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 all through the night (alles)

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ALLES
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Nate O'Connor
J'ai 35 ans et je vis à Londres, Angleterre. Dans la vie, je suis chargé de communication et je m'en sors très bien. Sinon, grâce à ma malchance, je suis célibataire et je le vis plutôt mal.

On pourrait croire que Nate est heureux dans sa vie. Son boulot lui plaît, il a une chouette maison, un chien qu'il aime plus que tout. Mais bizarrement aucune femme ne partage sa vie. Nate n'est pas timide, il est gay. Il est gay et à trente-cinq ans, il n'a toujours pas fait son coming-out. Il en est incapable. Le regard des autres l'a toujours terrorisé mais il ne l'a jamais montré. Il joue au fort, Nate.
Même son meilleur ami ne le sait pas, à vrai dire. Ni le fils de ce dernier avec qu'il est pourtant plutôt proche... Parfois trop ? Il n'a jamais vécu avec quelqu'un, a des aventures parfois. Mais les hommes de son âge sont lassés de se cacher pour le grand gamin qu'il est. A trente-cinq ans, presque quarante, il ne vit pas vraiment sa vie. Métro, boulot, dodo. Heureusement qu'Elyam et son père sont là.
Et puis, il a toujours ce regret. Ne pas avoir de famille. Ne pas avoir cette chance, alors qu'autour de lui, tous ses amis en ont une.


henry cavill © Junkiie
La matinée avait été étrange. Son téléphone avait sonné alors qu’il était au travail et jusque-là tout était habituel. Elyam avait pour habitude de lui parler quand il n’était pas là, il lui avait même envoyé une vidéo ce matin en train de petit-déjeuner. L’originalité se trouvait donc ailleurs, dans le numéro du sms qu’il avait reçu après cette petite vidéo. Un faux numéro sans doute, c’était du moins ce qu’il pensa en lisant l’histoire d’une certaine Nia, visiblement au bord du gouffre et mal dans sa peau. Même occupé, Nate n’était pas un monstre. En quelques mots à peine il avait compris la détresse de cette jeune femme et lui avait proposé, si elle le voulait, de vider son sac. Il ne s’engageait pas à grand-chose, quelques sms par-ci, par-là. Sans trop savoir comment, ils en étaient venus à parler d’Elyam – qui lui s’était d’ailleurs montré silencieux toute la matinée, ce qui était très inhabituel. Les questions de l’adolescente avaient été très cash alors assez vite, Nate avait enfin pu matérialiser son attirance pour Elyam. Il n’assumait clairement pas, alors l’écrire à quelqu’un avait été difficile mais lui avait fait du bien. La demoiselle avait donné de bons conseils, pour autant il ne se sentait pas capable de tenter quelque chose. Trop peur de choquer Elyam, de faire une connerie. De se faire tuer par son meilleur ami, éventuellement. Il n’avait pas l’impression que ses sentiments soient partagés alors comme il l’avait dit, Nate attendrait simplement que ça lui passe – si c’était possible.

Il avait exceptionnellement travaillé ce matin parce qu’il n’y avait pas d’autres créneaux pour aller visiter une salle destinée à recueillir un événement proche. Il avait parcouru quelques kilomètres ce qui n’était pas pour lui déplaire car quelques jours auparavant, en se baladant de site en site, il était tombé sur une bonne affaire. Un appareil photo canon à moitié prix qu’il se voyait déjà offrir à Elyam pour son anniversaire. Alors sur la route pour rentrer il avait fait un petit détour pour aller récupérer l’appareil, en espérant qu’il lui plairait.
Tout le long du trajet, la brève conversation avec Nia lui tourna dans la tête. Deux ans à se cacher c’était relativement peu, il fallait le reconnaître. Mais encore fallait-il qu’Elyam ressente la même chose que lui, et qui voulait d’un gars qui approchait de la quarantaine et qui passait plus de temps avec son chien qu’avec de vraies personnes ? Aucune chance.

Sans s’en douter, alors qu’il garait la voiture dans l’allée, l’un était aussi stressé que l’autre au final. Pour les mêmes raisons en plus ! Ce qui expliqua facilement l’ambiance glaciale alors qu’il avait poussé la porte. Cette fois Elyam ne lui sauta pas dessus. Il semblait mal à l’aise. « Merci pour la vidéo ce matin. J’ai apprécié. » fit Nate alors qu’il lui faisait la bise. Son chien ne tarda pas à lui sauter dessus et très vite la pression retomba de son côté, s’amusant alors avec lui avant de se mettre à table.
Repas tranquille, Nate ne mit pas la pression à Elyam pour qu’il mange, se contentant de le voir avaler quelques cuillères. L’ambiance semblait déjà assez lourde pour ne pas en rajouter. Il préféra toutefois ne rien dire, attendant le bon moment pour parler de tout ça. Peut-être qu’il avait fait ou dit une connerie et qu’il ne s’en était pas rendu compte ?

Vaisselle faite, il fallait maintenant sortir le chien. « Tu viens avec nous ? » proposa tout naturellement Nate. Ils pourraient peut-être en profiter pour parler comme ça. Elyam accepta comme il s’en doutait et une fois qu’il eut mis la laisse à son chien, ils sortirent tous les trois. « Alors, t’as fait quoi de beau ce matin ? »


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SUNRISE
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Elyam Townsend
J'ai 16 ans et je vis à Londres, Angleterre. Dans la vie, je suis lycéen et je m'en sors plutôt bien. Sinon, grâce à ma malchance, je suis célibataire et je le vis plutôt mal.

Tu es un adolescent mal dans sa peau, victime d'une maladie si peu connue dont le terme est utilisé à mauvais escient, l'anorexie. Ta mère est décédée, il y a maintenant plusieurs années, ne te laissant qu'avec ton père. Le meilleur ami de ce dernier fut très présent pour vous aider, vous soutenir au mieux, si bien qu'une étrange complicité s'est instaurée entre vous, en parallèle de la dégradation de ta relation père/fils. Puis vient s'ajouter à cela ton anorexie qui te pourrit la vie. Dans le fond, tu as juste besoin de quelqu'un pour t'aider...


max krieger © google
L’annonce de ton homosexualité auprès de Nate a déjà été un grand pas pour toi. Une avancée énorme. De plus, jamais tu n’aurais pu imaginer qu’il en soit de même pour lui. À vrai dire, tu ne l’avais jamais vu en présence de femmes. Mais, tu ne l’avais jamais vu en présence d’hommes non plus ! Et Nia a tout de suite vu que tu t’intéressais à lui, et pas simplement comme le meilleur-ami de ton père. Le grand brun t’a toujours apporté son soutien, a toujours veillé à ton bonheur, à ton bien-être et à celui de ton paternel sans rien demander en retour. Il a été ton phare guidant ton navire, perdu dans l’océan. La voix de la sagesse à laquelle tu obéis sans te poser de questions. La seule personne qui te fait te sentir bien, qui te comprend, accepte tes angoisses, tes craintes, mais surtout ta maladie. Maladie qu’il combat à tes côtés, sans te faire culpabiliser. Présent à chaque heure du jour et de la nuit. Toujours là pour t’accueillir, pour te réconforter, te rassurer. T’aimer. Ses bras sont tout ce dont tu rêves quand la douleur de ta condition se rappelle à toi, sans crier gare. La chaleur de son contact et sa bienveillance sont tout ce dont tu as besoin pour te guider. Et ce que tu ressens à son égard, un remède pour espérer vaincre ta maladie.

Pourtant, l’attente de son retour à la maison se fait dans l’angoisse, l’impatience et le stress. Tes mains sont moites lorsque tu entends la voiture s’avancer dans l’allée, lorsque le moteur ne ronronne plus. Tu as beau les essuyer sur ton pantalon, cela ne change rien. Il pousse la porte. Bon sang. L’appréhension te fige sur place. Son baiser sur ta joue te fait rougir. Heureusement pour toi, il ne le remarque pas : le chien s’empresse de saluer son maître avec ferveur et excitation. « C’est rien. C’est normal. » Tu suis Nate à table et avales seulement quelques bouchées pour lui faire plaisir, quand bien la nausée s’installe doucement, formant une boule dans le fond de ta gorge. La nourriture, tu ne l’aimes pas, tu la crains. Rajouter le stress et l’inquiétude à cela, tu n’as que très peu de conversation à lui offrir, ce midi, et tu vois bien que ça le déstabilise et le met mal à l’aise. La fin du repas se fait comme il a commencé : silencieux.

Ainsi, le rituel de la journée continue. C’est l’heure de la balade. La boule de poils s’agite dans tous les sens en attendant que son propriétaire ne lui attache la laisse au collier. « J’arrive. » C’est l’occasion où jamais. Tu te précipites pour enfiler tes chaussures, puis ta veste, et glisses ta main dans la sienne pour entamer la balade. « Digéré le petit déjeuner que je t’ai promis de manger. Puis, je suis resté devant la télévision avec mon portable. Et toi ? T’as trouvé le lieu idéal ? » demandes-tu, gardant les yeux baissés sur tes pompes. « J’voulais te parler de quelque chose... » C’est le moment de te lancer. Non. Si. Bordel. Pourquoi Nia n’est pas à tes côtés ? Cela semblait si facile lorsque tu en as parlé avec elle !
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Nate O'Connor
J'ai 35 ans et je vis à Londres, Angleterre. Dans la vie, je suis chargé de communication et je m'en sors très bien. Sinon, grâce à ma malchance, je suis célibataire et je le vis plutôt mal.

On pourrait croire que Nate est heureux dans sa vie. Son boulot lui plaît, il a une chouette maison, un chien qu'il aime plus que tout. Mais bizarrement aucune femme ne partage sa vie. Nate n'est pas timide, il est gay. Il est gay et à trente-cinq ans, il n'a toujours pas fait son coming-out. Il en est incapable. Le regard des autres l'a toujours terrorisé mais il ne l'a jamais montré. Il joue au fort, Nate.
Même son meilleur ami ne le sait pas, à vrai dire. Ni le fils de ce dernier avec qu'il est pourtant plutôt proche... Parfois trop ? Il n'a jamais vécu avec quelqu'un, a des aventures parfois. Mais les hommes de son âge sont lassés de se cacher pour le grand gamin qu'il est. A trente-cinq ans, presque quarante, il ne vit pas vraiment sa vie. Métro, boulot, dodo. Heureusement qu'Elyam et son père sont là.
Et puis, il a toujours ce regret. Ne pas avoir de famille. Ne pas avoir cette chance, alors qu'autour de lui, tous ses amis en ont une.


henry cavill © Junkiie
Nate avait hâte d’en finir avec cette balade pour se poser tranquillement sur le canapé et ne plus rien faire de l’après-midi. Il avait demandé à Elyam s’il voulait aller quelque part, sortir, par exemple à la patinoire ou au cinéma, mais finalement il était bien content que le jeune homme veuille rester à l’intérieur. Déjà parce que soyons honnête, il avait totalement la flemme de ressortir. Et ensuite parce qu’être en public ne favoriserait jamais de rapprochements. Calmez-vous, Nate n’avait pas envie de lui sauter dessus. Il se sentait trop coupable, mal à l’aise vis-à-vis de son meilleur ami, et trop vieux aussi. Mais peut-être pourrait-il lui parler, mettre les choses au clair comme pourraient le faire deux adultes. Lui expliquer que dormir avec lui, le câliner tout le temps, c’était trop bizarre et qu’il préférait arrêter pour ne pas qu’il y ait de malentendu. Là, ce serait quitte ou double et il y avait différents scénarios : soit Elyam comprendrait – mais il était assez susceptible comme gamin – soit il en profiterait pour lui avouer que, ce n’était pas grave parce que lui il en voulait bien de ce malentendu, soit il se vexerait et rentrerait chez son père. Dans tous les cas, il fallait qu’Elyam sache. C’était un jeune homme désormais, il était assez grand pour comprendre qu’on puisse éprouver de l’attirance pour lui – même si c’était plus difficile à intégrer quand l’autre personne faisait le double de notre âge. L’ambiguïté l’énervait, il avait besoin de savoir. C’était probablement la discussion avec Nia qui lui faisait prendre ce chemin, mais aussi le fait de savoir qu’il était homosexuel, comme lui. Bien sûr il y avait le risque de briser tout ce qu’ils avaient, c’était ce qui effrayait quelque peu Nate. Pour cela, il n’irait pas jusqu’à dire qu’il avait des sentiments – ce qui de toute façon n’était pas totalement le cas – mais plutôt qu’il était troublé par autant de proximité comme tout homme normalement constitué le serait.

Même s’il ne voulait pas que cette balade soit trop longue, il avait proposé à Elyam de venir. Il ne voulait pas que le pauvre se sente abandonné, déjà que Nate était parti toute la matinée. Et puis parfois il avait l’impression que le blond n’aimait pas son chien et c’était peut-être exagéré, mais il aimerait resserrer les liens entre les deux. Roxy était véritablement l’une des choses les plus importantes dans sa vie et d’ailleurs il n’aurait jamais pu accepter de s’en débarrasser si un homme le lui demandait. C’était peut-être exagéré mais un chien, contrairement à un homme, ne vous trahissait jamais. Il était toujours là, toujours content de vous retrouver, et à l’écoute malgré lui. Il se voyait même finir vieux garçon avec juste son chien à ses côtés – mais ce n’était pas vraiment un désir, juste un triste constat.

« Pas vraiment. Ce n’est pas assez grand et pas agencé comme je le voudrais. En plus, mais tu gardes le secret hein, le propriétaire est un con ! Je reprendrais mes recherches lundi. » Il sourit doucement. Malgré tout, comme il avait ramené un appareil photo à Elyam sur le chemin, il ne s’était pas déplacé pour rien. Puis finalement Elyam attisa sa curiosité. Apparemment il avait quelque chose à lui dire, ce qui tombait plutôt bien parce que Nate aussi. L’homme hocha la tête. « Viens, on va s’asseoir alors. » Ils se posèrent dans le parc à côté, sur un banc. Nate détacha son chien pour le laisser gambader dans l’herbe comme il le faisait souvent. Il tourna la tête vers son jeune ami. « En fait, moi aussi je voulais te parler de quelque chose. Mais puisque tu l’as dit en premier… Je te laisse commencer. » D’accord, c’était lui le plus âgé, c’était à lui de montrer l’exemple. Mais Nate voulait le laisser parler, probablement qu’il changerait ses propres aveux en conséquence. Il gardait un œil en direction de son chien malgré tout, c’était plus fort que lui. « Quelque chose de grave ? »


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SUNRISE
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Elyam Townsend
J'ai 16 ans et je vis à Londres, Angleterre. Dans la vie, je suis lycéen et je m'en sors plutôt bien. Sinon, grâce à ma malchance, je suis célibataire et je le vis plutôt mal.

Tu es un adolescent mal dans sa peau, victime d'une maladie si peu connue dont le terme est utilisé à mauvais escient, l'anorexie. Ta mère est décédée, il y a maintenant plusieurs années, ne te laissant qu'avec ton père. Le meilleur ami de ce dernier fut très présent pour vous aider, vous soutenir au mieux, si bien qu'une étrange complicité s'est instaurée entre vous, en parallèle de la dégradation de ta relation père/fils. Puis vient s'ajouter à cela ton anorexie qui te pourrit la vie. Dans le fond, tu as juste besoin de quelqu'un pour t'aider...


max krieger © google
Main glissée entre les doigts du plus âgé, tu avances à ses côtés, gardant un œil sur le fidèle compagnon canin. Quand bien même tu n’éprouves pas énormément d’affection à son égard, tu ne peux nier que sa présence à vos côtés est rassurante. Surtout lorsque tu te trouvais seul chez le grand brun. Sa présence signifie sécurité. Pourtant, aussi bête que ce soit, tu ne peux t’empêcher d’être jaloux de la proximité de la bête avec son maître. Tu aimerais tant être le seul au centre de sa vie. Être le seul capable de le faire rire, de le faire sourire. Pouvoir le rendre heureux à ta manière. Être le premier qu’il embrasse quand il rentre du boulot. Tu pousses un léger soupir, tout juste perceptible. Tu te dis que ce n’est peut-être pas plus mal que ce soit comme ça, votre relation. Que, dans le fond, tu es sans doute le seul à ressentir de telles choses envers ton aîné. Que, pour lui, tu n’es que le fils de son meilleur-ami. Que cette proximité n’est rien d’autre qu’une relation normale et basique. Tu as essayé de t’en convaincre toute la matinée, fixant l’écran noir de la télévision, discutant d’un potentiel plan avec une inconnue. Est-ce que c’est une bonne idée de faire ça ? Cette balade, c’est l’occasion où jamais de lui avouer ce que tu ressens pour lui. C’est l’unique moment de lui dire que tu ne peux plus te passer de lui pour une raison bien précise. C’est le seul instant où le courage semble pointer le bout de son nez pour te venir en aide, au moins une fois.

Tes pas se succèdent, les uns après les autres. Tu avances près de lui, sans jamais quitter sa main. Tu te perds dans tes pensées tandis que le silence t’installe. Tu te perds dans des tournures de phrases qui ne sortiront pas comme tu les prépares, mais cela a un côté rassurant. Tu te rassures à travers des mots. Tu te réconfortes, tentes de te dire que s’il te rit au nez, tu pourras toujours rentrer chez toi et te rouler en boule dans ton lit. Tu pourras toujours le fuir jusqu’à la fin de tes jours. Abandonner son numéro, et vos échanges quotidien au profit de larmes et de tristesse. Tu secoues la tête, préférant ne pas y songer davantage. Il est préférable de se dire que cela va bien se passer, que quand bien même il te repousse, il restera présent pour toi. Pour toujours.

« C’est dommage. Tu trouveras sûrement dans la semaine. Enfin. J’espère pour toi. » dis-tu, tentant un sourire. Rictus bien vite effacé de ton visage lorsque tu évoques ton besoin de vider ton sac, une fois pour toute. Tu t’installes sur le banc, contre lui, avant de te lever d’un bond et de faire les cents pas. Ça y est. Ton stress ne cherche plus à se planquer sous tes vêtements. Il a besoin de s’exprimer. Ton pouce se glisse entre tes lèvres et tes dents se chargent de ronger son ongle. Quelque chose de grave ? « Oui. Enfin. Non. Si. Mais. » sentant la peur se faufiler dans tout ton être, tu préfères garder le silence quelques secondes de plus. « Promets-moi que tu me laisses finir. » demandes-tu en glissant tes yeux dans les siens, pour te donner un peu de courage, pour t’assurer qu’il comprenne bien ce que tu attends de lui. « Ça fait quelques temps que je me pose des questions. Beaucoup de questions. Sur moi. Sur les autres. J’ai beaucoup pensé à toi. Surtout à toi, en fait. » L’angoisse te fait tourner en rond. Au sens littéral, comme au figuré. « J’ai jamais voulu être loin de toi, j’ai toujours détesté l’idée que tu puisses aimer quelqu’un d’autre que moi, plus que moi. J’veux être la seule personne importante pour toi. J’supporte pas l’idée que tu puisses voir des gens en dehors du boulot. Même que tu puisses adresser la parole à quelqu’un d’autre que moi. » Ton cœur s’affole. « Parce que je crois que je t’aime plus que tu ne le fais... »
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Nate O'Connor
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On pourrait croire que Nate est heureux dans sa vie. Son boulot lui plaît, il a une chouette maison, un chien qu'il aime plus que tout. Mais bizarrement aucune femme ne partage sa vie. Nate n'est pas timide, il est gay. Il est gay et à trente-cinq ans, il n'a toujours pas fait son coming-out. Il en est incapable. Le regard des autres l'a toujours terrorisé mais il ne l'a jamais montré. Il joue au fort, Nate.
Même son meilleur ami ne le sait pas, à vrai dire. Ni le fils de ce dernier avec qu'il est pourtant plutôt proche... Parfois trop ? Il n'a jamais vécu avec quelqu'un, a des aventures parfois. Mais les hommes de son âge sont lassés de se cacher pour le grand gamin qu'il est. A trente-cinq ans, presque quarante, il ne vit pas vraiment sa vie. Métro, boulot, dodo. Heureusement qu'Elyam et son père sont là.
Et puis, il a toujours ce regret. Ne pas avoir de famille. Ne pas avoir cette chance, alors qu'autour de lui, tous ses amis en ont une.


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Nate ne s’attendait clairement pas à une déclaration pareille. Son cœur s’affola alors qu’il se faisait violence pour ne pas le couper dans ses mots. Il avait promis, après tout… Il avait peur de se tromper dans le message à comprendre. Il avait peur de se faire des idées, de se planter totalement sur le sens de son petit discours. A cet instant il n’avait qu’une envie : le faire taire et l’embrasser. Mais… encore une fois, difficile de dire si c’était dans ce sens-là qu’il fallait comprendre tout ça, ou si c’était purement amical. Finalement, Elyam s’arrêta de parler. Nate eut un peu de mal à comprendre que c’était son tour, qu’il devait répondre, aussi il resta un moment silencieux. Il tenta de regarder Elyam dans les yeux mais il n’y parvint pas, en fait il se sentait un peu comme un adolescent qui avouait son premier béguin amoureux. « J’sais pas bien quoi dire, je t’avoue… » En fait, le gamin lui avait coupé l’herbe sous le pied. Ce qui était à la fois frustrant, angoissant, et à la fois une très bonne chose. Ca y est, c’était concret. C’était sûr. Du moins, s’il avait bien compris le message, Elyam semblait ressentir la même chose que lui. Et ça faisait un effet tout bizarre, il n’avait pas vraiment l’habitude qu’on l’aime, Nate. Il avait eu des copains, oui. Mais jamais rien de sérieux, jamais rien qui ne donne envie de se poser, de fonder une famille. Difficile de se projeter avec un gamin même pas mineur, mais il s’en foutait, en fait. Il avait juste envie d’être avec lui d’une toute autre façon, tant pis si c’était mal aux yeux des autres. Elyam était le seul avec qui Nate voulait être lui-même. Le seul avec lequel il pouvait se le permettre. Avec lequel il se sentait bien, la seule personne à ne pas le juger. Jamais.

Il allait falloir répondre, un jour. Nate se frotta la nuque, toujours autant perdu. Il sentait que les phrases ne sortiraient pas correctement, peut-être pas dans le bon ordre, avec les mauvais mots. Elyam était tellement vulnérable à cet instant, il était possible qu’il comprenne mal tout ce qui pourrait sortir de sa bouche. D’autant qu’il était du genre assez susceptible… Et n’avait pas confiance en lui, alors un malentendu était vite arrivé. « En fait tu… tu m’enlèves un peu une épine du pied, Elyam. » dit-il avec un petit sourire gêné. Il s’approcha doucement du jeune homme et vint murmurer à son oreille : « J’allais te dire quelque chose d’un peu similaire… Je t’apprécie plus que je ne le devrais. » Le dire aussi bas, c’était comme lui confier un secret de la plus haute importance. En se reculant, il en profita pour lui faire un bisou très chaste sur la joue. « Je suis pas très doué pour ça, en vrai… Je sais pas trop quoi faire. » Et c’était terriblement gênant à son âge de ne pas savoir prendre les devants. « On pourrait peut-être rentrer… Et en parler un peu plus longuement. T’en penses quoi ? »


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J'ai 16 ans et je vis à Londres, Angleterre. Dans la vie, je suis lycéen et je m'en sors plutôt bien. Sinon, grâce à ma malchance, je suis célibataire et je le vis plutôt mal.

Tu es un adolescent mal dans sa peau, victime d'une maladie si peu connue dont le terme est utilisé à mauvais escient, l'anorexie. Ta mère est décédée, il y a maintenant plusieurs années, ne te laissant qu'avec ton père. Le meilleur ami de ce dernier fut très présent pour vous aider, vous soutenir au mieux, si bien qu'une étrange complicité s'est instaurée entre vous, en parallèle de la dégradation de ta relation père/fils. Puis vient s'ajouter à cela ton anorexie qui te pourrit la vie. Dans le fond, tu as juste besoin de quelqu'un pour t'aider...


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Jamais ton cœur n’a battu aussi fort qu’à cet instant précis. Tu t’embrouilles. Tes pensées s’emmêlent en une pelote indémêlable. Tes mots ne sortent pas aussi simplement que le discours que tu avais imaginé dans le fond du canapé. Rien ne se passe comme tu l’avais imaginé, de toute façon. Les scénarios ne sont que des fantasmes que ton esprit met en place pour se jouer de toi. Ils rendent tes mains moites, accélèrent ton rythme cardiaque jusqu’à l’excès. Tes joues s’enflamment à une vitesse folle. Le sang afflue sur tes joues, abandonnant ton crâne. Ça fourmille sur ton visage. Tu es mal à l’aise, angoissé, stressé, paniqué. Tu fais les cents pas devant l’autre, comme si cela pouvait t’aider à te calmer. Non. Ça ne fait qu’empirer ton état de stress avancé. Qu’il ne sache pas quoi te dire est une chose, mais qu’il te laisse te faire des films en est une autre. Parce oui. Tu te fais des films. Il va te renvoyer chez toi. Hurler à ton père qu’il ne veut plus te revoir. Se moquer de toi avec ces collègues de boulot, avec ton propre géniteur. Ton esprit le diabolise, lui donne l’allure d’un monstre sans cœur qui te rejette en te riant au nez. Cette peur grandit alors que le beau brun garde le silence égoïstement. T’es habité par cette crainte qu’il te jette à la porte. Comment un gosse comme toi, malade, victime d’angoisse, peut-il plaire à un homme tel que lui ? Beau, intelligent, ayant une vie bien structurée. T’aimerais le secouer pour l’entendre te dire quelque chose. N’importe quoi. Mais tu ne peux pas. Tu viens de te figer, tête baissée, les yeux larmoyants, face à lui.

Et ce qu’il te révèle est bien pire que ce que tu ne pouvais penser. Il t’apprécie. Il ne t’aime pas. Ou bien alors comme un père est censé aimer son gosse. Putain. Ton organe cardiaque ne s’est jamais autant serré, n’a jamais été aussi douloureux qu’à cet instant. Un simple baiser sur la joue. Juste un baiser sur la joue. S’il était amoureux de toi, il t’aurait embrassé sur les lèvres. Pas sur la joue. Pas comme ça. En parler à la maison ne changera pas ce que tu ressens pour lui et cette tristesse qui t’envahit lourdement. Tu acquiesces malgré tout, gardant les yeux rivés sur tes baskets. Son animal de compagnie vous rejoint par de grandes foulées et tu t’agenouilles devant elle pour lui passer la laisse autour du cou. Jamais tu n’as ressenti le besoin de la serrer contre toi pour trouver un peu de réconfort, mais ce jour est arrivé. Tu caresses le sommet de son crâne avant d’embrasser sa truffe humide, ce qui semble ravir la bête. Ce qui semble te rendre d’autant plus triste. Tu enroules la laisse autour de ta main et reprends le chemin vers la maison de Nate sans prononcer le moindre mot. Tu concentres ton attention sur le chien pour ne pas flancher. La présence de la bête a un effet presque thérapeutique. Un sentiment de sécurité, un besoin de veiller à ses besoins, si la laisse est trop tendue ou pas assez, si elle désire que tu marches plus vite ou plus lentement. Tu oublies Nate. Tu as besoin de l’oublier. Mais bientôt, tu ne pourras plus. Tu ne peux plus. La porte se referme derrière toi. Tu retires la laisse afin de laisser le compagnon canin gambader dans le salon et retires ta veste et tes chaussures. Tu flippes.
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Nate O'Connor
J'ai 35 ans et je vis à Londres, Angleterre. Dans la vie, je suis chargé de communication et je m'en sors très bien. Sinon, grâce à ma malchance, je suis célibataire et je le vis plutôt mal.

On pourrait croire que Nate est heureux dans sa vie. Son boulot lui plaît, il a une chouette maison, un chien qu'il aime plus que tout. Mais bizarrement aucune femme ne partage sa vie. Nate n'est pas timide, il est gay. Il est gay et à trente-cinq ans, il n'a toujours pas fait son coming-out. Il en est incapable. Le regard des autres l'a toujours terrorisé mais il ne l'a jamais montré. Il joue au fort, Nate.
Même son meilleur ami ne le sait pas, à vrai dire. Ni le fils de ce dernier avec qu'il est pourtant plutôt proche... Parfois trop ? Il n'a jamais vécu avec quelqu'un, a des aventures parfois. Mais les hommes de son âge sont lassés de se cacher pour le grand gamin qu'il est. A trente-cinq ans, presque quarante, il ne vit pas vraiment sa vie. Métro, boulot, dodo. Heureusement qu'Elyam et son père sont là.
Et puis, il a toujours ce regret. Ne pas avoir de famille. Ne pas avoir cette chance, alors qu'autour de lui, tous ses amis en ont une.


henry cavill © Junkiie
Preuve que Nate était maladroit : alors qu’il ressentait autant si ce n’est plus de sentiments qu’Elyam, il l’avait blessé. Parce qu’il n’avait pas su choisir ses mots, ses gestes, parce qu’il s’était montré réservé et n’avait pas tout déballé d’un coup. Mais c’était difficile de se lâcher en public alors qu’il s’adressait à un adolescent même pas encore majeur. C’était pour ça qu’il préférait en parler plus à l’écart, chez lui. Un ado de seize ans avec un gars de vingt-cinq ça ne choquait pas tant, mais avec un homme de trente-cinq ans c’était vite très mal vu. Malgré toute la tristesse qui se lisait sur le visage du gamin, Nate resta silencieux lui aussi pendant le trajet. Pensif. Réfléchissant aux mots qu’il pourrait avoir pour le rassurer, pour rattraper sa bourde.
Très vite ils se retrouvèrent à nouveau seuls, Roxy les laissant pour aller se coucher dans son panier et se reposer de cette folle balade. Nate se trouva très gêné par le silence ainsi que par le visage du gamin. Le pauvre avait l’air tellement triste, alors que l’amour, ça ne devait pas être triste. D’autant plus quand il était partagé.

« Je crois qu’on s’est mal compris Elyam. Tu le sais, je suis vraiment très maladroit. Je… j’ai voulu t’embrasser mais c’est plus compliqué que ça parce qu’on a quand même vingt ans d’écart et que t’es pas du tout majeur. » Il s’approcha doucement de lui et posa sa main sur la hanche du garçon. « C’est pas bien du tout ce que je ressens pour toi. Ca devrait pas être comme ça. Je t’ai vu grandir… Ton père est mon meilleur ami. Je me sens vraiment coupable. Mais toute ma vie je me suis caché, j’ai jamais trouvé quelqu’un qui me correspondait. A part toi. Toi, tu me comprends. T’es là quand j’ai besoin. T’es mon pilier comme je sais que je suis le tien. L’amour ça se contrôle pas… Je crois. Je me sens bien qu’avec toi. Alors je vais peut-être m’en vouloir pour le restant de ma vie mais… » Tant pis, il fallait le faire. Il en avait envie. Son autre main glissa sur la joue d’Elyam et il l’embrassa enfin. Comme tout homme timide, ses joues rougirent presque immédiatement. Ses gestes étaient maladroits, lui il tremblait. Quand le contact fut rompu, il se mordit la lèvre. « Je ne voulais pas te vexer, Elyam. J’ai juste mal choisi mes mots… Je… Apprécier n’est pas le bon terme mais j’osais pas dire l’autre. »


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SUNRISE
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Elyam Townsend
J'ai 16 ans et je vis à Londres, Angleterre. Dans la vie, je suis lycéen et je m'en sors plutôt bien. Sinon, grâce à ma malchance, je suis célibataire et je le vis plutôt mal.

Tu es un adolescent mal dans sa peau, victime d'une maladie si peu connue dont le terme est utilisé à mauvais escient, l'anorexie. Ta mère est décédée, il y a maintenant plusieurs années, ne te laissant qu'avec ton père. Le meilleur ami de ce dernier fut très présent pour vous aider, vous soutenir au mieux, si bien qu'une étrange complicité s'est instaurée entre vous, en parallèle de la dégradation de ta relation père/fils. Puis vient s'ajouter à cela ton anorexie qui te pourrit la vie. Dans le fond, tu as juste besoin de quelqu'un pour t'aider...


max krieger © google
Te terrer dans un coin ne te semble pas si mal. Un petit coin où y laisser ton cœur malade de tristesse. Tu voudrais cesser d’exister, te cacher pour pleurer toutes les larmes de ton corps et haïr l’idée que tu as eu de tout lui révéler. Tu aurais dû t’y attendre. Tu n’aurais pas dû y croire, tu n’aurais pas dû écouter Nia. Tu aurais dû continuer de vivre, caché dans le placard, sans jamais avouer ce que tu peux ressentir envers le grand brun. Tu aurais dû rester chez toi, lui avouer de loin, à distance, par sms, comme toutes les choses difficiles que tu avais voulu lui dire jusqu’à présent et finir le dessein que la maladie trace pour toi. Chienne libérée de ses liens, chaussures balancées dans un coin de la pièce, et veste retirée de tes épaules pour être suspendue au crochet du porte-manteau. Tu fermes les yeux et cherches à t’éloigner de lui. Peut-être que tu devrais partir avant qu’il te le demande. Peut-être que tu devrais t’enfuir et ne plus jamais revenir ici, ne plus jamais le revoir, fuir les moqueries qui suivraient, le fuir. Tu baisses les yeux sur tes pieds et glisses tes mains dans tes poches. Tu préférerais mourir que d’affronter son regard.

Retenir ses larmes s’avèrent compliqué. Surtout en sa présence. La boule de poils t’abandonne pour se coucher dans son panier. Tu t’apprêtes à quitter le salon pour rejoindre la chambre à coucher lorsque sa voix t’arrête. T’embrasser ? Bon sang. Bon sang. Bon sang. Tes joues rougissent à vue d’œil. Il est si proche de toi. Tu peux sentir la chaleur de son corps. Tu peux sentir son souffle sur ton visage. S’en vouloir ? Mais pourqu- Ses lèvres viennent quérir les tiennes dans un doux baiser. Tu restes figé, les yeux rivés sur ses paupières closes. Tu restes béat. Tu ne comprends pas. T’es perdu. Complètement perdu. Il disait simplement t’apprécier pour t’embrasser ensuite. Ton rythme cardiaque s’emballe. Tes jambes se font faibles sous ton poids. « Quel autre mot ? » parviens-tu à dire d’une voix faible, alors que des larmes roulent sur tes joues. Est-ce que la réponse qu’il va te donner et la même que celle que tu espères ? Pourtant, tu ne peux pas attendre plus longtemps. Tu ne veux pas attendre pour un second baiser. Tu ne peux pas. Tu veux pas qu’il soit simplement ton premier baiser. Nate doit être le prochain, et les millions à venir. Torse contre torse, tu te hisses sur la pointe des pieds et enroules tes bras autour de son cou, avant de venir chercher un baiser maladroit.
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Nate O'Connor
J'ai 35 ans et je vis à Londres, Angleterre. Dans la vie, je suis chargé de communication et je m'en sors très bien. Sinon, grâce à ma malchance, je suis célibataire et je le vis plutôt mal.

On pourrait croire que Nate est heureux dans sa vie. Son boulot lui plaît, il a une chouette maison, un chien qu'il aime plus que tout. Mais bizarrement aucune femme ne partage sa vie. Nate n'est pas timide, il est gay. Il est gay et à trente-cinq ans, il n'a toujours pas fait son coming-out. Il en est incapable. Le regard des autres l'a toujours terrorisé mais il ne l'a jamais montré. Il joue au fort, Nate.
Même son meilleur ami ne le sait pas, à vrai dire. Ni le fils de ce dernier avec qu'il est pourtant plutôt proche... Parfois trop ? Il n'a jamais vécu avec quelqu'un, a des aventures parfois. Mais les hommes de son âge sont lassés de se cacher pour le grand gamin qu'il est. A trente-cinq ans, presque quarante, il ne vit pas vraiment sa vie. Métro, boulot, dodo. Heureusement qu'Elyam et son père sont là.
Et puis, il a toujours ce regret. Ne pas avoir de famille. Ne pas avoir cette chance, alors qu'autour de lui, tous ses amis en ont une.


henry cavill © Junkiie
Elyam et Nate étaient sur la même longueur d’ondes, pour ne pas changer. Ils ressentaient les mêmes choses l’un pour l’autre et c’était finalement assez prévisible. Tous les deux avaient toujours été très proches, toujours fourrés ensemble, Cupidon n’aurait jamais pu rater son coup et n’en viser qu’un des deux. Mais Nate ne savait pas encore si c’était une bonne nouvelle, car il avait la trouille. L’interdit c’était grisant, excitant, mais ce n’était pas vraiment son truc. Lui, il ne voulait pas d’une histoire compliquée et pleine d’obstacles. Il voulait le bonheur, rendre l’autre heureux aussi. Et le fait que ses sentiments soient réciproques ne rendait en rien les choses simples. Ils avaient déjà beaucoup à affronter, ne serait-ce que la loi. La question était : Nate était-il suffisamment amoureux pour avoir envie de braver tous les obstacles avec Elyam ? En fait, il n’en savait rien. C’était difficile de déceler l’amour de l’amitié, il avait peur de trop s’emballer. Il avait toujours beaucoup tenu à lui pour autant il ne se souvenait pas de l’avoir vraiment désiré jusqu’à ces derniers jours. Oui, quelque chose avait changé. Peut-être que c’était bien de l’amour.

En tout cas, ce baiser le retournait complètement. A croire qu’il l’attendait depuis longtemps, sans s’en rendre compte. Il ne savait pas trop quoi répondre au gamin, de peur de le vexer. Heureusement, ce dernier lui donna un peu de répit grâce à un deuxième baiser dont il profita tout autant. Il caressa doucement sa joue, mettant un peu plus d’assurance dans ce baiser que dans le précédent. Puis, quand leurs lèvres se décollèrent une nouvelle fois, il prit la main d’Elyam et l’entraîna vers le canapé pour parler tous les deux. « C’est un peu confus dans ma tête… Je t’ai toujours adoré plus que de raison sans jamais y voir d’ambiguïté. Bien sûr, j’me doutais que t’étais gay, mais le fait que tu me le confirmes… Je crois que ça a changé quelque chose pour moi. J’ai commencé à te voir autrement. J’ai même… Rêvé de toi cette nuit. Je sais que ce n’était qu’hier, mais je crois que ça fait un moment maintenant que je ressens des choses… Que j’voulais pas assumer. Par peur que ce soit pas réciproque, et probablement par peur de ton père aussi. Tu crois qu’il ne t’aime pas mais je t’assure que s’il savait, il me décollerait la mâchoire. » Et il n’avait pas envie de perdre son meilleur ami, même si c’était un con parfois et que sa méthode d’éducation était à revoir. Au fond, c’était grâce à lui que les deux étaient devenus si proches, parce que Nate avait donné à Elyam toute l’affection que son père ne lui donnait pas ou trop peu. Il passa finalement ses bras autour des épaules d’Elyam pour l’attirer dans ses bras. « Je sais qu’au fond de moi, je t’ai jamais considéré comme mon fils. Ca en avait l’air, et il valait mieux qu’on pense à ça plutôt qu’autre chose. Je m’en suis persuadé moi-même… Mais je me suis rendu compte qu’il y avait rien de platonique là-dedans, je… je te désire. Je te trouve beau, attirant… Et crois-moi, ça n’a rien de facile pour moi, de te dire tout ça. »


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Elyam Townsend
J'ai 16 ans et je vis à Londres, Angleterre. Dans la vie, je suis lycéen et je m'en sors plutôt bien. Sinon, grâce à ma malchance, je suis célibataire et je le vis plutôt mal.

Tu es un adolescent mal dans sa peau, victime d'une maladie si peu connue dont le terme est utilisé à mauvais escient, l'anorexie. Ta mère est décédée, il y a maintenant plusieurs années, ne te laissant qu'avec ton père. Le meilleur ami de ce dernier fut très présent pour vous aider, vous soutenir au mieux, si bien qu'une étrange complicité s'est instaurée entre vous, en parallèle de la dégradation de ta relation père/fils. Puis vient s'ajouter à cela ton anorexie qui te pourrit la vie. Dans le fond, tu as juste besoin de quelqu'un pour t'aider...


max krieger © google
Ce baiser. Autant dire qu’il en rêvait depuis des jours, si ce n’est des semaines. Sentir le goût de ses lèvres, la douceur de sa bouche, la tendresse de ses caresses. Ses bras autour de ton corps frêle. Jamais, pas un seul instant, tu n’aurais pensé que cela arriverait. Comment aurais-tu imaginer un seul instant qu’un adulte tel que Nate puisse poser ses yeux sur toi et pour finalement tomber amoureux de ce qu’il voit ? Le brun pose ses mains de le creux de tes hanches pour t’approcher de lui, ou bien est-ce toi qui ne peux t’empêcher de coller ton corps du sien ? L’interdit, tu t’en moques bien, pour une fois. D’ordinaire, tu ne l’affrontes pas. Tu ne cherches pas à le contourner. C’est bien trop effrayant. Tu suis les règles que l’on t’impose sans émettre de résistance, ou le moindre signe de désaccord. Gosse élevé dans la crainte de décevoir, de n’être qu’un échec, dans la peur de ne pas être suffisamment important aux yeux des autres, aux yeux de son propre père, de n’être qu’une erreur, ne faire qu’échouer. Pourtant, avec cet homme, dans ses bras, tu n’as jamais eu qu’une seule et unique peur : le perdre. C’est certainement pour cette raison que tu te jettes sur lui, pour lui voler un baiser comme il a volé le tien. Avant qu’il ne réfléchisse. Avant qu’il ne doute de ses actes et qu’il ne te rejette. Tu ne le supporterais pas. Tu ne supporterais de devoir t’en aller, maintenant que tu sais ce qu’il ressent pour toi.

Sans vraiment y croire, tu te laisses tirer dans le canapé par la main, avant que celle-ci ne retombe le long de ton corps alors que tu t’installes au stricte opposé de l’homme. Généralement, lorsqu’on s’installe sur le sofa pour discuter, ce n’est jamais très bon signe. Même lorsqu’il s’agit de Nate. Surtout lorsqu’il s’agit de Nate. Doucement, tu te recroquevilles, rapprochant tes genoux de ton torse, passant tes bras autour de tes jambes. Tu t’éloignes de lui, comme si tout à coup, tu voulais le fuir. Dans le fond, t’as juste peur. Qu’il regrette, qu’il te demande de rentrer chez toi. Cette simple idée t’anéantit avant qu’il n’est eut le temps d’ouvrir la bouche, estompant alors la douceur de ses lèvres sur les tiennes. Ton cœur bat à une vitesse impressionnante, l’afflux sanguin vers ton cerveau fait résonner les pulsations cardiaques entre tes oreilles. Bon sang.
« Rêvé de moi ? » Pourquoi ne l’avait-il pas dit plus tôt ? Pourquoi avait-il voulu te cacher une telle chose, après toutes les confidences que tu as pu lui faire depuis que tu le connais, autant dire depuis toujours ? « Il a pas intérêt à te faire du mal... » Ou tu serais susceptible de quitter le domicile familial. Une décision que tu pourrais regretter sur le long terme, mais qui te semble pourtant être la meilleure de toute à cet instant précis. Sans prévenir, les bras du brun viennent t’enlacer et sans que tu ne puisses refuser cette douce étreinte. Tes angoisses de séparation, d’abandon, retombent comme un soufflé, faisant alors couler des larmes incessantes, silencieuses, sur tes joues. Toi non plus, tu ne l’as jamais considéré comme un père de substitution. Un meilleur ami, à la rigueur. Jamais une figure paternelle. Tu renifles, tel l’enfant que tu es. « Tu le penses vraiment ? … J’suis pas aussi beau que toi... » Du bout des lèvres, tu déposes un baiser dans le creux de son épaule, refusant de lui faire voir tes yeux larmoyants. « J’aurais dû te dire tout ça avant... »
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