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 ezekiel ∇ don't let me down.

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SUNRISE
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INSCRIPTION : 22/05/2017
ÂGE : 18
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CRÉDITS : passion & co.

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Ezekiel Greenwick
J'ai 31 ans et je vis à Chicago, Etats-Unis. Dans la vie, je suis rédacteur, journaliste et je m'en sors moyennement bien. Sinon, grâce à ma malchance, je suis forcé de faire semblant de l'aimer, pour nos enfants, et je le vis plutôt mal, très mal.

Tu pensais avoir rencontré l'homme de ta vie, tu pensais avoir trouvé ton âme-sœur. Tu aurais pu tout lui céder, tout lui offrir, mais certainement pas la vie de tes enfants. Ce fut l'erreur de trop, une erreur que tu ne peux pas pardonner. Que tu ne veux pas pardonner. Vous jouez le parfait petit couple, pour le bonheur des petits, pour leur éducation, mais cette comédie te brise un peu plus chaque jour. Tu consoles tes peurs et tes doutes, en allant voir ailleurs, en couchant avec ceux qui te désirent. Rancoeur, tu veux le faire souffrir, alors même que tes sentiments envers lui te jouent des tours. Entre amour et haine, il n'y a qu'un pas.


Richard Madden © SHIYA
Jusqu’à présent, tu refusais de l’admettre, pourtant, tu avais tant besoin de goûter à ses lèvres. Le baiser échangé avant son départ avait laissé un goût amer, comme un adieu que tu n’as pas supporté, comme la promesse qu’il ne reviendrait pas. Tu as versé tant de larmes pendant son absence, qu’ici, dans ses bras, tes yeux se retrouvent vite asséchés. La fatigue et l’angoisse constante de ne pas faire suffisamment pour les enfants, pour ton boulot et pour l’entretien de la maison ont eu raison de tes nerfs. Tu ne peux plus résister à ses lèvres aguichantes, abîmées par la tristesse et l’isolement dans cette cellule blanche. Tu n’as peut-être aucun pouvoir sur cette merde qui le ronge depuis ces derniers mois, tu n’as peut-être aucune emprise sur lui, néanmoins, ça te fait du bien, à toi. Terriblement de bien. Le temps se fige, s’arrête. Ce baiser scelle vos lèvres dans un moment qui semble durer une éternité, douce éternité. Ses mots te blessent, mais tu l’as bien mérité. À force de tirer sur la corde, tu as certainement fini par rendre le mal qui le ronge de l’intérieur plus important encore. « Bien sûr… Si c’était pas l’cas, j’serais pas là, t’aurais plus revu les enfants... » avoues-tu, à mi-mots. Simplement parce que tu l’aimes, tu espères pouvoir lui offrir une seconde chance. Une part de toi ne cesse de se dire qu’il doit la mériter, qu’il doit arrêter ses conneries. « Si tu l’fais pas pour toi, fais-le pour nous trois... » Sa bouche revient à l’assaut, attaques que tu ne repousses pas. T’en as besoin, pour tenir le coup jusqu’à son retour, pour ne pas craquer devant les enfants.

« J’reviendrai. J’regarderai le planning au boulot, et j’essaierai de libérer tout mon vendredi, quand les gosses seront à l’école ? » La chose risquait d’être plus ardue que simplement énoncé comme tu viens de le faire. Ton patron ne semble pas se rendre compte de la charge de travail et d’articles à rédiger qu’il te demande. La tonne de travail est inhumaine, oui, mais vous avez tant besoin de ce boulot pour survivre, pour avoir de quoi manger chaque jour, pour payer cette cure. « On a fait un deal… Tu ne pars pas sans être… Guéri... » Quand bien même tu aimerais le faire sortir en douce pour le ramener à la maison, faire la surprise aux enfants.

Inconsciemment, tu glisses ta main sous son haut pour redécouvrir le grain de sa peau, pour trouver le courage de partir quand il sera temps. « Ok. J’ai un truc à te montrer, en plus. » Tu te redresses, noues vos doigts ensemble et l’attires dans les jardins du centre. Sentir le vent sur ton visage te fait du bien. Ce lieu est anxiogène pour toi. Tu n’imagines même pas ce que peut ressentir Dan. Fixant chacun de tes pas, tu observes le gravier crisser sous tes pas, sous les siens. « J’ai. J’ai proposé aux gamins de tourner une vidéo. Je devais te l’envoyer, mais. J’me suis dit que tu préférerais la voir maintenant... » Tu sors ton téléphone de ta poche et appuies sur play pour lui montrer votre petit film.

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Dan
Rosebury

J'ai 33 ans et je vis à Chicago, Etats-Unis. Dans la vie, je suis au chômage et je m'en sors absolument pas. Sinon, grâce à ma malchance, je suis mi-célibataire mi-en couple et je le vis plutôt mal aussi.

Dan a toujours été un père modèle. Ses enfants, il les a toujours gâtés. Mais tout a déraillé quand il a perdu coup sur coup son boulot de chef cuisinier qu'il aimait tout particulièrement, et sa mère. Au lieu de chercher du réconfort chez son homme, il a préféré choisir l'alcool... Pour ne pas l'ennuyer avec toute sa peine. Grossière erreur.
Pour lui, ça n'est pas fini. Il est toujours amoureux d'Ezekiel et fera tout pour le reconquérir. Mais ça semble mal barré... Depuis peu, il croit savoir que son amoureux se tape d'autres hommes, et ça c'est juste inconcevable. Ca le met tellement en rogne... Lui il est incapable d'aller voir ailleurs.
Il passe tout son temps chez eux. Parfois dans un bar.


Boyd Holbrook © vinyles idylles
« Je vais guérir. » Il fallait le dire à voix haute pour que ça soit réel. Il avait promis et il promettait une nouvelle fois, autant à Ez qu’à lui-même. Mais bon sang, c’était dur. Dan était tenté de se barrer tous les jours mais il savait que s’il faisait ça, plus jamais il ne les reverrait tous les trois. Sa famille. Cette famille, autrefois si parfaite… et maintenant éparpillée, séparée. Comment avaient-ils pu laisser faire ? Dan se le demandait, parfois. Et malheureusement tout était de sa faute. Ezekiel n’avait rien à se reprocher, il avait essayé d’être là pour lui, il avait tout fait pour lui remonter le moral mais seul l’alcool y était brièvement parvenu. Aujourd’hui Dan était cependant soulagé de constater qu’Ez lui manquait bien plus que ces substances nocives. Oui, il pouvait se passer de vodka, de whisky, mais pas de lui. C’était pour ça qu’il guérirait.

Désireux de se casser d’ici ne serait-ce que quelques minutes, il demanda à Ez s’ils pouvaient aller dehors. Se balader dans les jardins. Heureusement son homme accepta, lui apprenant même qu’il avait quelque chose à lui montrer. Ils se relevèrent, Dan enfila ses chaussures, prit sa veste – en réalité c’était une veste à Ez qu’il avait piquée – et quitta le bâtiment avec lui main dans la main. Ce n’était pas une sortie de couple normal mais ça faisait très longtemps qu’ils n’avaient pas été autant de temps ensemble sans se battre alors, c’était probablement le plus beau rencard de sa vie. Il avait enfin l’impression de retrouver son homme, même si l’ombre de l’alcool planait sur eux, ils semblaient enfin se retrouver comme avant.

A peine Ezekiel avait-il prononcé le mot vidéo que Dan avait envie de pleurer. Bordel, il n’était pas autant sensible en temps normal. Mais depuis qu’il était devenu père et surtout depuis qu’il avait eu peur de perdre ses bébés, la moindre évocation le rendait aussi fragile qu’une fillette. « On peut… on peut s’asseoir pour la regarder ? » Il ne se sentait pas rester debout. Parce que cette vidéo, peu importe sa longueur, son contenu, le ferait vibrer, trembler, et il ne voulait pas en laisser tomber le portable par mégarde ou bien même se laisser tomber lui-même. Ils se posèrent donc au pied d’un arbre, dans l’herbe. De loin on aurait presque pu croire à un pique-nique champêtre.

Dan se saisit du téléphone en tremblant un peu et très vite un sourire à la fois émerveillé, à la fois triste, illumina son visage. Il n’aurait pas pu rêver d’un plus beau cadeau. C’était désormais certain : il ressortirait d’ici guéri pour pouvoir de nouveau assurer et subvenir aux besoins de tout le monde. Il voulait tellement les gâter, gâter Ez aussi. Le redemander en mariage même si le divorce n’avait pas été prononcé, comme un symbole pour repartir de zéro. « Vous êtes beaux tous les trois… Merci… Merci Ez. » Il tourna sa tête vers lui et lui vola un baiser passionné, presque magique. Puis, regardant à nouveau le téléphone : « Tu crois que… j’pourrais les appeler ? Juste quelques minutes… » C’allait être dur de ne pas se mettre à pleurer au téléphone, mais il voulait juste leur dire qu’il les aimait. De vive voix. Alors il lança un regard de biche à Ezekiel, il n’y avait pas de raison qu’il refuse, non ?


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SUNRISE
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Tu pensais avoir rencontré l'homme de ta vie, tu pensais avoir trouvé ton âme-sœur. Tu aurais pu tout lui céder, tout lui offrir, mais certainement pas la vie de tes enfants. Ce fut l'erreur de trop, une erreur que tu ne peux pas pardonner. Que tu ne veux pas pardonner. Vous jouez le parfait petit couple, pour le bonheur des petits, pour leur éducation, mais cette comédie te brise un peu plus chaque jour. Tu consoles tes peurs et tes doutes, en allant voir ailleurs, en couchant avec ceux qui te désirent. Rancoeur, tu veux le faire souffrir, alors même que tes sentiments envers lui te jouent des tours. Entre amour et haine, il n'y a qu'un pas.


Richard Madden © SHIYA
Le vent s’engouffre dans tes cheveux. Les murs blancs du centre sont laissés en retrait pour profiter des jardins ensoleillés de l’extérieur. Une bouffée d’air pur dont tu profites en fermant les yeux un court instant. La fine brise emmêle tes cheveux et se glisse comme une caresse sous le col de ta veste. Tes doigts se referment autour des siens, une main que tu ne lâches plus. Tu n’as plus la force de faire semblant de le haïr, tu n’as plus la force de lui mentir. Tu n’as juste plus de force. Tu es vidé de toute énergie. Tu as juste envie de baisser les bras, te coucher sur ton lit, te rouler en boule et de tout abandonner. Mais tu ne peux pas. Tes enfants ne méritent pas ce triste sort. Dan ne mérite pas ce sort. Malgré tout. Ils ne méritent pas que tu baisses les bras. Ils ont besoin de toi autant que tu as besoin d’eux. Pour le moment, tu es la seule personne sur laquelle tes petits peuvent compter. Pourtant, tu ne peux t’empêcher de douter. Tu n’as pas su être suffisamment présent pour ta moitié, alors comment pourrais-tu l’être pour tes propres enfants ? Cet enchaînement d’événements à éliminer toute confiance que tu pouvais avoir en toi. Dans le fond, peut-être s’est-il tourné vers la boisson parce que tu n’étais pas là au bon moment ? Cette théorie fait apparition dès lors que le doute s’installe. Et s’il ne revenait pas à la maison ? Et s’il vous abandonnait tous les trois ? Et s’il partait du centre sans dire un mot, sans prévenir ? Tu passerais ta vie à l’attendre, à composer le numéro de téléphone que tu connais par cœur, à appeler le père de cet homme. Il n’aura pas une minute de répit. Les gosses ne te le pardonneront pas, si tu l’abandonnes. Tu ne te pardonneras pas toi-même.

Assis aux pieds de l’arbre, tu lui donnes ton téléphone et poses ta tête contre son épaule, observant la petite vidéo que les enfants ont souhaité faire. Tu tenais le portable à bout de bras, allongé sur le lit, les gosses de part et d’autre de ton corps. Ils riaient, te grimpaient dessus et faisaient des grimaces, parfois des mots doux, des « tu nous manques, papa » et des secrets révélés par la petite demoiselle. Sa voix résonne de temps à autre, critiquant tes talents culinaires, se plaignant de l’absence de musique et de ta voix la recouvrant comme autre fois, se plaignant aussi de ta fatigue intense. Jamais méchamment. Le petite, lui, vante le plus petit de ses exploits. Il a réussi à s’habiller et à mettre ses chaussures à scratch tout seul ! Toi, tu te contentes de tenir l’appareil, et de sourire à tes enfants. Même là, loin de lui, tu n’avais pas su trouver les mots. Peut-être parce qu’il y avait les enfants, peut-être parce que tu craignais ce qui pouvait sortir de ta bouche. Certainement, un peu des deux.

Son baiser te surprend. Puis tu glisses tes mains dans son cou et l’attires contre toi. Tu ne lâches pas ses lèvres avant quelques longues minutes. Non. Tu n’en as pas assez. Tu en as besoin pour tenir le choc. Pour rester fort face aux mioches. Pour tenir la distance. Tu finis par le libérer, te glissant entre ses jambes, posant ton dos contre son ventre, guidant ses bras autour de toi. Tu ne veux plus être l’homme courageux, élevant ses gosses seul, alternant vie de famille et vie professionnelle. Tu veux juste être l’homme du blond. Tu veux disparaître dans ses bras, sous ses baisers, sous ses caresses. Souffler un instant. Ne plus penser à rien. Oublier tout ça. Oublier la souffrance et la douleur. Oublier. Souffler. Revivre. « Je ne sais pas si c’est une bonne idée... » autant pour lui, que pour eux. L’attente ne sera que plus longue. Pourtant, à sa place, tu serais devenu fou face à un tel refus. Alors tu attrapes le cellulaire et composes le numéro de la nounou d’appoint. « Salut, Nancy. C’est. Oui. C’est Ezekiel. Est-ce que les petits sont dans le coin ? Oui. Hum. Ne leur dis pas que c’est moi. Tu peux me les passer ? Merci. » Tu attends d’entendre leurs voix puis glisses le combiné à l’oreille du plus vieux. Bonne ou mauvaise idée, tu espère que cela puisse l’aider à avancer. Qu’entendre leurs voix l’aidera à continuer cette cure. À guérir. Pour eux. Pour toi. Pour lui.  

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J'ai 33 ans et je vis à Chicago, Etats-Unis. Dans la vie, je suis au chômage et je m'en sors absolument pas. Sinon, grâce à ma malchance, je suis mi-célibataire mi-en couple et je le vis plutôt mal aussi.

Dan a toujours été un père modèle. Ses enfants, il les a toujours gâtés. Mais tout a déraillé quand il a perdu coup sur coup son boulot de chef cuisinier qu'il aimait tout particulièrement, et sa mère. Au lieu de chercher du réconfort chez son homme, il a préféré choisir l'alcool... Pour ne pas l'ennuyer avec toute sa peine. Grossière erreur.
Pour lui, ça n'est pas fini. Il est toujours amoureux d'Ezekiel et fera tout pour le reconquérir. Mais ça semble mal barré... Depuis peu, il croit savoir que son amoureux se tape d'autres hommes, et ça c'est juste inconcevable. Ca le met tellement en rogne... Lui il est incapable d'aller voir ailleurs.
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Dan savait tout autant que son homme que cette idée était très mauvaise. Tout comme la visite d’Ezekiel ce serait quitte ou double : ou bien cet appel lui donnerait la force suffisante pour se battre contre lui-même ou bien il lui donnerait envie de rentrer sur le champ pour prendre ses enfants dans ses bras et ne plus jamais avoir à les quitter. Mais il savait qu’Ez ne lui pardonnerait jamais une fuite de cet endroit de malheur. Il devait mener sa désintoxication jusqu’au terme ou on lui enlèverait ses enfants. Et son homme. Impossible. Quand le brun exprima son doute, le blond fit une moue toute triste pour l’attendrir. Bien sûr que ce serait difficile de se contenter d’un téléphone mais ce serait toujours mieux que rien du tout. « Allez, Ez… J’veux juste leur dire que je les aime… Et que je pense fort à eux. » Il avait peur que les enfants ne s’imaginent des mauvaises choses. Qu’ils pensent que leur père les avait abandonnés et ne rentrerait plus jamais à la maison. S’ils savaient… Tout ce qu’il faisait à l’instant, c’était pour eux.
Il regarda alors Ezekiel composer le numéro et se sentit fébrile. Dans sa tête il le remerciait maintes et maintes fois, autant pour ce geste que pour sa présence aujourd’hui. Quand Ez lui tendit le précieux téléphone, il l’attrapa d’un geste à la fois rapide et maladroit pour le mettre à son oreille. Il entendit alors la voix de Gabriel au bout du fil demander impatiemment qui est-ce qui voulait lui parler et se mordit fortement la lèvre pour ne pas pleurer. Il devait rester fort, avoir l’air d’aller bien. Peut-être aurait-il pu avouer toute la vérité aux enfants mais étaient-ils assez grands pour comprendre ? « Gabriel… Mon bébé… C’est papa. » Il ne put s’empêcher de sourire alors que le petit criait à travers le téléphone à sa sœur que leur papa appelait enfin. « Ecoute mon bébé. Je voulais juste te dire que je t’aime fort et que tu me manques énormément. Je vais rentrer bientôt d’accord ? Il faut être bien sage avec ton papa… » Et après s’être échangés beaucoup de mots doux, il demanda au petit Gabriel de lui passer sa sœur. L’échange fut tout autant poignant que le précédent et ce fut tellement mais tellement dur de leur dire au revoir. Quand Dan raccrocha, il fondit en larmes et serra son homme plus fort que jamais.

Il mit un certain moment avant de se calmer. Dan rendit le téléphone à Ez et s’appuya contre l’arbre en soupirant. « J’suis tellement désolé Ez… Je voulais rien de tout ça. » Mais c’était trop tard et maintenant il en payait le prix. « Est-ce que tu crois qu’on… qu’on arrivera un jour à redevenir comme avant… ? »


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Tu pensais avoir rencontré l'homme de ta vie, tu pensais avoir trouvé ton âme-sœur. Tu aurais pu tout lui céder, tout lui offrir, mais certainement pas la vie de tes enfants. Ce fut l'erreur de trop, une erreur que tu ne peux pas pardonner. Que tu ne veux pas pardonner. Vous jouez le parfait petit couple, pour le bonheur des petits, pour leur éducation, mais cette comédie te brise un peu plus chaque jour. Tu consoles tes peurs et tes doutes, en allant voir ailleurs, en couchant avec ceux qui te désirent. Rancoeur, tu veux le faire souffrir, alors même que tes sentiments envers lui te jouent des tours. Entre amour et haine, il n'y a qu'un pas.


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Jamais tu n’aurais pu imaginer que cette rencontre allait se passer d’une telle manière. Que tu retomberais dans ces bras si facilement. Que cette étreinte te ferait craquer alors même que tu as tenu sans verser une seule larme pendant tout ce temps. Tu voulais lui résister. Lui faire comprendre ses erreurs. Comprendre les tiennes. Tu te sens désemparé face à cette situation. Jamais tu n’as pensé à élever les gosses seul, sans lui. Jamais tu n’as pensé à faire ta vie sans lui. Et pourtant, cette éventualité s’est imposée à vous. Tu vis avec tes enfants comme un père célibataire, dépassé par tous les événements récents. Tu vis au jour au le jour, tentant vainement d’offrir le meilleur aux petits. Tu travailles dur pour payer les factures, les courses, le loyer. Tu ne dors presque plus pour compenser la perte d’un emploi, pour travailler plus que tu ne le devrais. T’es au bord de la crise de nerfs. À deux doigts du burn-out. Pourtant tu tiens. Tu dois tenir le coup. Tu dois te surpasser pour les êtres les plus précieux que tu possèdes et qui comptent sur toi, qui sont dépendants de toi. Et ce dont ils ont besoin, tous les deux, c’est entendre la voix de leur père, savoir qu’il ne les a pas abandonné. Quand bien même si tu penses que cette idée est la pire de toute. Devoir raccroché sera la pire sensation de chaque côté du combiné. Les enfants ne voudront pas le laisser partir, Dan pourrait vouloir sortir d’ici à tout prix avant d’avoir terminé sa cure. C’est la pire décision que tu ais pu prendre, tout comme la meilleure. Mais ses supplications sont trop dures à supporter. Tu lui donnes ton cellulaire.

L’entendre parler ainsi aux enfants te fait tant souffrir. Le manque est valable chez eux, mais tout autant chez lui. Et bordel. Tu n’en peux plus de cette séparation. Tu ne supportes pas de le maintenir loin d’eux, pour sa sécurité comme pour celle de Gabriel et d’Anna. Ta lèvre se glisse entre tes dents pour t’empêcher de craquer à nouveau devant lui. Tu dois être fort. Te montrer fort. Quand bien même tu tombes en décrépitude de l’intérieur. Tu fermes les yeux, un instant. Le blond s’agrippe à toi. Putain. Putain. Putain. Tes bras l’entourent et le serrent fort contre toi. Tes mains caressent son dos, sans un mot. Tu ne sais pas ce que tu peux dire. Tu ne connais pas les mots à poser sur cette douleur qu’il ressent. Mais c’est trop tard pour s’excuser. C’est bien trop tard. Le mal a été fait. L’accident de voiture n’a pas été qu’un simple mirage. La vie de tes enfants a été mise en danger, autant que celle de ton mari. Il est inutile de lui mentir. De te mentir à toi-même. « Je n’en sais rien… Beaucoup de choses ont changé. J’en sais rien. Pour les enfants, rien n’aura changé, en tout cas... » Après tout, leur papa n’est parti qu’en vacances, à leurs yeux.

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