé quelques instants. La cure a duré plus longtemps que prévu. Tu pensais que ce ne serait que quelques jours, quelques semaines, tout au plus, mais les semaines se sont transformés en mois. De longs mois où tu dépéris un peu plus chaque jour. Tu ne sais pas si tu pourras continuer très longtemps, seul, à travailler jour et nuit pour que les gosses ne manquent de rien. Un nouveau soupir s’échappe alors de tes lèvres. Tes paupières se ferment sur la photo de famille accrochée au-dessus de la cheminée.

« Papa ! Papa ! Le Père Noël est passé ! Regarde ! Regarde ! Papa ! » crient deux petites voix, alors qu’on te secoue dans tous les sens. « T’as vu le Papa Noël, dis ? T’as pu le voir ? » Ils ont un don particulier pour les réveils en douceur, ces deux petits. Un large sourire naît sur ton visage, tandis que tes mains frottent tes yeux ensommeillés. « Je me suis endormi avant, j’ai rien vu du tout. » dis-tu, faussement peiné. Tu te redresses dans le sofa et t’étires tel un félin en les regardant courir dans tout le salon. Ils t’apportent tant de bonheur. Ils te rendent heureux, ces petits bouts de choux. Cette année, le vieux du Pôle Nord n’a pas pu se montrer très généreux, mais cela ne semble pas entacher leur bonheur pour autant. Ils s’agitent dans tous les sens, cherchant les paquets portant leurs prénoms. Ils apportent un peu de chaleur à ton cœur sans même s’en rendre compte. La douceur du moment est vite interrompu par la sonnette de la porte. Tu fronces les sourcils. Qui viendrait vous déranger un vingt-cinq décembre ? « Attendez-moi pour ouvrir vos cadeaux les enfants ! J’arrive ! » Cheveux en bataille, yeux cernés et portant encore les vêtements de la veille, tu t’extirpes du sofa pour te précipiter à la porte d’entrée. Sans même regarder par l’œilleton, tu ouvres la porte. Bordel. « Dany ! » t’exclames-tu en lui sautant dans les bras. Ton plus beau cadeau de Noël. Ton plus précieux présent. Tu plaques tes lèvres aux siennes sans réfléchir. Sans prendre le temps de l’observer. Il est là. En chair et en os. Il ne ratera pas Noël. Il le passera avec vous. « Comment t’es arrivé jusque là ? Pourquoi tu m’as pas appelé ? » Beaucoup de questions se frayent un chemin entre tes lèvres, alors que tu le tires à l’intérieur. « Les enfants, venez voir ce que le Père Noël a déposé devant la porte ! » Emu. Les larmes au bord des yeux. Il arrive au moment où tu te sentais craquer. Il arrive au moment où tu avais tant besoin de lui… Tandis que les gamins se jettent à son cou pour l’embrasser, tu ne peux quitter son regard. Tu ne peux que murmurer un « Je t’aime » sans qu’aucun son ne sorte de ta bouche. Un murmure silencieux.
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Dan
Rosebury

J'ai 33 ans et je vis à Chicago, Etats-Unis. Dans la vie, je suis au chômage et je m'en sors absolument pas. Sinon, grâce à ma malchance, je suis mi-célibataire mi-en couple et je le vis plutôt mal aussi.

Dan a toujours été un père modèle. Ses enfants, il les a toujours gâtés. Mais tout a déraillé quand il a perdu coup sur coup son boulot de chef cuisinier qu'il aimait tout particulièrement, et sa mère. Au lieu de chercher du réconfort chez son homme, il a préféré choisir l'alcool... Pour ne pas l'ennuyer avec toute sa peine. Grossière erreur.
Pour lui, ça n'est pas fini. Il est toujours amoureux d'Ezekiel et fera tout pour le reconquérir. Mais ça semble mal barré... Depuis peu, il croit savoir que son amoureux se tape d'autres hommes, et ça c'est juste inconcevable. Ca le met tellement en rogne... Lui il est incapable d'aller voir ailleurs.
Il passe tout son temps chez eux. Parfois dans un bar.


Boyd Holbrook © Freyja
Dan avait eu peur pendant tout le trajet. Il s’était imaginé plusieurs scénarios… Avait pensé à la réaction qu’aurait Ezekiel en le voyant. Et s’il s’emportait sans lui laisser la chance de s’expliquer ? S’il croyait que Dan avait fui le centre et qu’il abandonnait la cure ? Ce n’était probablement pas le pire des scénarios. Non, le pire, ce serait de trouver un autre homme avec eux. Et c’était pourtant stupide car si au début de toute cette merde Dan l’en aurait cru capable, ce n’était plus le cas aujourd’hui. Il savait désormais que son homme l’aimait toujours et c’était ce à quoi il se raccrochait aujourd’hui et tous les autres jours.
Sur la route il aurait pu faire une escale et aller boire un verre mais il n’y avait pas pensé une seule seconde. Ca aurait tout détruit et surtout, ça l’aurait éloigné de ses enfants. Dan n’était pas totalement con… Il avait bien compris le message, la dernière fois. S’il faisait une autre connerie, alors on lui enlèverait ses gamins. Et Dan c’était un papa poule qui ne se voyait pas sans eux. C’était aussi ce qui rendait cette cure particulièrement difficile mais d’un autre côté ils étaient sa force. Dan voulait les voir grandir, il voulait qu’ils soient fiers de lui plus tard. Parce qu’un jour, il comptait bien leur parler de cette période. Quand ils pourraient comprendre. Et Dan aimerait pouvoir leur dire qu’il avait réussi à s’en sortir grâce à l’amour de sa famille. N’était-ce pas la plus belle valeur au monde ?

Il avait mis du temps avant de frapper. Il avait mis du temps à effacer les larmes, aussi. Ce qui s’avéra complètement inutile car lorsqu’Ezekiel ouvrit la porte, elles coulèrent à nouveau. Il accueillit l’étreinte de son homme avec bonheur et le serra avec toute la force qu’il avait, au risque de l’étouffer. Que c’était bon de le retrouver. De retrouver la maison, aussi. Ils s’étaient vus récemment mais dans un lieu qu’il avait en horreur ce qui rendait les choses totalement différentes. « J’ai eu le droit à quelques jours pour Noël… » Parce qu’il avait bien travaillé ces derniers temps en cure. Parce qu’il avait fait des efforts. « Je voulais vous faire une surprise. M’en veux pas… » Le câlin fut bien trop court, il aurait aimé le serrer dans ses bras plusieurs heures de suite. Mais il y avait les enfants aussi ! Alors il quitta son amoureux pour trouver les petits bras de ses enfants qui eux aussi étaient très contents. « Mes amours ! » Il les serra fort, un peu moins qu’Ez cela dit pour ne pas leur faire mal. Très vite il porta les deux enfants à bout de bras pour faire un câlin collectif avec leur autre papa. « Je suis tellement content de vous revoir ! Je voulais vraiment pas manquer Noël avec vous. » Et il ne pensait pas encore aux conséquences. Aux nouveaux adieux qui les attendaient… Chaque chose en son temps.
Dan regarda le sapin, les cadeaux à peine déballés. Il arrivait pile à temps. « Allez ouvrir vos cadeaux les enfants. On vous regarde avec Papa ! » Il alla s’asseoir près du sapin en tailleur et invita Ezekiel à se mettre entre ses jambes. Quand il l’eut rejoint, il embrassa doucement sa nuque et murmura, tout en gardant un œil sur les enfants : « Je suis désolé, je n’ai pas de cadeaux pour vous... Est-ce que tu vas bien ? »
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SUNRISE
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Ezekiel Greenwick
J'ai 31 ans et je vis à Chicago, Etats-Unis. Dans la vie, je suis rédacteur, journaliste et je m'en sors moyennement bien. Sinon, grâce à ma malchance, je suis forcé de faire semblant de l'aimer, pour nos enfants, et je le vis plutôt mal, très mal.

Tu pensais avoir rencontré l'homme de ta vie, tu pensais avoir trouvé ton âme-sœur. Tu aurais pu tout lui céder, tout lui offrir, mais certainement pas la vie de tes enfants. Ce fut l'erreur de trop, une erreur que tu ne peux pas pardonner. Que tu ne veux pas pardonner. Vous jouez le parfait petit couple, pour le bonheur des petits, pour leur éducation, mais cette comédie te brise un peu plus chaque jour. Tu consoles tes peurs et tes doutes, en allant voir ailleurs, en couchant avec ceux qui te désirent. Rancoeur, tu veux le faire souffrir, alors même que tes sentiments envers lui te jouent des tours. Entre amour et haine, il n'y a qu'un pas.


Richard Madden © SHIYA
Observer les enfants se jeter sur les paquets déposés sous le sapin te porte un peu de baume au cœur. Un peu de chaleur qui te manquait tant, depuis quelques semaines. Les voir courir dans les bras de leur père est encore plus délectable. Il leur a manqué, autant qu’il t’a manqué. Ta dernière visite dans le centre fut si intense que la séparation n’en fut que plus douloureuse. Parfois, tu te demandes si son départ n’était pas une erreur, si se battre à ses côtés, à la maison, n’aura pas été plus simple pour lui, comme pour vous. Des interrogations qui ont vite coulé en le voyant sur le seuil de la porte. S’il n’était pas parti en cure, il y a quelques longues semaines, il ferait sans doute plus parti de ta vie. Il ne serait sans doute plus autorisé à voir vos enfants. Quoique tu puisses en dire. Mais aujourd’hui, il est là. Avec vous. Juste à temps pour ouvrir les cadeaux. Pour quelques jours. Tu fermes les yeux, retenant les larmes qui menacent de couler sur tes joues alors que les enfants t’attirent dans l’étreinte qu’ils partagent avec leur père. Une fois redescendus, ils vous tirent tous les deux dans le salon pour que vous soyez aux premières loges de leurs découvertes. Le papier cadeau est rapidement déchiré, faisant place à quelques jouets, comme ils les avaient demandé sur leurs lettres pour les elfes du Pôle Nord. Tu te poses dans les bras de ton homme, pour sentir ses bras autour de toi. Sentir son parfum. Te sentir en sécurité. Le savoir près de toi. L’empêcher de se lever sans t’emmener avec lui. Pour être avec lui.

Un léger sourire se pose enfin sur tes lèvres, donnant une mine plus douce à ton visage épuisé. « Les cadeaux n’ont plus une très grande importance à leurs yeux, maintenant que tu es là. » Dan est votre plus beau cadeau, celui que vous espériez tous les trois, en vous répétant pourtant que le Père Noël n’était pas assez généreux pour le déposer sur le pas de la porte. Qu’est-ce que vous aviez tord… Tu secoues la tête de gauche à droite à cette simple question qui fait battre ton cœur plus vite, dans la crainte de fondre en larmes alors que tes gamins se réjouissent de la générosité d’un personnage habillé en rouge et blanc sous tes yeux. Tu n’ajoutes rien. Juste un non qui signifie tant de choses. La difficulté à joindre les deux bouts pour payer les factures, le loyer, les courses, de nouveaux vêtements pour les bouts de choux qui grandissent à une vitesse folle, pour qu’ils ne s’aperçoivent pas dans quelle merde vous vous trouvez, juste pour les préserver. La fatigue qui s’accumule, les insomnies, les journées passées au bureau, de sept heures le matin, à vingt-trois heures, les nuits à bosser sur des articles interminables, les heures supplémentaires, les corvées. Tu ne t’en sors plus. Tu ne manges presque plus, tu ne vis plus. Tu mens continuellement à ton entourage, à tes enfants. Pour les protéger. « Je pensais venir te déposer un cadeau, ce soir. C’est pas grand-chose, mais... » commences-tu en te levant pour attraper un paquet pas plus grand qu’un livre au pied du sapin afin de changer de sujet, pour finalement revenir te glisser entre ses jambes. « J’espère que ça te plaira... » Tu observes ses mains déchirer le papier sous vos yeux, pour découvrir un cadre noir, avec une vitre sous laquelle deux silhouettes en noirs et blancs s’embrassent, le jour de leur mariage. Juste des souvenirs. Vos souvenirs. Un instant figé à jamais dans un écrin pour lui rappeler que vous avez toujours une chance.
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Dan
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J'ai 33 ans et je vis à Chicago, Etats-Unis. Dans la vie, je suis au chômage et je m'en sors absolument pas. Sinon, grâce à ma malchance, je suis mi-célibataire mi-en couple et je le vis plutôt mal aussi.

Dan a toujours été un père modèle. Ses enfants, il les a toujours gâtés. Mais tout a déraillé quand il a perdu coup sur coup son boulot de chef cuisinier qu'il aimait tout particulièrement, et sa mère. Au lieu de chercher du réconfort chez son homme, il a préféré choisir l'alcool... Pour ne pas l'ennuyer avec toute sa peine. Grossière erreur.
Pour lui, ça n'est pas fini. Il est toujours amoureux d'Ezekiel et fera tout pour le reconquérir. Mais ça semble mal barré... Depuis peu, il croit savoir que son amoureux se tape d'autres hommes, et ça c'est juste inconcevable. Ca le met tellement en rogne... Lui il est incapable d'aller voir ailleurs.
Il passe tout son temps chez eux. Parfois dans un bar.


Boyd Holbrook © Freyja
Cette année-là Dan recevait le plus beau cadeau de noël au monde. Le bonheur de ses enfants et de son homme, la joie de se retrouver en famille même si ce n’était que de courte durée. Il n’échangerait cette matinée contre rien au monde, pas même contre les plus grandes richesses de cette terre. Il avait déjà hâte, le soir venu, de se laisser aller dans les bras de son homme. De dormir avec lui, et qui sait, peut-être aussi avec les deux monstres dans leur lit. C’était une occasion particulière et il devrait repartir bientôt, Dan voulait passer un maximum de moments avec tous les trois. Peut-être pourraient-ils aller au parc demain, à la patinoire ou au cinéma. Peut-être même qu’ils pourraient faire toutes ces choses dans une même journée. Parce qu’ils avaient du temps à rattraper, mais également parce que Dan voulait profiter de ce séjour pour se ressourcer un maximum et y puiser ses dernières forces.
Dan se doutait de la réponse. Non, son homme n’allait pas bien lui non plus. D’ailleurs, il avait l’air d’avoir maigri aussi et cette image l’attristait plus que de raison. Il se promit alors qu’à l’instant où il rentrerait sobre dans cette foutue baraque, il prendrait soin de lui comme jamais. Il le chouchouterait, lui permettrait de se reposer. Et il chercherait un nouveau job aussi, peu importait sa nature. Tant pis s’il ne travaillait pas dans un restaurant, tant pis s’il devait faire le ménage ou quelque chose dans le genre. Il prendra tout ce qu’on voudra bien lui offrir. « Je suis presque guéri… Je le sais. Je reviens bientôt. » murmura l’homme à son amoureux. Jusque-là il n’avait pas voulu faire de promesses, n’avait pas voulu donner de pronostics sur la date de sortie. Mais il sentait qu’Ezekiel avait besoin de ça pour s’en sortir lui aussi. Alors Dan se battrait deux fois plus fort pour aller deux fois plus vite, quitte à se reposer une fois à la maison lui aussi.

« Un cadeau ? Ez… J’ai pas de cadeau pour toi, moi… » Et c’était vraiment gênant. Pourtant il le laissa faire et récupéra le cadeau avec un fin sourire. Il aurait été vraiment content de le voir arriver le soir de noël s’il n’avait pas pu rentrer en tout cas alors l’intention lui faisait vraiment plaisir. Il ouvrit l’emballage et un franc sourire s’installa sur ses lèvres. Une photo de leur mariage... Dan aurait voulu rester fort mais d’un coup, sans qu’il ne puisse contrôler quoique ce soit, des larmes coulèrent le long des joues. Il ne savait pas si c’était de la tristesse ou bien de la joie. Peut-être même un peu des deux. Le voilà nostalgique de ce moment où tout allait bien et où Ez l’aimait encore à la folie. Oui, probablement qu’il l’aimait encore aujourd’hui mais avec une autre intensité, d’une autre façon, teintée de colère et de pitié. Il tenta d’essuyer les larmes avant que les enfants ne les voient mais trop tard, et très vite, les deux monstres s’étaient rués sur lui pour un gros câlin collectif. Dan les serra fort dans ses bras puis fit signe à Ezekiel de venir à son tour. « J’vous aime. J’vous aime tellement fort. Merci pour ton beau cadeau mon amour. » Puis, murmurant : « Merci pour tout… » De lui laisser une chance, de lui laisser voir ses enfants. De lui laisser l’occasion de le reconquérir. De changer les choses.
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Ezekiel Greenwick
J'ai 31 ans et je vis à Chicago, Etats-Unis. Dans la vie, je suis rédacteur, journaliste et je m'en sors moyennement bien. Sinon, grâce à ma malchance, je suis forcé de faire semblant de l'aimer, pour nos enfants, et je le vis plutôt mal, très mal.

Tu pensais avoir rencontré l'homme de ta vie, tu pensais avoir trouvé ton âme-sœur. Tu aurais pu tout lui céder, tout lui offrir, mais certainement pas la vie de tes enfants. Ce fut l'erreur de trop, une erreur que tu ne peux pas pardonner. Que tu ne veux pas pardonner. Vous jouez le parfait petit couple, pour le bonheur des petits, pour leur éducation, mais cette comédie te brise un peu plus chaque jour. Tu consoles tes peurs et tes doutes, en allant voir ailleurs, en couchant avec ceux qui te désirent. Rancoeur, tu veux le faire souffrir, alors même que tes sentiments envers lui te jouent des tours. Entre amour et haine, il n'y a qu'un pas.


Richard Madden © SHIYA
Avoir son homme auprès de soi pour fêter les fêtes de fin d’année était sans doute le meilleur cadeau que l’on puisse lui faire. Tu n’avais jamais rien demandé à Noël, parce que tu avais toujours eu ce que tu souhaitais. Alors, ton seul vœu, cette année, était d’avoir une famille à nouveau réunie pour conclure ces douze mois si difficiles à vivre. Autant pour toi, que pour les enfants. Leur père était absent et ce n’était qu’un manque d’un plus. Ils n’ont pas perdu qu’un seul père pendant ce laps de temps. Ils ont perdu les deux. L’un les avait laissé pour une cure de désintoxication, l’autre les avait abandonné pour le travail et un salaire qui permettait de les nourrir convenablement et de les habiller chaudement pour la saison hivernale. Des choses qu’ils sont trop jeunes pour comprendre et qu’ils ne comprendront pas avant un moment, avant d’être responsable à leur tour. T’as la chance de te poser dans le creux de ses bras, de sentir sa chaleur t’effleurer et ses cheveux te chatouiller la joue. Tu savoures ce bonheur autant que possible. Parce que t’as toujours peur. T’as toujours peur que l’on vienne te l’arracher une nouvelle fois. Ce sera quelques jours sans haine, sans colère, sans disputes, tout simplement parce que tu l’auras décidé. Tu veux juste être dans ses bras pour le restant de tes jours, ne plus jamais en bouger. Tu voudrais retrouver le pilier qui te maintient debout quand tout autour de toi semble s’effondrer. Tu voudrais retrouver sa protection. Pleine et entière. Ne pas devoir le partager avec son alcoolisme et sa descente aux Enfers. Et il te fait cette promesse dans un murmure. Bientôt, il te reviendra tout entier, rien que pour toi. Rien qu’à toi.

« Je m’en fiche. J’me suis dit que ça pourrait t’aider à décorer ta chambre. Que tu penserais à nous comme ça, et que tu ne m’oublieras pas. » C’est cette crainte qui t’habite tous les jours. Qu’il t’oublie pour un autre alcoolo du centre. Que toi et les enfants, vous ne passiez alors qu’au second plan avant de vous abandonner. Peut-être que cette photographie lui donnera la force nécessaire de résister à la tentation. Tu fixes la photo un instant, ne remarquant pas les larmes sur le visage de ton époux. Les enfants, eux, ne les ont pas raté. Aussitôt, ils courent dans les bras de leur père pour le réconforter. Est-ce que ce cadeau était une mauvaise idée ? Ne l’aime-t-il pas ? Tu te sens bête. Ce n’était sans doute pas un présent à offrir s’il ne veut plus de vous… Pourtant, assez rapidement, Dan vient chasser tes craintes pour te serrer contre lui. « Je t’aime. » L’étreinte dure quelques minutes, avant que tu ne te redresses. « Les enfants, vous voulez bien aller mettre la table pour Papa et nous ? » Ces derniers acquiescent vivement et courent jusqu’à la cuisine pour aller chercher le couvert, te laissant seul avec le grand blond. Les larmes te viennent alors, roulant sur tes joues inlassablement. « T’as plus intérêt de me faire ça Rosebury. J’te préviens. T’as plus intérêt de me lâcher comme ça, de me laisser tout seul. » Doucement, tu enroules tes bras autour de son cou et viens déposer tes lèvres contre les siennes. « Tu vas te grouiller de finir cette cure et de me revenir... » Cela faisait trop longtemps que tu menaçais de craquer. Cela faisait trop longtemps que tu te retenais. Tu te relèves et le tires avec toi jusque dans la salle-de-bain. Ici, tu peux te jeter sur ses lèvres, tu peux glisser tes mains sous son haut, t’offrir le droit de combler ce manque trop longtemps oublié.
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