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 after all this time... (the pretty reckless)

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aulélie
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Limace


Le contexte du RP
Mise en situation

   
La situation
   Nous sommes le 26 Décembre 2016 à Phuket, en Thaïlande. 12 ans ce sont écoulés depuis le séisme le plus dévastateur que l'Asie ait connu, mais il hante toujours l'esprit des survivants qui se réunissent à la même période pour la cérémonie du souvenir... Parmi eux, deux âmes se retrouvent.

   
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aulélie
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Siaolanh "Sia" Kamlao
J'ai 31 ans et je vis à Phuket, Thaïlande. Dans la vie, je suis femme de ménage dans un hôtel et je m'en sors pas très bien. Sinon, grâce à ma malchance, je suis célibataire et je le vis plutôt bien.

est thaïlandaise • a grandi dans un milieu très pauvre • son père était pêcheur, sa mère ne travaillait pas • lorsqu'elle avait 12 ans, un luxueux hôtel s'est implanté près de son village et sa mère y a trouvé du travail • à 14 ans, Sia rejoint également le personnel de l'hôtel en tant que femme de ménage, au contact des touristes, elle y apprendra l'anglais • Elle a 19 ans lorsque le tsunami frappe les pays d'Asie. • Son père alors partie en mer ne sera jamais retrouvé • Sa mère a survécu, mais décèdera 2 ans plus tard de complications liées aux difficultés sanitaires • Au cours du tsunami, elle a été sauvée de la noyade par un jeune touriste qu'elle a elle-même aidé à retourner auprès des siens après un périple de plusieurs jours. • Sia a maintenu le contact avec lui, d'après par lettres, puis par mails lorsqu'elle eut accès à Internet, mais au fil des années, les échanges ont fini par cessé • Toujours femme de ménage dans un nouvel hôtel de Phuket, elle prend des cours du soir en espérant devenir infirmière.


kristin kreuk © LOLITAES
Phuket, Thaïlande.
26 Décembre 2016.

La main accrochée à la lanière du sac qu’elle portait en bandoulière, Siaolanh marchait à pas rapide dans les rues de la station balnéaire. Exténuée, elle sortait tout juste du travail et sa journée était loin d'être terminée...
A cette heure de grande influence, la thaïlandaise dû parfois jouer des coudes pour se frayer un chemin à travers la ville, s’excusant tantôt dans sa langue natale, tantôt dans la langue de Shakespeare qu’elle maitrisait plutôt bien malgré un accent persistant. Siaolanh était pressée, mais ce n’était pas la seule raison de son essoufflement et de la panique qui se lisait sur son visage. La marée humaine des rues de Phuket lui rappelait une toute autre marée ; celle qui, 12 années plus tôt, avait dévasté une bonne partie du continent asiatique. Depuis ce jour, certaines situations ou contextes rendaient Siaolanh particulièrement anxieuse. Il y avait la foule qui lui rappelait sans cesse les bousculades parfois mortelles des survivants du tsunami désireux de retrouver leurs proches dans les hôpitaux de fortune ou de quitter l’île le plus rapidement possible.
Et bien sûr, il y avait la mer.

Cependant et malgré toute l’angoisse qu’elle pouvait ressentir chaque année, à la même date, Siaolanh faisait partie des organisateurs de la cérémonie du souvenir. De ce fait, chaque année, à la même date, la jeune femme se retrouvait au bord de la mer, entourée de centaines de personnes - originaires du pays ou non - pour un lâcher de lanternes célestes en hommage à toutes les victimes du tsunami parmi lesquels ses propres parents. Elle faisait partie de l’équipe chargée de vendre les lanternes célestes aux étrangers, de leur expliquer le mode de fonctionnement et surtout de leur rappeler les consignes de sécurité. L’argent amassé était ensuite reversé aux associations locales.

Lorsque Siaolanh atteignit afin le lieu de la commémoration, le soleil déclinait au fur et à mesure que la plage se remplissait. Elle salua ses collègues d’un soir qui, au fil des années, étaient devenus des amis proches. Ils avaient tous le cœur particulièrement lourd, parce qu’ils savaient qu’indéniablement ils seraient interrogés sur la façon dont ils avaient vécu le drame. Néanmoins, les sourires étaient présents sur les visages.

Celui de Siaolanh se dessina à l’instant où elle vit un groupe d’occidentaux qu’elle salua de manière traditionnelle, les mains jointes, avant d’échanger quelques mots dans un anglais qui s'était nettement amélioré au fil des ans. « Bienvenue et merci de vous joindre à nous pour cette cérémonie du souvenir. Je m’appelle Siaolanh, mais vous pouvez m'appeler Sia, je serais votre guide pour ce soir. Nous vous rappelons qu'un lâcher de lanternes se fait à 2 et que tout mineur peut participer à condition qu'il soit accompagné d'un adulte. Pour celles et ceux qui souhaiteraient écrire quelque chose sur les lanternes, je peux mettre des feutres à votre disposition alors n'hésitez pas à venir m'en demander. » dit-elle, ponctuant ses propos d'un sourire chaleureux tandis qu'elle commençait à distribuer.


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Lawrence "Levi"
Kennan

J'ai 32 ans ans et je vis à San Francisco, Etats-Unis. Dans la vie, je suis chef d'une filiale spécialisée dans l'immobilier et je m'en sors très bien. Sinon, grâce à ma chance, je suis célibataire et je le vis plutôt bien.

Américain, Levi était en vacances en Thaïlande avec ses parents et son petit frère lorsque le séisme a secoué le pays, 12 ans plus tôt ○ ont suivi des semaines de panique : il a perdu de vue les membres de sa famille, a erré quelques heures avant de sauver Sia de la noyade. Elle l'a ensuite guidé pour chercher sa famille sur le territoire ○ la mère de Levi fait partie des 2 845 disparus en Thaïlande, son corps n'ayant jamais été retrouvé ○ de retour aux E-U, Levi a abandonné les études de journalisme qu'il avait entamées pour travailler dans l'entreprise familiale, spécialisée dans l'immobilier - et devenue sienne 4 ans plus tôt, à la retraite de son père ○ les échanges avec Sia se sont peu à peu atténués avec le temps, jusqu'à disparaître complètement ○ ces 3 dernières années en particulier - mais un peu avant cela aussi -, Levi a profité de son héritage pour mener à bien des missions humanitaires, l'épisode du séisme ayant profondément changé sa vision des choses sur le monde, et sur l'éducation sans anicroche qu'il avait reçue  ○ 12 ans après le séisme, c'est la première fois qu'il remet les pieds sur le continent thaïlandais dans l'espoir, sans doute, de tirer un trait définitif sur cette histoire et pour faire son deuil pour de bon. Il a néanmoins conscience d'avoir aussi très envie de revoir Sia.


Jesse Lee Soffer © .sassenach
Pourquoi maintenant ? Après tout ce temps, c'est aujourd'hui, douze ans après le séisme qui a secoué la Thaïlande qu'il se décide à y retourner. Les années ont passé et ses souvenirs, nombreux, de ces quelques semaines, lui semblent toujours imprimés derrière ses paupières. A l'instant même où ses yeux se ferment, il revoit défiler les images de l'horreur, de la panique. Les odeurs sont omniprésentes aussi. Il pourrait presque tout revivre, s'il se concentrait suffisamment. Mais au lieu de cela, il préfère généralement laisser glisser un somnifère dans sa gorge, afin de s'éviter ce genre d'inconvénients.
Douze ans plus tard, et alors qu'il s'est efforcé pendant tout ce temps de tout refouler loin, très loin, de sa conscience, il se décide enfin à revenir sur les traces d'un des plus grands drames de sa vie - si ce n'est le plus grand drame de sa vie -.

Levi, les trente-deux ans déjà bien entamés, est arrivé la veille sur les lieux de la catastrophe. Sur les visages, ce n'est plus de la peur qu'il lit. Un vent de renouveau a soufflé sur la Thaïlande, et il s'en doutait. Tout est revenu à la normale, pour eux. Les plus jeunes n'ont sans doute même plus souvenir de ces journées d'horreur, et des mois qui ont suivis. Tout cela, Levi l'a suivi de loin, bien au chaud dans sa maison américaine. Ses pensées le ramenaient souvent à tout ce qu'il s'était passé pour lui là-bas, à toutes les personnes qu'il avait rencontrées. Et une en particulier, bien sûr. Sia.

Sa petite voix intérieure ne cesse de lui souffler que c'est pour elle qu'il est là. Lui, essaye plutôt de se convaincre que c'est pour tirer un trait définitif sur cette histoire. Douze ans, c'est long et en même temps infiniment trop court. Sa vie a peu à peu repris son cheminement normal, en a même pris un nouveau à vrai dire. Il a appris à vivre sans sa mère, et est désormais aux commandes des affaires familiales, son père ayant décidé de prendre sa retraite. Tout est si différent, et semblable à la fois. Maintenant qu'il est là, à cet endroit en particulier, il a l'impression d'avoir de nouveau dix-neuf ans.

Le décalage horaire n'a pas eu raison de l'énergie de Levi. Il ne s'est pas levé trop tard afin d'avoir le temps de trouver le lieu de commémoration. A la réception de l'hôtel où il loge, on l'a bien guidé et renseigné, alors ça devrait le faire. Un sac sur le dos, et une carte dans la main, c'est à pied qu'il fait le trajet. Il s'est efforcé de loger non loin des lieux, ce qui lui semblait être l'option la plus facile pour ne pas avoir à monter à bord des bus surpeuplés, où le chauffeur ne parle d'autre langue que celle du pays. L'idée de vivre comme eux ne répugne pas Levi - loin de là -, mais sa langue à lui, c'est l'anglais. Il n'en a jamais appris d'autre, alors ...
De toute façon, ce n'était pas une si mauvaise perspective que de se rendre à pied jusqu'au lieu de commémoration. Cela lui permet de se remettre les idées en place. Le temps qu'il arrive à destination, ses pensées sont claires, et il arbore un air serein. Se mêlant à la petite foule formée un peu plus loin, il écoute la voix fluette qui donne des explications. Son calme apparent ne dure pas aussi longtemps qu'il l'aurait voulu ... Parce que c'est elle qui est en train de parler, il reconnaît sa voix. C'est elle qui, bientôt, arrive à sa hauteur. « Salut. » Lâche-t-il dans un souffle, étonné de la voir là, devant lui, si soudainement. En même temps, il aurait pu - et dû - s'en douter ...


    en présence très réduite jusqu'au 9 août
    - Far from any road -
    From the dusty mesa, her looming shadow grows, hidden in the branches of the poison creosote she twines her spines up slowly towards the boiling sun and when I touched her skin, my fingers ran with blood. In the hushing dusk, under a swollen silver moon, I came walking with the wind to watch the cactus bloom.
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Siaolanh "Sia" Kamlao
J'ai 31 ans et je vis à Phuket, Thaïlande. Dans la vie, je suis femme de ménage dans un hôtel et je m'en sors pas très bien. Sinon, grâce à ma malchance, je suis célibataire et je le vis plutôt bien.

est thaïlandaise • a grandi dans un milieu très pauvre • son père était pêcheur, sa mère ne travaillait pas • lorsqu'elle avait 12 ans, un luxueux hôtel s'est implanté près de son village et sa mère y a trouvé du travail • à 14 ans, Sia rejoint également le personnel de l'hôtel en tant que femme de ménage, au contact des touristes, elle y apprendra l'anglais • Elle a 19 ans lorsque le tsunami frappe les pays d'Asie. • Son père alors partie en mer ne sera jamais retrouvé • Sa mère a survécu, mais décèdera 2 ans plus tard de complications liées aux difficultés sanitaires • Au cours du tsunami, elle a été sauvée de la noyade par un jeune touriste qu'elle a elle-même aidé à retourner auprès des siens après un périple de plusieurs jours. • Sia a maintenu le contact avec lui, d'après par lettres, puis par mails lorsqu'elle eut accès à Internet, mais au fil des années, les échanges ont fini par cessé • Toujours femme de ménage dans un nouvel hôtel de Phuket, elle prend des cours du soir en espérant devenir infirmière.


kristin kreuk © LOLITAES
D’année en année, Sia réalisait que les participants étaient moins nombreux. La commémoration qui avait connu un taux de participation plus important pour le dixième anniversaire de la catastrophe ne comptait plus que des touristes. Pour les Thaïlandais, le tsunami était encore très ancré dans les mémoires et ils n’avaient pas nécessairement besoin d’une cérémonie pour s’en rappeler. Ici, le souvenir était partout, au quotidien, ne serait-ce que lorsqu’ils arpentaient les rues de Phuket. Celles-ci avaient beau avoir été reconstruites presque à l’identique, elles apparaissaient tout de même méconnaissables pour ceux qui y avaient grandi. C’était comme si Phuket avait perdu son âme. Ou alors étaient-ce eux qui avaient changé ?

Pour Sia, en tout cas, c’était une certitude.

Elle qui n’avait jamais connu autre chose que son pays et qui y était très attachée, c’était parfois laissé séduite par l’idée de partir vivre sur un autre continent. Fut un temps où les Etats-Unis lui semblaient être la meilleure option. Plus particulièrement à l’époque de ses correspondances avec Levi. Cet inconnu qui l’avait sauvé de la noyade était devenu son seul repère en quelques jours seulement et davantage après que sa mère se soit éteinte 2 ans plus tard.
Jusqu’à ce que les échanges cessent et qu’il ne s’évapore à son tour…

La rupture de contact ne s’était pas faite brusquement, mais progressivement. Au fur et à mesure que leurs échanges s’amenuisaient, que les messages se raccourcissaient, Levi reprenait sa vie en main. Dans les premiers temps, la Thaïlandaise avait eu beaucoup de mal à l’accepter. Elle avait mis plusieurs mois avant de comprendre qu’il ne reviendrait pas et qu’elle devait passer à autre chose, sans jamais y parvenir complètement.

Pour Sia, ce n’était pas aussi simple. En effet, douze ans plus tard, elle vivait encore à Phuket. Se reconstruire, la trentenaire y était plus ou moins arrivée. En complément de son métier de femme de ménage dans un hôtel, Sia prenait des cours du soir avec l’idée de devenir infirmière, mais l’argent manquait toujours et elle avait parfois un peu de mal à joindre les deux bouts…

Ce soir, tandis qu’elle s’évertuer à chasser les problèmes d’argent de son esprit, elle se concentra sur la mission qui lui incombait chaque année à la même date. Avenante, elle passait d’individu en individu, distribuant des lanternes et glissant un remerciement aux personnes pour leur donation supplémentaire qui contribuait très nettement à l’amélioration des conditions de vie. Bientôt, elle s’approcha d’un homme isolé du reste qui portait un sac à dos. « Salut. » lâcha-t-il, manifestement surpris. « Salut. » répondit-elle machinalement dans un sourire, sans le reconnaître. Douze ans après leur dernière rencontre, il lui fallut 2 bonnes secondes pour reconnaître l’homme qui lui faisait face. Lorsque ce fut enfin le cas, son visage sembla s’éteindre. Le souffle brusquement coupé à la vue de ce fantôme du passé, le coeur de Sia fit un raté dans sa poitrine et elle eut la sensation de se noyer une seconde fois.

Douze ans après, elle se laissait submerger par une nouvelle vague : celle des émotions. Et une fois encore, n’y étant pas préparée, Sia resta paralysée un laps de temps qui lui sembla durer une éternité. Sa gorge se noua et ses yeux commencèrent à brûler sans qu’elle ne sache si cela était dû au fait qu’elle n’avait pas cligné des paupières depuis un moment - trop occupée à observer le visage de Levi qui n’avait plus rien de juvénile - ou si une perle salée menaçait de s’en échapper.

Dans le doute, et lorsqu’elle se sentit rougir, Sia détourna les yeux et écrasa une larme d’un revers de manche. Malgré la culture asiatique qui leur imposait à tous une certaine pudeur lorsqu’il était question des émotions, la Thaïlandaise eut grand mal à les dissimuler et renonça bientôt à le faire. Quelques années en arrière, Sia et Levi, ne parlant pas la même langue, arrivaient à se comprendre par signes ou d’un simple regard alors, forcément, il avait bien compris que sa simple présence la mettait dans tous ses états.

Lorsqu’elle redressa la tête, renonçant cette fois-ci à essuyer ses larmes qui étaient rapidement remplacées par de nouvelles, Sia afficha un sourire penaud. Elle ouvrit la bouche, la referma aussitôt. Toujours sous le coup de la surprise, aucun son ne parvenait à franchir la barrière de ses lèvres. Alors, après quelques secondes de flottement, la trentenaire tendit finalement les bras, s’approcha de lui pour l'étreinte timidement et s’y abandonna un peu plus lorsqu’il y répondit à son tour. « Je croyais ne plus jamais te revoir. » confessa-t-elle enfin.

Lorsqu'elle se sépara de lui, ses yeux étaient toujours brillants de larmes, mais un sourire plus sincère animait de nouveau son visage. Il se transforma même en un petit rire gêné lorsqu'elle frotta de nouveau ses paupières.



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Américain, Levi était en vacances en Thaïlande avec ses parents et son petit frère lorsque le séisme a secoué le pays, 12 ans plus tôt ○ ont suivi des semaines de panique : il a perdu de vue les membres de sa famille, a erré quelques heures avant de sauver Sia de la noyade. Elle l'a ensuite guidé pour chercher sa famille sur le territoire ○ la mère de Levi fait partie des 2 845 disparus en Thaïlande, son corps n'ayant jamais été retrouvé ○ de retour aux E-U, Levi a abandonné les études de journalisme qu'il avait entamées pour travailler dans l'entreprise familiale, spécialisée dans l'immobilier - et devenue sienne 4 ans plus tôt, à la retraite de son père ○ les échanges avec Sia se sont peu à peu atténués avec le temps, jusqu'à disparaître complètement ○ ces 3 dernières années en particulier - mais un peu avant cela aussi -, Levi a profité de son héritage pour mener à bien des missions humanitaires, l'épisode du séisme ayant profondément changé sa vision des choses sur le monde, et sur l'éducation sans anicroche qu'il avait reçue  ○ 12 ans après le séisme, c'est la première fois qu'il remet les pieds sur le continent thaïlandais dans l'espoir, sans doute, de tirer un trait définitif sur cette histoire et pour faire son deuil pour de bon. Il a néanmoins conscience d'avoir aussi très envie de revoir Sia.


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La reconnaître n'a pas posé la moindre difficulté à Levi. Pour lui, ça a été comme une évidence. A l'instant même où il a posé les yeux sur elle, il a su. Tout simplement. Son visage l'a suivie ces dernières années, même lorsque les nouvelles ont cessé de lui parvenir et qu'il a lui aussi cessé d'en envoyer. Elle a changé, bien évidemment - comment pourrait-il en être autrement ? -. Mais c'est comme s'il savait d'avance à quoi elle ressemblerait, douze ans plus tard. Pour lui, elle est toujours infiniment la même. Et, la respiration coupée, il l'observe autant qu'elle l'observe. Il comprend qu'elle a mis un peu plus de temps à le reconnaître, elle. Sans doute parce qu'elle a moins eu le temps de se préparer à ça, voire pas de temps du tout en fait. Lui est là depuis la veille. Dans le fond, il se doutait que c'était une possibilité ...

La revoir après tant de temps. C'est à la fois une véritable bouffée d'air frais, et une désagréable impression de suffoquer. Il regrette de n'avoir pas cherché à renouer le contact plus tôt. Il regrette que les choses se soient tout simplement stoppées. Ils en avaient peut-être besoin, mais douze ans c'est long. En même temps, se retrouver là, dans cette rue précisément, dans ces conditions exactes, est douloureux. Difficile et douloureux. Il n'était pas revenu depuis la catastrophe ...

Alors, afin de s'éviter un trop grand chamboulement, il garde les yeux posés sur elle. Sur elle, et uniquement sur elle. Il observe les traits de son visage, note les quelques changements. Il regarde beaucoup ses yeux aussi : ont-ils toujours la même nuance ? Oui. Sans aucun doute, oui. Ses yeux qui, désormais qu'elle l'a reconnu, brillent. Il n'en mène pas large lui-même. C'est juste moins visible ... Sa gorge est nouée, son estomac comprimé. Mais c'est parce qu'il est devenu un fanatique du contrôle au fil des années et que sa pudeur toute nouvelle est bien plus forte qu'elle n'a pu l'être dans le passé. Il n'est pas étonné, d'ailleurs, de la voir détourner le visage. Pudique, elle l'est, elle aussi.

Son regard finit par, de nouveau, rencontrer la sien et cette fois, Levi se sent au bord du précipice. Le temps est suspendu, sa respiration coupée mais son cœur, lui, bat la chamade dans sa poitrine. C'est comme si tout s'était arrêté, comme s'il n'y avait plus rien ni personne autour d'eux. Quand elle le prend dans ses bras, il n'a aucune hésitation. Il enroule aussitôt les siens autour d'elle. C'est un peu timide, un peu maladroit, mais c'est sincère. Autant d'un côté que de l'autre. Sa voix s'élève, et Levi ferme les yeux. Elle a changé, elle aussi, mais il a l'intime sentiment qu'elle ne l'avait jamais quittée non plus. « Et pourtant, je suis là. » Un petit trait d'humour au milieu de cette tension -positive- ne pourra faire de mal à personne. Pour autant, Levi ne rit pas. Il sourit, parce qu'il est content de la retrouver, mais ça s'arrête là. Le moment est trop chargé en émotions pour qu'il se permette de rire aux éclats.

Elle s'écarte de lui, et il peut l'observer de nouveau. Comme c'est agréable, de retrouver son visage. Un visage différent, mais en même temps si semblable à celui qu'il avait quitté, bien des années plus tôt. Du revers de la main, il essuie une larme qui s'était écoulée jusqu'à son menton. « Je suis désolé de ne pas être venu plus tôt ... Désolé de n'avoir pas renoué le contact avant ... » Sa voix est gorgée d'émotions, un brin rauque. Il est au bord des larmes à son tour, et il le sait. Sa pudeur ne peut pas tout supporter et tout bloquer.

Douze ans, c'est long, en effet.


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« Et pourtant, je suis là. ». Par cette simple phrase, Lawrence lui arracha un sourire. Et pourtant, il était là : celui qu’elle pensait ne plus jamais revoir. Elle pouvait voir, entendre et ressentir l’état d’esprit de Levi. Il était évident que l’Américain était tout aussi ému qu’elle, mais peut-être un peu plus sur la réserve. La surprise de Siaolanh, quant à elle, était mal maitrisée. Durant toutes ces années, les émotions heureuses étaient restées en latence et elles se manifestaient toutes au même instant ; pendant leur étreinte, la jeune femme s’était même sentie trembler nerveusement !

Une fois la joie un peu mieux maîtrisée et le calme revenu, le regard de Siaolahn parcourut le visage de Lawrence. Certaines choses n’avaient pas changé ; son teint, ses quelques petites taches de rousseur discrètes et ses yeux verts. Et puis, il y avait les nouvelles particularités ; les petites pattes d’oie aux creux de ses yeux, la barbe de 3 jours un brin négligé, la mâchoire plus carrée et les fossettes qui se dessinaient sous son sourire. Elles y étaient probablement depuis toujours, mais ils n’avaient pas eu l’occasion de sourire beaucoup il y a 12 ans…
Levi était aussi bien plus grand que dans ses souvenirs, la dépassant d’une bonne tête.

Au fur et à mesure que l’effet de surprise s’estompait, la Thaïlandaise prenait de nouveau conscience de ce qui l’entourait et plus particulièrement des gens qui les observaient. Au loin, elle pouvait même voir ses collègues d’un soir esquisser un sourire, visiblement contents de leurs retrouvailles. « Je suis désolé de ne pas être venu plus tôt… Désolé de n’avoir pas renoué le contact avant… » poursuit-il, d’une voix déformée par l’émotion. En quelques phrases, le sourire de Sia s’estompa quelque peu. Elle balaya ses excuses d’une main, qui agrippa aussitôt celle de son ami. « Je ne t’en ai jamais voulu, Levi. J’ai compris toutes les raisons qui t’ont empêchées de le faire, tu n’as pas besoin de les nommer. » dit-elle, ponctuant ses propos d’un signe de tête.

Les retrouvailles sonnaient comme une révélation. Finalement, après tout ce temps, elle s’était trompée : Levi n’avait jamais tourné la page. Il était là justement pour le faire et elle ne savait trop quoi en penser.

Le silence retomba, uniquement troublée par les conversations des personnes présentes sur la plage et qui attendaient de lâcher les lanternes célestes dans le ciel de Phuket. Siaolanh savait qu’ils attendaient tous son signal et lorsqu’elle aperçut une amie lui faire un signe au loin, elle lui répondit en acquiesçant de la tête. « Je dois… » commença-t-elle, en désignant les lanternes de la main. « Juste le temps de m’assurer qu’il n’y ait pas d’incidents et je pense pouvoir me libérer de mes obligations pour ce soir. Tu veux être mon binôme ? » demanda-t-elle. Il y avait dans sa proposition une pointe de peur mal contenue ; celle de le voir disparaître de nouveau. Cela lui paraissait aussi être la bonne chose à faire pour Levi. Un lâcher de lanternes pouvait sembler anodin, mais il revêtait une symbolique particulière pour les victimes du tsunami notamment pour celles qui pleuraient un cercueil vide. Et elles étaient nombreuses.

A présent, Siaolahn mourrait d'envie de connaître le parcours de Levi, de savoir comment se portait son plus jeune frère, son père.
Il avait dû se passer tellement de choses...



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J'ai 32 ans ans et je vis à San Francisco, Etats-Unis. Dans la vie, je suis chef d'une filiale spécialisée dans l'immobilier et je m'en sors très bien. Sinon, grâce à ma chance, je suis célibataire et je le vis plutôt bien.

Américain, Levi était en vacances en Thaïlande avec ses parents et son petit frère lorsque le séisme a secoué le pays, 12 ans plus tôt ○ ont suivi des semaines de panique : il a perdu de vue les membres de sa famille, a erré quelques heures avant de sauver Sia de la noyade. Elle l'a ensuite guidé pour chercher sa famille sur le territoire ○ la mère de Levi fait partie des 2 845 disparus en Thaïlande, son corps n'ayant jamais été retrouvé ○ de retour aux E-U, Levi a abandonné les études de journalisme qu'il avait entamées pour travailler dans l'entreprise familiale, spécialisée dans l'immobilier - et devenue sienne 4 ans plus tôt, à la retraite de son père ○ les échanges avec Sia se sont peu à peu atténués avec le temps, jusqu'à disparaître complètement ○ ces 3 dernières années en particulier - mais un peu avant cela aussi -, Levi a profité de son héritage pour mener à bien des missions humanitaires, l'épisode du séisme ayant profondément changé sa vision des choses sur le monde, et sur l'éducation sans anicroche qu'il avait reçue  ○ 12 ans après le séisme, c'est la première fois qu'il remet les pieds sur le continent thaïlandais dans l'espoir, sans doute, de tirer un trait définitif sur cette histoire et pour faire son deuil pour de bon. Il a néanmoins conscience d'avoir aussi très envie de revoir Sia.


Jesse Lee Soffer © .sassenach
Ces dernières années, Levi a suivit le tracé de son père. Il est, à son tour, devenu homme d'affaires, reprenant le business de la famille, et se durcissant. Dans ce genre de métier, c'est plus que nécessaire. Pourtant, aujourd'hui, face à ce visage qui a tant, et finalement si peu, changé, il n'arrive pas à se contenir. Les larmes affluent, menacent de couler, et son émotion est palpable. Sa voix en est déformée, c'est dire. Il réussit tout de même à, enfin, prononcer les mots qui le brûlent depuis des années. Qui l'ont trop souvent figés sur place au lieu de, justement, le mettre en mouvement.
Il est désolé. Désolé de n'avoir pas été là pour elle. Désolé d'avoir peu à peu disparu de sa vie. Désolé d'avoir, en fait, joué les égoïstes. Il avait besoin de faire son deuil, et si ça n'a pas marché dans les faits, il espérait y parvenir en se tenant à distance. En ne revenant surtout pas ici. En laissant Sia disparaître derrière le temps qui s'écoulait, plutôt qu'en la retenant.

C'était bête, c'était idiot. Mais aujourd'hui il est là, c'est tout ce qui compte, non ? Face à lui, la jeune femme le guide sur cette voie-là. Elle le rassure, elle ne lui en a jamais voulu. Levi sent comme un poids s'ôter de ses épaules. Il est soulagé, infiniment. Un sourire étire d'ailleurs ses lèvres, alors qu'il se sent nettement plus léger, tout à coup. Pas au point de pouvoir rire, sauter de partout et hurler de joie, mais c'est toujours ça.

Alors que le silence s'installe, et que Levi se perd dans les yeux de celle qui lui a sauvé la vie plus d'une fois, la réalité finit par les rattraper. Sia n'est pas là pour renouer avec de vieilles connaissances. Lui s'est placé là, au milieu de son occupation, sans se soucier du reste.
Ça n'a aucune importance. Il ne le regrette pas.

Dans un premier temps, Levi se contente de hocher la tête à ce qu'elle lui dit. Puis il se racle la gorge. Sa voix devrait être en meilleur état, à présent. « Avec plaisir. » Il ne sait pas exactement en quoi tout ça consiste. Il a compris l'essentiel alors, en théorie, ça devrait le faire. Il va la suivre de toute façon, il n'a plus l'intention de la lâcher d'une semelle. Faut juste pas qu'il pense à son départ, quand il devra retourner aux Etats-Unis, et tout ira bien. Loin de s'être étiolé avec le temps, leur lien semble même s'être renforcé. De son point de vue à lui, en tout cas, elle, il ne sait pas ce qu'elle pense de tout ça. « On pourra aller boire un café après alors ? Et demain, tu travailles ? » Oups. Il a du mal à freiner ses questions alors qu'il laissait le silence s'installer il y a encore peu de temps. Un petit rire gêné lui échappe à cette constatation. « Hum ... Désolé. On verra tout ça après. Montre-moi donc ce qu'il faut faire, je te suis. » Et comme pour achever de la convaincre qu'il exécutera la moindre de ses directives, il pose le bout de ses doigts sur son bras, au niveau de son coude.
Ses gestes hurlent ce que sa bouche ne dit pas : guide-moi de nouveau, Sia. Sauve-moi encore une fois.


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    From the dusty mesa, her looming shadow grows, hidden in the branches of the poison creosote she twines her spines up slowly towards the boiling sun and when I touched her skin, my fingers ran with blood. In the hushing dusk, under a swollen silver moon, I came walking with the wind to watch the cactus bloom.
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aulélie
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Siaolanh "Sia" Kamlao
J'ai 31 ans et je vis à Phuket, Thaïlande. Dans la vie, je suis femme de ménage dans un hôtel et je m'en sors pas très bien. Sinon, grâce à ma malchance, je suis célibataire et je le vis plutôt bien.

est thaïlandaise • a grandi dans un milieu très pauvre • son père était pêcheur, sa mère ne travaillait pas • lorsqu'elle avait 12 ans, un luxueux hôtel s'est implanté près de son village et sa mère y a trouvé du travail • à 14 ans, Sia rejoint également le personnel de l'hôtel en tant que femme de ménage, au contact des touristes, elle y apprendra l'anglais • Elle a 19 ans lorsque le tsunami frappe les pays d'Asie. • Son père alors partie en mer ne sera jamais retrouvé • Sa mère a survécu, mais décèdera 2 ans plus tard de complications liées aux difficultés sanitaires • Au cours du tsunami, elle a été sauvée de la noyade par un jeune touriste qu'elle a elle-même aidé à retourner auprès des siens après un périple de plusieurs jours. • Sia a maintenu le contact avec lui, d'après par lettres, puis par mails lorsqu'elle eut accès à Internet, mais au fil des années, les échanges ont fini par cessé • Toujours femme de ménage dans un nouvel hôtel de Phuket, elle prend des cours du soir en espérant devenir infirmière.


kristin kreuk © LOLITAES
Pour Sia, il était évident que Levi était à Phuket pour clore un chapitre douloureux de sa vie. Elle était contente pour lui, mais une partie d’elle craignait que cette visite impromptue soit la dernière et que leurs chemins se séparent de nouveau. Peut-être définitivement, cette fois-ci.
Ainsi, malgré toute la joie qu’elle éprouvait à le revoir, cette perspective l’attristait. Pour elle, retrouver un ami pour mieux le perdre était pire que tout. Cet ami, en particulier. Levi & Sia avaient traversé l’enfer ensemble, se sauvant la vie mutuellement. Si ce n’était pas pour lui, la jeune femme qu’elle était alors n’aurait probablement pas survécu…

Après qu’il eut accepter de se joindre à elle, Sia prit le nécessaire, puis entraîna Levi et le reste du groupe au bord de l’eau. Son regard glissait sans cesse sur Levi qui se tenait à côté elle ; malgré les années, sa présence la rassurait toujours autant. « On pourra aller boire un café après alors ? Et demain, tu travailles ? ». La Thaïlandaise se tourna vers lui, l’air visiblement aussi surpris que lui par cet afflux de questions et l’imita lorsqu’il se mit à rire. Un rire qu’elle n’avait jamais connu, les circonstances ne s’y prêtant pas vraiment à l’époque. Même dans ce rire, il y avait de la chaleur. « Hum… Désolé. On verra tout ça après. Montre-moi donc ce qu’il faut faire, je te suis. ». dit-il en effleurant son bras. Inévitablement, leurs regards se croisèrent de nouveau et Sia comprit. Elle comprit que le caractère qu’il s’était forgé au gré des années n’était que faux semblant, sans doute pour les affaires. « Je n’ai pas l’intention de t’abandonner aussi vite… » le rassura-t-elle.

A ce moment très précis, Sia aussi avait l’impression de revenir une dizaine d’années en arrière et c’est donc tout naturellement que sa main vint trouver la sienne, se moquant bien de ce que les autres pouvaient bien en penser.

Aidée de Levi, Sia effectua son travail de mémoire en tâchant d’être concentrée, mais son esprit était obnubilée par son binôme. Il lui tardait d’être seule avec lui, de savoir toutes les choses de sa vie qu’elle avaient pu manquer.

Bientôt, les flammes dansèrent autour d’eux illuminant la plage et leur offrant à tous un spectacle magnifique et empreint d’une forte émotion. Sia prit juste le temps d’observer leur lanterne s’élever dans le ciel de Phuket, jusqu’à ce qu’elle ne sache plus la dissocier des autres. Elle se désintéressa alors du spectacle pour observer Levi du coin de l’oeil. La lumière des lanternes dansaient dans ses yeux, éclairant son visage dont l’expression était entre émotion et émerveillement. Elle enroula son bras du sien et lui adressa un sourire bienveillant avant de s’intéresser de nouveau à ce ciel au centaine de nouvelles étoiles.

Lorsque la cérémonie fut terminée, Sia entraîna Levi vers les autres organisateurs avec qui elle échangea quelques mots dans sa langue natale. Tous regardaient Levi avec curiosité et le saluèrent chaleureusement avant de libérer Sia de ses fonctions pour ce soir. Ils quittèrent la plage pour rejoindre la terre ferme, enfin seuls. La Thaïlandaise prit seulement conscience que, depuis tout ce temps, son bras était toujours enroulé autour du sien et, même si Levi n’avait omis aucune objection, elle le relâcha en affichant un air contrit. « Pour répondre à la question que tu m’as posé un peu plus tôt, je ne travaille pas demain et mon cours du soir a été annulé. On pourra passer du temps ensemble… » dit-elle avec un enthousiasme non feint. « Mais dis-moi, tu loges dans quel hôtel ? »



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the pretty reckless
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Lawrence "Levi"
Kennan

J'ai 32 ans ans et je vis à San Francisco, Etats-Unis. Dans la vie, je suis chef d'une filiale spécialisée dans l'immobilier et je m'en sors très bien. Sinon, grâce à ma chance, je suis célibataire et je le vis plutôt bien.

Américain, Levi était en vacances en Thaïlande avec ses parents et son petit frère lorsque le séisme a secoué le pays, 12 ans plus tôt ○ ont suivi des semaines de panique : il a perdu de vue les membres de sa famille, a erré quelques heures avant de sauver Sia de la noyade. Elle l'a ensuite guidé pour chercher sa famille sur le territoire ○ la mère de Levi fait partie des 2 845 disparus en Thaïlande, son corps n'ayant jamais été retrouvé ○ de retour aux E-U, Levi a abandonné les études de journalisme qu'il avait entamées pour travailler dans l'entreprise familiale, spécialisée dans l'immobilier - et devenue sienne 4 ans plus tôt, à la retraite de son père ○ les échanges avec Sia se sont peu à peu atténués avec le temps, jusqu'à disparaître complètement ○ ces 3 dernières années en particulier - mais un peu avant cela aussi -, Levi a profité de son héritage pour mener à bien des missions humanitaires, l'épisode du séisme ayant profondément changé sa vision des choses sur le monde, et sur l'éducation sans anicroche qu'il avait reçue  ○ 12 ans après le séisme, c'est la première fois qu'il remet les pieds sur le continent thaïlandais dans l'espoir, sans doute, de tirer un trait définitif sur cette histoire et pour faire son deuil pour de bon. Il a néanmoins conscience d'avoir aussi très envie de revoir Sia.


Jesse Lee Soffer © .sassenach
Je n'ai pas l'intention de t'abandonner aussi vite. Les mots effleurent Levi et le plongent dans un état d'euphorie plus profond encore qu'il y a quelques instants. Comment et pourquoi a-t-il attendu autant de temps avant de revenir ici ? Avant de reprendre contact avec elle ? Elle lui a tant manqué. Cet endroit moins, évidemment. Mais elle ... Elle. Leurs mains se touchent, leurs regards se croisent parfois. Quelques sourires échangés pendant la cérémonie. Levi n'a plus aucune envie de partir, plus aucune envie de retourner à sa vie insipide et vide de sens. C'est ici qu'est sa place. Ici, avec elle. L'émotion l'étreint et il est bien content que l'obscurité règne désormais en maître, bien qu'il se doute que Sia ne sera pas passé à côté de ça.

La cérémonie prend fin et, incapable de faire quoi que ce soit d'autre de toute façon, Levi suit la jeune femme. Leurs bras sont enlacés, et il se doute que les regards qui se posent sont, pour certains, interrogateurs. Qui est cet homme et que représente-t-il pour elle ? Il chasse ces idées de sa tête, peu soucieux de toute façon de ce qu'on pourrait penser et dire de lui. Il salue ceux qui le saluent, bien que restant très silencieux au-delà de ça.

Sia l'entraîne à sa suite, une fois libérée de ses obligations. Il la suit sans broncher, sans même chercher à se dérober au contact de leurs bras, à la proximité de leurs corps en mouvement. Le retour à la terre ferme s'accompagne d'un retour brutal à la réalité. Elle s'écarte de lui, mettant un peu d'espace entre eux. Fidèle à lui-même, Levi ne bronche pas. Il sourit même à son intention. La soirée n'est pas finie, de toute façon, et il ne va pas lui en vouloir pour essayer de remettre un peu de distance entre eux. Ce serait franchement mal venu de sa part. « Génial alors ... » Lui non plus, n'a pas à feindre les émotions qui peignent son visage. Il est sincèrement heureux d'être là, et touché de pouvoir passer plus de temps avec elle.

Sa question le laisse un peu pantois. Quel est le nom de son hôtel, déjà ? Un truc imprononçable. Il n'a pas très envie de s'y essayer devant une native d'ici, ce serait plus de honte qu'il ne puisse en supporter. « Hum ... Un hôtel duquel je ne peux pas prononcer le nom sans me ridiculiser. » Et Dieu seul sait à quel point il déteste ça, se ridiculiser. La seule idée pourrait presque le faire frissonner. Mais ce n'est pas si important, si ?
Pour s'éviter un moment de gêne tant redouté, Levi hausse les épaules, avant de rajouter. « Et si on allait le boire, ce café ? Ou un verre en fait, je me rends compte que l'heure ne se prête pas à la caféine. » Un sourire désolé apparaît désormais sur son visage. Pourquoi diable parle-t-il autant ? Il n'en a pas l'habitude. Là, c'est comme si les mots sortaient de sa bouche sans qu'il puisse les en empêcher. Logorrhée verbale ahurissante et incontrôlable. « Je parle trop ce soir, j'espère que tu sauras me supporter. » Et comme pour s'excuser, il fait un pas dans sa direction et, du bout des doigts, attrape sa main. Il a supporté la distance des années durant, mais il n'est tout bonnement plus question de le faire à présent ... C'est presque vital. Peut-être est-ce le fait d'être ici qui lui fait cet effet. Ou peut-être que c'est tout autre chose. Il s'en fiche, en tout cas. Maintenant qu'il est là, il n'a pas l'intention de se comporter comme l'homme d'affaires qu'il est. Tout ça, il le met dans un coin de sa tête, loin, très loin, d'ici. Loin, très loin, d'eux.


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est thaïlandaise • a grandi dans un milieu très pauvre • son père était pêcheur, sa mère ne travaillait pas • lorsqu'elle avait 12 ans, un luxueux hôtel s'est implanté près de son village et sa mère y a trouvé du travail • à 14 ans, Sia rejoint également le personnel de l'hôtel en tant que femme de ménage, au contact des touristes, elle y apprendra l'anglais • Elle a 19 ans lorsque le tsunami frappe les pays d'Asie. • Son père alors partie en mer ne sera jamais retrouvé • Sa mère a survécu, mais décèdera 2 ans plus tard de complications liées aux difficultés sanitaires • Au cours du tsunami, elle a été sauvée de la noyade par un jeune touriste qu'elle a elle-même aidé à retourner auprès des siens après un périple de plusieurs jours. • Sia a maintenu le contact avec lui, d'après par lettres, puis par mails lorsqu'elle eut accès à Internet, mais au fil des années, les échanges ont fini par cessé • Toujours femme de ménage dans un nouvel hôtel de Phuket, elle prend des cours du soir en espérant devenir infirmière.


kristin kreuk © LOLITAES
« Hum… Un hôtel duquel je ne peux pas prononcer le nom sans me ridiculiser. » avoua-t-il avec un air gêné qui ne manqua pas d’amuser son interlocutrice. La jeune femme comprenait que retenir et prononcer le nom de certains hôtels du coin - dont celui où elle travaillait - n’étaient pas choses aisées pour les touristes. Sia était justement de ceux qui s’en amusait parfois, aussi fut-elle presque frustrée qu’il ne le prononce pas. Pas pour se moquer de lui - ce n’était pas son genre - mais pour le plaisir de l’entendre se risquer à sa langue natale et aussi pour connaître l’endroit où elle pourrait le trouver dans les prochains jours ; l’idéal étant bien sûr qu’il loge sur son lieu de travail afin qu’elle puisse le croiser aussi souvent que possible…
« Et si on allait le boire, ce café ? Ou un verre en fait, je me rends compte que l’heure ne se prête pas à la caféine. » lança-il aussitôt, ne lui laissant pas l’occasion d’insister. « Je parle trop ce soir, j’espère que tu sauras me supporter. ». Sur ces mots, il s’approcha d’elle et attrapa de nouveau sa main, arrachant à Sia un sourire ravi. « Mh, tout dépendra du nombre de verres. » répondit-elle en se donnant un air taquin. D’ordinaire introvertie, elle n’aurait su dire ce qui l’incitait à s’ouvrir davantage. Elle aurait pu mettre ça sur le compte de son anglais qui s’était nettement amélioré avec le temps, lui permettant de converser avec plus d’aisance, mais la main qui serrait la sienne lui indiquait que c’était surtout pour retenir l’attention de Levi. « Viens, je connais l’endroit idéal pour passer la soirée. » dit-elle en s’élançant dans les rues de Phuket, ville réputée pour sa vie nocturne. Le long du chemin - qui ne dura qu’une vingtaine de minutes - Sia en profita pour lui montrer quelques endroits intéressants à visiter.

Toujours main dans la main, ils longèrent Yaowarat Road et s’engouffrèrent à l’intérieur d’un bar à ambiance. Le Rockin’Angels Blues Café & Band était un endroit chaleureux à la décoration et à l’ambiance très américaine. Sia adorait l’endroit. Rien qu’à l’accueil qu’on lui réserva, il ne faisait aucun doute que la Thaïlandaise était une habituée. Elle ne venait pas seulement pour consommer, mais aussi pour s’y produire de temps en temps. C’était d’ailleurs ici qu’un musicien lui avait appris à pincer quelques cordes. Aussi, quand le barman désigna l’estrade d’un signe de tête pour savoir si elle était venue pour jouer, Sia nia d’un signe de tête et leva la main qui serrait toujours celle de l’américain pour lui faire comprendre qu’elle était accompagnée et ne venait que pour se détendre. Elle choisit volontairement une table le plus en retrait du reste du bar et prit place en face de Levi, un sourire aux lèvres. « C’est mon bar préféré. » commença-t-elle en jetant un coup d’oeil émerveillé autour d’elle comme si elle le découvrait pour la première fois. Son regard retomba de nouveau sur son ami et elle haussa les épaules en se donnant un air innocent. « Je sais, j’aurais pu choisir plus original pour toi, choisir un bar typiquement Thaïlandais, mais j’ai toujours voulu t’emmener ici. ». Elle laissa sa phrase en suspens quelques instants, repassant dans sa tête ce qu’elle venait de dire et dû se rendre à l’évidence : elle n'avait jamais cessé de l'attendre. « C’est mon bar préféré parce qu’il me fait penser toi. ». Elle se sentit presque rougir à cet aveu. « Pour tout te dire, ils ont internet et c’est ici que je venais t’écrire. L’ambiance américaine me donnait l’impression d’être quelque part à San Francisco et que tu allais passer cette porte d’un moment à l’autre. ». Soudainement gênée, elle se mordit la lèvre en se retenant de se cacher derrière la carte des cocktails.

Sia agita une main devant elle, comme pour « balayer » ses paroles précédentes et changer de sujet. Du moins, essayer. La seule chose qui l’obnubilait était de savoir combien de temps Levi resterait à Phuket. Elle savait que trop y penser l’empêcherait de profiter pleinement de leurs moments ensemble, mais était incapable de chasser cette inquiétude. L’instinct de préservation, sans doute. Fort heureusement, c’est le moment que choisit le barman pour venir prendre leur commande. Sia en profita taquiner Levi : « Oh, les noms de cocktails sont faciles à prononcer, surtout. » dit-elle en riant doucement. Dès lors que le barman s’éloigna pour préparer les rafraichissements, la jeune femme s’empressa de le questionner à son tour : « Mais dis-moi, comment est la vie à San Francisco ? Ton père et ton petit frère se portent bien ? »



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