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 stranded on a desert island

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Noah
O'Brian

J'ai 19 ans et je vis à Canterbury, Angleterre. Dans la vie, je suis étudiant en histoire de l'art et je m'en sors bien. Sinon, grâce à ma malchance, je suis célibataire et je le vis plutôt bof bof.

Trop sujet à des crises d'angoisse, Noah a vite décidé de s'éloigner le plus possible des responsabilités. Il vit chez ses parents, il les laisse gérer le budget, les courses, et se concentre sur ses études. C'est aujourd'hui la seule chose qui lui met la pression mais il s'en sort plutôt bien. Vivre seul lui fait peur, la vie d'adulte lui fait peur, et à vrai dire il a même déjà songé à rater intentionnellement ses partiels pour rester un an de plus chez ses parents !
Sinon il a un chien, dont il s'occupe, ses parents ayant pensé que c'était déjà bien pour le responsabiliser un minimum.
Il ne s'est jamais engagé avec un homme, il batifole, ça lui va bien, mais en vrai c'est un coeur d'artichaut.


Lucky Blue Smith © SWEET DISASTER
Noah n’était clairement pas un pro de la survie mais il avait au moins le mérite de faire de son mieux et de ne pas passer son temps à pleurer. C’est vrai, après tout, il aurait totalement pu s’asseoir sur le sable et se morfondre pendant des heures alors que l’autre à côté de lui souffrait le martyre. Mais c’était probablement parce qu’il n’était pas seul qu’il ne se permettait pas. Il n’avait pas le droit de faiblir car on avait besoin de lui – et c’était bien la première fois que ça arrivait. Noah avait toujours fui les responsabilités comme la peste, lui, le gamin insouciant à tendances tanguy. Cette aventure le forcerait à grandir et à prendre du plomb dans la tête… S’ils s’en sortaient. Parce que malgré toute la bonne volonté du monde, survivre sur une île déserte relevait presque de l’impossible. Surtout quand l’équipe de choc se composait d’un gamin et d’un grand blessé. En fait, s’ils survivaient, ils n’auraient plus qu’à jouer au loto, tellement c’était improbable.
Ah ça oui, il était fier d’avoir trouvé de l’eau ! Mais comme d’habitude il ne faisait jamais les choses suffisamment bien, il avait fallu qu’il tombe dedans plutôt que de la trouver tout simplement. En plus… Il s’était perdu. Alors difficile de dire s’il était loin de Milan ou non, si ce serait compliqué de l’amener jusqu’ici pour soulager ses plaies et sa soif, parce qu’il n’avait aucune idée d’où il se trouvait. Ici tout se ressemblait. Des arbres partout.

Il faisait vraiment froid, bordel. De quoi contraster avec la chaleur d’il y a quelques heures ! Le pauvre Milan devait être en train de geler lui aussi… Après avoir repris ses esprits, il reprit sa route en se frottant régulièrement les épaules pour tenter de se réchauffer. Mais las de marcher, fatigué, il finit par s’asseoir. Juste une petite pause pour essayer vaguement de se repérer. Pour essayer de voir à travers la nuit. Mais il n’y avait rien à faire, ses yeux ne s’habituaient pas à l’obscurité. Quand soudainement, une voix familière s’éleva d’entre les branches. Milan. Il n’était pas mort, c’est la première chose qui lui vint en tête ! Il avait réussi à se lever visiblement et probablement que le jeune homme s’inquiétait pour lui. Ou pour sa propre survie – qui dépendait a priori de Noah – ce qui ferait de lui quelqu’un de très égoïste. Noah préférait se dire que Milan – pour qu’il avait très largement craqué – avait eu peur pour lui. « J’suis là ! » dit-il en refreinant au maximum ses bégaiements dus au froid. Il demanda ensuite à Milan de parler encore afin de pouvoir localiser sa voix, puis tenta de le rejoindre. « J’ai… j’ai trouvé de l’eau potable… J’crois pouvoir t’y emmener maintenant si tu peux marcher… sinon il nous faut des récipients ! » Ca devait bien se trouver, des bouteilles rejetées par la mer par exemple. « Ca va ta jambe… ? J’suis désolé je me suis perdu… » dit-il en arrivant près de lui, tout de même inquiet.


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SUNRISE
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Milan Hopkins

J'ai 28 ans et je vis à Londres, Angleterre. Dans la vie, je suis assistant juridique et je m'en sors très bien. Sinon, grâce à ma chance, je suis célibataire et je le vis plutôt bien.

Depuis ton adolescence, tu as construit ta vie autour de ta carrière, tout comme tes parents l'ont fait. Tu ne laisses que très peu de place à tes sentiments, si bien que tu te retrouves aujourd'hui célibataire. Mais cela ne te dérange pas, bien au contraire. Tu es libre de tes mouvements, de tes déplacements, sans devoir rendre de compte à personne, et c'est ça, le bonheur : vivre juste pour soi. Adorateur des femmes, ou du moins, tu essayes de t'en convaincre depuis qu'un homme a attiré ton attention, lors d'une soirée. Cette idée germe dans ta tête malgré toi, tandis que tu essayes de la refouler.


Jack Falahee © GOLD ANTHEM
Sur cette île déserte, perdu en plein milieu de l’océan, la jambe déchirée par un débris du bateau, la bouche pâteuse et le froid te saisissant de toute part, la mort te semble le meilleur remède. Une réaction pitoyable pour un type comme toi. Ta souffrance physique est telle que même un esprit sain aurait l’idée de se l’amputer. Ta peau est déchirée par endroit, et le sable s’insinue sous ton épiderme pour te brûler un peu plus profondément. La plaie s’infectera très certainement. C’est une évidence. Tu vas crever sur cette île. Désespoir alors même que votre arrivée sur la plage est toute récente. Pourtant, sortie de nulle part, ne petite lueur d’espoir s’impose presque automatiquement à ton esprit : le gamin. Tentant de t’accrocher à la chance de survie qu’il représente à tes yeux, tu te relèves et tires ton cadavre dans la jungle de palmiers. Ta gorge sèche hurle le prénom du blond, avant de s’éteindre. Malgré l’ombre et l’obscurité, la silhouette de Noah apparaît devant tes yeux, comme un mirage. Le froid contrastant avec la chaleur intense de la matinée vous prend, vous surprend. Tu t’écroules comme le tronc d’un arbre que tu ne parviens pas à identifier. Il est encore loin, mais tu le vois. J’suis là. Tu n’as plus la force de bouger. Tu te laisses tomber. Ton corps écrase des feuilles et des branches qui craquent sous ton poids. Le gosse s’approche de toi, le son de sa voix résonne. Doucement, tu lui fais signe de te ramener de l’eau, quelque chose à boire.

Tu meurs de froid, avec ce vent qui s’engouffre sous le peu de vêtements qu’il te reste, mais tu es bien trop épuisé pour te frotter les bras, pour te recroqueviller contre l’arbre. Trop faible. Tu fermes les yeux, te sentant encore vaciller entre conscience et inconscience. Entre deux mondes. Pourtant, t’endormir sans avaler quoique ce soit ne te mènera qu’à ton dessèchement, et à la fin de ton existence. Doucement, tu ouvres à nouveau les yeux, et ton regard cherche la carcasse du blondinet dans cette forêt. Ton estomac crie sa faim, te faisant jalouser cette voix rauque que tu viens de perdre. La soif est encore présente. Noah. Tu souffles son prénom et tu prends conscience qu’il ne l’entendra pas. Tu tends la main devant toi, espérant qu’il s’y trouve. Tu n’as pas d’autres choix que de lui faire confiance. Tu n’as pas d’autres choix que de lui laisser ta vie entre les mains, désormais. Tu le remarques enfin, tends encore le bras pour l’attirer vers toi. Il est aussi glacé que toi. Son corps est aussi froid que le tien, si ce n’est même plus. Vous n’avez donc pas d’autres solutions : vous allez devoir dormir l’un contre l’autre pour espérer obtenir un peu de chaleur, espérer en créer. Juste pour gagner quelques degrés de plus.
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J'ai 19 ans et je vis à Canterbury, Angleterre. Dans la vie, je suis étudiant en histoire de l'art et je m'en sors bien. Sinon, grâce à ma malchance, je suis célibataire et je le vis plutôt bof bof.

Trop sujet à des crises d'angoisse, Noah a vite décidé de s'éloigner le plus possible des responsabilités. Il vit chez ses parents, il les laisse gérer le budget, les courses, et se concentre sur ses études. C'est aujourd'hui la seule chose qui lui met la pression mais il s'en sort plutôt bien. Vivre seul lui fait peur, la vie d'adulte lui fait peur, et à vrai dire il a même déjà songé à rater intentionnellement ses partiels pour rester un an de plus chez ses parents !
Sinon il a un chien, dont il s'occupe, ses parents ayant pensé que c'était déjà bien pour le responsabiliser un minimum.
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Noah avait vraiment eu peur de ne jamais retrouver Milan. De crever de froid, tout seul dans la forêt, incapable de retrouver son chemin. Pire encore, de passer la nuit seul alors qu’il y avait sans doute des tonnes d’animaux sauvages par ici ! Autant dire que Noah n’était pas très bon chasseur… Quoi, ça ne vous étonne pas ? L’autre homme n’allait pas franchement l’aider à survivre car il était dans un piteux état – c’était déjà étonnant qu’il ait réussi à bouger sa carcasse jusqu’ici – mais sa présence suffisait à le rassurer. A lui donner un peu de force pour se battre et ne pas juste se laisser crever par terre.
Milan ne répondit pas à sa question mais, assis par terre, Noah put très facilement comprendre qu’il ne pourrait pas se déplacer jusqu’à la source d’eau. Il hocha la tête un peu pour lui-même puisque de toute façon il faisait trop noir pour le distinguer, se penchant vers lui pour le rassurer. Il tremblait encore mais toute cette adrénaline et surtout l’envie d’aider Milan l’aidaient à oublier qu’il avait atrocement froid. « Okay… Milan. Ecoute-moi. Je m’occupe de te ramener de l’eau… On va s’en sortir, okay ? Demain on… Je te trouverais à manger. On fera du feu. On va y arriver… » A vrai dire il n’avait pas la moindre idée de comment on pouvait faire un feu mais il fallait rester optimiste ou bien ils ne s’en sortiraient jamais. « Tu ne t’entends pas. Pas avant que je sois là. J’te promets que je reviens le plus vite possible, c’est pas très loin. » Il allait faire d’autant plus attention maintenant qu’il s’était perdu une fois. Il sourit tristement puis se releva pour reprendre sa route jusqu’à la mangrove, restant le plus attentif possible afin de trouver quelque chose pour lui ramener de l’eau.

Enfin un peu de chance ! Une vieille bouteille en plastique se trouvait non loin. Elle était un peu sale alors après l’avoir récupérée, il s’agenouilla près de l’eau et la nettoya au maximum. Il la remplit ensuite afin de la ramener à son compagnon de galère. Il se remit au niveau de Milan et pour lui permettre d’économiser des forces, lui donna de l’eau comme une maman pourrait donner le biberon à son gamin. Soyons honnêtes, ce n’était pas de l’eau qui lui permettrait de guérir… Mais ça lui ferait du bien malgré tout. Quand la bouteille fut vide et pour les réchauffer tous les deux, Noah se glissa dans les bras de Milan. « On va s’en sortir… »


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Le froid continue sans cesse de s’infiltrer sous le peu de vêtements qu’il te reste. La nuit est tombée, les degrés avec. Le temps semble ralentir alors même que tu ne possèdes plus de belle montre à ton poignet, alors même tu ne le repères pas dans le ciel. Tu te perds dans l’océan de tes pensées morbides, mornes, sans espoir. Tu te perds dans cette jungle aux allures de piège ensorcelé, tu t’y enfonces à la recherche du garçon. Et à ses pieds, tu t’effondres. Encore en vie. Lui comme toi. Toi comme lui. La situation vous échappe. Il y a-t-il seulement une chance que tu t’en sortes dans ton état ? Le peu de lucidité qu’il te reste te torture à chaque seconde qui s’écoule : tu ne survivras pas. Tu en es persuadé. C’en est même devenu une certitude : la traversée jusqu’au point d’eau a fini de t’achever. Le froid te ronge. Les craquements de brindille sous la semelle du plus jeune te fait sursauter. Mais ce n’est que lui. Ce n’est que lui. Tu discernes non sans mal sa silhouette dans l’obscurité, les yeux plissés, malgré l’effort considérable que cela te demande. Puis tu luttes. Tu combats encore la fatigue. Tu te bats contre les paupières qui s’alourdissent à chaque mètre qui te sépare du blondinet.

La promesse de ne pas t’endormir s’évapore. Tu sombres dans cette semi-conscience, la douleur se propageant dans ta jambe se faisant toujours ressentir, même dans un sommeil tel que le tien. Sursaut. Le jeune homme, ton sauveur, porte un goulot à tes lèvres. L’eau se déverse dans ta gorge, humidifie tes muqueuses. Putain. Bordel. Encore. Tu ne sais pas quelle quantité tu bois, pourtant, tu veilles à ce qu’il en reste assez pour que Noah trempe ses lèvres dans ce trésor liquide. Tu repousses faiblement la bouteille vers lui. « Bois... » Sans prendre garde, tu reposes ta tête contre son épaule et tu fermes les yeux à nouveau. Sa voix te rassure, te fait garder les pieds sur terre. Tu le prends contre toi et l’enlaces, prenant en otage toute la chaleur de son corps. D’une lenteur exacerbée, tu frottes ses bras. Tu le maintiens contre toi. Ta chance de survie est entre tes mains. Sa promesse te réchauffe l’âme. Sans lui, tu serais déjà probablement mort. Sans lui, tu ne serais qu’un cadavre sur la plage de sable blanc.
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Sinon il a un chien, dont il s'occupe, ses parents ayant pensé que c'était déjà bien pour le responsabiliser un minimum.
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« J’ai déjà bu. T’inquiète pas pour moi… » Alors il le força à boire le fond de la bouteille. Ca ne lui ferait pas de mal. La source ne s’envolerait pas. Le lendemain, il laisserait des indices en évidence afin de pouvoir retrouver le chemin et ne plus se perdre en retournant sur la page digne un parfait petit Poucet. Il chercherait d’autres bouteilles, en remplirait plusieurs pour qu’ils n’aient pas à faire trop d’allers retours et de cette façon Milan aurait tout à portée de main. Du moins, l’eau, ce serait déjà ça. Oui, il faisait plein de projets, se donnait des objectifs pour le lendemain, tout ça pour ne pas craquer et garder la tête sur les épaules. Alors demain, il s’occuperait de tout ça, tenterait de faire du feu, peut-être d’aller pêcher… Oui, il avait sûrement trop d’espoir et rien ne se passerait comme prévu mais il fallait bien qu’un des deux essaie, et ce n’était clairement pas Milan qui pourrait. Le pauvre avait bu, oui, mais il souffrait le martyr et cette nuit blanche n’arrangerait en rien son état.
Noah aurait voulu le rassurer encore et encore mais il n’en avait plus tellement la force. Il se concentrait sur la chaleur de ses bras, sur le battement de leurs cœurs qui ralentissait à vue d’œil.

Il parvint à somnoler par on ne sait quel miracle. Ce n’était pas bien étonnant finalement : ils étaient tous les deux crevés même si Noah faisait de son mieux pour ne pas le montrer. Il n’avait jamais dû jouer au plus fort, il n’avait jamais eu autant de responsabilités sur les épaules. Lui qui passait son temps à les fuir… Bordel, pourquoi avait-il fallu qu’il fasse une croisière ?
Noah sursauta au bout de plusieurs… minutes, ou heures, difficile de déterminer combien de temps s’était écoulé depuis qu’ils s’étaient serrés l’un contre l’autre. Il avait l’impression d’entendre du bruit, peut-être un animal, rien de rassurant. Il bougea doucement contre Milan, le trouva endormi et même s’il n’avait pas envie de le déranger, ne put que le réveiller. Ca y est, il avait peur. C’était peut-être – et même probablement – son imagination qui lui jouait des tours, Milan pourrait confirmer ou non cette hypothèse. « Milan… T’entends… ? J’crois qu’il y a une bête pas loin… » Au fond, si c’était le cas, que pourraient-ils y faire ? Noah n’était pas un chasseur et un Milan dans cet état, ils n’iraient pas bien loin tous les deux s’il fallait fuir.


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SUNRISE
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L’eau hydrate ton corps desséché. Tu la sens couler dans le fond de ta gorge, descendre ton œsophage pour se reposer dans ton estomac. Tu gardes une gorgée dans ta bouche pour apaiser cette sensation pâteuse qui ne te lâche plus depuis votre naufrage. Forcé à boire les dernières gouttes ? Dans le fond, tu espérais qu’il te propose de finir la bouteille. Alors tu verses le fond sur ta blessure, retirant le plus gros des grains de sable de la plaie. La maintenir propre jusqu’à cicatrisation. Si tu survis jusque là, ne peux-tu t’empêcher de penser. Lové dans ses bras, tes paupières se ferment d’elle-même et tu ne tardes pas à plonger dans un sommeil profond, malgré les dangers ambiants, malgré les possibles dangers alentours. Pour le moment, tu t’en fous. Tu veux juste dormir. Oublier un instant. Fermer les yeux et te réveiller dans ton lit, sur la croisière. Ton esprit serait fou d’imaginer un tel scénario, si réel, mais cela aurait été préférable. Nettement préférable, oui. Tu sombres dans une nuit sans rêves, dans un sommeil lourd, dans les bras du garçonnet blond. Vous profitez de la chaleur de l’autre, égoïstement, songeant malgré vous à la journée de demain, à cette vie de survie qui vous attend pour les prochains jours. Mois ? Années ? La mort aura peut-être un peu de clémence et s’abattra sur vous par miracle ?

Ton corps devient inexistant, la douleur s’envole dans un inconscient qui t’accueille à bras ouverts. Tu te complais dans cet état où rien ne t’atteint hormis les secousses et une voix semblant venir de l’au-delà. Une voix se rapprochant de toi, de plus en plus. L’île. Le naufrage. En sursaut, tu ouvres les yeux, alerte, et te redresses d’un coup, grimaçant sous cette souffrance intense qui revient aussitôt à l’assaut. Tu te mords la lèvre, résistant tant bien que mal à l’envie de hurler. Une bête ? Que voulait-il qu’il y fasse ? Il pouvait à peine tenir debout… « J’entends rien… ça doit être un oiseau ou t’as dû rêver... » grognes-tu. Pourtant, malgré toi, tu tends l’oreille, à l’affût d’un quelconque bruit. Et effectivement. Tu entends des feuilles et des brindilles pliaient sous un poids, outre le vent soufflant dans les palmiers. Tu tournes la tête vers Noah, puis le sol, et pointes une branche semblant suffisamment lourde pour assommer un homme du bout du doigt. « Attrapes ça. » chuchotes-tu. Peut-être ce n’était qu’une bête inoffensive...
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Noah pouvait supporter beaucoup de choses. La faim, la soif, la fatigue, le froid, toute cette responsabilité qui lui tombait dessus d’un coup. Mais la peur, c’était au-dessus de ses forces. Impossible de la braver, impossible de passer au travers. Alors quand il avait entendu du bruit, il avait réveillé Milan. Il était pourtant bien conscient que ce dernier, dans l’état dans lequel il se trouvait, ne pourrait rien faire du tout. Mais il avait besoin de sa présence. D’entendre sa voix. De se sentir en sécurité, ne serait-ce qu’un peu. Même si à cet instant précis, il aurait voulu le frapper. « J’ai pas rêvé ! J’suis pas fou j’entends un truc ! » Il se tut pour lui laisser l’occasion d’entendre à son tour. Et quand enfin Milan confirma qu’il y avait un bruit suspect, Noah ne se sentit pas mieux pour autant. Finalement oui, il aimait mieux quand le garçon lui disait qu’il avait dû rêver, c’était beaucoup plus rassurant. Il regarda le bout de bois que Milan lui pointait par terre et se mordit la lèvre. Ca avait l’air bien trop lourd pour lui, ce truc. Surtout, il ne se voyait pas assommer une bestiole – ou un homme ? Mais encore une fois, ce n’était pas Milan qui le ferait…
Alors Noah se releva – avec un peu de mal, bordel qu’il avait faim – et se pencha pour ramasser le bout de bois. C’était lourd pour sa carrure. « Je… J’vais monter la garde… repose-toi… » Qu’il avait dit, pas du tout rassuré. Noah devait se montrer fort et vaillant, ça l’aiderait à tenir le plus longtemps possible.

Et finalement, la nuit fut plutôt paisible. Le bruit s’éloigna et ne revint jamais mais par précaution Noah resta debout toute la nuit. A surveiller le moindre fait et geste, gardant aussi un œil sur Milan. Alors le jour venu, il était absolument crevé. Le froid de la nuit se trouva assez tôt remplacé par la chaleur du soleil qui pour le moment, ne faisait vraiment pas de mal.
Avant que le garçon ne rouvre les yeux, Noah était retourné à la source pour remplir la bouteille et la lui rapporter. « Hey. Milan. Bois un peu. Après on essaiera de retourner sur la plage, on y sera plus en sécurité. » Et très honnêtement, même s’il fallait chasser, établir un camp, toutes ces conneries, Noah ferait probablement une sieste sur le sable. Parce qu’il était vraiment crevé et qu’il fallait ménager leurs forces pour durer plus longtemps ici.


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Depuis ton adolescence, tu as construit ta vie autour de ta carrière, tout comme tes parents l'ont fait. Tu ne laisses que très peu de place à tes sentiments, si bien que tu te retrouves aujourd'hui célibataire. Mais cela ne te dérange pas, bien au contraire. Tu es libre de tes mouvements, de tes déplacements, sans devoir rendre de compte à personne, et c'est ça, le bonheur : vivre juste pour soi. Adorateur des femmes, ou du moins, tu essayes de t'en convaincre depuis qu'un homme a attiré ton attention, lors d'une soirée. Cette idée germe dans ta tête malgré toi, tandis que tu essayes de la refouler.


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Non, la peur ne te paralyse pas. Non, la peur ne te tétanise pas. C’est bien la douleur lancinante de ta jambe qui t’empêche de faire le moindre mouvement. La fatigue t’empêche également de garder les paupières ouvertes très longtemps, malgré le danger potentiel s’approchant de vous. Ce n’est qu’un oiseau, te rassures-tu. Juste un petit volatile curieux, probablement attiré par la source d’eau non loin d’eux. Bien sûr que le plus jeune n’avait pas rêvé, et qu’il n’était pas fou, pourtant, tu ne peux pas lutter contre l’intense et extrême fatigue qui pèse sur tes épaules. La blessure et les litres de sang perdus à cause de celle-ci t’ont littéralement vidés de toute énergie. La faible luminosité ne permet ni à l’un, ni à l’autre de voir quoique ce soit à plus d’un mètre. Tu grognes en le sentant s’éloigner. Ton repose-tête et ta source de chaleur te quittent. « Reviens t’allonger. » Ta voix tonne. Et tu n’as pas le temps de le revoir venir, que Morphée t’attire inexorablement dans ses bras pour te plonger dans un profond sommeil. Tu n’as pas encore conscience d’avoir besoin de lui. La faim ne se fait pas encore pleinement sentir, l’estomac remplit par un litre d’eau.

Lorsque tu te réveilles, le garçon n’est plus là. Tu te redresses vivement et regardes tout autour de toi. Ne pas paniquer. Le bout de bois vous ayant servi d’arme hier et toujours là, mais la bouteille a disparu. Ton esprit ne tarde pas à faire le lien, et met donc fin à l’angoisse qui commencer à poindre en toi. Finalement, tu bailles, ne prenant pas la peine de mettre ta main devant ta bouche. Bordel. Tu aurais tant espéré que ce naufrage ne soit qu’un rêve. Une voix familière te fait aussitôt tourner la tête. « Hey. » Tu te frottes les yeux, faisant tout pour ne pas lui faire savoir que ta jambe te lance douloureusement, ce matin. Tu attrapes la bouteille qu’il te tend et t’hydrates comme il faut, n’hésitant pas à verser quelques gouttes sur ton visage. « Pas trop loin de la source, non plus. Sous les arbres. » Et donc à l’abri du soleil de plomb. Tu attrapes son bras d’une main et le tronc de l’arbre sur lequel tu étais adossé jusqu’à présent pour te redresser. Peut-être pourrais-tu user de tes maigres connaissances en survie sur cette îles ? Ton ridicule savoir te provient des émissions bidons passant le soir à la télévision. Peut-être que cela pourra finalement s’avérer utile… « On devrait trouver à manger. » marmonnes-tu, en te tenant le ventre vide. « Noix de coco ou fruits, ce que tu veux. Si on trouve une pierre, on pourra ouvrir la coco. Et on pourrait tenter de faire un abri pour se protéger du soleil la journée et du froid la nuit ? » Tu parles pour oublier la souffrance de ta jambe. Grâce à lui, tu avances dans la jungle, tenant la bouteille.
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ALLES
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Noah
O'Brian

J'ai 19 ans et je vis à Canterbury, Angleterre. Dans la vie, je suis étudiant en histoire de l'art et je m'en sors bien. Sinon, grâce à ma malchance, je suis célibataire et je le vis plutôt bof bof.

Trop sujet à des crises d'angoisse, Noah a vite décidé de s'éloigner le plus possible des responsabilités. Il vit chez ses parents, il les laisse gérer le budget, les courses, et se concentre sur ses études. C'est aujourd'hui la seule chose qui lui met la pression mais il s'en sort plutôt bien. Vivre seul lui fait peur, la vie d'adulte lui fait peur, et à vrai dire il a même déjà songé à rater intentionnellement ses partiels pour rester un an de plus chez ses parents !
Sinon il a un chien, dont il s'occupe, ses parents ayant pensé que c'était déjà bien pour le responsabiliser un minimum.
Il ne s'est jamais engagé avec un homme, il batifole, ça lui va bien, mais en vrai c'est un coeur d'artichaut.


Lucky Blue Smith © SWEET DISASTER
Plusieurs jours s’étaient écoulés. Qui sait, peut-être même qu’ils s’étaient changés en semaines, en mois, Noah avait perdu toute notion du temps. Ce qu’il savait, c’était que les journées étaient chaudes et les nuits froides, mais impossible pour lui de dire combien il y en avait eu jusqu’ici. Mais oui, ils étaient toujours en vie. Enfin… plus ou moins en vie. Le gamin était faible, quant à Milan… Vous ne voudriez pas voir l’état de sa jambe. Pas loin de la nécrose, avec une plaie incroyablement sale qu’ils essayaient pourtant de nettoyer régulièrement à l’eau de mer. Certains jours la douleur semblait se faire moins forte et grâce à ces quelques moments de répit, les deux garçons avaient pu se monter un abri très rustique pour se protéger un minimum de la pluie. Ils avaient de quoi se nourrir, un peu, même si ça n’était jamais suffisant, et Noah multipliait les allers et retours jusqu’à la source d’eau pour contenter leur soif, sans plus se perdre. Comme si c’était normal, comme s’ils étaient chez eux.

Noah avait tenté d’être fort pour eux d’eux. Il avait motivé Milan, il avait essayé de s’occuper de lui comme si sa propre vie en dépendait. Et c’était un peu le cas au fond, égoïstement il ne se voyait pas rester seul ici. Pourtant, alors que la nuit tombait petit à petit sur la plage, Noah se laissa aller. Il était, comme tous les soirs, collés contre Milan, la tête posée sur ton torse. Quelques larmes se mirent à couler alors qu’il serrait un peu plus fort que d’habitude le t-shirt troué de l’autre garçon. Il avait envie d’abandonner. Se laisser mourir sur le sable car de toute façon, personne ne viendrait les sauver. Il se sentait inutile, n’arrivait pas à s’occuper de Milan correctement. Tandis que le pauvre homme faisait tout pour lui venir en aide malgré la douleur. « J’ai plus envie d’me battre Milan… J’en peux plus je vais craquer… » murmura Noah, pensant alors que Milan dormait.
En plus d’avoir faim, il se sentait seul. Entre Milan et lui il n’y avait ni affection, ni gestes ou paroles encourageants. C’était difficile de se lier d’amitié avec quelqu’un dans pareille situation mais ça l’aurait bien aidé, Noah. Il avait tenté plusieurs rapprochements mais la douleur rendait Milan aigri – à moins qu’il ne soit comme ça au quotidien ? « J’y arrive plus… »


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SUNRISE
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Milan Hopkins

J'ai 28 ans et je vis à Londres, Angleterre. Dans la vie, je suis assistant juridique et je m'en sors très bien. Sinon, grâce à ma chance, je suis célibataire et je le vis plutôt bien.

Depuis ton adolescence, tu as construit ta vie autour de ta carrière, tout comme tes parents l'ont fait. Tu ne laisses que très peu de place à tes sentiments, si bien que tu te retrouves aujourd'hui célibataire. Mais cela ne te dérange pas, bien au contraire. Tu es libre de tes mouvements, de tes déplacements, sans devoir rendre de compte à personne, et c'est ça, le bonheur : vivre juste pour soi. Adorateur des femmes, ou du moins, tu essayes de t'en convaincre depuis qu'un homme a attiré ton attention, lors d'une soirée. Cette idée germe dans ta tête malgré toi, tandis que tu essayes de la refouler.


Jack Falahee © GOLD ANTHEM
Les jours défilent. Ils s’égrainent les uns après les autres. Mais tu perds le compte. La notion de temps t’échappe. Tu ne peux plus compter sur tes doigts le nombre de nuit passées allongé sur le sable te brûlant la jambe, les yeux. Ne pas savoir si la survie est possible est la pire des sensations. La mort vous attend à la fin de chaque journée. Elle attend avec un large sourire figé sur son visage. Elle se frotte les mains en s’imaginant vous prendre avec elle, vous ôter le peu de vie et d’énergie qui vous reste. Laisser dépérir vos dépouilles, vos cadavres, sur les plages blanches de cette île déserte. Ton état empire plus qu’il ne s’améliore. Les jours chauds te paraissent interminables. Les nuits froides t’affaiblissent toujours plus. La douleur te délaisse parfois, juste quelques heures. Pendant ce court moment, tu aides le plus jeune à construire un abri, à préparer un maigre repas, juste de quoi vous sustenter. Pour que vos estomacs cessent de râler quelques minutes. Sans la présence du blondinet, tu ne seras certainement plus là depuis ton naufrage. Tu aurais fini noyé. Bouffé par un mammifère marin. Rongé par le sel. Sans Noah, tu n’aurais pas survécu au naufrage. Peu importe le temps que durera votre survie, tu lui dois beaucoup. Plus les jours passent, plus tu en as conscience.

Tu songes souvent à craquer. À baisser les bras. À abandonner. Après tout, à quoi bon rester sur cette île ? Vous n’avez aperçu aucun avion, aucun bateau. Personne ne sait que vous avez échappé à ce triste sort. Personne ne sait que vous avez survécu. Pourtant, le petit semble pouvoir te motiver. C’est sur cette pensée que tu fermes les yeux pour tenter de trouver le sommeil après une dure journée. La chaleur excessive se tait tandis que le ciel se teinte de noir, tâché de blanc, à quelques endroits. Le vent se lève pour venir ébouriffer vos cheveux, glacer votre sang, baisser votre température corporelle. Le blondinet se colle à toi, se love dans tes bras. Une habitude prise dès la première nuit passée ici. Une étreinte réconfortante, protégeant le peu de chaleur que vous parvenez à créer, protégeant vos souffles chaleureux. Inconsciemment, tu viens caresser son dos distraitement, alors que tu somnoles en te remémorant ta vie, en Angleterre. Pourtant, la voix du cadet te ramène sur cette plage. Ses sanglots. Ses peurs. Doucement, tu l’attires plus fermement contre toi, en dépit de la souffrance que la nécrose de ta jambe diffuse dans l’intégralité de ton corps. « Shhht. On doit se battre. On doit continuer de croire que quelqu’un nous cherche. Tes parents doivent se démener comme des bêtes pour te retrouver. Il faut y croire... » Alors que toi, personne ne t’attend, personne ne te cherche. « Tu vas continuer. Parce que je ne peux pas m’en sortir sans toi. Si tu abandonnes, c’est me laisser pour mort sur cette île… On a encore de quoi se nourrir, de quoi boire. On a toujours une chance de s’en sortir. Toi et moi. Même si c’est dur. » C’est la première fois que tu lui montre un peu d’espoir. La première fois que tu essayes de lui donner espoir. Quand bien même tu ne crois plus en rien. Quand bien même, tu as déjà abandonné depuis longtemps. « Tu n’es pas tout seul, ok. Noah ? » Tu ne l’appelles plus « gamin ». Il a besoin d’entendre son prénom pour ne pas l’oublier. Il a besoin de réconfort. Il a besoin de toi.
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