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 after all this time... (the pretty reckless)

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the pretty reckless
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INSCRIPTION : 18/04/2017
ÂGE : 22
RÉGION : Rhône-Alpes.
CRÉDITS : Schizophrenic & morphine (icon).

UNIVERS FÉTICHE : Réel, post-apocalyptique.
PRÉFÉRENCE DE JEU : Les deux

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Limace



Lawrence "Levi"
Kennan

J'ai 32 ans ans et je vis à San Francisco, Etats-Unis. Dans la vie, je suis chef d'une filiale spécialisée dans l'immobilier et je m'en sors très bien. Sinon, grâce à ma chance, je suis célibataire et je le vis plutôt bien.

Américain, Levi était en vacances en Thaïlande avec ses parents et son petit frère lorsque le séisme a secoué le pays, 12 ans plus tôt ○ ont suivi des semaines de panique : il a perdu de vue les membres de sa famille, a erré quelques heures avant de sauver Sia de la noyade. Elle l'a ensuite guidé pour chercher sa famille sur le territoire ○ la mère de Levi fait partie des 2 845 disparus en Thaïlande, son corps n'ayant jamais été retrouvé ○ de retour aux E-U, Levi a abandonné les études de journalisme qu'il avait entamées pour travailler dans l'entreprise familiale, spécialisée dans l'immobilier - et devenue sienne 4 ans plus tôt, à la retraite de son père ○ les échanges avec Sia se sont peu à peu atténués avec le temps, jusqu'à disparaître complètement ○ ces 3 dernières années en particulier - mais un peu avant cela aussi -, Levi a profité de son héritage pour mener à bien des missions humanitaires, l'épisode du séisme ayant profondément changé sa vision des choses sur le monde, et sur l'éducation sans anicroche qu'il avait reçue  ○ 12 ans après le séisme, c'est la première fois qu'il remet les pieds sur le continent thaïlandais dans l'espoir, sans doute, de tirer un trait définitif sur cette histoire et pour faire son deuil pour de bon. Il a néanmoins conscience d'avoir aussi très envie de revoir Sia.


Jesse Lee Soffer © .sassenach
Oui, définitivement, Levi parle trop tout à coup. Il ne sait pas du tout de quoi cela vient, mais il ne s'y attarde pas plus, il n'en voit pas l'intérêt. Il se contente de s'excuser à demi-mots - et par avance - auprès d'elle, en croisant mentalement les doigts dans l'espoir qu'elle ne fuit pas. Ce qu'elle ne fait pas, bien au contraire. Sa main ne quitte pas la sienne, alors qu'ils commencent à marcher, en direction de l'endroit idéal, désigné par Sia. Sur la route, la jeune femme en profite pour lui donner des noms de rues, de bâtiments, lui désignant ainsi les endroits qu'il ferait bien de visiter pendant qu'il est là. Autant qu'il le peut, Levi essaye de retenir ce qu'elle lui dit. Mais il ne fait aucun doute qu'il sera obligé de l'interroger de nouveau dans les jours à venir. Ne serait-ce que pour être certain de ne pas faire de conneries, tout ça.

Finalement, ils arrivent à destination et ce n'est qu'une fois installé à table, face à Sia, leurs mains donc désormais séparées, que Levi s'autorise à regarder plus en détails autour de lui. D'abord, il a bien repéré les sourires lancés en direction de la jeune femme - elle vient donc régulièrement ici. Et il a aussi noté l'ambiance qui règne dans le coin. Un coup d'oeil sur le menu des cocktails, devant lui, lui confirme ce qu'il soupçonnait déjà : c'est un bar américain. Les serveurs sont originaires d'ici - du pays en tout cas -, mais il croit en voir un, de là où il se tient, qui pourrait très bien venir des Etats-Unis, comme lui.
Dire que Levi est surpris est un bien faible mot. Et ce n'est encore rien à côté de ce qu'il ressent, quand Sia s'explique. C'est son bar préféré. Parce qu'il lui fait penser à lui. C'est lui où bien son cœur est sur le point de s'échapper de sa poitrine ? Il en a l'étrange impression, en tout cas. Et ce n'est pas aussi désagréable qu'on pourrait l'imaginer.

Pas une seule fois, il ne détourne le regard. Pas une seule fois, il n'ouvre la bouche pour dire quoi que ce soit. Du moins, au début. Avant qu'il ait pu réagir sans se laisser trop emporté par ses émotions, elle fait un geste l'air de dire qu'ils peuvent passer à autre chose. Avant de parler des noms des cocktails, que Levi a d'ores et déjà repérés. Mais non, ça ne sera pas aussi simple : il ne peut pas laisser passer ça. Et juste ne rien dire. « Sia ... Tu aurais dû me le dire. Je serais venu. » Mais quand aurait-elle pu lui dire, exactement ? Avant ou après qu'il ait peu à peu cessé de répondre à ses mails ? Comme par un automatisme - nul doute que c'est en train d'en devenir un -, il attrape la main qu'elle agitait quelques instants plus tôt, et lie leurs doigts.
Tant pis pour les conséquences, pour les significations qu'il ne veut pas voir étalées au grand jour. Il y réfléchira plus tard. Ou pas, c'est peut-être même encore mieux.

Levi doit s'avouer satisfait, malgré tout, de l'entendre changer de sujet. L'atmosphère commençait à devenir pesante et lourde de regrets. Pour lui, en tout cas. Il aurait dû venir plus tôt. « Oh tu ne sais, je ne passe plus tant de temps à San Francisco. Les affaires se portent bien et je voyage pas mal. » Le regard entendu qu'il pose sur elle est lourd de sens : il regrette affreusement de ne pas avoir voyagé par ici plus tôt. Affreusement. « Et ils vont bien tous les deux. Mon père profite comme il se doit de sa retraite et mon frère ... Et bien c'est mon frère. Je ne le vois pas pendant des mois et puis il m'appelle pour que je vienne le chercher je ne sais trop où. Il se porte bien, quand même. » Un petit rire lui échappe. Son frère finira bien par grandir et prendre en maturité ... Il y croit ! « Et toi, comment tu vas ? Tes études se passent comme tu veux ? » Et qu'elle ne cherche pas à lui mentir : il le saura, le devinera. Aux dernières nouvelles, Sia s'était lancée dans des études pour deviner infirmière, mais Levi ne sait pas si elle en est toujours là, ou si elle en a terminé avec tout ça. Sans doute qu'elle est encore dedans.


    en présence très réduite jusqu'au 9 août
    - Far from any road -
    From the dusty mesa, her looming shadow grows, hidden in the branches of the poison creosote she twines her spines up slowly towards the boiling sun and when I touched her skin, my fingers ran with blood. In the hushing dusk, under a swollen silver moon, I came walking with the wind to watch the cactus bloom.
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aulélie
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Siaolanh "Sia" Kamlao
J'ai 31 ans et je vis à Phuket, Thaïlande. Dans la vie, je suis femme de ménage dans un hôtel et je m'en sors pas très bien. Sinon, grâce à ma malchance, je suis célibataire et je le vis plutôt bien.

est thaïlandaise • a grandi dans un milieu très pauvre • son père était pêcheur, sa mère ne travaillait pas • lorsqu'elle avait 12 ans, un luxueux hôtel s'est implanté près de son village et sa mère y a trouvé du travail • à 14 ans, Sia rejoint également le personnel de l'hôtel en tant que femme de ménage, au contact des touristes, elle y apprendra l'anglais • Elle a 19 ans lorsque le tsunami frappe les pays d'Asie. • Son père alors partie en mer ne sera jamais retrouvé • Sa mère a survécu, mais décèdera 2 ans plus tard de complications liées aux difficultés sanitaires • Au cours du tsunami, elle a été sauvée de la noyade par un jeune touriste qu'elle a elle-même aidé à retourner auprès des siens après un périple de plusieurs jours. • Sia a maintenu le contact avec lui, d'après par lettres, puis par mails lorsqu'elle eut accès à Internet, mais au fil des années, les échanges ont fini par cessé • Toujours femme de ménage dans un nouvel hôtel de Phuket, elle prend des cours du soir en espérant devenir infirmière.


kristin kreuk © LOLITAES
« Sia… Tu aurais dû me le dire. Je serais venu. ». Le timbre de sa voix était si doux et réconfortant que la jeune femme n’eut aucun doute là-dessus. Bien sûr qu’il serait venu. Elle n’en avais jamais douté et c’est aussi pour cela que, durant tout ce temps, elle s’était tût. Il aurait été égoïste de sa part de le faire venir ici pour satisfaire son besoin de le revoir, surtout en sachant ce qu’il avait perdu ici. Elle ne voulait pas le voir revenir sous la contrainte, mais lorsqu’il se sentirait prêt à fouler de nouveau le sol thaïlandais. En guise de réponse, Sia secoua la tête de gauche à droite et le laissa prendre de nouveau sa main, fascinée de voir comme ses doigts entrelaçaient parfaitement les siens…
Sia avait beau faire son possible pour se préserver, se disant que la visite de Levi serait aussi furtive qu’une étoile filante, mais sa main était aimantée par la sienne. Elle avait attendu ce moment une bonne décennie, elle avait le droit de se laisser un peu aller, non ?  
« Oh tu sais, je ne passe plus tant de temps à San Francisco. Les affaires se portent bien et je voyage pas mal. ». La thaïlandaise n’eut aucun mal à déceler le regret dans ses yeux et esquissa un sourire se voulant réconfortant. « Alors, j’ai hâte d’entendre tes récits sur les lieux que tu as déjà visité… ». Sia le pensait sincèrement : elle n’avait jamais quitté la Thaïlande. Son pays natal avait beau être l’un des plus beaux endroits du Globe, la jeune femme avait déjà eu des envies d’ailleurs. Ecouter Levi, ce serait un peu comme voyager par procuration, non ? Il va sans dire que, de toute les destinations possibles, San Francisco aurait été en tête de liste (et certainement pas pour le plaisir de contempler le Golden Gate…).
« Et ils vont bien tous les deux. Mon père profite comme il se doit de sa retraite et mon frère… Et bien c’est mon frère. Je ne le vois pas pendant des mois et puis il m’appelle pour que je vienne le chercher je ne sais trop où. Il se porte bien, quand même. ». Le sourire de Sia était sans équivoque ; elle était contente de savoir que sa famille se portait bien. Ils n’avaient fait que se croiser quelques années auparavant, mais la thaïlandaise en gardait un souvenir très fort.
Perdue dans le fil de ses pensées, elle fut ramenée au moment présent lorsque Levi l’interrogea à son tour.
« Et toi, comment tu vas ? Tes études se passent comme tu veux ? ».
Sia cligna des yeux et se redressa, se donnant un air plus sérieux sans même en prendre conscience.
« Oh oui, je vais bien. Pour ce qui est des études… - commença-t-elle en faisant une grimace. - J’ai raté mon diplôme et j’ai échoué au semestre dernier donc je ne pense pas l’avoir réussi cette année non plus… Ce n’est pas toujours évident de cumuler mon travail au Baan Suwantawe et mes cours du soir, surtout en pleine saison touristique, mais je m’accroche. La persévérance finira bien par payer. ». Sia esquissa un petit sourire rapide. En réalité, ce n’était pas tout rose de ce côté là non plus. Comparée aux autres élèves de sa promotion, Sia partait déjà avec de grosses lacunes : elle n’était pas issue du même milieu, n’avait pas reçu la même éducation. Et encore, s’il n’y avait que ça…  En plus du rythme scolaire qu’elle n’arrivait pas à suivre, il y avait aussi le financement. Faute d’argent, elle avait dû séché plusieurs cours, faire plus d’heures au travail et s’était retrouvée coincée dans un cercle vicieux. Quand elle ne manquait pas les cours à cause de l’argent, ses horaires de travail ne le lui permettaient pas ou alors la fatigue l’emportait sur sa motivation. En toute honnêteté, Sia songeait à rendre les armes. Elle n’avait toujours pas envoyé son formulaire d’inscription pour l’année prochaine et la date butoir approchait à grands pas. Elle pensait à se concentrer pleinement au poste qu’elle occupait à l’hôtel, mais refusait de l’avouer à Levi ou de se l’avouer à elle-même. Quelle image renverrait-elle ?
Le serveur revint vers eux avec leur commande qu’il posa face à eux. D’ordinaire, Sia choisissait toujours la même chose, mais cette fois-ci avait commandé la même chose que Levi. La jeune femme espérait juste que ça ne soit pas trop fort car l’alcool lui montait vite à la tête, en particulier lorsque la fatigue s’y mettait. Elle leva son verre, un sourire aux lèvres pour trinquer. « A nos retrouvailles. » dit-elle, cognant son verre contre celui de Levi avant de le porter à ses lèvres et fut agréablement surprise de la douceur de la boisson. « Il est délicieux. En tout cas, ce n’est pas moi qui en aurait fait un comme ça ! On m’avait proposé de tenir le bar de l’hôtel, un jour… Et ça ne s’est pas très bien passé. » dit-elle en posant le plat de sa main dans celle de Levi qu’il tenait toujours pour dévoiler une cicatrice encore rougeâtre sur sa peau. « Blessure de guerre. Beaucoup de victimes ce jour-là. Le shaker, plusieurs verres, un chemisier, une robe… » commença-t-elle à énumérer. Quelques semaines après l’incident, Sia riait encore de sa maladresse.
« San Francisco ne te manque pas trop ? Tu as des photos de ta famille ? De tes voyages ? » s'enquit-elle.



OMG, ce pavé... Je me suis plus sentie :mdr:


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Américain, Levi était en vacances en Thaïlande avec ses parents et son petit frère lorsque le séisme a secoué le pays, 12 ans plus tôt ○ ont suivi des semaines de panique : il a perdu de vue les membres de sa famille, a erré quelques heures avant de sauver Sia de la noyade. Elle l'a ensuite guidé pour chercher sa famille sur le territoire ○ la mère de Levi fait partie des 2 845 disparus en Thaïlande, son corps n'ayant jamais été retrouvé ○ de retour aux E-U, Levi a abandonné les études de journalisme qu'il avait entamées pour travailler dans l'entreprise familiale, spécialisée dans l'immobilier - et devenue sienne 4 ans plus tôt, à la retraite de son père ○ les échanges avec Sia se sont peu à peu atténués avec le temps, jusqu'à disparaître complètement ○ ces 3 dernières années en particulier - mais un peu avant cela aussi -, Levi a profité de son héritage pour mener à bien des missions humanitaires, l'épisode du séisme ayant profondément changé sa vision des choses sur le monde, et sur l'éducation sans anicroche qu'il avait reçue  ○ 12 ans après le séisme, c'est la première fois qu'il remet les pieds sur le continent thaïlandais dans l'espoir, sans doute, de tirer un trait définitif sur cette histoire et pour faire son deuil pour de bon. Il a néanmoins conscience d'avoir aussi très envie de revoir Sia.


Jesse Lee Soffer © .sassenach
Non, elle n'avait visiblement pas envie de lui dire. Qu'elle voulait le voir. Qu'elle aurait aimé qu'il vienne plus tôt. Il ne dit rien mais son regard est sans équivoque : il s'en veut. Terriblement. De n'avoir pas su faire le premier pas plus rapidement, de n'avoir pas su prendre sur lui plus tôt. Parce que, c'est indéniable, il lui a fallu beaucoup de courage pour monter dans l'avion qui l'a mené jusqu'ici. Atrocement. Les souvenirs ont afflué. De mauvais souvenirs, pour la plupart, mais aussi quelques détails plus joyeux. Comme Sia. Son visage. Sa main dans la sienne. Ses longs cheveux qui les ont gênés tant de fois, quand ils essayaient juste de s'endormir ou d'avancer dans des décombres.
Bref. Ce n'est pas le moment.

Ne lui répondant rien, Levi se concentre de nouveau sur elle. Sur elle et sur ce qu'ils ont à se dire, tous les deux. Beaucoup de choses à vrai dire puisqu'ils ne se sont pas parlés depuis ce qui semble être une éternité. Il la renseigne sur sa vie de ces dernières années, sur sa famille aussi. Sia n'a pratiquement pas connu son frère et son père. Mais Levi n'aurait pas pu envisager les choses autrement, qu'elle ne lui demande pas des nouvelles d'eux. Elle est comme ça, il le sait. Mais s'il la renseigne, il n'oublie pas de s'intéresser rapidement à elle. Il a hâte d'en savoir plus sur ce qu'elle fait, sur ce qu'elle est devenue. Et ses études ? Il est très déçu d'apprendre que ce n'est pas trop ça. Elle reste modérée sur le sujet, mais il sent que c'est un sujet délicat. « Oh ... Mais c'est dommage ça. Tu vas continuer quand même, hein ? Il faut que tu le fasses, je sais que tu en es capable. » On peut s'imaginer qu'il dit des paroles en l'air, les mots tels qu'il est conventionnel de les dire. Après tout, il ne la connaît pas si bien que ça, Sia. Mais ils se sont rencontrés d'une façon si ... singulière qu'ils en savent sur l'autre plus qu'on ne peut l'imaginer. Il l'a vue dans ses moments les plus difficiles, il a été là pour elle comme elle l'a été pour lui. Alors il sait. Il le sent. Il le devine. « Je veux dire ... C'est évident que tu aies faite pour ça. Alors persévère, d'accord ? » Cette fois, il sera là pour s'en assurer. Et s'il ne le dit pas, il est sûr et certain qu'elle le devine. Suffit de voir le regard assuré qu'il a posé sur elle.

Mais ils sont interrompus par le serveur, qui se ramène avec les deux boissons préalablement commandées. Des cocktails bien de chez lui, que Levi n'aurait échangé pour rien au monde. Sia a pris la même chose que lui et il a franchement hâte de la voir y goûter. L'aimera-t-elle ou pas ? Ils trinquent, à leurs retrouvailles et Levi, en même temps que Sia, boit une gorgée de la boisson. Le liquide s'écoule dans sa gorge, laissant derrière lui une agréable sensation de chaleur. Il est relevé juste comme il les aime. Et c'est avec plaisir qu'il comprend que Sia l'apprécie, elle aussi. Au moins, il n'a pas fait un mauvais choix. « Contente que ça te plaise. Tu seras priée de ne JAMAIS passer derrière le bar par contre s'il te plaît ... Je tiens à mes vêtements. » Ou pas. Il s'en fiche, il n'est pas matérialiste. Mais bon, il la taquine. Quoi de plus logique ? Ils ne se sont pas vus depuis trop longtemps, il peut se le permettre. Tout en douceur, évidemment. Et en tâchant de ne pas être hypnotisé par chacun de ses mouvements - ce qui est très compliqué. « ... Et à ta main. » Il termine le listing à sa place, juste avant de relever les yeux pour la regarder. A-t-elle toujours eu ces petites ridules aux coins des yeux ? Sans doute pas. Et les petites fossettes qui apparaissent lorsqu'elle sourit ?
Bordel. Qu'il arrête ça.

Pour se donner une contenance et s'éviter un moment embarrassant, il boit une nouvelle gorgée de son verre. Oh et puis une seconde pendant qu'il y est. Mais hors de question qu'il lâche la main de Sia. Maintenant qu'il la tient, il la garde. Assez étrange présenté comme ça. Heureusement que ça se passe dans sa tête, et uniquement dans sa tête. « Non San Francisco ne me manque pas plus que ça. Je suis très bien ici. » Bien plus qu'il ne le dira jamais. « J'ai des photos ... Mais sur mon disque dur. Dans ma chambre d'hôtel. » C'est lui ou bien cette révélation prend un tournant très étrange, tout à coup ? Assurément, ses joues ont dû prendre quelques rougeurs. Comme s'il venait de lui faire une véritable proposition. Bordel, qu'il se contrôle. Au moins un peu. « Enfin tu vois ... Je te les montrerai la prochaine fois qu'on se verra. Je ne sais pas où. Comme tu veux. C'est toi qui connais le coin, pas moi. » Il s'enfonce là, hein ? Il se ridiculise, même. « Hum. Et toi, tu as des photos de ta famille ? » Vite, trouver une issue de secours.


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J'ai 31 ans et je vis à Phuket, Thaïlande. Dans la vie, je suis femme de ménage dans un hôtel et je m'en sors pas très bien. Sinon, grâce à ma malchance, je suis célibataire et je le vis plutôt bien.

est thaïlandaise • a grandi dans un milieu très pauvre • son père était pêcheur, sa mère ne travaillait pas • lorsqu'elle avait 12 ans, un luxueux hôtel s'est implanté près de son village et sa mère y a trouvé du travail • à 14 ans, Sia rejoint également le personnel de l'hôtel en tant que femme de ménage, au contact des touristes, elle y apprendra l'anglais • Elle a 19 ans lorsque le tsunami frappe les pays d'Asie. • Son père alors partie en mer ne sera jamais retrouvé • Sa mère a survécu, mais décèdera 2 ans plus tard de complications liées aux difficultés sanitaires • Au cours du tsunami, elle a été sauvée de la noyade par un jeune touriste qu'elle a elle-même aidé à retourner auprès des siens après un périple de plusieurs jours. • Sia a maintenu le contact avec lui, d'après par lettres, puis par mails lorsqu'elle eut accès à Internet, mais au fil des années, les échanges ont fini par cessé • Toujours femme de ménage dans un nouvel hôtel de Phuket, elle prend des cours du soir en espérant devenir infirmière.


kristin kreuk © LOLITAES
Une fois de plus, le visage de Levi était emprunt d’une culpabilité que Siaolanh espérait faire disparaître, sans trop savoir comme elle allait s’y prendre et surtout combien de temps cela lui prendrait : une culpabilité de 12 ans ne s’effacerait probablement pas en une seule soirée. Elle espérait cependant que son objectif serait atteint avant que le trentenaire ne saute dans l’avion. A cette pensée, Sia se rendit compte qu’elle ne lui avait pas encore demandé quand il repartirait. Pour elle, c’était un sujet tabou. « Oh… Mais c’est dommage ça. Tu vas continuer quand même, hein ? Il faut que tu le fasses, je sais que tu en es capable. Je veux dire… C’est évident que tu es faite pour ça. Alors persévère, d’accord ? ». Les paroles de Levi eurent l’effet escompté et lui arrachèrent un petit sourire. Elle était sincèrement touchée de ressentir toute la confiance que l’américain avait à son égard et acquiesça d’un signe de tête plus pour le rassurer que pour confirmer quoi que ce soit. Pour l’instant, Sia était trop lasse. Elle avait bien besoin d’une pause et dans ce cas bien précis, la présence de Levi tombait à point nommé.

Siaolahn semblait autant apprécier son cocktail que Levi. « Content que ça te plaise. Tu seras priée de ne JAMAIS passer derrière le bar par contre s’il te plait… Je tiens à mes vêtements. » dit-il d’un air taquin. La brune s’esclaffa et leva la main. « Promesse de scout… C’est ça ? » demanda-t-elle, peu sûre de cette expression pourtant connue aux Etats-Unis. En 12 ans et malgré un accent encore persistant, l’anglais de Sia s’était nettement amélioré et la jeune femme prenait même plaisir à apprendre les diverses expressions anglophones. « Et à ta main. ». Un ange passa. Siaolahn accrocha son regard à celui de l’américain et afficha un sourire qui creusa aussitôt des petites fossettes aux creux de ses joues. Elle sentit le sang affluer jusqu’à celles-ci et une bouffée de chaleur, sans savoir si ces réactions étaient causées par l’alcool ou à la simple présence de Levi. La Thaïlandaise devait bien l’admettre, elle n’était pas insensible au charme que l’américain dégageait et à la douceur dont il faisait preuve à son égard. La manière dont ils se regardaient et se tenaient la main laissaient plus à penser qu'ils étaient amants et non pas de vieux amis qui s'étaient perdus de vue depuis une décennie. Au fond d'elle, Sia en avait pleinement conscience, mais jouait de son innocence.

« Non, San Francisco ne me manque pas plus que ça. Je suis très bien ici. ». Nouveau sourire de Sia. Elle ne pensait pas entendre un tel aveu de sa part. « J’ai des photos… Mais sur mon disque dur. Dans ma chambre d’hôtel. » commença-t-il avant de s’interrompre, gêné. Il ne lui fallut qu’une demi-seconde pour comprendre d’où venait sa gêne soudaine. « Enfin, tu vois… Je te les montrerai la prochaine fois qu’on se verra. Je ne sais pas où. Comme tu veux. C’est toi qui connais le coin, pas moi. » balbutia-t-il, se rattrapant comme il le pouvait. Sia afficha une moue gênée à son tour. Elle avait attendu 12 ans pour le revoir et n’avait pas envie que leur chemin se sépare aussi simplement ce soir. Ils avaient tant de choses à rattraper.  

« Hum. Et toi, tu as des photos de ta famille ? » demanda-t-il à son tour. Sia eut un moment d’hésitation, puis acquiesça d’un signe de tête et sortit de son portefeuille deux photographies. Elle lui tendit alors la photo la plus nette sur laquelle apparaissait une femme. Elle était petite et d’une cinquantaine d’années bien que les marques de l’âge semblait avoir épargné son visage aux traits fins. Ses cheveux étaient aussi longs et bruns que ceux de Sia. Son teint était pâle et ses yeux sombres étaient empreint d’une certaine douleur malgré le maigre sourire qu’elle affichait : on la devinait malade. « C’est une photo de ma mère, un an après le tsunami. » dit-elle, pendant que Levi l’étudiait minutieusement, cherchant sans doute des similitudes avec sa fille. Elle se tût, le laissant comparer ses traits aux siens, puis lui tendit la seconde photo, beaucoup plus abimée. Cette fois-ci, on y voyait un couple en tenue traditionnelle tenant un bébé dans les bras. On y reconnaissait la femme de la photographie précédente, beaucoup plus jeune et avec, à son côté, un homme au visage à moitié effacé qui la dépassait d’une tête. « Ce sont mes parents le jour de leur mariage et là, c’est moi. » dit-elle en pointant le bébé du doigt. Elle ne fit aucun commentaire sur l’état de la photo : Levi avait sûrement déjà compris qu'elle était probablement la seule rescapée du tsunami.

Pour faire passer le sentiment d’amertume de n’avoir qu’une photo en partie effacée, Sia but une nouvelle gorgée de cocktail un peu plus longue que les autres alors que sa tête commençait déjà à tanguer. « Oh, et ... Mh… Ca ne me dérange pas de t’accompagner jusqu'à l'hôtel pour voir tes photos. En plus d'en savoir un peu plus, ce sera… Ce sera l’occasion de voir où je peux te trouver dans les prochains jours… » reprit-elle, cherchant à son tour une issue de secours.



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Jesse Lee Soffer © .sassenach
Levi a grandit dans l'idée que les études étaient très importantes. Pas l'aboutissement de tout, mais très importantes malgré tout. Forcément, il a envie de savoir que Sia va continuer sur cette voie, qu'elle mettra tout en oeuvre pour réaliser ses rêves et accéder au métier qui lui plaît le plus, et dont elle lui a maintes et maintes fois parlé. Son hochement de tête -bref- n'est pas convainquant, mais Levi s'en contente ... Pour l'instant. Avec ravissement, il se remémore le fait qu'il est là pour un petit bout de temps, qu'ils auront très largement le temps de se revoir. De discuter de tout ça. Peut-être d'approfondir certains sujets qu'ils laissent pour l'instant de côté ...

Levi a tôt fait de basculer sur autre chose, de toute façon. La manière avec laquelle Sia prononce une expression très répandue aux Etats-Unis - mais certainement pas ici - le fait sourire. Frémir un peu aussi, mais ça c'est autre chose. Il ne se moque pas, il trouve juste ça adorable, affichant presque un air fier, tout ravi qu'il est de l'entendre utiliser des expressions bien de chez lui. « Oui ... Promesse de Scout. » Qu'il répète, une fois sa petite remarque précédente terminée.
Et puis il y a un petit moment de flottement - pas le premier, sans doute pas le dernier non plus -. Levi ne cherche pas à le briser, à combler le vide. Il le laisse même s'installer, et prendre de la place entre eux. Ça n'a rien de gênant, c'est ... Intense. Plein de regrets mais aussi plein de promesses qu'il entend bien tenir jusqu'au bout, à présent qu'il est là.

La discussion finit par reprendre toute la place. Tout aussi naturellement que le silence s'était installé entre eux. Levi parle de photos, dans sa chambre d'hôtel, s'embrouille, bafouille, rougit un peu. Et se reprend comme il peut. Avant de demander à Sia si, elle, elle a des photos. Visiblement, oui. Elle en sort une. La première de sa mère, le teint un peu blafard et l'air malade. Mais ce qui importe le plus à Levi, c'est de relever les ressemblances entre la fille et la mère. Pour ça, il fait plusieurs allers-retours du regard entre la photo qu'il tient entre ses doigts et le visage de Sia là, juste devant lui. Puis il s'intéresse à la seconde photo, abîmée mais aux traits néanmoins distinguables. « Toujours la même tête ! » Dit-il respectueusement, mais en même temps désireux de ne pas laisser la tristesse s'installer - en plaisantant un peu, donc -. La nostalgie n'a pas sa place ici, pas maintenant. Il est tout de même heureux de découvrir cet aspect de la vie de Sia, c'est bien la première fois.

Avec délicatesse et beaucoup de précaution, Levi repose les deux photos l'une sur l'autre, sur la table, devant Sia. Ses deux mains auront été nécessaires pour cela, alors il est obligé de lâcher celle de Sia. Mais ça vaut peut-être mieux ainsi ... Au moins pour l'instant. Il est plus chamboulé qu'il ne veut l'admettre, après avoir vu ces photos. Et comme pour contrecarrer le sentiment désagréable qui s'empare de lui, il finit son cocktail en quelques gorgées. Sia n'a pas finit le sien, mais il n'est pas certain qu'elle ait vraiment l'habitude de boire. « Et bien ... Si tu veux ! » Il a très envie de l'y emmener ... Pour les photos bien sûr ! D'ailleurs, il affiche un air enjoué, conscient que sa réponse n'est pas très enthousiaste. « Un autre cocktail avant qu'on y aille ? Ou celui-là te suffira ? » L'un comme l'autre, ça lui va. Il brûle même d'envie d'en reprendre un - tout en ayant conscience que ce ne serait pas raisonnable. Pas raisonnable du tout.


    en présence très réduite jusqu'au 9 août
    - Far from any road -
    From the dusty mesa, her looming shadow grows, hidden in the branches of the poison creosote she twines her spines up slowly towards the boiling sun and when I touched her skin, my fingers ran with blood. In the hushing dusk, under a swollen silver moon, I came walking with the wind to watch the cactus bloom.
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after all this time... (the pretty reckless)
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